Visite à la source bleue de Tiznit


01/09/2015

La légende :

La ville de Tiznit tire son nom de Lalla Zninia.

Plusieurs versions existent pour la légende de l’origine de cette source.
La première :

Celle d’une ancienne pécheresse qui, repentie, devint une sainte  femme.
D’après cette légende, « Lalla Zninia » revenait du Nord  et s’est arrêtée épuisée en ce  lieu alors désertique. Elle déplora sa conduite passée avec tant de sincérité et  fit  preuve d’un  tel  repentir  que Dieu,  pour  lui manifester  son  pardon, fit  jaillir  à  ses  pieds une source.

et la seconde version :

Alors qu’il n’y avait là que désert et solitude, Lalla Zninia vint à passer.
Elle a soif car elle marche depuis longtemps, quand soudain, le lévrier sloughi qui l’accompagne, lape un peu d’eau sous la roche. Lalla Zninia découvre ainsi une fente d’eau, la creuse et la transforme en un point d’eau pérenne. L’oasis est né.


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Cette  résurgence  fut nommée « Aïn  El Kdim » (la vieille source) ou Aïn Zerka (la source bleue) par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire « Lalla Zninia« .


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Quelques photos de la Source bleue il y a plus d’un demi-siècle :

Avant les années 50

Avant les années 50

Années 50

Années 50

Et des photos plus récentes :

Entre les photos ci-dessus et les suivantes, la ville est arrivée et a englouti une bonne partie du bassin de la source !

2008

2008

2008

2008

2009

2009

2009

2009

La source bleue après la magnifique réhabilitation menée par Salima Naji :

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Le bassin a été réduit pour permettre aux habitants de s’asseoir aux abords. Une circulation de l’eau a été élaborée pour disposer d’un lieu de promenade.

Historique :

Tiznit est à l’origine. une oasis de source d’eaux de résurgences dans un terrain de tuf calcaire. Le bassin qui accueille cette nappe d’eau. Ain Aqdim (requalifié ici en 2015). a permis à l’origine, la fixation des Hommes, puis l’agriculture, à côté des habitats premiers fortifiés : en somme, le développement de la petite cité saharienne. L’eau permettait d’alimenter les demeures avant de la donner aux jardins. Avec le temps, l’habitat colonisant les jardins, des khetarras ont été creusées pour acheminer l’eau plus loin hors des murs des remparts la conduite souterraine est accompagnée sur le sol par des puits d aération qui servent aussi de points d’entretien. Lorsqu’au cours de l’histoire, l’eau a été captée en amont par d’autres bénéficiaires les Ahl Tiznit ont cherché d’autres moyens d’irriguer. Le développement de l’agglomération a été rendu possible par la mobilisation d’une source d’eau plus importante, au pied de l’Anti-Adas. en territoire Reggada. non sans de difficiles arbitrages. De nombreux puits ont aussi été édifiés pour compléter la gestion de l’oasis : de beaux puits à balancier typiques du monde saharien, nécessitant de l’espace et une main d’oeuvre abondante Des nombreux canaux traversaient, jusque dans les années 1970, le quartier fondateur autour de Ain Aqdim.

Les terres irriguées de Tiznit sont abritées par des palmiers mais ces derniers ne donnent pas de dattes du fait de la proximité de l’océan. Par contre, ils protègent les autres cultures notamment comme les oliviers, les arbres fruitiers. les céréales et les légumineuses.

Aujourd’hui, par écoulement gravitaire. les eaux sont redéployées par de longs canaux (désormais bétonnés) vers un bassin à partir duquel des répartiteurs divisent les eaux, de façon à les étaler pour que toutes les propriétés profitent de la manne hydnque : la palmeraie est doublée de divers autres approvisionnements en eau dont les eaux retraitées par la station d’épuration de la ville.

Le réaménagement a été fait également autour de la source bleue et donne un aspect très agréable à cet endroit :

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Salima Naji disait au moment de l’inauguration : Les longues soirées de Ramadan sont actuellement propices aux sorties familiales. La source historique de la médina de Tiznit est devenue désormais un lieu d’attraction. Alors que les enfants jouent, les femmes discutent et se détendent en contemplant la chute d’eau. Ne faut-il pas étendre l’espace public à destination de ceux qui en ont le plus besoin ? Le bruit de l’eau, les plantes sont autant d’éléments qui viennent féminiser le lieu. Ils permettent de rendre aux femmes la source de Lalla Zninia, fameuse fondatrice légendaire de la ville de Tiznit.

Catégories :Actualités, Culture, TourismeTags:, ,

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