Archives de septembre 14th, 2015

Le paradoxe électoral, leçons d’un scrutin

par Tahar Abou El Farah – lavieeco.com – 14/09/2015

paradoxe-electoral-(2015-09-14)

Que le PAM occupe la première place n’est pas une surprise en soi. D’abord toutes les analyses qui se respectent, l’ont donné vainqueur. Ensuite il est très présent sur la scène politique aussi bien au niveau du discours que des actions.

Il a mené une campagne persuasive avec des candidats nouveaux et des profils intéressants. La grande surprise, c’est la présence frappante du PJD dans les grandes villes et dans le milieu urbain en général. «Des villes qui comptent avec la présence d’une confortable classe sociale et la moyenne et petite bourgeoisie, des villes qui votaient auparavant pour des partis de cadres, principalement l’Istiqlal et les formations de gauche», affirme le politologue Tarik Tlaty. Que le PJD éjecte l’USFP et l’Istiqlal de certaines villes est une surprise en soi (Fès pour l’Istiqlal et Agadir et Taroudant pour l’USFP en sont des exemples frappants). 

Cette victoire du PJD dans les grandes villes sonne le glas de la Koutla nationale. «La Koutla est aujourd’hui finie et il n’est plus question d’une éventuelle résurrection», tranche-t-il. De même, ces élections suscitent plusieurs interrogations. «La logique veut que le PJD, avec son discours religieux et moralisateur, influence les petits esprits, les gens de faible culture et instruction, mais qu’il arrive à séduire dans les grandes villes avec les élites économiques et intellectuelles, cela interpelle quant à l’évolution de la société marocaine», affirme cet analyste politique. C’est un changement radical de l’équation politique qui veut que le discours qui flirte avec la religion soit imposé non plus dans les zones marginalisées, mais dans les grandes villes où la classe moyenne est très présente. Que Casablanca avec sa bourgeoisie et Rabat et Fès avec leurs élites intellectuelles votent pour le PJD, c’est une logique inattendue. Ce qui est également inexplicable, c’est comment les élections qui sont censées être un moyen de sanction contre un parti au pouvoir pour sa politique le favorisent justement grâce au vote d’une classe moyenne, largement impactée, qui a payé le coût des décisions du gouvernement (les augmentations des prix, les impôts…). En plus, bien sûr, qu’ils soutiennent un parti aux idées et projet de société rétrogrades. Cela alors que le PAM qui porte un projet moderniste a été plébiscité dans les zones rurales censées être peu perméables à son discours sur l’ouverture et les libertés individuelles. «C’est pour dire que le comportement électoral des Marocains ne suit pas un schéma facilement prévisible», observe ce politologue. On peut avancer, pour expliquer ce vote, un argument selon lequel les électeurs des villes votent pour les candidats du PJD pour leurs actions et leur «présumée» intégrité et non pas pour leur discours. Or, leurs actions sont justement l’expression de leur idéologie. Et si l’on est aujourd’hui séduit par l’action, rien n’empêche que demain on le devienne par le discours et la pensée. Cela d’autant qu’il subsiste ce risque, selon certains, que l’action soit mise en avant pour que, une fois la domination politique assurée, la pensée et l’idéologie soient imposées. Bref, ce comportement nécessite de sérieuses études sociologiques pour sonder les nouvelles orientations de la société marocaine.

Le dernier Président de région (Oujda, Oriental) est connu

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C’est Abdenbi Bioui (PAM) qui a été élu à la présidence de la région Oujda, Oriental.
Actuel parlementaire et homme d’affaires Abdenbi Bioui est connu pour son mécénat et travail associatif.

Présidence des régions (11/12) : Résultats région par région

challenge.ma – 14/09/2015

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Hormis Oujda, où l’opération de vote est mouvementée et non encore achevée, les noms des heureux élus pour la présidence des 12 régions marocaines sont connus. Si Chabat a créé la surprise tôt cette matinée en retirant sa candidature à Fès, des grands noms de la politique marocaine font leur entrée dans les conseils régionaux et d’autres signent leur retour dans l’arène politique.

Région de Fès-Meknès : Mohand Laenser (MP)

Comme annoncé par Challenge.ma ce matin, le parti de l’Istiqlal s’est bel et bien retiré de la présidence de la région Fès-Meknès. Elle revient donc à Mohand Laenser, du Mouvement populaire. L’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohand Laenser  a obtenu 43 voix sur un total de 69, les 9 votants du PAM et les istiqlaliens s’étant abstenus.. Le doyen des chefs de partis en exercice (73 ans) devra donc présenter sa démission du ministère de la Jeunesse et des Sports, la nouvelle loi sur les régions ayant interdit de cumuler les deux fonctions de ministre et de président du conseil de Région .

Région de Casablanca-Settat : Mustapha Bakkoury (PAM)

La présidence de la région de Casablanca-Settat revient au PAM . En effet, c’est Mustapha Bakkoury qui présidera aux destinées d’un vaste territoire de près de 7 millions d’habitants. Il obtient 40 voix, contre 34 pour son adversaire PJDiste Abdessamad Haikar. Fait marquant de cette élection, le vote publique de Moncef Belkhayat, grande figure du RNI dans la région pour le patron du parti de l’opposition. Rappelons que le Secrétaire général du PAM, né en 1964 à Mohammedia, est diplômé de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées de Paris. Il a été ancien directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) de 2001 à 2009 et actuel président du Directoire de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN).

Région de Rabat-Salé-Kénitra : Abdessamad Sekkal (PJD)

Abdessamad Sekkal est élu président de la région de Rabat-Salé-Kénitra au nom du PJD, obtenant 49 voix contre 25 pour son concurrent Omar Bahraoui de l’UC. La division de l’opposition semble avoir ouvert grande la voie au PJD et à son représentant.

Région de Tanger-Tétouan : Ilyas El Omari (PAM)

Ilyas El Omari vient d’être élu président de la région de Tanger-Tétouan. Il obtient 42 voix contre 20 pour son concurrent PJDiste Said Khaïroune. C’est une grande victoire pour l’enfant du nord, puisque cette élection s’annonçait très rude entre le PAM et le PJD, ayant obtenu presque le même nombre de voix à l’issue du scrutin du 4 septembre dernier, soit respectivement 18 sièges et 17 sièges, donnant un bloc de l’opposition à 31 voix et un autre de la majorité à 32 voix.

Région de Marrakech-Safi : Ahmed Akhchichene (PAM)

Sans grande surprise, Ahmed Akhchichene, qui s’est présenté sous l’étiquette du PAM, est désormais le nouveau Président de la région de Marrakech-Safi. Il a obtenu 55 voix sur les 75 en présence. Il est à noter qu’il était seul candidat, sans concurrent. Ahmed Akhchichine est né le 26 mars 1954 à Marrakech.

Région de Laâyoune-Saqia Al Hamra : Hamid Ould Rachid (Istiqlal)

Dans la région de Laâyoune, la présidence de la région est revenue, là aussi comme attendu, à Hamdi Ould Rachid. Cet Istiqlalien a obtenu 21 voix. Il avait face à lui, le RNIste, Mohmaed Razma qui a obtenu 15 voix. Hamdi Ould Rachid, né à Laâyoune, il a 67 ans et est député depuis 2002 de sa ville natale.

Région de Guelmim-Oued Noun – Abderrahim Bouaida (RNI)

La présidence de la région de Guelmim Oued Noun revient au RNIste Abderrahim Bouaïda, frère de la ministre déléguée des Affaires étrangères. Il a obtenu 20 voix, contre 19 pour abdelouaheb Belfiquih qui défendait les couleurs de l’USFP.

Région de Beni Mellal-Khenifra : Brahim Moujahid (PAM)

La présidence de la région de Beni Mellal revient au PAMiste Brahim Moujahid, qui défie ainsi les pronostics qui donnait Mehdi Atmoune du MP gagnant.

Région de Souss-Massa : Ibrahim Hafidi (RNI)

La région de Souss sera présidée par le Rniste sortant Ibrahim Hafidi. Sa victoire était annoncée du fait de la forte majorité à l’issue des suffrages du 4 septembre dernier. Il obtient 39 voix contre 18 pour son adversaire Abdessamad Kayouh de l’Istiqlal.

Région de Dra-Tafilalet : Habib Choubani (PJD)

La Région Dra-Tafilalet aura pour président l’ancien ministre Habib Choubani. L’ancien ministre des relations avec le parlement a obtenu 24 voix contre 18 pour l’Istiqlalien Mohamed Ansari qui se savait perdant. El Habib Choubani, est né à Bejaâd en 1963, il a également été député de la ville d’Errachidia depuis les législatives de 2002.

Région de Dakhla Oued Eddahab : Khayyat Yanja (Istiqlal)

Comme attendu, l’Istiqlal, dans la personne de Khayyat Yanja, prend la tête de la région de Dakhla. Il a été élu par 18 voix contre 15 pour la PAMiste Mouna Chagaf. Les partis de l’opposition étaient sortis gagnants du vote du 4 septembre, ayant obtenu 19 élus contre 14 pour la majorité.

Ce qu’il faut découvrir dans la région d’Agadir

Le CRT d’Agadir a diffusé le document ci-dessous qui indique les lieux incontournables de la région qu’il faut absolument visiter.

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Elections des présidents des régions : l’heure de vérité

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 14/09/2015

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Photo montage

Les noms des présidents des douze Régions que compte le royaume seront connus lundi au terme d’un scrutin dont le mode d’élection prévoit pour la première fois un vote public, c’est-à-dire à main levée.

Si certaines régions ont déjà livré les noms potentiels de leurs présidents avant le même vote de lundi, comme celles de Marrakech, de Rabat, d’Agadir (Brahim Hafidi), d’Ouarzazate, de Laâyoune et de Dakhla, d’autres régions comme celles de Tanger, de Fès où se présente Hamid Chabat, le maire déchu par le PJD, de Casablanca et de Guelmim maintiennent le suspense en raison de l’instabilité du jeu des alliances.

L’acquis du vote à main levée a l’avantage de « garantir la transparence » du scrutin en identifiant les voix recueillies par chaque candidat et les absences des conseillers non votants. « Ce jour-là, la trahison politique éclatera au grand jour », selon un candidat. « Une absence non justifiée d’un candidat est équivalente le jour du scrutin à une trahison et à une voix vendue au camps adverse », a souligné la même source. Les élections auront lieu dans les sièges des wilayas des douze Régions.

Pour qu’un candidat soit élu président de la Région, il doit obtenir la majorité relative lors du premier tour. En cas d’égalité, c’est le candidat le plus jeune des deux concurrents qui sera proclamé vainqueur, selon la loi électorale. Si les scrutateurs constatent une égalité même au niveau de l’âge, ils procèderont alors à un tirage au sort pour départager les deux candidats.
Concernant l’élection des maires, le scrutin se déroulera les 15, 16 et 17 septembre.

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