Archives de septembre 27th, 2015

PJD-RNI : AGADIR, LA GIFLE DE TROP POUR LES ISLAMISTES

par Abdeladim Lyoussi – le360.ma – 27/09/2015

C’est un autre épisode qui va compliquer les relations entre le PJD et le RNI. Les RNIstes d’Agadir, lors de l’élection du Conseil provincial, ont faussé compagnie aux PJDistes à qui ils avaient promis des postes au sein du Bureau. Explication.

Lahcen Bijdiguen, président du conseil provincial d’Agadir-Idaoutanane au grand dam des islamistes.

Lahcen Bijdiguen, président du conseil provincial d’Agadir-Idaoutanane au grand dam des islamistes.

Le PJD n’a pas encore eu le temps de digérer la «trahison» de son (présumé?) allié au gouvernement, le RNI, lors de l’élection des présidents des conseils des régions le 14 septembre, que voilà qu’il prend une nouvelle claque à Agadir. Hier samedi, et selon un pacte scellé entre les deux partis et signé par leurs responsables provinciaux, Lahcen Bijdiguen (RNI) a été porté à la présidence du Conseil provincial d’AgadirIdaoutanane en raflant la totalité des voix (23). L’autre partie du deal était que le PJD (6 sièges) et le RNI (9) se partagent les autres postes de responsabilité (adjoints du président et secrétaires). A la dernière minute, et comme par magie, surgit une nouvelle liste où les responsabilités sont plutôt dispatchées entre le RNI, le PAM (6 sièges) et l’USFP (2 sièges)! Quant aux islamistes, ils repartent les mains vides et crient au scandale. «C’est une dangereuse dérive qui remet en cause l’exercice de la démocratie réelle et qui va à l’encontre des valeurs que doivent observer les acteurs politiques», commente Mohamed Bakiri, responsable provincial du parti de Benkirane dans des déclarations au site officiel du PJD. ` Lahcen Bijdiguen, homme politique détesté par les islamistes dans le Souss, est une figure incontournable de la scène politique de la région. On ne compte plus le nombre de ses casquettes entre le Parlement, la Chambre des pêches maritimes ou encore le sport (Hassania d’Agadir). Depuis hier, il entame son troisième mandat à la tête du Conseil provincial d’Agadir Idaoutanane.

Visite hier de l’Agadir Inoumar

Nous voulions faire découvrir à ma soeur Régine et à Georges un grenier fortifié de l’Anti-Atlas.

Celui d’Imchguiguilne étant toujours fermé pour de sombres et absurdes raisons (quel dommage et quel gâchis pour le tourisme local ! ), nous avons décidé, accompagnés de Marie-France Dartois et Jean, d’aller voir celui d’Inoumar, tout aussi intéressant et beaucoup plus grand (il comporte au total 576 cases).
Il se trouve à peu près à la même distance d’Agadir, mais il y a environ 3 kilomètres de piste (facile) à faire pour y arriver.

Il est situé sur la pente sud du relief, en contrebas du village (« Inoumar » signifie « Adrets » en berbère) :

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Une partie de l’agadir est en relativement bon état, mais la sauvegarde du patrimoine étant ici très loin d’être une priorité, une partie du mur d’enceinte et quelques travées de cases sont écroulées, comme on le voit très bien sur cette vue satellite, le toit d’une douzaine de cases est détruit à la partie sud et si rien n’est fait rapidement, le reste suivra inexorablement !

Inoumar satelliteLe reste est toujours aussi beau et étonnant à voir, et c’est l’amine Mohamed qu’on connaît depuis plusieurs année qui nous attendait

IMG_0885 pour ouvrir la serrure de la porte avec sa clé de sûreté :IMG_0874 IMG_0875Le tour du grenier en passant entre le mur d’enceinte et le grenier lui-même :

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et l’intérieur du grenier :

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Détails du plafond de l’entrée :

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Les serrures de portes d’entrée étaient fabriquées par des menuisiers :

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et celles des cases par des forgerons :

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Sur ce portillon, on distingue encore bien la décoration avec des motifs berbères

Sur ce portillon, on distingue encore bien la décoration avec des motifs berbères

Quelques vues du vieux village au dessus du grenier et des paysages aux environs immédiats

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La mosquée

La mosquée

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Ce n'est pas de l'eau, mais des galets qu'on aperçoit dans le lit de l'oued

Ce n’est pas de l’eau, mais des galets qu’on aperçoit dans le lit de l’oued Aouerga !

Ali Faiq : le répertoire des Rways revisité

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Très populaire au Maroc, illustre héritier des traditions musicales régionales, Ali Faiq est un chanteur à la voix chaude et unique, doté d’une palette stylistique vaste et variée. Sa musique dévoile une réflexion sensible et crée une alchimie entre les sonorités occidentales et le répertoire musical et poétique des Rways. Son dernier album, sorti en 2013, intitulé Tirra S’Ikwlane ou Écrits en couleurs est un hommage rendu aux artistes peintres et plasticiens.

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Zizoui Lahcen écrit à propos de sa formation Amarg Expérience :

« AMARG EXPERIENCE se réclame comme une approche nouvelle et avant–gardiste de la tradition lyrique et musicale de l’école Tirruyssa. C’est une formation à géométrie variable, véritable tampon entre l’ancienne et la nouvelle génération.
C’est un réceptacle de talents et d’expériences des ex-membres de la mythique AMARG FUSION et la collaboration des rways et instrumentistes de renom, dont la philosophie consiste a déterrer les trésors cachés et inconnus du patrimoine musical des Rways et de les présenter à une audience nationale et internationale dans un moulage moderne.
AMARG EXPERIENCE vise a apporter un souffle nouveau a la riche tradition pentatonique de l’école Tirruyssa, en mixant celle-ci avec des influences modernes afin de créer un style unique, à la fois novateur et ancré dans la tradition. Cela est devenu possible grâce a la collaboration et l’apport enrichissant des membres du groupe tous issus d’horizons différents : on y trouve des Rways, maitres instrumentistes et des jeunes prodiges des musiques occidentales.
La philosophie de AMARG EXPERIENCE s’articule autour d’une approche favorisant l’exploration, la collecte et l’interprétation du répertoire ancestral de la Tradition Tirruyssa et qui date des années 1920 et au delà. Un répertoire dont les pionniers furent RAYS BOUJEMAA, RAYSA AABOUCHE TAMASSITE, RAYS ABDELLAH YENNAYER, MOHAMED SOUSSI et tant d’autres méconnus du grand public. L’approche du groupe n’est pas la reproduction ni la relecture pure et simple des chants traditionnels, mais plutôt de réussir une alchimie entre ceux-ci et les sonorités occidentales. »

Il vient d’ouvrir son site web :

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Ali Faiq s’est produit le 7 novembre dernier à l’Institut Français d’Agadir.
Voici une vidéo prise à cette occasion :

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