Archives de novembre 4th, 2015

La Marche verte contée par un vétéran de la MAP

mapexpress.ma – 04/11/2015

Propos recueillis par Abdelkrim AkerkabCelebration-de-la-Marche-Verte1

L’anniversaire de la Marche verte, célébré vendredi par le peuple marocain, constitue une occasion pour nombre de journalistes vétérans de conter et faire revivre à leurs jeunes confrères et aux lecteurs les moments mémorables de cet important événement historique.
Le journaliste Ali Benstitou, qui a assuré la couverture de cet évènement pour le compte de l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP), est l’un de ces rares et chanceux journalistes qui ont pu vivre les moments forts de la Marche verte, un évènement qui reste gravé dans sa mémoire, quarante ans après.
thM. Benstitou se rappelle comment feu SM Hassan II a pris au dépourvu le monde entier en appelant à l’organisation de la Marche verte au moment où les pronostics sur l’avenir des provinces du Sud du Maroc allaient bon train.
Les choses ont commencé au début d’octobre 1975, raconte ce vétéran de la MAP alors en activité à la rédaction arabophone à Rabat, avec le flot d’informations et de dépêches diffusées par les agences de presse et les grands journaux internationaux sur les tenants et aboutissants du ballet diplomatique vécu par le Maroc à cette époque concernant la volonté du Maroc de recouvrer son Sahara et son appel lancé à l’Espagne pour l’ouverture de négociations sur ce dossier.
Alors que la presse internationale et les milieux diplomatiques s’interrogeaient sur les intentions du Maroc, ajoute-t-il, les médias publics marocains ont été invités à dépêcher des représentants à Marrakech le 16 octobre, “sans savoir de quoi s’agit-il exactement”.
Le 16 octobre, feu SM Hassan II adressa un discours à la Nation dans lequel le regretté Souverain annonça l’organisation d’une marche pacifique en direction du Sahara, “une annonce qui a constitué une surprise pour ceux qui suivaient l’évolution du dossier du Sahara, pomme de discorde entre Rabat et Madrid”, a-t-il poursuivi, soulignant que cet appel a reçu l’adhésion spontanée et unanime de toutes les couches sociales de la société marocaines et l’ensemble de ses composantes politiques et idéologiques, toutes tendances confondues, de même qu’il a constitué un sujet de prédilection pour l’ensemble des titres de la presse internationale.

Général Franco

Général Franco

Fut entamée alors la préparation discrète de la Marche, prévue initialement le 26 octobre avant d’être reportée au 6 novembre pour permettre l’aboutissement des négociations avec l’Espagne qui vivait une période difficile marquée par la maladie du Général Franco et les préparatifs de transfert du pouvoir au Roi Juan Carlos, ajoute M. Benstitou selon qui la Marche verte représentait un moyen de pression efficace sur l’Espagne pour s’asseoir autour de la table de négociations, en même temps qu’elle a poussé l’Algérie à contredire les intérêts du Maroc et à s’opposer farouchement au parachèvement de son intégrité territoriale, une attitude devenue une ligne de conduite et une constante dans la politique étrangère d’Alger, constate-t-il.
M. Benstitou retient avec étonnement ce revirement dans la position de l’Algérie dont le président Houari Boumédiene assura publiquement lors du Sommet arabe de Rabat en octobre 1974 que son pays “n’avait aucune convoitise sur le Sahara”, outre la déclaration de son ministre des Affaires étrangères d’alors, Abdelaziz Bouteflika, qui a affirmé qu’Alger “n’est nullement concerné par le Sahara”.
Il se rappelle également comment la MAP, qui vient de changer de statut en devenant une entreprise publique après avoir revêtu durant de longues années les habits d’une société privée, avait mobilisé tout ses moyens humains et techniques pour assurer la couverture de cet évènement. C’était, explique-t-il, un travail de fourmi, jour et nuit, pour alimenter les agences de presse internationales et les médias nationaux en informations concernant les préparatifs de la Marche verte.
Dans ce cadre, la MAP a installé deux centres de presse dotés de tous les équipements techniques, l’un à Marrakech et l’autre à Agadir, et pourvus d’un staff de journalistes pour couvrir les activités royales et le ballet diplomatique de l’époque, a-t-il précisé.
L’agence, a poursuivi le journaliste, a également déployé des journalistes dans l’ensemble des préfectures et provinces pour couvrir les préparatifs de la Marche verte.
Marche verteAli Benstitou raconte avoir été chargé de la couverture du cortège des volontaires qui s’est ébranlé à bord de plusieurs trains à partir de la ville de Kenitra, chef-lieu de la région du Gharb, à destination de Marrakech avant de rejoindre Agadir à bord d’une flotte de camions et d’autocars, puis Tarfaya où a été installé un gigantesque campement rassemblant des dizaines de milliers de personnes, encadrés et pris en charge par les éléments des forces armées royales (FAR).
M. Benstitou a tenu à rappeler comment une délégation de journalistes qui accompagnait la caravane des volontaires est arrivée dans la soirée à Tan-Tan au troisième jour de la Marche verte, et a décidé de passer la nuit dans cette ville avant de s’envoler le lendemain vers Tarfaya.
Durant la journée suivante, il a été procédé à la mise en place d’un Centre de presse de l’agence en vue de recueillir les informations relatives à cette marche et les transmettre à la rédaction centrale à Rabat, qui veillera ensuite sur leur traitement et leur diffusion aux abonnées aux niveaux national et international, a indiqué le journaliste notant que l’agence constituait alors la source principale d’informations pour les médias intéressés par la couverture de cet événement tant à l’intérieur du Royaume qu’à l’étranger.
L’agence MAP recevait également à travers son réseau de bureaux internationaux et le service des Ecoutes radiophoniques, un important lot de dépêches et d’informations au sujet de cette Marche, lesquelles étaient traitées avant leur diffusion sur le fil.
Durant dix jours, a-t-il indiqué, tout le monde patientait et les journalistes se déplaçaient de temps à autre à Agadir à bord d’un avion militaire en vue de suivre les activités politiques et diplomatiques avant de retourner à Tarfaya et ce, jusqu’au 5 novembre quand feu SM Hassan II s’adressa aux volontaires et au peuple marocain, en annonçant le début de la glorieuse Marche verte en direction du Sahara, le 6 du même mois, une journée qui reste gravée dans la mémoire de tous ceux qui ont vécu cette épopée.
La-marche-verteFeu SM Hassan II avait entamé son discours par le verset coranique : “Quand ta décision est prise, aie confiance en Dieu” avant de s’adresser aux volontaires qui suivaient ce discours sur les ondes de la radio, en affirmant : “Demain, tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras ta Marche. Demain, tu fouleras une terre qui est la tienne. Tu palperas des sables qui sont tiens. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrante de ton cher pays”, alors que la foule des volontaires rassemblés scandait “Allahou Akbar”, raconte le journaliste de la MAP soulignant que ce fut une journée mémorable au cours de laquelle les volontaires hissaient les drapeaux nationaux et les photos de feu SM Hassan II et scandaient des slogans réaffirmant la marocanité du Sahara et louant la glorieuse Marche verte.
Il ajoute se rappeler encore de l’arrivée, dans une ambiance inattendue, du cortège de hauts responsables civils et militaires avec à leur tête le Premier ministre de l’époque, Ahmed Osman, accompagné de délégations officielles, des ambassadeurs de pays arabes et africains et des représentants des partis politiques nationaux et de plusieurs acteurs de la société civile de certains pays étrangers, outre un grand nombre de journalistes et représentant des médias étrangers avec une présence importante de la presse espagnole.
MarcheVerte1M. Benstitou retient encore que feu SM Hassan II a donné vers 10h00 le feu vert pour le départ des volontaires en direction du Sahara et l’avancée des premiers participants à cette marche, qui, se rappelle-t-il, étaient originaires d’Errachidia et de Ouarzazate.
Le journaliste explique que devant l’absence des moyens de communications directs, les journalistes de la MAP ont constitué alors la principale source d’informations concernant ce glorieux événement, précisant que le 9 novembre, feu SM Hassan II adressa un discours à la Nation dans lequel le Souverain a souligné que la Marche avait atteint son objectif et demandé aux volontaires de revenir à leur point de départ, en l’occurrence Tarfaya, en attendant les résultats des contacts diplomatiques intenses entre Rabat et Madrid au niveau des Nations unies.
Il a souligné également que trois jours après, une délégation marocaine s’était déplacée à Madrid pour engager les négociations tripartites entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie qui ont été sanctionnées par la signature le 14 novembre de l’accord ayant permis au Maroc de recouvrer ses provinces du sud. Cet accord, approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies et adoptée aussi par “La jamaa sahraouie”, une sorte de parlement local qui représente la population de ces provinces, et qui avait réaffirmé lors de sa réunion tenue à Laâyoune le 26 février 1976, la marocanité du Sahara, ce qui a été considéré alors comme une forme d’autodétermination des régions récupérées de l’occupation espagnole, a fait observer M. Benstitou.

L’écolodge Atlas Kasbah primé au Salon international du tourisme de Londres

h24info.ma – 04/11/2015

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L’écoIodge Atlas Kasbah d’Agadir a été primé mercredi au Salon international du tourisme de Londres qui se tient dans la capitale britannique du 2 au 5 novembre.

L’écolodge Atlas Kasbah a remporté le « World Tourism Award-2015 » dans la catégorie du « meilleur hôtel pour la valorisation locale » après avoir été sélectionné pour la finale de ce prestigieux prix très convoité par les établissements hôteliers et professionnels du tourisme.

Capture-d’écran-2015-10-30-à-16.48.20Bravo à eux deux !

Pour les responsables du Conseil Regional du Tourisme (CRT) d`Agadir Souss Massa. l’attribution de ce prix à l’écolodge Atlas Kasbah constitue une fierté et cette consécration donnera une forte impulsion a l’éco-tourisme marocain.

Des nouvelles du Sahara Challenge 2015

La troisième étape est terminée.

Dommage qu’on ne puisse avoir de classement provisoire à l’issue de chaque étape : il nous faudra patienter jusqu’à vendredi !

Mais, 4×4-mag.com nous permet de voir de belles photos de l’épreuve :
En voici quelques unes prises au cours de la seconde étape :

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Nos Gazelles gadiries Naïma et Carolyne

Nos Gazelles gadiries Naïma et Carolyne

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La petite grenouille semble prendre plaisir à patauger !

La petite grenouille semble prendre plaisir à patauger !

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Et notre motard gadiri du Dakar Harite Gabari

Et notre motard gadiri du Dakar Harite Gabari

L’Association Surfrider Foundation Maroc

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Surfrider Foundation Maroc (SFM) est une Association loi Dahir 1958, pour la protection la gestion et le développement durable du littoral marocain. Depuis sa création en avril 2010, l’association n’a cessé de mener des actions de sensibilisation et d’attirer l’attention du grand public marocain sur les pollutions de ses côtes. SFM est la 1ere entité des pays maghrébins et du continent africain à rejoindre le réseau international Surfrider Foundation.

Ses objectifs :

  • L’éducation et la sensibilisation à l’environnement littoral
  • La communication et l’information sur les problèmes de pollution
  • La protection des plages, des vagues et de ses utilisateurs

Vous pouvez consulter son très intéressant bilan d’activités 2014-2015 en cliquant sur sa couverture ci-dessous :

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Départ de la caravane de 40 voitures historiques pour les 40 ans de la Marche Verte

C’est aujourd’hui qu’avait lieu de la place Al Amal le départ de la caravane de 40 voitures datant d’avant 1975 pour commémorer le 40ème anniversaire de la Marche Verte.

C’est Madame Zineb El Adaoui, Wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane qui, après avoir vu toutes ces belles voitures toutes rutilantes, a donné le départ de la caravane qui va les mener jusqu’à Laâyoune.IMG_2134 IMG_2135 IMG_2136

et trois photos « Spéciales Blog d’Agadir »

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IMG_2130Un petit tour parmi ces belles voitures d’époque dont quelques-unes sont vraiment exceptionnelles :

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Nicole et Sylviane devant une somptueuse Chevrolet !

Nicole et Sylviane devant une somptueuse Chevrolet décapotable !

Et c’est le départ vers Laâyoune !
Bonne route à tous !

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Mohammed VI : 140 milliards de dirhams pour le développement du Sahara

biladi.ma – 04/11/2015

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A l’occasion de la commémoration de la Marche Verte, le roi Mohammed VI sera à Laâyoune, ce qui sera l’occasion pour lui d’annoncer un plan de développement du Sahara doté d’une enveloppe de 140 milliards de dirhams.
C’est cette semaine que se déroulera la commémoration du 40ème anniversaire de la Marche Verte, une occasion pour le roi Mohammed VI de se rendre à Laâyoune. Pour l’heure, les préparatifs vont bon train pour accueillir le souverain.

Afin que tout soit prêt pour cette visite, c’est le ministre délégué à l’Intérieur, Charki Draiss, qui est en charge de tous les préparatifs, notamment au niveau des mesures sécuritaires nécessaires pour cette visite dans les provinces du sud.

« Tout est au point pour cette visite royale. La ville de Laâyoune est fin prête », écrit le quotidien Akhbar Al Youm en s’appuyant sur des sources au sien du service de communication de la commune urbaine de Laâyoune.
La visite de Mohammed VI à Laâyoune sera l’occasion pour le souverain de prononcer un discours à l’occasion de la commémoration de la Marche Verte, mais pas seulement.

En effet, cette visite sera aussi pour lui l’occasion de donner le coup d’envoi du chantier de développement intégré du Sahara, de lancer la nouvelle configuration de l’agence de développement des provinces du sud, ainsi que d’annoncer la seconde tranche du plan de développement du Sahara, une enveloppe de 140 milliards de dirhams qui sera mise à la disposition de ce plan. Le roi devra aussi procéder à des inaugurations, comme une nouvelle gare routière, une université de formation pour les métiers des phosphates, un centre hospitalier universitaire portant le nom de la princesse Lalla Salma, un théâtre, un complexes sportifs et un nouveau siège pour l’agence de développement des provinces du sud.

Lors de cette visite, il est aussi prévu que le roi Mohammed VI se rende à Dakhla et Guelmim.

Logan, Sandero, Duster, Lodgy, Kangoo, Partner Tepee, Doblo ont séduit les Marocains en 2015

biladi.ma – 03/11/2015

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Essentiellement en raison de tarifs compétitifs, se sont avant tout les véhicules les meilleurs marchés qui ont séduit les Marocains cette année.
Avec une progression des ventes de 1,5% par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2014, l’année 2015 du marché des voitures neuves a surtout été marquée le succès des véhicules bon marché.

Ce sont ainsi les Logan, Sandero et Duster de Dacia qui ont été les voitures les plus vendues dans le Royaume au cours de cette année, des véhicules dont le prix démarre à 94 000 DH.

Les véhicules utilitaires Lodgy (Dacia), Kangoo (Renault), Partner Tepee (Peugeot), Doblo (Fiat) ont également séduit les Marocains en s’octroyant 21% des ventes durant les neuf premiers mois de 2015.

A l’instar de ce qui se passe en Europe, les Marocains sont aussi intéressés par les crossover et les voitures à quatre roues motrices avec plus de 17 000 véhicules commercialisés, mais aussi les citadines telles que la nouvelle Ford Fiesta, la Ford Focus 3, Renault Clio 4, ou encore les Fiat Punto et 500, sans oublier la Peugeot 301.

Alors que des constructeurs automobiles lorgnent sur le Maroc pour venir s’y installer, il est important que le marché de la voiture dans le Royaume progresse.

Pour une nouvelle réflexion sur le développement du tourisme

par Abdellah Halimi – libe.ma – 0’/11/2015

Débats et rencontres sur la promotion de la destination Agadir

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La situation critique de secteur touristique au niveau de la région de Souss suscite encore des débats et rencontres de réflexion sur la promotion de la destination d’Agadir.
Dans ce cadre, l’Association Souss-Massa pour le développement de la Culture, en partenariat avec le Conseil de la région et le Conseil général de l’Isère (France) a organisé un séminaire de formation sous le thème : «Culture, tourisme et développement des territoires ». Ont pris part à ce séminaire des élus, des représentants de la société civile  dans le domaine de la culture et le développement de l’environnement.
Le séminaire a connu plusieurs présentations d’universitaires, de chercheurs marocains et français, autour de la thématique : la culture et le développement du secteur du tourisme.
A cette occasion, Brahime Moudoud, maître-assistant à la Faculté des lettres et sciences humaines à Agadir, a mis l’accent sur la richesse culturelle et naturelle de la région. Il s’agit, entre autres, des «Igoudars», des espaces naturels, de la faune et de la flore, uniques et fascinants.
Pour sa part, Evelyne Lehalle, consultante et formatrice en ingénierie touristique et culturelle, a bien démontré l’importance de la culture dans le développement du secteur tout en rappelant qu’en 2011, 35% de touristes au monde étaient des touristes culturels, un chiffre qui se développe de 5% chaque année depuis 2013. Elle a rappelé aussi que «le tourisme culturel repose sur un travail combiné entre les acteurs du tourisme et ceux de la culture…, que la relation touriste/habitant se fait à trois temps : avant la visite, au cours de la visite et après la visite, les temps forts où on doit agir et intéresser l’autre».
De son côté, Khadija Elmamoun, directrice du Réseau de développement du tourisme rural (RDTR) a mis l’accent sur le projet du Réseau portant sur la labellisation « qui a intégré la composante culture dans les critères de classification» en choisissant les fibules «comme signe de labellisation, un signe de la culture locale amazighe».
Par ailleurs, la démarche de valorisation articulant patrimoine, culture et tourisme était l’objet de la présentation de Pierre-Yves Odin, directeur adjoint de la Fondation FACIM (Savoie). Il s’agit d’une présentation de la région de Savoie : ses paysages, ses atouts naturels et culturels mis au service du secteur dans la région (élevage de bovins, fabrication de fromage, de l’hydroélectricité).
« Le rôle du patrimoine social et culturel dans le développement du tourisme » était l’objet de l’exposé de Mimoun Hilali, professeur à l’Institut supérieur du tourisme de Tanger. Trois points ont marqué son intervention : la richesse de notre patrimoine naturel, un élément qu’on devrait exploiter pour le développement du secteur ; que « l’homme est fils de son environnement naturel et patrimonial » ; le tourisme et la culture une « façon commune d’être, de penser, de sentir : c’est un art de vivre».
De même, Lahoucine Bouyaakoubi, professeur à la Faculté des lettres à Agadir, a présenté à l’assistance le carnaval de Bilmawn d’Inzegane en tant que « patrimoine immatériel expressif à valoriser et un produit culturel riche à promouvoir » pour le développement de la destination de Souss. Dans ce sillage, le professeur et chercheur en patrimoine Khalid Alayoud a mis l’accent sur l’importance des greniers, « igoudars » en tant que patrimoine qui mérite d’être valorisé et classé comme patrimoine mondial de l’humanité. Plusieurs éléments ont marqué cet exposé : l’architecture de ces « igoudars », les lois régissant ces édifices à travers les « louhs » (forme de tablette) et l’attachement de l’être humain à ce patrimoine bâti.
Au terme de ces exposés, plusieurs éléments ont été retenus relevant de la promotion du secteur. Ainsi, il a été question de croire en la culture comme composante pour la promotion du secteur et sa commercialisation; de ne pas négliger le travail mené par les associations de développement; d’accorder plus d’importance au potentiel matériel et immatériel de la région, de la formation et la sensibilisation de la population pour sauvegarder ce patrimoine matériel, immatériel et naturel ainsi que de faire le choix d’un mode de gestion adapté à la spécificité des « igoudars ».
Pour élargir le débat et l’échange entre les participants, le séminaire a programmé deux ateliers. Le premier intitulé «Le développement culturel et tourisme» qui a traité de l’importance du lien social entre l’habitant et le touriste et la professionnalisation des acteurs. Le deuxième atelier, quant à lui, avait pour objet la valorisation des ressources culturelles du territoire, l’articulation tourisme grand public et tourisme culturel. Le séminaire a pris fin par la présentation d’une synthèse présentée par Khadija Ramzi, doctorante dans le secteur.

Il était temps qu’on s’aperçoive en haut lieu de leur importance !
Pour ma part, j’ai commencé à visiter les greniers fortifiés du sud en Avril 2010 et j’ai régulièrement publié des articles sur les igoudar en insistant sur leur valeur patrimoniale et culturelle depuis la création du blog d’Agadir le 1er mars 2011.
Le premier article est daté du 08/03/2011 : vous pouvez le retrouver ici : cliquez :

Greniers fortifiés

Hindi Zahra vous transporte aux confins des sonorités du monde

ariegenews.com – 03/11/2015

031120155638eaaf91e04À trente ans, Hindi Zahra n’est ni une star académique ni une étoile filante du jazz vocal. Chez elle, la musique, c’est une histoire de famille, le roman de sa vie. Celle d’une Berbère née au Maroc.

Un père militaire et une mère au foyer, comédienne à ses heures et chanteuse reconnue au village, et puis des oncles musiciens, branchés par la scène post-psychédélique du Maroc d’alors.

Elle grandit ainsi, à l’écoute des divas du raï et du châabi, façon Rimitti, et divas égyptiennes, genre Oum Khalsoum, entre musique traditionnelle berbère et rock’n’roll du bled, mais aussi non loin du blues malien du grand Ali Farka Touré et de la folk sensuelle d’Ismaël Lo. Avant de traverser la Méditerranée pour rejoindre son père à Paris.

Cinq ans après «Handmade», son premier disque Victoire de la Musique, «Homeland» a vu le jour dans le pays natal d’Hindi Zahra, le Maroc.

Elle passe du temps dans des grottes entre Essaouira et Agadir, puis va en haut des montagnes, avec les paysans berbères qui scrutent l’océan. Hindi Zahra sort de sa retraite, ses chansons l’appellent au large.

À Cuba, en Jordanie, en Andalousie, en Égypte, en Italie. Ces voyages et ces expériences rencontrent des passions musicales tenaces (Miriam Makeba, Cesaria Evora, Marvin Gaye ou Nina Simone), et dessinent la route ascensionnelle de Homeland.

Elle a terminé l’enregistrement de l’album à Paris, au bout d’une odyssée initiatique qui a duré deux ans et demi. Mais pour l’auditeur, ce n’est que le début du voyage.

Il s’écoute comme on feuillette un journal de bord, comme on remonte le cours d’une vie. Il y a quelque chose d’essentiel, d’élémentaire dans cet album: la chaleur du soleil, le bruit de l’océan, l’espace, des chansons qui se meuvent comme des marées ou des nuages.

On reconnaît des styles musicaux, beaucoup de styles musicaux, mais ils ont oublié leur nom, tous fondus et portés par un tempo chaloupé et capiteux.

Il y a de la mélancolie dans les chansons d’Hindi Zahra, mais de l’extase dans sa voix, et des mélismes qui font le tour du monde en spirales. Une soul mondiale progressive, qui libère les corps et les cœurs en douceur, en profondeur.

Ses terres d’origine donnent les climats de ce nouveau disque. «Le Maroc m’a projetée encore vers d’autres cultures». Elle s’est souvenue des inflexions touaregs des guitares et de la langue berbère. Elle a aussi écrit des textes personnels, tant en anglais qu’en français.

«Je voulais faire un disque avec beaucoup de musicalité, laisser plus de place aux arrangements». Débuté au Maroc, continué en Espagne et peaufiné à Paris, son album Homeland respire l’ailleurs.

«Dans mon premier disque Handmade (2010) je n’avais pas été jusqu’au bout de ces inspirations. Étant d’origine touareg, j’avais aussi besoin de revisiter cette musique, à ma manière».

Vendredi 13 novembre à 20h45 à L’Estive de Foix.

Commentaire de Hindi Zahra :

Le deuxième album « Homeland » est lui aussi un petit bijoux…

« Il s’écoute comme on feuillette un journal de bord, comme on remonte le cours d’une vie. Il y a quelque chose d’essentiel, d’élémentaire dans cet album: la chaleur du soleil, le bruit de l’océan, l’espace, des chansons qui se meuvent comme des marées ou des nuages. » Citation*

Voici le lien vers cet album sur youtube, faites-vous du thé, posez-vous et fermez les yeux…J’espère que ça vous plait, et qu’elle vous transporte autant que moi… 🙂

A bientôt, bon voyage 🙂

Agadir/chambre des pêches maritimes : Les professionnels divisés

Par YASSINE SABER – leseco.ma – 03/11/2015

Abderrahmane Sarroud

Abderrahmane Sarroud

L’AGO de la chambre, qui devrait se tenir en fin de semaine à Agadir, a été reportée sine die, faute de quorum.

L’Assemblée générale ordinaire de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Centre Agadir (CPMA), qui devait se tenir en fin de semaine à Agadir, a été reportée sine die, faute de quorum. Seuls 11 membres sur 35 étaient présents à cette première session du 3e mandat du président, Abderrahmane Sarroud (photo), qui vient d’être reconduit à la tête de la chambre. Des membres ont attribué le défaut de quorum à des divergences entre les membres de la chambre professionnelle, à telle enseigne qu’un membre est venu vérifier «la véracité des feuilles de présence et le respect du quorum».

Pour les professionnels de la pêche qui ont appelé au boycott de cette session, et qui appartiennent aux segments côtier et hauturier, «ce sont essentiellement des prises de décision unilatérales au mépris de l’article n°3 de la loi formant statut des chambres des pêches maritimes qui ont entraîné cette situation, qui intervient peu de temps après les dernières élections des chambres professionnelles».

Ledit article, qui sert d’argument, stipule que les décisions de la chambre doivent être prises sur la base d’un vote des membres en Assemblée générale, ce qui n’est pas le cas, selon une source proche du dossier. La liste des membres devant siéger à la fédération des Chambres des pêches maritimes fait aussi polémique. «Cette liste aurait été établie afin de privilégier l’actuel président Malainine Hibatou Al Abadila, à la tête de cette fédération depuis sa création en 1998, et de choisir d’avance le candidat du secteur des pêches maritimes au Conseil économique et social» indique-t-il. D’autres griefs budgétaires ont été également émis. Contacté à maintes reprises par Les ÉCO, le président est resté injoignable.

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