Archives de novembre 9th, 2015

Souss / Iles Canaries : Zoom sur les énergies renouvelables

par F. N. 6 leconomiste.com – 09/11/2015

-Amélioration de l’efficacité énergétique, assistance à la population rurale… les projets

-Clôture du projet Takatona III et lancement de nouvelles pistes de coopération

2550084-3595329Amélioration de la qualité de vie des habitants des petites villes et villages de la région Souss Massa. C’est l’optique du projet Takatona III pour promouvoir  le développement et stopper l’exode rural de la population. Le moyen ? L’introduction de l’efficacité énergétique et la prédilection comme éléments favorisant le processus de production des deux secteurs à fort potentiel dans la région. A savoir, le tourisme et l’agriculture. C’est ainsi qu’une délégation des îles Canaries a effectué cette semaine une visite à Agadir en vue de clôturer le projet Takatona III, un «Programme interrégional d’assistance technique, de promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique pour les améliorations de l’habitat rural et des secteurs du tourisme et de l’agriculture». Un séminaire de présentation des résultats a permis de mettre en avant les travaux réalisés et de  renforcer l’échange d’expériences en la matière. Et d’augmenter la coopération et le transfert des connaissances entre les partenaires et les professionnels impliqués dans ce domaine. L’occasion aussi de débattre des actions futures à mettre en place pour que les actions réalisées dans le cadre du projet génèrent une nouvelle niche pour le marché de l’efficacité énergétique dans la région SM. Les techniciens de l’Institut technologique des îles Canaries ont également présenté d’autres études. Notamment une relative à l’efficacité énergétique et implantation d’énergies renouvelables aux édifications du secteur agricole et touristique de la région SM afin de réaliser un diagnostic sur l’usage des énergies renouvelables et de l’eau dans les secteurs de tourisme et d’agriculture. Enfin, les Canariens ont présenté l’état d’avancement de deux prototypes bioclimatiques de logement rural fait par le biais des nouvelles techniques en architecture de terre, situés dans les villages Bizourane et Taghmout. Ces prototypes se rapportent à des salles de formation, centres d’interprétation et centre d’accueil du tourisme vert. Des expériences pilotes qui seront réalisées dans d’autres villages et douars de la région SM et du Maroc par la suite.
La rencontre a de même permis de faire le point sur les étapes franchies par l’équipe de travail transfrontalière. Et aussi d’étudier les opportunités de collaboration future dans le cadre de l’espace transfrontalier. Le projet Takatona III fait partie du Programme opérationnel de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (POCTEFEX). Il a été validé par le comité de gestion du programme et a reçu une aide du Fonds européen de développement régional (FEDER).
L’enveloppe budgétaire allouée à Takatonna III est de 620.000 euros, exécutée sur la période 2014/2015. Le programme Poctefex est mis en œuvre dans le contexte de la collaboration historique entre l’Espagne et le Maroc dans le cadre de la politique de voisinage promue par l’Union européenne. A noter enfin que la délégation canarienne qui a fait le déplacement à Agadir est présidée par Adrien Mendoza, vice-ministre de l’Industrie et de l’Energie.

Projets réalisés

Takatona III est une continuité des travaux des projets précédents Takatona et Takatona II qui ont permis la réalisation de projets liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables au Maroc. Dans cette dernière phase, le programme exécute deux projets d’installation d’un système d’autoconsommation avec l’énergie solaire et les batteries aux centres sociaux des communes de Taghmout et Bizourane. Pour précision, cette installation s’appuie sur le réseau électrique existant afin de produire de l’électricité pour la communauté en cas de besoin, sans jamais injecter d’énergie au réseau. Ce qui, bien entendu, permet de respecter la législation marocaine qui interdit le flux d’énergie solaire dans le réseau de basse tension.

Distinction internationale pour Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 09/11/2015

-L’écolodge Atlas Kasbah remporte le trophée du World Travel Market à Londres

-Une sélection parmi 600 infrastructures mondiales

-Catégorie, meilleur hôtel pour la valorisation locale

Challenge réussi pour l’écolodge Atlas Kasbah. Il a remporté mercredi dernier le trophée international du tourisme responsable 2015, lors de la 36e édition du salon de tourisme World Travel Market (WTM) à Londres. Une vraie promotion pour le Maroc en général et pour la destination en particulier (Ph. CRT)

Challenge réussi pour l’écolodge Atlas Kasbah. Il a remporté mercredi dernier le trophée international du tourisme responsable 2015, lors de la 36e édition du salon de tourisme World Travel Market (WTM) à Londres. Une vraie promotion pour le Maroc en général et pour la destination en particulier (Ph. CRT)

Challenge réussi pour l’écolodge Atlas Kasbah. Il a remporté mercredi dernier le trophée international du tourisme responsable 2015, lors de la 36e édition du salon de tourisme World Travel Market (WTM) à Londres. Atlas Kasbah avait été sélectionné parmi 600 infrastructures touristiques au monde pour l’obtention du prix, dans la catégorie meilleur hôtel pour la valorisation locale. «Cette réussite est le résultat de la conjugaison des efforts de toute la communauté rurale autour de l’écolodge Atlas Kasbah», a déclaré Hassan Aboutayb, propriétaire de la structure et président du Réseau de développement du tourisme rural (RDTR). «C’est aussi une reconnaissance pour la région d’Agadir et pour tout le pays en tant que destination verte», a-t-il ajouté. En effet, cette distinction, qui récompense les meilleures initiatives du tourisme responsable dans le monde, met la destination Maroc et notamment Agadir sur le devant de la scène. D’autant plus que  le WTM est le plus grand salon de tourisme au monde, après la Bourse de tourisme de Berlin. En fait, quelque 5.000 exposants représentant 142 pays y participent. Et plus de 40% des visiteurs viennent de pays autres que la Grande-Bretagne. Il faut signaler par ailleurs que d’éminentes personnalités ont assisté à cet événement de grande envergure: des ministres du Tourisme, différentes autorités et institutions. Notamment l’Office national marocain de tourisme (ONMT), le Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir, de même que le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme et des professionnels de tourisme.
Il faut rappeler enfin, que pour décrocher le trophée «Wold Responsible Tourism Award» 2015, l’écolodge Atlas Kasbah a dû faire bonne figure devant un jury composé d’une trentaine d’experts mondiaux en la matière. Entre autres, des consultants, des universitaires, des journalistes spécialisés…

Atlas Kasbah, bon élève

Situé à quelques kilomètres d’Agadir, sur les contreforts du Haut Atlas occidental et au cœur de la Réserve de biosphère de l’arganeraie, Atlas Kasbah propose, depuis 2009, l’hébergement, la restauration et plusieurs activités de découverte pour les individuels ou les groupes. Pour exemple, tadelakt, la poterie, des cours de cuisine… le tout dans un cadre respectueux de l’environnement et mettant en valeur le patrimoine et les communautés locales. C’est pour cette raison qu’il avait déjà été nominé parmi 6 projets au monde par le Réseau international de tourisme responsable de l’ITB de Berlin (2011). Et a obtenu plusieurs récompenses et écolabels tels que la Clef verte, l’ALM Ecology
Trophy (2010) et le trophée national de tourisme responsable du ministère du Tourisme (2009).

 

Produits de la mer : La procédure de traçabilité allégée

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 05/11/2015

Produits de la mer

La traçabilité des produits de la mer répond aux attentes d’un grand marché international confronté à la recherche de filières localisées et organisées. En effet, c’est l’une des préoccupations, quasi constante, pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire, en quête d’un moyen technique permettant de connaître l’histoire des produits. Un sésame pour pénétrer sur les marchés étrangers, comme ceux de l’Union européenne, pays qui imposent des directives drastiques et que les entreprises sont obligées d’observer. Au Maroc, l’Office national de sécurité sanitaire (ONSSA), en tant qu’autorité compétente, veille à faire respecter ces réglementations. Auparavant, il y avait des contrôles officiels systématiques avant exportation. Chaque lot devait faire l’objet d’analyse, 1/5, 1/10 ou 1/18 selon le classement de l’établissement et son évolution. S’il est en règle, il passe de 1/5 à 1/10 l’année suivante, il n’y a donc pas de non-conformité et donc pas de refoulement.
Organisé à Agadir, une région fortement exportatrice, un séminaire autour de «La traçabilité des produits de la mer, enjeux et opportunités» a permis de favoriser le dialogue et d’échanger autour de ce thème important, pour répondre aux préoccupations des entreprises du Souss. «Il est important d’expliquer l’intérêt de la traçabilité qui est une obligation dans le sens positif du terme, et non un fardeau», explique Mohamed Bouayad, président de AHP (Agadir Haliopôle). En effet, la traçabilité se présente en tant que facteur d’amélioration de la qualité. La grande nouveauté aujourd’hui, c’est que la certification va être séparée du contrôle sanitaire, nous indique-t-on. Ils ne se font pas forcément en même temps, ni l’un avant l’autre. Quand un producteur est sur le point d’exporter, il déclare et exporte, la procédure étant plus allégée et le producteur plus impliqué. Des services vétérinaires font leur travail a posteriori ou avant s’ils le désirent. Cela dépend du classement de l’entreprise et de sa gestion de la sécurité sanitaire. Ainsi, les professionnels sont désormais responsables de leurs produits, selon la loi 28/07. Ils ont la responsabilité civile, commerciale et pénale en ce qui concerne la santé du consommateur, indiquent les experts. « Ils sont responsables de ce qu’ils exportent », insiste Bouayad. Dans le détail, ils doivent effectuer une analyse du danger liée au produit, en présentant un plan de maîtrise sanitaire à faire valider par l’Onssa. «Si jamais il y a non conformité ou alerte, il y a un blocage qui entraîne une reprise à zéro, car la confiance n’a pas été respectée, surtout au niveau des critères de sécurité qui touchent directement le consommateur», explique Dr Hassan Moujahid, de la direction centrale de l’Onssa. Cette nouvelle approche concernant la certification des produits issus de la pêche et de l’aquaculture destinés à l’export permet des procédures plus souples pour alléger la traçabilité. Pour exemple, pour les semi-conserves, c’est un gain de temps qui peut aller jusqu’à un mois.

Dispositifs

La rencontre a de même permis de débattre des mécanismes et des dispositifs d’accompagnement visant la compétitivité et une meilleure adaptation des entreprises de la région à l’évolution de la réglementation. Et enfin d’alimenter la réflexion sur les opportunités de la traçabilité. Le séminaire sur «La traçabilité des produits de la mer, enjeux et opportunités» est organisé par Agadir Haliopôle Cluster, en partenariat avec la Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (FENIP). Animé par des experts et des chercheurs qui ont zoomé sur les aspects techniques, il a connu une grande affluence des acteurs du secteur de la pêche, toutes filières confondues.

 

La 12è édition du Festival international « cinéma et migration » du 10 au 14 novembre à Agadir

lavieeco.com – 08/11/2015

La ville d’Agadir abrite, du 10 au 14 novembre, la 12è édition du Festival international « cinéma et migration », organisé par l’association « Initiative culturelle » en coopération avec plusieurs partenaires, notamment le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME).

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Au programme de cette édition, figure la projection d’une sélection de longs métrages nominés pour la compétition officielle du festival ainsi que des films panoramiques du cinéma marocain avec les dernières productions nationales, indique un communiqué de l’association organisatrice.

Le jury de cette manifestation internationale, organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, sera présidé par Fouad Ahidar, acteur associatif et politique, établi en Belgique. Le jury sera également composé des actrices Houda Echouafni et Soumia Akaâboune, du producteur et réalisateur français Messaoud Hattou, de l’acteur tunisien Hicham Yaâkoubi et du réalisateur français Fred Debbah.

Outre la projection de films cinématographique, ce festival connaitra aussi l’organisation d’ateliers de formation dans le domaine du cinéma ainsi que des séminaires thématiques, et ce en coopération avec des institutions partenaires.

La compétition officielle du festival et la projection des films panoramiques du cinéma marocain et du cinéma de l’enfant se tiendront aux espaces du Cinéma Rialto, tandis que les séminaires seront organisés à la salle d’exposition de la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir.

Quant aux ateliers de formation artistique, ils auront lieu aux institutions de formation de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

Lors de cette édition, ajoute la même source, il est aussi prévu d’honorer des artistes ayant exercé, pendant longtemps, dans l’industrie du cinéma, dont la styliste du cinéma, l’Américaine Dana Chendelmir, le présentateur des programmes cinématographiques d’Hollywood, Ramsy Mlouki et le réalisateur des films Amazighs, le Marocain Abdelaziz Oussayeh.

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