Archives de novembre 16th, 2015

Attentats à Paris – Minute de silence observée le lundi 16 novembre

Les drapeaux en berne au Consulat général de France à Agadir

Les drapeaux en berne au Consulat général de France à Agadir

Les représentants et agents de l’État au Maroc se sont joints lundi à 11H00 à la minute de silence observée au même moment partout en France. Nos compatriotes qui le souhaitaient s’y sont associés sur leur lieu de travail ou de résidence.

Attentats à Paris – Visas Schengen

ET consulatConsulat Général de France à Agadir – 16/11/2015

Les visas Schengen délivrés par la France ou les autres États de la zone Schengen restent valides mais les contrôles aux frontières sont renforcés.
La délivrance des visas par les consulats généraux de France au Maroc n’est pas remise en cause.

Message de l’Ambassadeur à la communauté française au Maroc

téléchargement.

Ambassade de France au Maroc – 15/11/2015

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Message de M. Jean-François Girault Ambassadeur de France au Maroc

Mes chers compatriotes,
Face aux actes de barbarie absolue perpétrés vendredi soir à Paris et à Saint-Denis, le Président de la République et le gouvernement français ont pris une série de mesures exceptionnelles pour protéger nos concitoyens et notre territoire.
• L’état d’urgence a été décrété ;
• Les forces de sécurité intérieure et l’armée ont été mobilisées au plus haut niveau de leurs possibilités ;
• Nos dispositifs de vigilance et de protection ont été renforcés à leur échelle maximale ;
• Des contrôles systématiques aux frontières ont été instaurés, sans fermeture toutefois des lignes aériennes, maritimes et ferroviaires.
Par ailleurs, un deuil national de trois jours a été décidé.
Comme toujours dans l’adversité, le Maroc est à nos côtés. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a immédiatement condamné avec la plus grande vigueur ces actes terroristes abjects en exprimant au Chef de l’État et au Premier ministre ses condoléances, sa solidarité et son soutien. Les autorités gouvernementales ont, pour leur part, pris aussitôt des mesures de sécurité renforcées autour de nos implantations.
Au Maroc, comme en France, notre communauté a réagi avec émotion, sang-froid et responsabilité. Rassemblée et unie dans l’épreuve, elle fait honneur à notre pays.
Je vous invite, en tant que de besoin, à consulter la page d’accueil du site internet du consulat général de votre lieu de résidence. Vous y trouverez les informations utiles concernant les mesures que nous avons prises localement.
A ce stade :
• Les établissements scolaires rouvriront normalement leurs portes lundi matin, avec des mesures de protection renforcées ;
• Les activités de nos Instituts français et de l’Alliance française de Safi ont été suspendues jusqu’à mardi matin.
Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du Quai d’Orsay a activé un numéro de téléphone à destination de nos ressortissants qui peuvent avoir des proches en voyage à Paris : 00 33 1 45 50 34 60.
Les équipes de l’ambassade et de nos six consulats généraux sont mobilisées. Elles assurent la permanence et la vigilance de l’État à votre service.

Il était temps: une fatwa officielle sur le jihad au Maroc

h24info.ma – 15/11/2015

Suite aux attentats perpétrés à Paris, le Conseil des Oulémas du Maroc a émis une fatwa précisant ce qu’est le jihad et prescrivant toute agression contre autrui.

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C’est désormais chose faite. Les autorités religieuses du Maroc se prononcent sur le jihad.
Dans une fatwa émise suite aux attentats de Paris, le Conseil supérieur des oulémas clarifie ce qui est réellemment le jihad en islam et ce qui ne l’est pas et rélève du terrorisme, de l`agression, de la terreur et du massacre d’âmes innocentes, actes formellement bannis par la religion islamique.
Le Conseil supérieur des oulémas se fonde en cela sur les versets coraniques : « n’attaquez pas, Dieu n’aime pas ceux qui attaquent » et « Celui qui tuerait un homme non coupable d’un meurtre ou un délit sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes ».
Partant, le Conseil précise que le jihad légitime se décline en plusieurs catégories. Les plus notables sont

– Le Jihad contre soi-même à travers l’éducation, l’épuration de l’âme et sa préparation à assumer la responsabilité.

– Le Jihad par la pensée à travers le l’affutement et le façonnement de l’esprit de manière à servir les intérêts de l’humanité.

– Le Jihad par l’écriture, à travers la publication d’ouvrages utiles, la réalisation d’articles illuminants et contrant les fausses accusations à l’encontre de l’Islam et des musulmans.

– Le Jihad par l’argent, à travers la dépense généreuse en faveur du bien et la contribution au développement socio-économique.

– Le Jihad par les armes, quant à lui, les Musulmans n’y ont recours qu’en cas d’extrême nécessité lorsqu’ils sont attaqués par leurs ennemis et que toutes les voies pacifiques échouent, tient à préciser le Conseil Supérieur des Ouléma.
Même dans ce cas de figure, poursuit la Fatwa du Conseil, la proclamation du jihad relève du ressort exclusif du Grand Imam à qui l’Islam a donné le droit exclusif de le proclamer, d’y appeler et de l’organiser.
L’islam ne permet, par conséquent, à aucun individu ou groupe de proclamer le Jihad de leur propre chef.
Et de rappeler, à ce propos, que les Oulémas musulmans ont tenu de tout temps à mettre en avant cette prérogative dans le souci de préserver la cohésion et l’unité de la Oumma.

Conseil supérieur des Oulémas | Ph: MAP/Archives

Conseil supérieur des Oulémas | Ph: MAP/Archives

Mobilisation dans les mosquées au Maroc

Sur instruction royale, le ministère Affaires islamiques exhorte les préposés religieux, dont les précheurs, prédicateurs et Imams, « à poursuivre la mobilisation, la prédication et le recours aux arguments qui font valoir la légitimité religieuse et la raison pour éclairer les citoyens ».
Les auteurs de ces attaques abjectes prétendent appartenir à l’Islam et poussent le mensonge en arguant commettre leurs crimes au nom de cette religion, et vont même jusqu’à prétendre les perpétrer à la gloire de l’Islam, indique le ministère dans un communiqué. Il s’agit d’éclairer les fidèles en leur démontrant que toutes les formes de violence et de contrainte ne relèvent nullement de la religion.
Les individus et les groupes doivent contrecarrer toute appropriation par des bandes d’égarés d’interprétations erronées de la religion, souligne le ministère qui ajoute qu’une lecture des événements actuels à travers le monde montre clairement que les actes commis par ces terroristes ne servent nullement l’Islam ni les musulmans et encore moins l’humanité, dont le bien réside dans la paix, l’entraide et le dialogue. Le message de l’Islam prône les valeurs du bien et de |’amour, rappelle-t-on dans le communiqué.

Définitions :

Fatwa
Une fatwa est, dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur une question particulière. En règle générale, une fatwa est émise à la demande d’un individu ou d’un juge pour régler un problème où la jurisprudence islamique n’est pas claire. Un spécialiste pouvant donner des fatwas est appelé un mufti.
Une fatwa n’est pas forcément une condamnation. Il s’agit d’un avis religieux pouvant porter sur des domaines variés : les règles fiscales, les pratiques rituelles ou encore l’alimentation.

Jihad
Le jihad est un devoir religieux pour les extrémistes. En arabe, jihâd signifie « effort », « lutte » ou « résistance », voire « guerre menée au nom d’un idéal religieux ». Le mot jihâd est employé à plusieurs reprises dans le Coran, souvent dans l’expression idiomatique « al-ǧihād bi amwalikum wa anfusikum » qui se traduit par « lutter avec vos biens et vos âmes ». Ainsi, le djihad est parfois défini par « faites un effort dans le chemin de Dieu ».

Le concept de djihad a varié au cours du temps et, parfois, ses interprétations successives ont été en concurrence. Au sein du sunnisme, le djihad est parfois considéré comme le sixième pilier de l’islam bien qu’il n’en ait pas le statut officiel. Dans le chiisme duodécimain (groupe des chiites qui croient dans l’existence des douze imams), il est considéré comme l’une des dix pratiques religieuses du culte. La notion de djihad existe également au sein du babisme, une religion indépendante qui est née en Iran et au Machrek au XIXe siècle (dans son acception la plus large, le Machrek s’oppose au Maghreb et désigne l’ensemble du monde arabe non soumis à des influences arabo-berbères) .

L’islam compte quatre types de djihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l’épée. Le djihad par le cœur invite les musulmans à « combattre afin de s’améliorer ou d’améliorer la société ». Le djihad peut aussi être interprété comme une lutte spirituelle, dans le cadre du soufisme par exemple, mais aussi armée. Cette dernière interprétation a pu servir d’argument à différents groupes musulmans à travers l’histoire pour promouvoir des actions contre les « infidèles » ou d’autres groupes musulmans considérés comme opposants et révoltés.

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