Archives de novembre 28th, 2015

Santé : Un générique pour traiter l’hépatite C bientôt disponible dans toutes les pharmacies du Maroc

biladi.ma – 27/11/2015

Bonne nouvelle pour toutes les personnes souffrant de l’hépatite C. Les pharmacies du Maroc proposeront un générique du Sofosbuvir à partir du 10 décembre prochain.

Un traitement avec le Sofosbuvir coûte 800 000 DH, ce qui est hors de prix pour de nombreux Marocains atteint de l’hépatite C. La bonne nouvelle, c’est que dès le 10 décembre prochain, toutes les pharmacies du Royaume proposeront le SSB400, un générique qui permettra de faire passer le coût du traitement à 9 000 DH.

« Ce nouveau médicament est considéré comme le premier traitement sûr et efficace contre l’hépatite C, dont souffrent 625 000 personnes au niveau national », a déclaré Lhoussaine Louardi, le ministre de la Santé, lors d’une conférence de presse annonçant la commercialisation du SSB400.

Le ministre de la Santé a encore ajouté que ce nouveau médicament, administré par voie orale, est « un traitement révolutionnaire contre l’hépatite C, permettant un taux de guérison dépassant les 90% avec moins d’effets secondaires ».

Le SSB400 est produit par le laboratoire marocain Pharma 5, grâce à une licence obtenue par le ministère de la Santé pour créer un générique du Sofosbuvir.

Afin d’éviter des dépenses coûteuses pour les patients souffrant d’hépatite C, Lhoussaine Louardi a encore déclaré que des concertations sont en cours avec l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) pour intégrer ce médicament à la liste des médicaments pris en charge, donc remboursables.

Le Maroc face à la menace terroriste : Mustapha El Khalfi explique

biladi.ma – 27/11/2015

Mustapha El KhalfiMustapha El Khalfi

A l’instar de nombreux autres pays, le Maroc doit faire face à la menace terroriste. A l’occasion d’un point presse, Mustapha El Khalfi a fait le point sur les mesures prises.

Quel est le degré de dangerosité de la menace terroriste au Maroc ? Quelles mesures ont été prises ? Ce sont autant de questions que tout le monde se pose alors que le Royaume doit aussi faire face à cette menace, comme de nombreux autres pays. Ce jeudi 26 novembre, à l’occasion d’un point presse, Mustapha El Khalfi, le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, a répondu aux questions.

Il indique que « plus d’une vingtaine de cellules terroristes » ont été démantelé entre 2013 et 2015, « « il est de 140 cellules terroristes démantelées » depuis 2002. Le ministre souligne que le nombre a « triplé » en 2015.

« Le terrorisme est transcontinental et le Maroc fait face à ce que vit la région », précise Mustapha El Khalfi en rappelant que 1 400 Marocains se trouvent dans les rangs des djihadistes en Irak et en Syrie.

Face à la menace, il se veut rassurant en expliquant que le Royaume travaille sur la problématique du terrorisme « bien avant » les récents attentats de Beyrouth, Paris, Tunis.
Le Maroc compte sur ses équipes de « Hadar » (vigilance) positionnées dans les endroits stratégiques qui pourraient être des cibles, mais aussi sur une stratégie politique multi-niveau (communication sécuritaire franche, encadrement du champ religieux, lutte contre les fondements même du phénomène djihadiste, le développement pour barrer la route aux terroristes qui exploitent les conditions sociales difficiles,…) afin de réduire les risques.

Il n’omet pas de souligner non plus que le Maroc participe et profite de la coopération internationale.

Reportage. Moukef agricole, les damnées de la terre

Par Tarek Bouraque – telquel.ma – 28/11/2015

Vidéo :

En provenance des quatre coins du Maroc, elles sont des milliers à se rendre dès l’aube au Moukef pour vendre à un prix dérisoire leur force de travail aux grandes exploitations agricoles de la région d’Agadir. Insultées, violentées et harcelées, le quotidien de ces ouvrières agricoles s’apparente à un calvaire. Reportage.

Il est un peu plus de quatre heures du matin quand la petite commune de Khmiss Aït Amira, située à une quarantaine de kilomètres au sud d’Agadir, s’anime. Dans le froid du matin, les routes de la région sont encombrées de pick-up et de camions-remorques remplis d’ombres drapées. Ces ombres, ce sont les ouvrières agricoles de la région, couvertes des pieds à la tête pour se protéger de l’air frais et des regards. Des quatre coins de la ville, une foule d’hommes, de femmes et d’enfants se dirige dès l’aube vers le Moukef, sorte de marché aux travailleurs, pour vendre à bas prix sa force de travail dans les grandes exploitations agricoles de la région. Une main-d’œuvre à majorité féminine, analphabète, issue de milieux très pauvres et qui fait l’objet de tous les abus.

Journées de labeur

Depuis 25 ans, la population de Khmiss Ait Amira a quadruplé avec l’arrivée de plus de 40 000 hommes et femmes à la recherche d’un travail, au gré des récoltes, dans les domaines agricoles. « Il n’y a pas de mots pour décrire ce que les gens vivent ici », confie péniblement Fatna, installée depuis plus de 10 ans au douar Laârab sur la commune voisine d’Aït Amira. « Rien que dans la région, il y a plus d’une vingtaine de Moukef où énormément de monde se rend. Chaque jour, la moitié d’entre eux part travailler, l’autre moitié rentre chez elle », explique-t-elle. Et le rituel du Moukef est toujours le même. Le « cabrane », sorte d’agent recruteur qui a pour mission de ramener les femmes vers les domaines agricoles, sélectionne une poignée d’ouvrières parmi la foule avant de les parquer dans des camions-remorques. Un trajet de tous les dangers pour ces femmes, régulièrement victimes d’accidents de la route parfois mortels. « On nous traite comme du bétail, s’indigne Fatna. Je me rappelle d’un accident qui a fait plusieurs morts et blessés, certaines personnes ont perdu la mémoire, d’autres ne peuvent plus travailler et se retrouvent à la rue ».

Les ouvrières sont entassées à l’arrière de son pick-up. Crédit : T. Bouraque

Les ouvrières sont entassées à l’arrière de son pick-up. Crédit : T. Bouraque

« 50 dirhams, le prix de la souffrance »

Douar Laârab ressemble à s’y méprendre à un bidonville: routes poussiéreuses, abris de fortune, terrains vagues jonchés de déchets… Des centaines de familles s’agglutinent dans des maisons dépourvues d’équipements sanitaires. Leur seul moyen pour gagner leur vie, au jour le jour, c’est le Moukef. « Tout le Maroc est présent ici, ils viennent de Tanger, de Lagouira pour travailler. Au lieu de mendier dans la rue, les femmes préfèrent accepter un prix dérisoire au lieu de rester dans la rue », poursuit Fatna. Des travailleuses qui ne bénéficient d’aucune réglementation, confinées dans un état de précarité extrême et exposées à une violation continue de leurs droits. Ces femmes sont payées en moyenne 50 dirhams la journée de travail, « le prix de la souffrance », confie Fatna.« Concernant les horaires, c’est inégal. Il y a ceux qui t’obligent à travailler jusqu’à 17 heures, d’autres 16 heures, d’autres 15 heures, avec 30 minutes de pause déjeuner », explique-t-elle. Dans la province de Chtouka Aït Baha, située dans la région de Souss-Massa-Draâ, les serres s’étendent à perte de vue. Des centaines de tunnels en plastique brûlant où se vit quotidiennement une forme d’esclavagisme moderne au service de l’agriculture industrielle d’exportation. La région de Souss-Massa-Draâ est le principal pourvoyeur de primeurs du royaume puisqu’elle assure près de 70% de la production nationale, dont 95% des exportations nationales de tomates, principalement écoulées sur les marchés européens. « Ici, on trouve tous les types de légumes, haricot, tomate, potiron, aubergine, salade… C’est nous qui les travaillons de leur plantation à leur récolte avant qu’ils ne soient exportés. Ce qui reste se vend ici, mais les travailleurs ne gagnent rien, si ce n’est la fatigue et la maladie », explique Fatna.

La peur au ventre

Samira, qui a commencé à travailler à l’âge de 10 ans en tant que petite bonne pour 200 dirhams par mois, raconte son quotidien: « Quand nous travaillons, on nous insulte constamment, si tu es fatiguée tu n’as pas le droit de protester, si tu parles on te met dehors et tu perds l’argent de ta journée ». Fatna confirme: « On nous prend pour des animaux, soit tu travailles soit tu prends la porte, quand tu dis que tu es fatiguée, on t’oblige à dégager sans discussions ». Toutes vivent la peur au ventre et leur précarité sociale fait d’elles une force de travail soumise et corvéable à merci. « Les hommes ne trouvent pas de travail dans cette région. Les employeurs prennent les femmes parce qu’elles sont capables de tout pour ramener un bout de pain à leurs enfants. Les hommes eux refuseront de faire plus que ce qu’ils veulent faire, c’est pour ça qu’on ne les prend pas ici », explique Fatna, qui a un enfant à charge. « On fait le travail de deux à trois jours en une seule journée », ajoute Samira. Pour les deux femmes, le calcul est simple: « Le cabrane attribue à cinq filles deux serres de tomates à récolter, elles en sortiront deux remorques pleines, voire plus. Tu fais le compte pour ces cinq femmes et tu compares ça avec la quantité qui sort de ces serres. Si ce n’est pas de l’injustice… ». Pour de nombreuses femmes, l’exploitation s’impose donc comme la règle dans un univers où la violence fait loi.

Contamination aux pesticides

Nombreuses sont celles qui s’inquiètent également des effets des pesticides sur leur santé. « Pendant qu’on travaille, ils aspergent les plantations avec des pesticides », explique Samira, qui souffre d’asthme et d’allergies, comme de nombreuses ouvrières de la région. Sur place, les témoignages sur l’utilisation abusive de pesticides et de produits chimiques dans les exploitations agricoles abondent. Des pesticides utilisés sous serre et contre lesquels les femmes n’ont aucun moyen de se protéger. « Une fois je me suis étouffée à cause de l’utilisation de pesticides, toutes les femmes autour de moi travaillaient en toussant. Il m’est aussi arrivé de voir une femme s’évanouir, ils l’ont sortie de la serre et jetée par terre », témoigne avec émotion la jeune femme. Un danger manifeste pour les ouvrières mais également pour les consommateurs marocains et qui pose la question même du contrôle des exploitations agricoles. « Quand tu achètes des gants pour te protéger, en rentrant à la ferme le cabrane t’oblige à les enlever parce que soi-disant ça abîme les tomates et les légumes que nous touchons. Mais quand une inspection ou une commission arrive, il nous donne des gants, des tabliers, des masques, du savon pour se laver, de l’eau et des serviettes, mais dès qu’ils partent tout ça disparaît et tout recommence comme avant », explique à son tour Fatna. En dépit de l’augmentation des maladies qui frappent les ouvrières agricoles, tout le monde préfère regarder ailleurs.

Les femmes se rendent au Moukef dans l’espoir de trouver du travail - Crédit : Tarek Bouraque

Dès l’aube, les femmes se rendent au Moukef dans l’espoir de trouver du travail. Crédit : T. Bouraque

Exploitation sexuelle

Le quotidien des ouvrières agricoles de la région s‘apparente à un véritable calvaire, auquel s’ajouterait l’exploitation sexuelle. Selon de nombreuses femmes, ces dernières doivent faire face aux avances des cabranes, exploitants et autres gérants. Les techniques utilisées sont ici bien connues. « Quand une fille plaît au cabrane, il la choisit et lui dit de rester avec lui et que sa journée sera payée », raconte Fatna. Une ouvrière, membre de la famille de Samira, a vécu la même chose. « Elle a été victime d’un viol, elle travaillait dès l’âge de 10 ans. Elle est tombée enceinte d’une fille qui a deux ans aujourd’hui », raconte Samira. De nombreuses ouvrières de Khmiss Aït Amira n’osent pas porter plainte par peur de perdre leur seul moyen de subsistance, mais pas seulement. « La corruption, elle est partout ici. Si quelqu’un tue ton frère, il pourra s’en sortir en toute impunité s’il achète sa liberté », ajoute la mère de famille.

Bientôt, ces femmes seront confrontées à une autre réalité. Les grandes exploitations, trop gourmandes en eau, ont commencé à être abandonnées et relocalisées vers les provinces du sud. Mais les travailleuses sont loin de l’ignorer. « Ce travail à la ferme ne va pas durer, mais qu’est-ce que nous allons faire après? », s’interroge Fatna. Comme tant d’autres, Samira se sent prise au piège. « J’aimerais bien arrêter d’aller au Moukef, mais ce sont les circonstances qui m’y obligent. Ici, partir au travail, c’est un peu comme aller en prison », conclut la jeune femme, dépitée. Sur la route, des serres déchiquetées s’écroulent déjà sur des terrains récemment délaissés.

De Tanger à Agadir, la route côtière au Maroc

800 kilomètres en bordure du continent africain

Un périple en moto entre villes modernes et villes traditionnelles, le long de l’Atlantique

Terre ! Que la traversée soit courte (une petite heure en arrivant d’en face, d’Algesiras sur la côte espagnole) ou longue (une bonne quarantaine d’heures en provenance de Sète, comme nous l’avons expérimenté), l’accès au Maroc se fait par bateau. Avec un peu de chance, votre arrivée aura été saluée avec panache par une horde de dauphins, très nombreux dans le détroit de Gibraltar et aussi joueurs que leur réputation le laisse entendre. Sur le nouveau port de TangerMed, le passage à la douane est désormais très structuré, même s’il n’est pas rare de devoir passer une ou deux heures pour toutes les motos. Aucun passage particulier n’est mentionné pour les motos, mais il est communément admis, même par les douaniers eux-mêmes, qu’elles passent devant les files de voitures. TangerMed est un port en eaux profondes crée pour le transport de personnes (un peu) et le business (beaucoup), entre 2004 et 2007. Une fois passé la douane, la zone de TangerMed est moderne : on y trouve de quoi se restaurer, changer de l’argent et faire le plein. Comptez en ce moment (fin 2015) environ 1 euro (10 dirham) le litre de Super.

Motos dans le bateau, arrivée au Maroc

TangerMed, son autoroute, ses radars…

Ceux qui aiment rouler dans des zones peuplées de panneaux « pour votre sécurité » ne seront pas dépaysés. Dans des paysages montagneux déjà dépaysants, de larges autoroutes à 4 voies dessinent de belles arabesques sur le relief. On serait tenté de… mais ce ne serait pas raisonnable, car la présence policière est très soutenue. Radars fixes et automatiques sont légion. On en profite donc pour s’imprégner du paysage. Ce qui frappe, outre la beauté du site, c’est la modernité des lieux. A l’est de TangerMed, Tetouan étale ses quartiers de villégiatures sur des kilomètres et la douceur de vivre en bord de mer est palpable. A l’est, vers la ville de Tanger, on double nombre d’exploitations agricoles intensives et d’usines, tandis que les camions représentent une partie importante du trafic autoroutier. Sauf à vouloir visiter Tanger, on aura donc intérêt à descendre plein Sud pour découvrir des lieux plus en phase avec l’idée de vacances, ou tout simplement de voyage à moto. Kenitra, Rabat, Casablanca, les panneaux annonçant des villes aux consonances exotiques se succèdent les uns aux autres. On constate que la limitation de vitesse à 120 km/h sur l’autoroute est globalement respectée à part par quelques SUV sportifs aux vitres teintées qui doivent avoir de quoi négocier… Chemin faisant, les stations service sont relativement nombreuses sur l’autoroute, à raison d’une tous les 40 ou 50 kilomètres. On y trouvera de quoi se restaurer à des tarifs nettement plus avantageux que des prestations similaires en France. Comptez l’équivalent de 5 euros pour une grosse assiette de kefta, des galettes de blé et du thé à la menthe.

Station service d'autoroute

Deux sages dans une Medina

Après 300 kilomètres de route, nous faisons escale à Mohammedia (qui s’appelait auparavant Fedala), une ville construite au XIVème siècle et qui s’apprécie pour sa Casbah (vieille ville historique) à taille humaine. Juste en face de l’entrée de la vieille ville, nous descendons à l’hôtel Riad Jnane Fedala, La patron a remis plus d’un an à refaire toutes les mosaïques en faïence du grand salon. En haut, les chambres séduisent par leur décoration traditionnelle, à base de couleur ocre et bleu. Bienvenue au Maroc !

Casablanca, la capitale

Cette petite halte sera profitable avant d’affronter, le lendemain, le chaos de la circulation de Casablanca. La capitale du Maroc ne semble pas posséder les axes de circulation nécessaires au trafic généré par les plus de 4.2 millions d’habitants qui y vivent. Les grands boulevards sont saturés et les policiers font ce qu’ils peuvent pour fluidifier le trafic autour de la gare centrale. On découvre, au nord de la ville, une avenue remplie de concessions Ferrari, Porsche et Bentley.

Casablanca, cependant, est intéressante à plus d’un titre. Son patrimoine architectural est impressionnant et les influences Art Déco sont encore visibles sur nombre d’immeubles anciens, bien mis en valeur dans le film Casablanca (1942) avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. La Grande Mosquée est une autre attraction incontournable : la mosquée Hassan II, véritable symbole de la ville, est érigée en partie sur la mer et possède le minaret le plus haut du monde (210 mètres de haut). Construite en 1986, c’est également la cinquième plus grande mosquée du monde. Elle a nécessité la contribution de 10 000 ouvriers et artisans, qui ont réalisé 80 millions d’heures de travail.

Grande mosquée de Casablanca

Quitter Casablanca oblige à franchir, encore une fois, des zones remplies d’usines et de fermes intensives et à ne pas douter, en dépit d’inégalités criantes entre les villes et les campagnes, de la vitalité économique du Maroc. Raffineries, usines de traitement de souffre et autres usines de conditionnement de sardines vous titillent les narines. Une cinquantaine de kilomètres au sud de Casablanca, la route devient plus agréable et bucolique. Petite curiosité géographique : la présence de prés salés en bordure de mer.

Poissonnerie Marocaine

Essaouira, la bien dessinée

Premier vrai coup de coeur depuis le départ ! Essaouira tient son charme d’une accumulation d’influences: comptoir portugais du 16ème siècle, redessinée par le Sultan Mohamed ben Abdellah fin XVIIIème en faisant appel à des architectes internationaux de renom, port de pèche artisanal extrêmement actif, ex-protectorat français, ville artistique et paradis des surfeurs.

Bateaux de pèche à Essaouira

De ce mélange naît une ambiance indescriptible : l’activité des dizaines de petits bateaux bleus s’agglutinant dans le port aux remparts à la Vauban survolé par des centaines de mouettes, la sérénité apportée par des chats gras et paresseux faisant la sieste sur les filets de pêche, tout cela contraste avec le calme des galeries d’art à seulement quelques dizaines de mètres de là en lisière de la médina classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001. Orson Welles a tourné Othello à Essaouira en 1952. En 2004, Ridley Scott y a reconstitué la Jerusalem médiévale pour le film Kingdom of Heaven. Et on s’y verrait bien rester plus longtemps.

Les remparts d'Essaouira

Esssaouira – Agadir : 180 kilomètres de bonheur

De nouveau, la route pointe plein sud. Large, sinueuse, bien revêtue, à flanc de montagne sur la fin : que du bonheur. On fera attention aux contrôles de vitesse qui peuvent avoir lieu dans quelques gros villages, mais pour le reste, quel plaisir de flâner à 80 ou 90 km/h en se laissant porter par le vent, les embruns, l’alternance des couleurs, en s’arrêtant de temps en temps pour se mettre à l’ombre d’un arbre perdu dans un sol rocailleux pour s’imprégner de ce paysage.Au cap Rhir, les montagnes du Haut-Atlas se jettent dans l’Océan Atlantique. Au bout de trois heures, l’étape du jour arrive presque trop tôt. Agadir, la ville blanche a été massivement détruite par un tremblement de terre en 1960. De fait, la ville est moderne et surprend d’abord par son alignement d’hôtels en bord de mer, contribuant à créer une ambiance assez impersonnelle.

La route côtière vers Agadir

Royal Enfield sur la côte Atlantique

Conclusion

Cet itinéraire permet, en quelque sorte, de faire son entrée dans le Maroc. Ce n’est pas injuste de dire que le sentiment d’évasion arrive vraiment au fur et à mesure que l’on se déplace vers le sud, le nord industrialisé et urbanisé étant moins compatible avec l’idée que l’on se fait du voyage à moto. Les balades bucoliques sur la route côtière, le long de l’Océan Atlantique, permettent déjà de s’imprégner de la douceur de vivre marocaine. Concernant la logistique, essence, restauration, hébergement, tout est facile.

Side-cars devant la baie d'Agadir

 

Théâtre : « La Bonne Blague » hier soir aux Jardins d’Agadir

On a pris beaucoup de plaisir à assister hier soir à la représentation de cette pièce de théâtre donnée par la troupe UFE « Les Allumés du Souss »

UFE

Vraiment, une très belle soirée, une pièce de théâtre amusante, bien mise en scène et très bien jouée par les artistes !

Quelques photos :

IMG_3050 IMG_3053 IMG_3054 IMG_3067 Félicitations à toute la troupe !IMG_3074 Et pour finir, ils ont entonné avec toute la salle « C’est l’amour »IMG_3076 Comme vous pouvez le voir, il y avait énormément de monde à cette représentation !IMG_3077

Conférence de presse pour les preparatifs de « Carnet de Voyage »

C’est à la Galerie « Arenciel » de Talborjt qu’avait lieu hier en fin d’après-midi, une conférence de presse concernant la préparation de « Carnet de Voyage »

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Initié par l’Association Fam’Art, « Carnet de Voyage » est un voyage dont un certain nombre d’artistes font partie, qu’ils soient peintres, photographes, musiciens…

Mohamed Sanoussi a présenté ce carnet de voyage IMG_3045il se déroulera sur 6 jours dans trois villes mythiques du sud qui sont : Tafraout, Tiznit et Agadir

12294647_10205659072172032_254318059985668535_nL’Association Fam’Art était présente, bien sûr à cette conférence de presse  ainsi que l’Association Izoranes, le club Photo d’Agadir et de nombreuses artistes-peintres, photographes…

Wiam Ahraiba, Nadia Moundelssi, Saadia Sourour et Habiba Karmouni

Wiam Ahraiba, Nadia Moundelssi, Saadia Sourour et Habiba Karmouni

IMG_3042Quelques autres photos :

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Saïd Aoubrahim, photographe

Saïd Aoubrahim, photographe

Et j’essaierai de vous faire voir par la suite, les résultats de cette résidence d’artistes.

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