Un centre national de l’arganier pour bientôt

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 30/12/2015

SON OUVERTURE EST PRÉVUE À AGADIR EN 2016, IL COORDONNERA LES EFFORTS DE RECHERCHE DE LA FILIÈRE
LE CLONAGE PERMETTRA DE CRÉER DES PLANTS AVEC DES CARACTÉRISTIQUES IDENTIQUES
300 INDIVIDUS IDENTIFIÉS PAR L’INRA, DONT 40 CLONES RÉSISTANTS À LA SÉCHERESSE
"Nous travaillons actuellement sur l’organogenèse, c’est-à-dire la multiplication par un organe qui préserve l’authenticité variétale", indique, Mohamed Badraoui, DG de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), précisant les avancées de la recherche scientifique sur l’arganier qui permettent de réaliser des clonages avec les mêmes caractéristiques (Ph. L'Economiste)
« Nous travaillons actuellement sur l’organogenèse, c’est-à-dire la multiplication par un organe qui préserve l’authenticité variétale », indique, Mohamed Badraoui, DG de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), précisant les avancées de la recherche scientifique sur l’arganier qui permettent de réaliser des clonages avec les mêmes caractéristiques (Ph. L’Economiste)

– L’Economiste: Où en sont les travaux d’amélioration génétique de l’arganier?
– Mohamed Badraoui:
Jusqu’à aujourd’hui, les 830.000 hectares sont occupés par des arbres arganiers qui n’ont pas d’identité globale. L’espèce c’est l’arganier, mais ce ne sont pas des variétés connues. Comme ils sont issus de semis, chaque individu est différent de l’autre et chaque individu a un comportement qui lui est propre. Tout le travail de recherche se concentre sur la caractérisation de la diversité génétique de cette population. Et à partir de là, distinguer les clones ou écotypes qui ont des particularités en termes de productivité et de qualité d’huile. L’objectif étant de les extraire de cette population, de les multiplier et les faire ériger vers des variétés connues et reconnues par les pouvoirs publics, pour qu’elles puissent être commercialisées par la suite et utilisées dans l’arganiculture, dans les vergers modernes. C’est ça l’enjeu.
– Combien d’individus ont été identifiés jusqu’à aujourd’hui?
– Nous avons répertorié 300 individus différents depuis une dizaine d’années déjà, au niveau de l’INRA. Sur ce chiffre, 40 individus, ou clones, ont été identifiés selon des critères particuliers de tolérance à la sécheresse et à la salinité. Nous avons aussi pris en compte les critères morphologiques de l’arbre, les critères de production, de pollinisation et de qualité de l’huile. Ces clones sont actuellement plantés depuis deux ans à l’INRA, dans un parc à bois, autrement dit un endroit de collection des ressources génétiques de l’arganier, dans la station expérimentale Melk Azher à Agadir. Nous avons 2 à 3 arbres qui grandissent par écotype et l’objectif est de réaliser des clonages avec les mêmes caractéristiques, les mêmes détails et de les faire multiplier. C’est ce qu’on appelle l’organogenèse, c’est-à-dire la multiplication par un organe qui préserve l’authenticité variétale. Le travail est en cours.
– C’est un travail de longue haleine…
– Oui, et cela a commencé depuis longtemps, avec le bouturage ou le greffage. Toutes ces techniques donnent des résultats, mais ils ne sont pas très encourageants parce que la diversité génétique est tellement forte qu’on ne peut tabler sur une réussite par rapport à cela. La voie que nous avons empruntée depuis 6 ans, c’est la multiplication in vitro, qui est maîtrisée pour le palmier dattier dont on reproduit le matériel génétique en masse. Afin de pouvoir reproduire correctement aussi bien les parties aériennes qu’au niveau des racines sans problème, nous avons développé des techniques supplémentaires. Ainsi, nous continuons toujours à travailler in vitro parce que la production en masse est très importante, mais nous y avons associé une technique in vivo. C’est une technique naissante, hybride qui permet la multiplication végétative par organogenèse. Les taux de réussite sont variables en fonction des écotypes que nous avons. Nous espérons dans quelques années avoir des plantes multiples identiques en productivité et en qualité d’huile. Cette technique, une fois maîtrisée, sera donnée aux pépiniéristes pour la densification. Donc le volet création variétale va commencer de ces 40 écotypes à partir desquels on va sélectionner les meilleurs qu’on va inscrire sous forme de variétés nationales et ce sera une première mondiale. Une fois obtenu, ce matériel qui se multiplie bien sera inscrit au catalogue officiel national qu’on va démarrer par un matériel de référence qui provient d’un Institut national public qui est l’INRA.
– Quid de l’organisation de la recherche?
– L’optique est de fédérer les énergies, d’encourager les chercheurs et de les organiser en unités mixtes dont les individus proviennent du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, cas de l’INRA en tant que chef de file, de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, de l’Ecole forestière d’ingénieurs et de l’Ecole d’agriculture de Meknès. Mais aussi des universités marocaines et étrangères. A ce moment, il va y avoir un financement dédié à la filière qui va être alloué suite aux appels d’offres que les équipes mixtes vont pouvoir lancer. L’idée étant d’encourager les équipes à travailler en synergie afin d’arriver rapidement à des résultats intéressants.
– La création d’un centre national de l’arganier est en projet?
– Oui, ce centre verra le jour à Agadir, certainement en 2016. Il va permettre de coordonner les efforts et de promouvoir cette filière. Une partie musée permettra par ailleurs aux chercheurs, politiciens, touristes… de disposer de l’information nécessaire concernant l’arganier au niveau du Maroc. Un site Web donnera aussi accès aux synthèses des recherches réalisées sur cette plante endémique dont l’huile est fortement recherchée pour ses vertus nutritionnelles, cosmétiques et thérapeutiques. Elle est notamment utilisée comme médicament pour la prévention des maladies cardiovasculaires.

Arganier : Un plan de bataille pour le nouveau pétrole vert

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 30/12/2015

Des retombées économiques de 1,5 milliard DH attendues à l’horizon 2020
Le développement de l’arganiculture en cours avec 3.000 ha mobilisés en 2015
Une 1ère plantation moderne de l’arganier agricole sur 600 ha dans la province de Tiznit
L’arganier ou argania spinoza est un arbre endémique des régions arides et semi-arides de l’Atlantique. Etalé sur une superficie de 2,5 millions d’hectares environ dont 830.000 ha d’arganier, cet espace a été déclaré par l’Unesco Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), et ce, depuis 1998. Dans le détail, la RBA concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Outanane, Inzeguane Aït Melloul, Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit et Essaouira (Source: Andzoa)
L’arganier ou argania spinoza est un arbre endémique des régions arides et semi-arides de l’Atlantique. Etalé sur une superficie de 2,5 millions d’hectares environ dont 830.000 ha d’arganier, cet espace a été déclaré par l’Unesco Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), et ce, depuis 1998. Dans le détail, la RBA concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Outanane, Inzeguane Aït Melloul, Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit et Essaouira (Source: Andzoa)

Belles perspectives d’avenir pour l’arganier qui représente aujourd’hui un fort potentiel pour le commerce extérieur. Un des marchés internationaux les plus friands du produit de l’arganier, reste la France du fait de sa proximité géographique. Le volume des exportations vers cette destination avoisine les 1.000 tonnes/an.
La France n’est pas le seul pays qui affectionne l’huile d’argan. L’Allemagne, les USA, l’Italie, la Pologne et l’Angleterre sont aussi de grands clients du Maroc. Actuellement, le chiffre d’affaires généré par ce produit du terroir est de 600 millions DH, pour une production annuelle d’huile de 4.000 tonnes. Des performances qui génèrent la création de 6.800.000 journées de travail par an, selon les chiffres avancés par l’Agence de développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa). Cet arbre endémique, appelé aussi Argania Spinoza, justifie ainsi son appellation de patrimoine porteur de richesse.
La volonté du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime (MAPM) est de réaliser, à l’horizon 2020, une production de 10.000 tonnes par an, avec 30.000.000 journées de travail annuelles. Pour des retombées économiques de 1,5 milliard DH. C’est dans cette perspective que le contrat programme de développement de la filière de l’arganier est convenu entre l’ensemble des parties prenantes qui s’accordent, durant la période 2011/2020, à préserver et développer l’arganeraie selon une gouvernance novatrice basée sur les principes de l’intégration, de partenariat et de la contractualisation. L’optique étant d’intervenir tous et en même temps de manière intégrée sur le même territoire. La mise en œuvre de ce contrat programme a été entamée, par l’Andzoa en collaboration étroite avec le HCEFLCD, l’INRA, les DRA, la Fimargane et la Fédération nationale des ayants droit usagers de l’arganeraie, par un ensemble d’actions intégrées visant la mise à niveau de la filière de l’arganier. Les réalisations ont concerné des actions d’appui à la recherche scientifique dont l’une des perspectives est l’émergence d’un pôle de compétences en recherche et développement intégré dédié à l’arganier. C’est dans ce sens que le Congrès International de l’arganier est organisé. D’autre part une initiative d’encouragement de la recherche a été mise en place à travers un «Prix jeunes chercheurs sur l’arganier» qui récompense trois thèses et une «Bourse jeunes chercheurs» qui a appuyé 8 doctorants inscrits dans 6 institutions universitaires nationales de formation et de recherche.
Depuis le lancement du contrat programme, une dynamique partenariale entre les différents acteurs institutionnels, MAPM, HCEFLCD, l’ANDZOA et les représentants des Usagers ayant droit de l’arganeraie (FNADUA), est mise en place. Cette nouvelle approche basée sur la concertation et la participation dans l’élaboration des programmes a permis de porter les efforts de réhabilitation de l’arganeraie à près de 12.000 ha en 2015. Aussi, un fort intérêt pour l’arganiculture est enregistré avec un portefeuille projets de près de 3.000 ha mobilisés à partir de 2015, dont 2.500 ha d’arganiculture solidaire du pilier II et 455 ha du pilier I du Plan Maroc Vert (PMV).
Le lancement de ce programme a été donné à l’occasion de la version 2015 du Congrès international de l’arganier. Et ce, par l’inauguration de la première plantation moderne de l’arganier agricole sur 600 ha au niveau de la province de Tiznit dont 200 ha à la Commune rurale d’Arbea Resmouka à Tiznit.

Un levier économique

L’espace de l’arganeraie où vit une population majoritairement rurale évaluée à près de 3,5 millions d’habitants, joue un rôle socio-économique et environnemental important grâce notamment aux usages multiples de l’ensemble des parties de cet arbre précieux.

Arganier: Un plan de bataille pour le nouveau pétrole vert

Les statistiques récentes sur les prix montrent une augmentation au niveau national enregistrée entre 2012 et 2014 par rapport à la période 2010/2012. En 2015, le prix sur le marché a atteint 300 DH le litre d’argan

La population locale en tire, en effet, de nombreux avantages à travers des activités agro-sylvopastorales, avec notamment, exploitation du bois, des fruits et des sous-produits. Toutefois, l’arganeraie est soumise à une dégradation accentuée à cause de l’installation de cultures intensives consommatrices d’eau, de l’urbanisation et de la surexploitation des ressources fourragères de la forêt. Donc, le souci aujourd’hui est d’en assurer la pérennité et la valorisation. «La protection et la gestion rationnelle de l’arganeraie dans le cadre d’une stratégie de développement intégré restent les seuls garants pour en assurer la durabilité», explique Brahim Hafidi, président de la région Souss Massa. «Tous les efforts convergent vers une contribution effective dans l’économie locale», a-t-il ajouté. Ainsi, l’objectif est de gérer et conserver le système économique et écologique «Arganeraie», tout en développant l’économie de la région. Pour ce faire, il a été décidé de lui conférer un statut lui permettant d’atteindre cet objectif. Ce statut est celui de la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA) qui lui a été conféré en 1998 par l’Unesco. De ce fait, la RBA bénéficie d’unpe protection juridique. Elle est le théâtre de la mise en application de concepts modèles pour la protection, l’entretien et le développement de ces zones. Et ce, en collaboration avec les populations qui vivent sur ces lieux et les gèrent économiquement.
Dans ce sens, il faut noter que, en préservant la biodiversité, le bien-être économique des habitants locaux, en particulier celui des femmes, est amélioré. «La RBA se caractérise par une diversité naturelle et culturelle riche, Plaine de Souss, Anti-Atlas, Haut Atlas, plateaux de Haha», explique Abderrahman Ait Lhaj, Chef du département d’appui à la recherche à l’Andzoa. «Ce zonage a favorisé la représentativité de tous les milieux naturels et les valeurs culturelles qui leur sont associées», a-t-il ajouté. Ainsi, on distingue 18 aires centrales (zones A), 13 zones tampons (zone B) et 14 zones de transition (zones de développement ou zones C). Ces zones sont soumises à un plan cadre qui s’articule autour de la stabilisation de la superficie des peuplements forestiers et de la diminution de la dépendance du cheptel vis-à-vis des ressources naturelles. Mais aussi, de la rationalisation de l’usage de l’eau et des cultures en plaine et de l’efficacité des mesures d’augmentation des revenus et de l’amélioration du niveau de vie de la population concernée.

Structuration

Dans la perspective de renforcer la structuration de la filière, les différentes parties prenantes, publiques et privées, ont appuyé différentes stratégies pour sa protection, valorisation et professionnalisation.

Arganier: Un plan de bataille pour le nouveau pétrole vert

Le marché international est dominé par le marché français du fait de la proximité géographique. Le volume des exportations avoisine 1000 tonnes

Cette nouvelle étape du processus a été marquée par la mise en place d’une Indication géographique protégée (IGP). Et d’une association, l’Amigha, responsable de la sensibilisation, la gestion et la promotion de l’IGP Argane. L’Amigha représente aujourd’hui un des 5 collèges de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière d’argan (Fimargane).
Créée en 2011 en vue de consolider l’organisation professionnelle de la filière et de mettre en place une structure de concertation stratégique et de gestion, la Fimargane regroupe les différents maillons de la chaîne de valeur argane, à savoir les ayants droit qui sont les producteurs de la ressource naturelle, les coopératives, les sociétés et les commerçants et utilisateurs d’argan.
La Fimargane est de même l’interface directe de l’Andzoa dont la mission principale demeure la protection et la valorisation des espaces oasiens et de l’arganier selon les fondements du développement durable et du Plan Maroc vert (PMV). La stratégie de développement de la filière est cadrée par un contrat-programme signé entre le gouvernement et l’Interprofession. Cette dynamique a permis d’asseoir une vision pour cette filière qui mûrit au fur et à mesure de sa mise en œuvre.
Pour rappel, le programme de développement de la filière de l’argan vise des objectifs stratégiques. Notamment, la réhabilitation de 200.000 ha de l’arganeraie, la domestication de l’arganier et l’extension de sa culture en conduite moderne sur 5.000 ha et l’augmentation de la production de l’huile d’argan pour atteindre, 10.000 tonnes /an en 2020. Sachant qu’actuellement, elle est estimée à 4.000 tonnes/an. Mais aussi la mise en place de projets Pilier I Pilier II en vue d’une valorisation et d’une promotion modernes des produits de l’arganier, de la défense de la singularité du «Label Maroc» de l’arganier et de l’ensemble de ses produits et dérivés sur le marché international.

                                                     

Creuser le filon argan-santé

Arganier: Un plan de bataille pour le nouveau pétrole vert

La 3ème édition du Congrès international sur l’arganier a mis l’accent sur l’importance de l’interaction homme/écosystème pour la création de richesse. Les résultats de la recherche ont abouti à des recommandations importantes. Il s’agit entre autres d’actualiser les bases de données sur l’arganeraie et l’arganier en vue d’une meilleure gestion des programmes de préservation et de valorisation. Il faudrait également approfondir les recherches concernant la restauration écologique de la ressource et effectuer des études sur la biodiversité dans l’arganeraie dans la perspective de sa valorisation.
La valeur santé de l’huile et des autres produits de l’arganier étant démontrée par plusieurs recherches, il serait judicieux d’explorer les différentes actions de l’huile d’argan sur certaines maladies, en particulier les pathologies lourdes, et d’approfondir le travail sur la filière santé-bien être (études cliniques, biochimie, physiologie) pour une plus grande efficacité. Des recommandations horizontales ont aussi été émises. Elles concernent la promotion des nouvelles approches et techniques de communication et d’éducation en impliquant les jeunes générations. Avec l’élaboration d’un lexique normalisé avec une terminologie spécifique à l’arganier. Et la mise en place d’un programme de recherche commun et des mécanismes de financement de la recherche spécifiques.

Bonne et heureuse année 2016 à vous mes amis, où que vous soyez !

Programme d’animation de la ville d’Agadir du 31/12/2015 au 31/01/2016

Communiqué par le CRT AgadirPresse-papiers-2.pdf Presse-papiers-2.pdf Presse-papiers-3.pdf

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 89 000 fois en 2015. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 4 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Maroc : Nouvel an sous haute surveillance

par Abdelkhalek Moutawakil – labass.net- 30/12/2015

En cette fin d’année, tous les corps de sécurité sont placés en état d’alerte maximale dans les grandes villes, où leur présence bien visible rassure les passants même s’ils s’étaient habitués depuis quelques temps à côtoyer des agents armés à tous les coins de rues.

kech-securiteSi la mobilisation est de rigueur, c’est que la menace terroriste est devenue plus insistante, les éléments se réclamant de Daech multipliant les messages contre le Maroc et les autres pays engagés dans la lutte antiterroriste au niveau international. Le Maroc est devenu plus ciblé depuis que ses services de renseignements ont prouvé leur efficacité dans le sillage des sanglantes attaques terroristes du 13 novembre à Paris.

La neutralisation de plusieurs jihadistes et le démantèlement de cellules terroristes en France, en Belgique, en Espagne avec la collaboration des services marocains, a mis le royaume dans la ligne de mire des jihadistes du soi-disant Etat islamique (EI).

C’est ce qui explique ce déploiement impressionnant de forces de sécurité. Le quotidien Assabah révèle, mercredi 30 décembre, qu’environ 100.000 agents en armes sont déployés à travers tout le royaume pour sécuriser les fêtes de fin d’année. Ainsi des villes touristiques comme Tanger, Agadir, Fès, Rabat… ont été bien quadrillées.

Mais Marrakech est particulièrement concernée par l’impressionnant dispositif de sécurité. Pas étonnant quand on sait que la ville ocre accueille, tous les ans à cette même période, des célébrités du monde entier. Cette année encore, des artistes mondialement connus et des stars du football comme Cristianno Ronaldo devraient y célébrer les fêtes de fin d’année.

 

 

«Danish Relief Group» œuvre pour la promotion du Sport à Agadir !

par Mohamed LOKHNATI – lopinion.ma – 29/12/2015

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L’organisation maroco-danoise «Danish Relief Group» conduite par son président Mohamed Belhiba et Salim Taïbi a entrepris durant le mois décembre 2015 plusieurs initiatives du développement humain, social et sportif au Maroc.
Ainsi, le groupe a procédé à la remise d’un don de maillots et de ballons de hand et basket au profit des élèves du lycée collégial Ibn Toffeil d’Agadir. L’objectif affirme Mohamed Belhiba est de promouvoir ces deux disciplines sportives et d’encourager les  enfants de la ville d’Agadir à leur exercice et pratique.
Par ailleurs, après Settat où la délégation maroco-danoise avait participé, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Danemark, M. Jorgen Molde, à la remise d’un autre don au profit de la Maison Familiale Rurale d’Oulad Saïd, Mohamed Belhiba et Salim ont pris le cap de la ville de Taroudant et de Skhirat où ils ont effectué des visites aux sièges respectifs de l’Association des Jeunes de l’Atlas et l’Association Al Fath pour l’environnement et le Développement Durable.
M. Belhiba a profité de l’aubaine pour examiner les moyens de nouer de nouveaux partenariats en 2016, tout en expliquant à chaque fois le rôle des ONG dans l’édification du pays, tel le Danemark, invitant  par la même occasion les associations du Royaume à prendre l’expérience danoise comme exemple. ..

 

Tourisme : « Agadir enregistrera une baisse de 4% de son activité pour l’année 2015 »

par Samir El Ouardighi – media24.com – 29/12/2015

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Alors que les années précédentes, la cité balnéaire réalisait un taux de remplissage compris entre 90 et 100% pour le nouvel an, la désaffection étrangère impacte cette destination, même si les touristes nationaux sauveront en partie la saison d’hiver et l’ensemble de l’année 2015.

Depuis quelques jours, la situation touristique de la ville d’Agadir évolue dans le bon sens, mais les résultats escomptés ne sont pas ceux que les opérateurs attendaient de leurs vœux.

Interrogé par Médias 24, Youssef Maoun, directeur du CRT (Centre régional du tourisme) d’Agadir affirme que les « hôtels quatre à cinq étoiles en front de mer comme le Tikida sont pleins à 100%. Pour le reste des hôtels de la ville, leur taux de remplissage tourne entre 60 et 65% au maximum ».  Cette tendance inespérée n’est « pas mauvaise, mais comparée aux années précédentes où nous étions « full », il y a un net repli de l’activité hôtelière ».

 Selon lui, ce qui continue de faire défaut aux destinations marocaines, ce sont les touristes français, même si les Marocains permettent d’amoindrir les dégâts en termes d’arrivées et de nuitées. C’est le cas pour Agadir, mais aussi pour Marrakech en cette fin d’année, où les étrangers se font rares.

Notre interlocuteur poursuit que hormis la mobilisation nationale, les touristes allemands et anglais sont de plus en plus nombreux à visiter la cité balnéaire. Malheureusement, tout comme les Français, les Belges, les Russes et les Polonais d’ordinaire nombreux, désertent la ville d’Agadir.

Concernant les ambitions de l’ONMT, qui veut mobiliser les marchés scandinaves et des pays de l’Est, Youssef Maoun se veut optimiste, en révélant que le CRT a signé des accords valables dès mars 2016 pour multiplier des charters russes à destination de la capitale du Souss-Massa.

A la question de savoir si le tarif de 150 dollars/touriste versés aux tours opérateurs russes n’était pas excessif comme nous l’a révélé Othman Chérif Alami (PDG du groupe Atlas voyages), le directeur du CRT abonde dans le même sens.

« Je ne peux pas me prononcer sur la nature des négociations entre l’ONMT et les TO russes, car pour des tarifs aussi élevés il est évident qu’il ne peut s’agir que de clients de moyenne et haute gamme.

« Il faut tâcher de faire venir ce type de clientèle, car quand les touristes russes prennent confiance, ils permettent de ramener beaucoup de business ».

Youssef Maoun poursuit que les touristes des pays scandinaves sont aussi très intéressants pour une ville balnéaire comme Agadir, car ils voyagent pendant les sept mois que dure l’hiver.

« Ce sont des golfeurs, des surfeurs, des familles, soit la même clientèle qui fait les beaux jours d’hiver d’une destination courue comme Las Palmas. De plus, une partie d’entre elle est fan des circuits du Sahara (excursions dans le désert …) ».

« Au final, le taux de remplissage moyen des hôtels pour cette fin d’année devrait s’établir entre 65 et 70%, alors que les années précédentes, nous étions bien au-delà, avec 85, voire 90% ».

Notre interlocuteur confirme que pour l’année 2015, il faudra tabler sur un recul de 4 à 5% de l’activité touristique d’Agadir, ce qui aurait pu être bien pire, au regard de la conjoncture économique et de la multiplication des attaques terroristes dans les pays arabes et occidentaux.

Agadir Les leçons pour une meilleure répartition du budget

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 29/12/2015

Sensibilisation des acteurs sociaux, des élus…
Un développement local tributaire d’une approche participative

Moroccans shout slogans during a protest calling for gender equality as they mark International women's day in Rabat on March 8, 2015. AFP PHOTO / FADEL SENNA

Pousser les décideurs locaux à œuvrer pour la réduction des inégalités, et créer les conditions de redistribution des ressources budgétaires. Ce sont les objectifs visés par l’Espace associatif qui, en partenariat avec Femmes du Sud Agadir, a organisé dans le chef-lieu du Souss, une rencontre régionale sur la mise en œuvre du projet de «Suivi des politiques publiques, budget et redevabilité sociale».
L’objectif est de pousser au développement des capacités des citoyens, surtout des jeunes et des femmes, pour qu’ils puissent suivre l’action publique. Et influencer les gens de pouvoir afin qu’ils abondent vers la création de conditions d’équité sociale. Et ce, via un programme étalé sur trois ans. «Il est question de distribuer le budget régional de manière équitable, en prenant en compte l’approche genre et les besoins des différentes classes sociales vivant dans les périphéries», explique Abdelali Benlyas, membre du conseil administratif de l’Espace associatif. «Le budget doit être un outil pour le changement et le développement de ces zones marginalisées qui doivent être réhabilitées et intégrées dans la sphère de la commune», a-t-il ajouté.
Ce projet concerne aussi bien le tissu associatif que les élus car il présente un intérêt commun pour les deux parties. Or, il faut constater que la rencontre d’Agadir n’a principalement attiré que les acteurs sociaux, présents en force. Par contre, et à une exception près, les élus ont brillé par leur absence. En attendant, la réussite de ce nouveau modèle nécessite la refonte du système de la gestion des finances publiques basée sur les principes de la transparence budgétaire et de la justice sociale. «Le sujet de l’équité fiscale ne doit pas être tabou et la mobilisation citoyenne pour la redevabilité des finances publiques est une approche stratégique pour la protection des droits humains dans un contexte de démocratie et de développement participatif », a déclaré pour sa part Mohamed Mouchih, professeur universitaire à la FSJES de Tanger. In fine, les résultats attendus convergent vers une manière efficace d’influencer les politiques locales par la mise en place d’une stratégie, d’outils d’analyse et de formation permettant d’influencer les décisions en faveur d’une meilleure redevabilité des finances locales.
Pour rappel, le séminaire «Suivi des politiques publiques, budget et redevabilité sociale» est organisé par l’Espace associatif et l’association Femmes du Sud Agadir en partenariat avec Oxfam Novib.

Contexte

Le principe de la participation consacré par la Constitution présente une opportunité aux collectivités territoriales et aux organisations de la société civile, afin de construire un cadre de collaboration et de partenariat en faveur du développement démocratique. A noter que le Maroc, et après l’adoption de la Constitution de 2011, s’est engagé dans une dynamique de réformes visant le renforcement du dispositif de bonne gouvernance des finances publiques (cf. Art 147 de la Constitution). Dans le même sillage, la transparence budgétaire exigée est accentuée davantage par la constitutionnalisation de différentes institutions pour veiller à la transparence de la gestion des affaires publiques. Avec l’implication de toutes les parties prenantes, il s’agit aujourd’hui de donner la chance aux attentes des populations défavorisées d’être prises en compte dans la formulation et l’élaboration des politiques et programmes.

 

Agadir : Universiapolis s’ouvre au trading

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 29/12/2015

Elle accueille une salle des marchés de Krechendo Trading
Destinée à former à la spéculation sur les marchés financiers
La plateforme sera opérationnelle à partir de janvier 2016
Krechendo Trading Agadir permettra aux futurs traders d’intervenir sur les marchés  européens et américains, avec notamment un desk pro 6 écrans, un flux des news en direct et une connexion fibre ultra rapide (Source: Universiapolis)
Krechendo Trading Agadir permettra aux futurs traders d’intervenir sur les marchés européens et américains, avec notamment un desk pro 6 écrans, un flux des news en direct et une connexion fibre ultra rapide (Source: Universiapolis)

Après Paris et Bruxelles, Krechendo Trading choisit le Maroc pour ouvrir sa troisième salle des marchés à l’intention des traders indépendants. La plateforme de formation sera ouverte à l’université internationale d’Agadir, Universiapolis, à partir de janvier 2016. «Cette première Trading arcade au Maroc, accessible aux particuliers et aux professionnels, se distingue par la technologie de pointe et l’expertise mobilisées», explique Zaki Bouslikhane, directeur de Krechendo Trading Agadir. «Le Maroc ambitionne de se placer en hub financier sur l’Afrique, et Universiapolis se mobilise en vue de préparer les compétences nécessaires à ce positionnement», ajoute-t-il.
La structure a pour objectif d’initier à la bourse et au trading. Elle offre la possibilité d’investir sur les marchés européens et américains. Grâce à la formation offerte, les futurs traders pourront découvrir le trading au carnet d’ordres, une méthode enseignée et utilisée dans les pays anglo-saxons. Le programme comprend l’ensemble des connaissances nécessaires pour entamer la spéculation sur les marchés financiers de manière efficace. Il permet de se lancer, en évitant les erreurs de débutant. Un coaching est également proposé, afin d’aider les débutants dans le choix d’une spécialité: scalping, daytrading, swingtrading, trading au carnet d’ordres, analyse, chartiste.

. Une formation avancée est aussi proposée. Autre avantage, la possibilité pour les futurs traders de disposer d’un bureau de trading dans la salle des marchés de Krechendo Trading Agadir. Avec notamment un desk pro 6 écrans, un flux des news en direct, une connexion fibre ultra rapide…Ce qui permet de mettre en pratique les stratégies de trading à travers une simulation de conditions réelles.
«L’engouement pour le trading est grandissant au Maroc depuis le lancement de Casa Finance City. C’est donc le bon moment de mettre en place une infrastructure permettant d’apprendre le fonctionnement des marchés financiers et les stratégies de trading, et de pouvoir intervenir sur les marchés des devises, des actions…», souligne pour sa part Tarek El Marhri, gérant fondateur de Krenchendo Trading.
Krechendo Trading et Universiapolis ont inauguré cette première salle des marchés professionnelle au Maroc il y a une semaine. La structure fonctionnera aussi avec l’expertise de Dayby Day, un service professionnel pour investisseurs privés.

Tourisme : l’exception marocaine

francetvinfo.fr – 28/12/2015

L’industrie du tourisme au Maroc est l’une des seules à résister à la baisse de fréquentation. De nombreux dispositifs sont mis en place pour faire venir les touristes. Explications de France 2.

Vidéo : cliquez sur le lien ci-dessous :

Video AgadirTourisme : l’exception marocaine

Le terrorisme est dans tous les esprits. Même s’il n’y a pas eu d’attentats au Maroc depuis quatre ans, les touristes ont peur depuis les attentats en Tunisie et ceux de Paris. Mais la baisse de fréquentation est faible dans les grandes stations balnéaires du pays comme Agadir, l’une des destinations préférées des Français.

La sécurité au coeur des préoccupations

Pour rassurer les touristes la sécurité est très forte au Maroc. « Après les attentats, les gens ne pensaient pas trop venir, ne pensaient pas aux vacances, mais depuis les gens ont repris », explique, Khalil Tizniti, propriétaire d’un hôtel ce lundi 28 décembre. Les hôtels mettent en place des dispositifs dignes des plus grands aéroports : vérification sous les voitures, portiques de sécurité à l’entrée des hôtels. Tout est fait pour rassurer le client. « C’est très rassurant », explique ce touriste convaincu par le dispositif.  Il faudra cependant plusieurs mois, voire plusieurs années, pour que le tourisme au Maroc revienne à la normale.

Aéroport Agadir-Al Massira : Baisse du trafic en novembre

par K. H. – leseco.ma – 28/12/2015

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L’aéroport Agadir-Al Massira a enregistré une baisse du trafic durant le mois de novembre. Quelque 101.193 passagers ont transité par l’aéroport, contre 108.573, lors de la même période de l’année précédente, selon des statistiques de l’Office national des aéroports (ONDA).

Quant au nombre des passagers sur les vols commerciaux, il a atteint 100.974 personnes, contre 108.049, durant la même période de l’année écoulée, alors que le total des passagers, ayant utilisé le trafic aérien non commercial, s’est situé à  219 voyageurs contre 524 en novembre 2014 (-58,21%).

S’agissant du fret aérien, l’aéroport international Agadir-Al Massira a connu une hausse importante en glissement mensuel, ainsi que les quantités de marchandises transportées via cet aérodrome sont passées de 14.540 kilogrammes, en novembre 2014, à 31.013 kg le mois dernier, enregistrant une progression de 113,29%.

Al Omrane vs Souss Construction : Bras de fer immobilier à Agadir

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/12/2015

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L’entreprise Souss Construction Illigh avait manifesté son intérêt, muni d’un jugement du tribunal de commerce d’Agadir, l’autorisant à se substituer à la société Haddaoui qui a fait l’objet d’une liquidation judiciaire. Al Omrane a entamé une procédure de récupération de ses terrains.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Al Omrane qui a fait couler beaucoup d’ancre ces derniers jours, en lien avec la cession de deux parcelles de superficies respectives de 7.923 et 8.837 m² à Hay Mohammadi d’Agadir. Le holding d’aménagement à Agadir affirme qu’il a soumis le dossier à un conseiller juridique pour avis et il n’a pas encore statué sur la cession de ces 2 îlots distraits par voie de morcellement du titre foncier n° 103527/09 relevant de cette nouvelle zone d’urbanisation. Selon Al Omrane, la suite qui sera réservée à ce dossier se fera conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, et ce, dans le souci de préserver les intérêts légaux et financiers, allusion faite au prix de référence de cession de terrain, qui date de 2006, en faveur de l’entreprise Souss Construction Illigh qui a remplacé par voie juridique, la société Haddaoui, en état de liquidation judiciaire.

«Actuellement, on compte lancer une expertise technico-financière, par voie judiciaire, en vue d’étudier les scénarios de construction de ce projet et la céder à un autre promoteur immobilier avec le prix actuel du marché», commente Younes Sefiani, DG d’Al Omrane à Agadir. En effet, la société Souss Construction Illigh a pris attache avec Al Omrane, après la liquidation judiciaire de la société Haddaoui, qui a signé en 2006 avec Al Omrane une convention de partenariat pour la valorisation des deux parcelles précitées, en vue de réaliser, dans un délai de 24 mois, un programme immobilier, dont 40% destinés aux logements à faible VIT à 140.000 DH, avec un prix égal à 590 DH/m², soit 4,6 MDH pour le premier îlot et 500 DH/m², soit 4,4 MDH pour le second. Actuellement, les travaux effectués par ce promoteur (la société Haddaoui) ont atteint environ 40% sur une des parcelles et l’autre a fait l’objet uniquement de travaux de terrassement.

Compte tenu des difficultés financières rencontrées par la société Haddaoui, qui n’a pas pu réaliser le projet, le Groupe Al Omrane a entamé une procédure de résiliation et de récupération desdits terrains, tandis que ladite société déficitaire avait suggéré, à travers une demande adressée en 2014 au DG d’Al Omrane Agadir, le désistement en faveur de la société «FI Bayti», appartenant au groupe Bicha. Cette dernière a prouvé la production d’environ 8.000 unités sociales à Agadir. Selon Younes Sefiani, «la direction d’Al Omrane n’as pas donné suite à cette lettre dans la mesure où la convention de partenariat, notamment l’article 6 de la convention, ne permet pas la substitution en faveur d’une autre entreprise, sachant bien que la demande a été déposée à Al Omrane Agadir lors de la phase de difficulté financière, c’est-à-dire lors de la cession de paiement et non pas en phase de liquidation judiciaire». De surcroît, la société Souss Construction Illigh, qui a remplacé la société Haddaoui, avait manifesté son intérêt muni d’un jugement du tribunal de commerce d’Agadir, rendu public en 2014, l’autorisant à se substituer au promoteur défaillant.

Toujours du côté d’Al Omrane, «le groupe doit savoir s’il est assujetti à la décision du tribunal de commerce d’Agadir qui a accordé à la société Haddaoui la concession de ses droits auprès du holding Al Omrane en faveur de la société Souss Construction Illigh», ajoute Younes Sefiani. Dans le détail, c’est le syndic qui a confié, à l’issue de l’échec du redressement judiciaire à la société Souss Construction Illigh, la substitution à l’entreprise Haddaoui liquidée mais aussi après la recevabilité de l’offre par le tribunal de commerce d’Agadir qui a émis son verdict définitif après la réception d’une demande en juin 2014 de la part du syndic. Cette demande avait mentionné que le syndic a reçu un écrit de la part de la société immobilière Haddaoui au sujet de la signature d’un compromis de vente entre Al Omrane et la dite société sur deux ans avec un prix de cession égal à 9 MDH et que la société Haddaoui a mobilisé 1,8 MDH pour les travaux tandis que la somme de 7,2 MDH est restée en instance. Avec l’ouverture de la procédure de la liquidation judiciaire, la société Haddaoui n’a pas entamé les travaux.

C’est dans ce contexte que Souss Construction Illigh a présenté son offre à la société Haddaoui pour la reprise du projet, à condition de concéder ces droits qui figuraient dans la convention de partenariat la liant à Al Omrane à hauteur de 12 MDH, en tant que produit net de cession alors que Souss Construction Illigh s’est engagée au paiement des retards de cession d’environ 7,2 MDH, en plus des 910.000 DH, montant de renonciation.

Spectacle de feu d’Artifice le 31 Décembre 2015 à 00h30 sur la plage d’Agadir

Communiqué du CRT Agadir

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La Commune Urbaine d’Agadir, la Wilaya de la Région Souss Massa et le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa, ont le plaisir de vous inviter au spectacle de feu d’Artifice qui sera lancé à partir de la plage d’Agadir le jeudi 31 Décembre 2015 à 00h30.

Venez  contempler ce beau spectacle, pour fêter ensemble la fin de l’année 2015 avec tous nos meilleurs vœux pour la nouvelle année 2016.

Ne ratez pas ce rendez-vous convivial !

NB : d’autres animations artistiques sont prévues le jeudi 31 Décembre 2015 sur la promenade d’Agadir à partir de 17h00 et durant toute la soirée.

Entretien avec M. Mohammed Abouabdellah, président de la Fédération Marocaine de Pêche de Loisir : Les mordus de la pêche écologique en promoteurs touristiques

Entretien réalisé par Mohamed DRIHEM – lopinion.ma – 25/12/2015

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Sous le thème: « le pêcheur, acteur de développement, mobilisé pour la pérennité des ressources piscicoles face à la pression anthropique et aux effets des changements climatiques », la Fédération Marocaine de Pêche de Loisir organise la première édition de son Festival national de la pêche écologique en eaux douces à Agadir, du 8 au 10 janvier 2016.
Cette première au Maroc initiée par ce nouveau-né du tissu associatif national connaîtra la signature du « Pacte écologique du pêcheur » qui est une forme de charte morale par laquelle les pêcheurs s’engagent à respecter et à faire connaître les bonnes pratiques pour une pêche durable.
Pour plus d’informations sur cet évènement national et le pourquoi de ce pacte écologique, nous avons abordé M. Mohammed Abouabdellah, président de la Fédération Marocaine de Pêche de Loisir qui a bien voulu nous accorder cette interview :

L’Opinion : Pourriez-vous donner un petit aperçu sur la Fédération Marocaine de Pêche de Loisir, pour rapprocher nos lecteurs de ce nouveau-né du tissu associatif marocain ?
M. Mohammed Abouabdellah : La Fédération Marocaine de Pêche de Loisir (FMPL) est une Association nationale à but non lucratif, gérée par le Dahir 1-58-376, du 15-11-1958, qui a tout récemment vu le jour, puisqu’elle a été créée le 2 octobre 2013, avec comme mission principale le développement d’une pêche écologique au Maroc qui ne mettra pas en péril les espèces et les ressources piscicoles, en tenant compte des changements climatiques.
La Fédération Marocaine de Pêche de Loisir (FMPL), qui compte à ce jour 46 associations affiliées, et qui a formé quelque 56 gardes de pêche bénévoles, a pour objet de contribuer à la coordination des activités des associations de pêche de loisir et au développement durable des ressources piscicoles. Elle peut, également, dans le cadre d’une convention établie avec l’autorité administrative chargée des eaux et forêts (HCEFLCD) concourir à des missions de service public pour la conservation et le développement des ressources piscicoles sur l’ensemble du territoire du Maroc, et ce, à travers notamment des opérations telles que :
– La mise en œuvre d’actions techniques présentant un intérêt pour le développement de la pêche et de la ressource ;
– L’organisation de concours et compétitions liés à la pêche responsable ;
– La participation à la lutte contre le braconnage ;
– La formation et le renforcement des capacités des gardes fédéraux de pêche continentale visés à l’article 34 du Dahir de la pêche dans les eaux continentales.
Notre Fédération Marocaine de Pêche de Loisir a pour objectifs aussi d’assurer l’intégration et l’encouragement de la femme et des enfants à pratiquer la pêche, promouvoir la pêche « No Kill », c’est à dire avec la remise du poisson à l’eau, de contribuer à la conservation des ressources piscicoles et la protection du milieu aquatique contre la pollution de toutes sortes, d’encourager la pêche touristique et l’écotourisme, de stimuler la remise en état et la protection des ressources par le biais de la sensibilisation de la population locale voisine des rivières et des plans d’eau sur l’importance de la pêche touristique, et la protection de l’environnement, et, enfin, d’assurer la coordination et la coopération avec les associations et organisations d’intérêt national et international, dans le même domaine.

L’Opinion : Pourquoi le festival national de la pêche écologique d’Agadir ?
M. Mohammed Abouabdellah : L’argument le plus efficace, c’est que tout festival est une bonne opportunité économique. En effet, des analyses ou évaluations économiques, plus ou moins imprécises, ont convaincu les élus, mais aussi les commerçants et les milieux économiques locaux de nos villes et régions, qu’un festival est somme toute une bonne affaire.
Allant de pair avec le bienfait économique, le festival offre aussi, à la collectivité qui l’accueille, une visibilité et une image qu’elle n’aurait point. Le festival est donc un élément, parfois central, d’une politique touristique qui se poursuit au-delà de la période même du festival.
Dans ce sens, donc, nous visons à travers l’organisation de ce festival national de la pêche écologique, la mise en valeur des potentialités touristiques et halieutiques du Royaume, la (re) découverte de la pêche du black bass, qui est un poisson très recherché par les pêcheurs au leurre du monde entier. Ce poisson très méfiant et combatif est vraiment très intéressant à pêcher. Sa silhouette peut rappeler celle d’une perche. Cependant, ce poisson n’est pas un percidé. Bien que sa tête soit plutôt grosse, sa grande bouche n’est garnie que de petites dents fines. Son dos est doté de deux nageoires dorsales. La première comporte des rayons durs et piquants alors que la seconde est plus souple. Il est aussi question de la sélection des meilleurs pêcheurs de cette espèce en vue de constituer une équipe nationale digne de représenter le pays au niveau international, de la commercialisation de ce produit (la pêche) aussi bien niveau national qu’ international, la création de postes d’emploi aussi bien pour les pêcheurs, via la formation de moniteurs et d’organisateurs de pêche touristiques, que pour les populations autochtones, par l’encouragement de l’écotourisme dans un cadre participatif et partenarial, et, enfin, la création d’un espace de rencontre et de partage d’expériences et de savoir dans le domaine de la pêche
Aussi, des exposés et ateliers de formation sont prévus au programme pour le renforcement des capacités des pêcheurs et leur faire découvrir les nouveautés en matière de pêche écologique et de loisir
Le festival se veut annuel et réparti sur les différentes régions du Royaume, pour faire connaître les richesses et la diversité halieutique du pays et vise à sensibiliser les pêcheurs à la protection de l’environnement et à la lutte contre les effets du réchauffement climatique, notamment par la signature du Pacte écologique pour le Pêcheur Marocain.

L’Opinion : Quels sont les projets d’avenir de votre fédération?
M. Mohammed Abouabdellah : Après la mise en place législative et organisationnelle de notre nouvelle instance fédérale et, dans le cadre de convention de partenariats, notamment avec le HCEFLCD et l’Association Marocaine de l’Ecotourisme et de la Protection de la Nature, nous avons procédé à la formation de 56 gardes de pêche adhérents à plusieurs associations affiliées à notre fédération réparties sur les différentes régions du Royaume comme premier projet.
Notre second projet, en cours de réalisation depuis quelques jours, est prévu dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, d’une part, et le HCLEFCD, d’autre part, il s’agit du projet d’aménagement du site du lac d’Aguemguem et y mettre en place un centre d’accueil tout en réalisant le mobilier des aires de repos, la mise en place des structures de gestion du plan d’eau et un programme régulier de suivi et de gestion des activités au sein du plan d’eau en renforçant les structures d’accueil chez l’habitant sans omettre de promouvoir le gardiennage et le guidage parmi les jeunes locaux. Les objectifs de ce projet de « La pêche écologique au service de l’écotourisme et de la préservation de la biodiversité du lac d’Aguemguem » sont le développement d’un site pilote pour la délégation de la gestion et de l’aménagement d’un plan d’eau au profit de la fédération et la mise en place d’un modèle de gestion déléguée, participatif et autonome ainsi que la valorisation et la promotion des activités de pêche écologique pour son insertion dans le programme écotourisme de la région.

 

Maroc-Chine : de deal en deal

par Nadia Rabbaa – jeuneafrique.com – 25/12/2015

Pêche, finance, automobile, télécoms, infrastructures… Les opérateurs des deux pays se rapprochent pour bâtir des projets communs.

Le 26 novembre, à Marrakech, lors de l'ouverture du Sommet sino-africain des entrepreneurs (SAES). © SAES
Le 26 novembre, à Marrakech, lors de l’ouverture du Sommet sino-africain des entrepreneurs (SAES). © SAES

Taoufik Joundy n’a pas attendu que les institutionnels du pays lui pavent le chemin. Le président du conseil d’affaires Maroc-Chine de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) est à la tête de Haifen Fisheries, un groupe de pêche industrielle basé à Agadir, qui est en joint-venture avec China National Fisheries Corporation (CNFC) depuis 1991. Le Maroc est en effet le principal partenaire de la Chine en Afrique dans le secteur de la pêche. « Au total, nous avons reçu un investissement de 70 millions de dollars [environ 64 millions d’euros], explique Taoufik Joundy. Et nous tablons sur un investissement équivalent dans les années à venir pour le renouvellement de notre outil de production. »

Les projets communs

Le « Monsieur Chine » du patronat marocain espère voir rapidement se mettre en place une liaison aérienne directe entre les deux pays afin de faciliter les échanges. La RAM assure que cela devrait se faire au plus tard en 2017. « Jusqu’à présent, le projet faisait l’objet d’études approfondies, mais c’est seulement depuis notre commande de cinq Boeing 787, fin 2014, qu’il devient réalisable. Sans flotte adaptée, il nous était difficile de concrétiser le projet », précise le directeur de la communication du transporteur marocain.

Les banques ont été les premières à se rapprocher du géant asiatique, principalement pour accompagner les exportations du groupe OCP (phosphates) et mieux faire connaître l’économie du royaume. Cependant, les entreprises chinoises sont encore peu nombreuses au Maroc, même si quelques-unes ont sauté le pas et fait fi des barrières douanières, lesquelles, soumises au régime du droit commun (soit un taux de 25 %), ne leur offrent aucun traitement préférentiel.

China Overseas Engineering Group (Covec) a construit le pont à haubans sur le Bouregreg, à Rabat, qui permet d’assurer la liaison avec l’autoroute de contournement de la capitale

Dans le secteur de l’automobile, Dongfeng, deuxième constructeur chinois, a annoncé son implantation au Maroc dans le cadre d’un partenariat avec le français PSA sur son site de Kenitra (Nord). Et Riad Motors Holding, entreprise marocaine spécialisée dans l’assemblage de camions importés de Chine, travaille déjà pour des marques telles que BAW, Sinotruk et Zhongtong Bus.

Dans les télécoms, Huawei, implanté dans le pays depuis 2006, a ouvert en juin un deuxième bureau à Casablanca, où Lenovo a également une représentation régionale.

Les Chinois ont par ailleurs réalisé d’importants investissements dans de grands projets d’infrastructures, comme celui de la future centrale à charbon de Jerada (Nord-Est, 300 MW), dont le financement de 360 millions de dollars est en partie assuré par China Exim Bank. De son côté, China Overseas Engineering Group (Covec) a construit le pont à haubans sur le Bouregreg, à Rabat, qui permet d’assurer la liaison avec l’autoroute de contournement de la capitale. Covec ayant revu ses prix au plus bas pour remporter le marché, le coût de l’ouvrage n’est « que » de 730 millions de dirhams (66 millions d’euros), financé par la Banque européenne d’investissements (BEI) et la société des Autoroutes du Maroc (ADM)

JO 2016 – Zone Afrique : Agadir sera la destination des taekwondoïstes

lematin.ma – 27/12/2015

Du 5 au 7 février, Agadir abritera la compétition qui départagera les taekwondoïstes en vue de participer aux Jeux olympiques 2016. Avec 4 athlètes par pays (deux hommes et deux femmes)

La taekwondoïste marocaine Sanaa Atabrour (-49 kg), lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Ph : DR
La taekwondoïste marocaine Sanaa Atabrour (-49 kg), lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Ph : DR

Le tournoi de taekwondo qualificatif aux Jeux Olympiques 2016 (zone Afrique) se tiendra du 5 au 7 février prochain à Agadir sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, indique dimanche un communiqué de la Fédération royale marocaine de taekwondo (FRMTK).

La capitale du Souss sera la destination des taekwondoïstes africains de plus d’une trentaine de pays avec 4 athlètes (2 hommes et 2 dames) chacun qui tenteront de se départager en vue de participer aux Jeux olympiques d’été de 2016, en août prochain.

La ville d’Agadir a déjà accueilli en novembre dernier le gotha mondial de la discipline à l’occasion de l’Open international Maroc G1 organisée par la FRMTK en collaboration avec la Fédération africaine (FAT) et sous l’égide de la Fédération internationale (WTF).

Cette manifestation d’envergure internationale a rassemblé pas moins de 400 athlètes (hommes et dames) représentant 50 pays de par le monde.

Biarritz en lumière : un spectacle féérique

Comme tous les ans en fin d’année, Biarritz s’illumine et, cette année, le spectacle est magnifique.

Tous les quartiers touristiques sont illuminés :
La plage,

IMG_3508 l’hôtel du Palais de l’Impératrice EugénieIMG_3511 Le quartier du Casino
IMG_3513 IMG_3514La Grande plageIMG_3517 Le CasinoIMG_3519 le bord de merIMG_3524 IMG_3525 IMG_3526 IMG_3549 IMG_3551 Les Halles IMG_3552 IMG_3554 et devant les Halles, une station de ski !IMG_3553IMG_3561 tout est magnifiquement illuminé !IMG_3563 IMG_3564

Des animations lumineuses sont projetées sur les bâtiments qui se métamorphosent avec les projections qui leur sont adaptées : 

Sur l’Eglise Sainte-Eugénie :

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La Mairie :

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Sur la place devant la Gare du Midi, un décor grandiose : 

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Une petite vidéo :

Le Square d’Ixelles :

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On se demande combien il a fallu de millions de leds pour réaliser des illuminations ! ! !

Retour vers la grande plage pour un autre spectacle :

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C’est un lâcher de lanternes, il y en avait des milliers !

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et beaucoup de monde sur la plage pour les lancer !

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Agadir conforte sa vocation golfique

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 23/12/2015

Golf des Dunes Agadir
Golf des Dunes Agadir

Encore une fois, Agadir a conforté sa vocation golfique en accueillant la 10e édition de la So Cup Golf. L’organisation de cet événement a pour objectif de répondre à la volonté de faire du Maroc une destination golfique et de promouvoir Agadir sur cette niche sportive, étant donné le flux croissant de golfeurs qu’elle peut générer sur la destination. Créée en 2009 par Sofitel Maroc, la So Cup a aussi pour objectif de véhiculer des valeurs sociales et éthiques axées sur l’excellence, la performance et le respect. Plus de 70 participants ont pris part au tournoi sportif qui s’est déroulé autour d’expériences gastronomiques et de bien-être, deux jours durant. «Se challenger, se faire plaisir et s’évader, c’est ça notre objectif car la So Cup est avant tout un événement pour amateurs et épicuriens dont le programme a été construit autour de deux valeurs de la marque, la gastronomie et le bien-être», précisent les organisateurs. La 10e édition de la So Cup a remporté un vif succès, grâce à deux formules de jeu innovantes et deux golfs inédits. Le golf de l’Océan et le golf les Dunes en l’occurrence. La victoire en résultat brut est revenue à l’équipe de Mohamed Amine Rafi et Younes El Harram. Et en résultat net, à l’équipe de Nourreddine Abdelkouddousse et Saad Benohoud. Les lauréats de la 10e édition de la So Cup sont ainsi repartis les bras chargés des nombreux lots, d’une valeur de près de 170.000  DH, offerts par Sofitel. Il s’agit, notamment, de voyages avec séjours au Sofitel Luxembourg Grand-Ducal, Sofitel Brussels Le Louise, Sofitel Legend Amsterdam The Grand ou Sofitel Marseille Vieux Port.
Pour rappel, la So Cup de cette saison hivernale au Resort Sofitel Agadir a pris fin le week-end dernier, après 2 jours de compétition. Cette année,  la manifestation a été organisée en partenariat avec le golf de l’Océan, le golf les Dunes, le magazine Golf du Maroc, Golf training center Agadir, Radio Mars et pour la 1ère fois avec Maserati Maroc.

Agadir / Entrepreneuriat : Coup de pouce associatif

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 23/12/2015

Bilan positif pour « Initiative Souss Massa »
Le Conseil régional SM, principal bailleur de fonds

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Pas possible de monter une entreprise sans financement. Or, c’est souvent le premier obstacle que rencontrent les porteurs de projets. A Agadir, l’association Initiative Souss Massa (ISM), inspirée de l’expérience française,  œuvre pour aider les nouvelles créations à démarrer. Et ce, en mettant à leur disposition un prêt d’honneur, sans intérêt et sans garantie. ISM a récemment tenu son assemblée générale extraordinaire et son assemblée générale ordinaire pour l’exercice 2014, à la wilaya de la région Souss Massa. L’occasion de présenter le rapport moral et financier. Et de zoomer sur les réalisations et l’impact sur le marché de travail. «Dans la région, nous avons réussi le challenge de créer près de 900 emplois», déclare fièrement Mohamed El Mouddene, président de ISM. En 2014/2015, de nouvelles conventions ont été signées. Notamment avec l’ADS et Akwa Group. Mais aussi avec la CCG via le produit «Mouwakaba». L’optique, entre autres, étant d’encourager l’entrepreneuriat, de cofinancer des projets avec les banques et d’encourager plus de bailleurs de fonds. L’OCP est un autre partenaire avec lequel ISM va signer en 2016 pour un partenariat de 18 mois. Deux autres partenariats suivront. Le 1er concerne le financement d’un séminaire international prévu prochainement, et le deuxième fera l’objet de la certification qualité de l’ISM. Par ailleurs, la Fondation Achengli Haj Lahoucine a conclu aussi un partenariat avec ISM. Il consiste en l’accompagnement et financement en prêts d’honneur des lauréats ayant un esprit entrepreneurial. La Fondation abonde aussi dans le fonds de fonctionnement de l’ISM avec un budget de 50.000 DH,  renouvelable chaque année. Sur le volet coopération internationale, deux conventions de partenariat ont été signées en 2014. Notamment avec la plateforme d’Initiative Ile de France pour une collaboration bilatérale.  La 2e est une convention de jumelage avec la plateforme de l’Isère Sud Initiative (ISI) dans le cadre de la coopération décentralisée qui lie la région SM et le département de l’Isère, pour l’accompagnement de l’ISM et la mise en œuvre de la stratégie nationale de la promotion de la TPE. Pour rappel, l’assemblée générale extraordinaire de l’association a été marquée par le changement de l’appellation de la structure. De «Initiative Souss Massa Draâ», elle devient «Initiative Souss Massa». Nouveau découpage régional oblige.

ISM en chiffres

Depuis la création de l’ISM, le remboursement global a atteint plus de 7 millions de DH dont 1,8 million remboursé en 2015. Sur 272 entreprises financées, 222 porteurs de projets sont de bons profils, 17 ne remboursent pas régulièrement leurs prêts mais restent des candidats joignables. Sur les 272 porteurs de projets, 50 se sont acquittés de la totalité de leur dû envers ISM, et 30 ont été honorés lors du Forum de la TPE organisé à Agadir l’année dernière. Il faut préciser que la principale ressource de l’association ISM reste la contribution du Conseil régional Souss Massa qui représente cette année un montant de 1 million de DH. «Nous sommes prêts à augmenter cette subvention du moment que les résultats positifs sont là», a promis Brahim Hafidi, président du Conseil régional SM lors de la rencontre. La Chambre d’artisanat de Ouarzazate a contribué elle aussi avec un montant de 330.000 DH. En plus de 100.000 DH octroyés par l’Anapec Agadir. Soit un total de plus de 1,5 million de DH pour cette année. Il faut préciser que l’association a réussi à élargir le fonds de prêt qu’elle propose et qui est passé de 100.000 DH à 150.000 DH en 2015. Aujourd’hui, le dossier de reconnaissance publique de l’ISM est en cours de traitement.

 

ENCORE DES REMOUS CHEZ ACCOR GESTION MAROC !

par Afifa Dassouli – lnt.ma – 25/12/2015

L’affaire de la manipulation comptable qui a caractérisé deux unités hôtelières gérées par Accor Gestion Maroc pour le compte du fonds Risma continue de meubler les conversations, notamment du fait que Risma, coté en bourse, a été dans l’obligation d’émettre un profit warning, mais aussi parce que les deux institutions, AGM et Risma, refusent visiblement de communiquer sur cette question, délicate, certes. Mais, là n’est pas la seule raison de leur silence. En effet, comme précisé dans notre précédent article, (Cf. La Nouvelle Tribune du 24 décembre, numéro 961 et www.lnt.ma), « Risma-Accor, ce qui s’est vraiment passé », le mutisme de Risma et d’ AGM est motivé par le fait qu’une procédure judiciaire a été engagée par RISMA contre les présumés responsables de ces manipulations, lesquels seraient des membres du management des deux Sofitel d’Agadir. Et tant que la Justice est pendante, l’usage veut que l’on ne communique pas ! Certes, mais la presse et l’opinion publique ont « des raisons que la raison ignore », ce qui a poussé La Nouvelle Tribune à chercher d’autres éléments sur cette affaire, notamment auprès de sources proches du dossier.

Il apparaît, ainsi, que Risma, droit dans ses bottes, attend avec sérénité, la première audience sur cette affaire, laquelle aura lieu, selon nos sources, le 4 janvier prochain. D’ici là donc, silence radio pour tout le monde, à la précision près que ceux qui connaissent bien ce dossier ne manquent pas de faire remarquer que le fonds Risma dispose d’un argument de taille, précisé par le contrat de gestion même qui le lie à AGM. Ce dernier, en effet, est légalement tenu de produire au propriétaire des hôtels, « des comptes exacts », ce qui, comme on sait, n’a pas été le cas ! La responsabilité directe des équipes de Risma ne saurait être engagée donc dans la procédure, à l’opposée de celle des équipes d’Accor Gestion Maroc.

Pourtant, malgré ce différend et les conséquences de ces manipulations « gadiries », les deux parties, selon nos sources, n’envisagent ni séparation, ni brouille et seraient plutôt en contacts suivis pour apporter les correctifs d’une telle situation.

Le Groupe Accor est un partenaire important pour le Royaume et les grands institutionnels qui l’accompagnent dans le tour de table de Risma le savent pertinemment, eux qui ont recherché ce partenariat dans l’optique de développer l’industrie touristique et hôtelière nationale.

Du côté d’AGM également, la volonté est à la discussion et à la recherche d’une sortie de crise honorable, mais là aussi, sans « impliquer la presse » à ce stade de l’affaire…

Une question de principe sans doute, alors que selon des informations dignes de foi, un « nouveau problème » aurait surgi au Sofitel Mogador, propriété de la SAEMOG. En effet, selon nos sources, un audit serait actuellement diligenté au sein de cet hôtel, pour les mêmes raisons que celles qui avaient prévalu pour les deux unités d’Agadir.

Mais là, Risma n’est plus concerné !!!

Communiqué du CRT Agadir

Madame, Monsieur,

La Commune Urbaine d’Agadir, la Wilaya d’Agadir Souss Massa et le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa,
ont le plaisir de vous inviter à assister demain vendredi 25 décembre à 19h00 au théâtre de verdure à la cérémonie religieuse LiL Amdah Nabaouiya Souss Amdah
en Amazigh et en Arabe d’Agadir et de Taroudant.

Entrée libre sans invitation.

Vous êtes les bienvenus.

Prière d’assurer une large diffusion auprès de votre famille et vos connaissances pour assister nombreux durant ce moment merveilleux et spirituel.

Aid Mawlid Nabaoui Said.

Heureuse année 2016

Chevauchement des Fêtes du Mouloud et de Noël

lejournaldetanger.com – déc. 2015

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Pour la première fois depuis plus de 4 siècles et demi, plus exactement depuis 457 ans, la commémoration de la naissance du Prophète de l’Islam, Sidna Mohammed (Aïd Al Mawlid Anabaoui Acharif), coïncide pratiquement avec la fête chrétienne de Noël, commémorant la naissance du Christ Jésus. C’est ainsi que l’Aïd Al Mawlid sera célébré jeudi 12 Rabi-I de l’an 1437 de l’Hégire (24 décembre) et Noël le lendemain vendredi 25 décembre courant.

Les Musulmans et les Chrétiens vont donc célébrer la naissance de leur Prophète respectif à un jour d’intervalle seulement.
La naissance du Prophète marqua par la Volonté de Dieu l’arrivée du Sceau des Prophètes et l’Imam des Messagers Sidna Mohammed (Que la paix et le salut soient sur lui). Sa commémoration signifie donc la naissance de l’Islam». Nul doute que le rappel de ce avènement profite aux croyants qui ont besoin de se souvenir de toute chose liée au Prophète car Il est le modèle par excellence pour tout Musulman, conformément à la Parole de Dieu: «En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle

Cette fête est synonyme de retrouvailles en famille. Mais pas seulement. Dans chaque ville du Maroc, des évènements culturels et religieux sont organisés pour parler de la vie et des actes du Prophète Sidna Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

La seule ville du royaume qui fête chaque année Aïd El Mawlid, d’une manière unique et originale, est Salé avec son moussem des cierges de Moulay Abdallah Benhassoun, une tradition séculaire dont la toute première célébration remonte au 16ème siècle, marquée par le défilé de Slaouis transportant des cierges. L’évènement fait venir également des Marocains des autres villes et des touristes étrangers.

Noël vient du latin « dies natalis » ou jour de la naissance. On dit aussi « Nativité ». C’est la célébration de la naissance de Jésus (Sidna Issa) à Bethléem. L’ange avait demandé à Joseph d’appeler son fils Jésus c’est-à-dire « Dieu sauve ». De la faiblesse de ce nouveau-né et de la pauvreté de la crèche, jaillira la puissance de la Résurrection.

Noël c’est aussi le Sapin ou Arbre de Noël qui trouve son origine en Alsace française pour s’étendre ensuite au monde entier. On l’installe dans les maisons, décoré de fruits et de verroteries. La légende veut que le Père Noël avec sa barbe blanche et son bonnet rouge, se glisse par la cheminée de chaque maison dans la nuit du 24 au 25 décembre, pour déposer au pied du Sapin, les jouets que les enfants lui ont commandité et qu’ils découvrent, avec joie, à leur réveil.

C’est donc une occasion rêvée de souhaiter à tous de très bonnes fêtes dans la joie, la paix et le bonheur !

Agadir : Krechendo Trading ouvre une salle des marchés à Universiapolis

par Yassine Saber – leseco.ma – 22/12/2015

Universiapolis Agadir et Krechendo Trading viennent d’inaugurer la première salle des marchés au Maroc. En plus de la formation, cette structure permettra de délocaliser une partie des activités des institutions financières étrangères.

Photo infomediaire.ma
Photo infomediaire.ma

Krechendo Trading, la première trading arcade qui est présente en France, et en Belgique vient de lancer sa 3e salle des marchés et la  première au Maroc à destination de traders indépendants au sein de l’Universite internationale d’Agadir. Cette structure qui offre également la location des desks pour trading, a été inaugurée, la semaine dernière, à l’Universiapolis d’Agadir. «Cette structure s’adresse aux débutants ainsi qu’aux traders confirmés qui aimeraient davantage intervenir sur les marchés financiers et boursiers», explique Tarek El Marhri, Gérant fondateur de KrechendoTrading. Cettestructure ne se contentera pas seulement du marché marocain qui est limité en termes de flux d’actions, mais elle investira davantage sur les marchés européens et américains qui offrent plus de transactions financières.

 «L’implantation de Krechendo trading au Maroc  permettra d’attirer les traders de l’Europe pour travailler sur les marchés financiers, ce qui contribuera à la mise en place d’une communauté qui ramènera de la liquidité financière au marché marocain», ajoute Tarek El Marhri. Ce n’est pas tout : cette implantation permettrait également de capter une part de marché de la délocalisation de cette activité par des institutions financières à l’étranger. Alors que Krechendo Trading a débuté son activité à Paris en 2013 puis à Bruxelles, depuis l’année 2015, son positionnement sur le marché marocain est qualifié d’une implantation en amont avant le développement de ce marché au Maroc avec le lancement de Casa Finance City, d’où le besoin des ressources humaines qualifiées en termes d’analyse technique des valeurs boursières, qui rend accessible l’information sur les marchés financiers. Dans le détail, la formation comprend l’ensemble des règles et de connaissances nécessaires à la compréhension du fonctionnement de cette activité pour entamer la spéculation sur les marchés financiers.

Sofitel Agadir : RISMA-ACCOR, CE QUI S’EST VRAIMENT PASSÉ

Afifa Dassouli lnt.ma – 22/12/2015

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En annonçant, en septembre dernier, des irrégularités comptables constatées sur les comptes de ses deux sites hôteliers Sofitel à Agadir et en constituant une provision de 50 MMAD au 30 juin 2015, le Directoire de Risma, unique société du secteur du tourisme cotée à Casablanca, ne croyait pas que les dégâts seraient aussi importants que ceux révélés par l’audit diligenté dans ces hôtels sur la période de janvier à août 2015. Car, les manipulations sur les comptes des hôtels concernés pour afficher de meilleurs résultats économiques ont atteint les 5 millions de dirhams !

Il s’agit notamment de diverses natures de charges qui ont été déclassées dans des comptes du bilan. Il faut savoir que, par définition, une charge est propre à un seul exercice, alors que les comptes de bilans sont cumulatifs. En conséquence, les comptes de produits et de charges qui font ressortir le résultat d’exploitation, première étape de calcul des bénéfices ou des pertes, ont été enjolivés par le biais de diminutions artificielles de charges, transférées dans d’autres comptes. Et donc, le RNPG, (Résultat Net Part du Groupe), de Risma pour l’exercice 2015, après correction de ces fautes d’enregistrement comptables, sera amputé de 22 MMAD, engendrant une diminution de 110 MMAD des capitaux propres consolidés, (impacts sur les exercices antérieurs à 2015). Dans les comptes sociaux, l’impact sur le résultat avant impôt sera de 132 MMAD, ce qui met la société cotée en perte de 180 Millions de dirhams à fin 2015.

A priori, Risma s’est retournée contre AGM, (Accor Gestion Maroc), la société de gestion de ses actifs immobiliers, dirigée par le groupe ACCOR, lui reprochant essentiellement un manque de supervision du service financier concerné et à fortiori, la légèreté de son directeur financier, en charge de l’enregistrement comptable, l’élaboration, la vérification et le contrôle des comptes des hôtels .

Mais AGM, qui a été la première à identifier ces malversations et à réclamer un audit détaillé, semble lui retourner les mêmes reproches du fait que Risma intervient juste après la formation du résultat d’exploitation et qu’elle aurait elle-aussi manqué de vigilance.

Certes, Risma a porté plainte contre les auteurs dont le Directeur général, le directeur financier et ses équipes, coupables, aux yeux de Risma , des dissimulations de charges depuis plusieurs années et des manipulations comptables constatées. Mais, il semblerait que le DG d’AGM ait été totalement blanchi. C’est peut être la séparation dans AGM de la gestion des hôtels Sofitel qui a causé un certain flou et a permis ce genre de malversations au niveau de la société de gestion d’Accor. On peut aussi noter l’absence de vigilance de la direction financière de Risma – en charge du contrôle financier -et s’interroger sur la manière dont les comptes ont été certifiés par les Commissaires aux comptes !

Risma a donc entrepris des démarches pour obtenir réparation des préjudices subis et a demandé à la société de gestion de prendre les mesures nécessaires afin de renforcer le dispositif de contrôle interne, et ainsi éviter que ne puissent se reproduire des situations similaires. D’autant que la baisse de l’activité touristique a déjà amputé l’activité de Risma de 70 millions de dirhams.

Il faut donc espérer que la symbiose entre Risma et Accor Gestion Maroc ne soit pas affectée par tous ces problèmes. Mais rien n’est moins sûr compte tenu de la dégradation des relations observée depuis deux ans entre ces deux sociétés dont Accor – rappelons-le – est le plus gros actionnaire. Et, in fine, ce qui reste à savoir pour les années où le camouflage de charges est intervenu, c’est de combien le résultat de chaque exercice a-t-il été enjolivé…

Agadir / Affaire du Sofitel : Les prévenus interdits de quitter le territoire

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 22/12/2015

Escroquerie, abus de confiance…les chefs d’accusation
Le directeur financier serait le seul responsable

sofitelagadir_trtLe détournement de fonds que l’hôtel Sofitel Agadir a connu tient en haleine toute la ville.
Dans cette affaire portée devant le tribunal de première instance, plusieurs personnes seraient impliquées. Des arrestations ont même eu lieu. Or, l’affaire prend une autre tournure lorsque «le directeur financier de l’établissement avoue aux enquêteurs sa seule responsabilité dans ces trous de comptabilité», explique une source très proche du dossier. Suite à cet aveu, les autres prévenus ont été mis en liberté. Il faut préciser que les «trous» dans la comptabilité ont été mis à jour par un audit réalisé par le groupe Accor. Questionné sur son manque de réactivité face au déséquilibre comptable que la structure connaît, le directeur de l’hôtel répliquera «qu’il n’a pas voulu porter plainte de lui-même et qu’il attendait les instructions de la société-mère, après un mail qu’il lui avait adressé». Le montant détourné avoisine les 30 millions de DH, nous apprend la même source. En fait, pour couvrir les charges, «le directeur financier aurait augmenté le montant de la TVA». Ayant libellé trois chèques sans préciser les noms des bénéficiaires, il a aussi été accusé d’escroquerie et de falsification de documents bancaires. D’autant plus que, «l’une des deux signatures apposée sur les documents aurait été falsifiée», est-il indiqué. En fait, tous les chèques doivent être signés par le directeur financier et le directeur général. Or, «ce dernier a nié les avoir signés et crie à la falsification de sa signature», précise la source. Pour précision, les trois chèques ont été tirés par trois sociétés différentes, pour des prestations qu’elles auraient présentées. Les chefs d’accusation contre les accusés sont «escroquerie, abus de confiance envers son employeur, complicité et falsification de documents bancaires». Pendant les interrogatoires, les comptables ont avoué être conscients de l’illégalité des actes mais, ont ajouté qu’ils ne faisaient qu’appliquer les ordres de leur supérieur hiérarchique. Toutes les personnes impliquées dans ce scandale, notamment le directeur général, sont interdits de quitter le territoire jusqu’à l’issue de l’affaire.

Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir

huffpostmaghreb.com – 22/12/2015

Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir | DR
Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir | DR

Un vieux rêve en passe d’être exaucé pour les météorologues marocains. Un musée consacré exclusivement aux météorites verra bientôt le jour à Agadir, selon L’Économiste (voir l’article ci-dessous). Une première dans un pays considéré comme l’un des plus riches au monde en termes de trouvailles de météorites.

Une centaine de météorites seront exposées, des films documentaires diffusés, des panneaux pédagogiques déployés… Le musée sera hébergé dans l’Université Ibn Zohr d’Agadir, porteur du projet avec le Centre national pour la recherche scientifique et technique et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites.

Bien qu’il soit reconnu comme l’un des pays les plus riches en météorites (près de la moitié des météorites martiennes y ont été collectées), le Maroc n’abritait jusqu’alors qu’un « musée privé à Marrakech fondé par un amateur (…), aucun musée public et aucun centre de recherche pour l’étude des météorites n’existent au Maroc (…), il y a une déperdition de cette richesse », déplorait il y a un an Hasnaa Chennaoui Aoudjehane, géologue marocaine membre du conseil de la Meteoritical Society, l’association scientifique internationale de référence.

Si les chutes de météorites sur le sol marocain sont fréquentes, la plus notable est celle de Tissint, tombée dans le sud marocain pendant l’été 2011 et identifiée comme provenant de la planète Mars.

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L’article de l’Economiste

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 22/12/2015

Le bâtiment sera situé à Agadir
Il s’agit d’une première au niveau national
Exposition de plus de 100 météorites, une dizaine de tectites, de cônes de percussion …
Le premier musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. Une première au niveau national (Ph. A.I.)
Le premier musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. Une première au niveau national (Ph. A.I.)

C’est une première au niveau national! Le musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. L’édifice sera un lieu de protection et d’exposition d’échantillons de météorites. Les visiteurs pourront ainsi découvrir  les effets et conséquences des chutes de ces objets célestes, les cratères d’impact marocains.

Notamment les astroblèmes d’Imilchil-Agoudal entre autres. En fait, la météorite impliquée précisément dans cet impact est arrivée au sol à 100.000 km/h. Elle s’est entièrement brisée dans la région d’Imilchil-Agoudal, laissant derrière elle les grands cratères d’impact qui sont les premiers astroblèmes découverts au Maroc par des chercheurs de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.
Des échantillons de cette météorite, des impactites, des panneaux pédagogiques, des maquettes, des films documentaires initieront les visiteurs à ces mystérieuses structures d’impact marocaines. C’est ainsi que collectionneurs, prospecteurs, étudiants, enseignants chercheurs, ou tout simplement curieux, pourront en apprendre davantage sur ces roches extraterrestres. Et découvrir le monde céleste via des échantillons. En fait, le musée comprendra une collection de plus de 100 météorites, une dizaine de tectites, de cônes de percussion (shatter-cones) et des brèches d’impact. Leur importance dans l’histoire de la Terre et celle de l’humanité, leurs enjeux et interrogations dans les recherches scientifiques seront illustrés par de nombreux documents et explications détaillées. «Le Maroc reste un lieu favorable de trouvailles de météorites dont certaines présentent des sources de révélations scientifiques très importantes», explique Abderrahman Ibhi, expert marocain en météorites. «C’est le cas notamment de Tissint, la fameuse météorite martienne, et Tighert, météorite de l’astéroïde Vesta, des chutes observées respectivement en 2011 et 2014», a-t-il ajouté. En effet, les météorites constituent en général un patrimoine national. Mais aussi une source de revenus non négligeables pour des milliers d’habitants des régions reculées comme Tata, Erfoud, Zagora, Es-Smara, Zag… car les habitants de ces régions ont développé au fil du temps un véritable savoir-faire. Normal, pour eux, c’est un véritable commerce juteux.
«La réalisation du musée de météorites à Agadir est le résultat des efforts conjugués de l’Université Ibn Zohr, du Centre national pour la recherche scientifique et technique, du Club d’astronomie Ibn Zohr et du Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites», précise A. Ibhi. Ce qui explique l’engouement déclenché par les motivations scientifiques, culturelles et astrotouristiques. L’idée est d’encourager cette nouvelle niche pour développer l’offre de la destination touristique Agadir et attirer une nouvelle clientèle.
Pour rappel, le musée des météorites d’Agadir sera hébergé dans l’annexe universitaire de Ibn Zohr. Ce projet, dont l’ouverture est prévue prochainement, sera accessible au public et aux groupes pédagogiques et scientifiques, nous indique-t-on.

Autour du même thème.

Parallèlement à l’exposition permanente, des soirées sélénites seront régulièrement au programme du musée. L’objectif étant l’observation du ciel d’Agadir, à l’aide d’instruments astronomiques. Ce sera ainsi l’occasion d’observer par exemple des cratères d’impact de météorites à la surface lunaire. Au menu également des conférences assurées par des experts du domaine. Des expertises scientifiques d’échantillons seront aussi dispensées. Il faut préciser que les responsables du musée, impatients d’ajouter des spécimens à la collection Ibn Zohr, offrent la possibilité à toute personne possédant un fragment de météorite de l’exposer  au musée. Soit sous un nom d’emprunt soit sous le nom du véritable propriétaire.

 

RALLYE DU MAROC HISTORIQUE 2016

Nous voilà repartis pour une 7ème édition du Rallye du Maroc Historique !

Rallye Historique

Plus compacte que l’année passée, cette version 2016 se veut tout aussi magnifique bien que très différente. En voici les grandes lignes :

Lundi 9 mai / Etape 1 : Rabat – Rabat
Vérifications techniques et administratives
ES1 Had Brachoua 15km

Mardi 10 mai / Etape 2 : Rabat – Oulmes – Ifrane
ES2 Kathouat 28km
ES3 Bir El Nasr 12km
ES4 Moulay Bouazza – Oulmes 30km
ES5 Bouchebel 14km

Mercredi 11 mai / Etape 3 : Ifrane – Ait Ishaq – Bin El Ouidane
ES6 Ito 11km
ES7 Khenifra 1000 Lacs 30km
ES8 Ait Ishaq – Khenifra 25km
ES9 Choms – Naour 28km

Jeudi 12 mai / Etape 4 : Bin El ouidane – Ait Bouguemez – Bin El Ouidane
ES10 Skatt 18km
ES11 Ait Bouguemez 22km
ES12 Zaouit Ahansal – Rocher Cathédrale 28km
ES13 Tilouguite 25km

Vendredi 13 mai / Etape 5 : Bin El Ouidane – Benguerir – Marrakech
ES14 Skhour Rhamna 32km
ES15 Benguerir 10km
ES16 Youssoufia – Bouchane 24km
ES17 Tamansourt 14km

Samedi 14 mai / Etape 6 : Marrakech – Sidi Kaouki
ES18 Ounara 14km
ES19 Tamanar 18km
ES20 Tzharine – Plage Tafani 12km
ES21 Tamanar 25km
Arrivée Agadir Paradis Plage

Tous les détails sur : www.rallyedumaroc-historique.com
Vous y trouverez le dossier d’engagement dans la rubrique Documents officiels

 

Le ministère marocain du Tourisme part à la conquête du marché russe

yabiladi.com – 21/12/2015

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Les stratégies marocaines sont en train d’être affûtées pour la conquête du marché russe. C’est dans ce sens que le ministère du Tourisme a initié ce lundi après-midi à Rabat l’examen des mesures tactiques à court terme afin de renforcer la présence de la destination Maroc sur le marché russe, indique un communiqué du ministère parvenu à la rédaction.

Une de ses mesures est de mettre en place un cadre de partenariat à même de créer une liaison aérienne au départ de Moscou vers Agadir avec escale à Marrakech. Les opérateurs privés ont indiqué leur volonté de travailler avec les acteurs publics pour renforcer les performances du marché sur la destination Maroc.  Quant à l’ONMT, elle va renforcer sa campagne de communication à destination du marché russe. Dans ce but, l’ONMT va accompagner les efforts marketing des opérateurs de ce marché pour garantir une plus grande visibilité de la destination Maroc.

Pour rappel, selon les prévisions du département de Lahcen Haddad, le marché russe pourrait fournir un volume de 15,3 millions de tourisme en hausse de 7 à 16% sur les 3 prochaines années. 34 000 touristes russes, particulièrement intéressés par les villes comme Agadir et El Jadida ou encore Marrakech et Fès, ont visité le Maroc en 2014. Le ministère du Tourisme table sur un accueil de 800 000 touristes russes d’ici 2020 et à court terme il vise 100 000 visiteurs.

Autoroutes : 71% des populations urbaines connectées

par Younes Tantaoui – lavieeco.com – 21/12/2015

Grace, entre autres, aux 11 milliards de DH investis depuis 2012, le réseau autoroutier couvre aujourd’hui 24 villes principales.

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C’est sans doute l’un des domaines où le Maroc a réalisé les plus grandes avancées. Constituant une suite logique à la politique des grands chantiers adoptée par le Royaume depuis l’indépendance, le développement du réseau autoroutier a accaparé toute l’attention des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, y compris l’actuel. Selon les données du ministère de l’équipement, du transport et de la logistique, plus de 11 milliards de DH ont été investis dans les autoroutes entre 2012 et fin septembre 2015. Cette enveloppe a permis de porter la longueur totale du réseau exploité à 1 588 Km. Les axes actuellement en service permettent ainsi de relier 24 villes dont la population dépasse 100 000 habitants. Selon la même source, le réseau actuel couvre également 71% des populations urbaines marocaines. Et d’ici fin 2016, ces données seront certainement revues à la hausse puisqu’il est prévu que le réseau atteigne les 1 770 Km lorsque les différents chantiers encore en cours seront finalisés. D’ici là, un nouveau contrat programme devrait être signé par l’Etat et Autoroutes du Maroc. Il est actuellement dans sa phase d’élaboration, des discussions entre les deux parties se tenant régulièrement.

En attendant d’en connaître les détails, on sait d’ores et déjà que ce contrat programme constituera une étape essentielle dans le cadre du déploiement d’un nouveau schéma routier à l’horizon 2035. Aziz Rebbah, ministre de tutelle, a déjà donné quelques idées sur les intentions de son département dans ce domaine, et ce, à travers plusieurs déclarations faites ces derniers mois. La première indiscrétion renvoie ainsi à la longueur du réseau autoroutier. Le nouveau schéma devrait prévoir la construction de 3000 nouveaux kilomètres d’autoroutes sur les 25 à 30 prochaines années, répartis en deux tranches. La première, et qui sera vraisemblablement l’objet du prochain contrat programme Etat-ADM, concerne la réalisation de plus de 1 500 Km d’autoroutes.

Les axes seront définis selon leur portée stratégique, de manière à faire bénéficier un maximum de régions  d’axes autoroutiers. La deuxième indiscrétion concerne la volonté du ministère de transformer les axes autoroutiers actuels en un réseau interconnecté permettant de relier les différentes régions entre elles. A ce niveau, la priorité sera donnée à la construction des axes permettant de relier deux, voire trois autoroutes. La seconde phase du programme devrait pour sa part concerner l’extension du réseau aux régions sud du Royaume. C’est là un projet qu’a toujours défendu le ministre actuel. Des études ont d’ailleurs déjà été lancées pour évaluer l’opportunité d’étendre le réseau au delà de la ville d’Agadir où il s’arrête aujourd’hui. Cette volonté a pris encore de l’ampleur après l’annonce, le 6 Novembre dernier, d’un nouveau plan de développement des régions du Sud. Une fois la concrétisation de celui-ci entamée, le besoin en infrastructures routières et autoroutières se fera certainement plus importants. 

D’ici là, on sait déjà que le ministère de l’équipement a déjà identifié quelques axes autoroutiers qui devraient être inclus dans le prochain contrat programme d’Autoroutes du Maroc. En tout, ils sont au nombre de quatre, dont les couloirs sont d’ores et déjà validés. Il s’agit d’abord de l’axe Safi-Marrakech-Béni Mellal qui permettra d’interconnecter les axes El Jadida-Safi, Casablanca-Marrakech et Khouribga-Béni Mellal. En prime, cet axe aura le mérite de relier la ville de Benguérir à la façade maritime et à son nouveau pôle en pleine émergence, en plus d’assurer une connexion de la route nationale 9 (allant vers Ouarzazate) au réseau autoroutier sans traverser la ville de Marrakech. Les études préliminaires font ressortir que la longueur de cet axe peut aller de 356 à 422 Km, pour un coût estimatif compris entre 13 et 15 milliards de DH. La deuxième autoroute qui devrait être incluse dans le futur contrat programme est celle reliant Agadir à Guelmim sur une longueur de près de 200 Km. L’objectif principal de cet axe, qui sera une première étape avec une extension plus importante du réseau dans les régions du Sud, est de décongestionner la route nationale 1 qui est la principale liaison entre Agadir et les villes plus au Sud. Elle viendrait également en supplément au projet de voie rapide prévu dans le plan de développement des régions du Sud et qui reliera Tiznit à Dakhla sur une longueur de plus de 1 050 Km.

Une liaison permettant de relier les bipoles Fès/Meknès et Tanger/Tétouan est également prévue afin de permettre une connexion entre les deux régions par autoroute sans devoir passer par Rabat. Les couloirs proposés à ce niveau varient de 189 à 209 km pour un coût compris entre 8 et 9 milliards de DH.

Enfin, le département de tutelle devrait étudier l’opportunité de réaliser une deuxième autoroute pour relier Casablanca et Rabat, et ce, dans l’objectif de faire face à l’accroissement continu du trafic entre les deux villes. Sur le principe, l’idée est que cette liaison permette de desservir la ville de Benslimane qui connaît une importante expansion et dont les besoins devraient se renforcer avec le projet de développement de l’aéroport.

C’est dire l’ampleur stratégique des chantiers qui seront integrés dans le prochain contrat programme. Il reste maintenant juste à définir lesquels seront priorisés puisque la logique voudrait que les travaux ne soient pas menés simultanément en raison de l’importance de l’investissement à mobiliser.

Agadir / Tourisme : Temps durs pour la destination

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 21/12/2015

La France, la Pologne, la Suède en recul
Le marché national tente de rattraper les écarts
L’espoir de mise avec les fêtes de fin d’année
La destination balnéaire Agadir n’arrive toujours pas à retrouver ses parts sur les marchés traditionnels. La crise économique doublée de la crise sécuritaire en sont les raisons principales
La destination balnéaire Agadir n’arrive toujours pas à retrouver ses parts sur les marchés traditionnels. La crise économique doublée de la crise sécuritaire en sont les raisons principales

Pas de surprise. L’activité touristique à Agadir peine toujours à redémarrer, la morosité bien installée depuis des mois. Les dernières statistiques du Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir concernant le mois de novembre 2015 se veulent plutôt optimistes avec l’annonce d’une hausse de +3,41% pour les arrivées. Mais les nuitées ne suivent pas puisqu’elles sont en diminution de 1,95% dans les établissements classés d’Agadir par rapport à la même période en 2014, toujours selon les chiffres avancés par le CRT. A noter que cette timide augmentation en arrivées s’explique par les hausses enregistrées au niveau des principaux marchés émetteurs, à savoir le Maroc, l’Angleterre et l’Arabie Saoudite. En effet, la destination balnéaire a enregistré respectivement pour ces trois marchés, 5307, 916 et 965 arrivées de plus. Quant aux nuitées, l’écart est de 4450, 5932 et 3988 de plus par rapport à la même période en 2014. Le marché allemand a, quant à lui, connu une baisse au niveau des arrivées malgré une hausse de 5,02% en termes de nuitées. Ce sont donc quelque 412 Allemands reçus de moins.
Par ailleurs, certains marchés ont enregistré des baisses nettes. C’est le cas en l’occurrence, du marché français qui régresse de moins 1383 en arrivées et -6172 en nuitées; du marché polonais en recul avec respectivement -910 et -5015. Et du marché suédois avec respectivement un écart de -586 et -3709 en arrivées et en nuitées. Sur la même lancée, la durée moyenne de séjour durant le mois de novembre est en baisse aussi. Quant à lui, le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois de novembre 2015 a chuté de 42,05% en 2015 par rapport à 45,55% en 2014. «La situation est vraiment déplorable, s’il n’y a pas d’évolution, les conséquences seront vraiment désastreuses pour le secteur», déplorent les hôteliers. En effet, dans le Souss Massa, ce sont des milliers de familles qui vivent du secteur touristique, autant d’emplois qui sont menacés par la morosité ambiante.
Pas de surprise non plus au niveau de l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant les onze premiers mois de l’année en cours par rapport à 2014. En effet, elle fait ressortir une baisse de 2,71% en termes d’arrivées, soit 23.079 visiteurs de moins durant cette année, par rapport à la même période en 2014. Les nuitées ont connu également une baisse de moins 9,10% soit 392.219 nuitées de perdues. Un tableau terne dans une période où normalement, les espoirs sont permis pour les fêtes de fin d’année.

Maroc : Les droits portuaires en hausse

par Younes Tantaoui – lavieeco.com – 21/12/2015

Depuis début décembre, les droits sur les navires et ceux sur les marchandises ont augmenté de 5% chacun.

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L’information fait jaser la communauté portuaire depuis plusieurs jours. Le premier décembre, les droits appliqués aux navires et aux marchandises transitant par les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) ont augmenté de 5%. Cette décision semble avoir pris de court plus d’un. C’est en effet par courrier adressé à l’Association professionnelle des agents maritimes, consignataires de navires et courtiers d’affrètement du Maroc (APRAM) que l’agence a informé les opérateurs, quelques semaines à peine avant l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification.

Au-delà de la manière, les opérateurs craignent que l’impact de cette hausse sur le coût réel d’importation des marchandises soit plus important. «L’importateur subira une première hausse des droits sur sa marchandise, à laquelle il faudra ajouter les 5% que leur répercuteront les armateurs», explique un professionnel. Ceci sans tenir compte du risque de surenchère que seraient tentés d’appliquer certains armateurs en profitant de la révision des droits portuaires pour augmenter leurs marges. C’est dire que dans ce contexte, l’importateur risque d’être doublement impacté.
L’ANP doit mobiliser

3 milliards de DH de fonds propres

Cette décision était envisageable depuis plusieurs mois. En octobre 2014, l’ANP en avait déjà montré les prémices en lançant un appel d’offres pour étudier une refonte du système tarifaire des droits de ports. A l’époque, il était expliqué que cette initiative avait été prise vu que le système tarifaire alors en vigueur, et qui avait été instauré en 1996, n’était plus adapté à l’évolution des ports marocains. Ces évolutions concernent non seulement le volume du trafic, mais aussi l’amélioration des conditions de traitement. L’idée était donc de concevoir un nouveau système tarifaire de manière à ce qu’il soit incitatif pour les armateurs qui génèrent du trafic, et qu’il tienne compte de la segmentation des marchandises.

A ce jour, les résultats de cette étude ne sont pas encore connus. Cela n’a cependant pas empêché l’agence d’augmenter ses tarifs en attendant la refonte globale du système. Cette décision pourrait s’expliquer par la volonté de l’ANP de dégager plus de revenus en vue de financer son important programme d’investissement. Celui-ci porte sur une enveloppe de 5,9 milliards de DH pour la période 2015-2019. «Il sera financé à hauteur de 52% par financement externe, soit 2,9 milliards de DH, et de 48% par les ressources propres de l’ANP», peut-on lire dans le rapport sur les entreprises publiques accompagnant le projet de Loi de finances 2016. En d’autres termes, l’ANP doit mobiliser 3 milliards de DH sur ses propres revenus.

Or, si l’on se fie au même document, les revenus actuels de l’agence sont assez loin de l’enveloppe nécessaire. En 2014 par exemple, elle n’a généré qu’un bénéfice de 66,4 MDH contre plus d’un milliard de DH en 2013, année durant laquelle elle avait enregistré une rentrée exceptionnelle d’argent frais représentant les droits relatifs à la concession du terminal 3 du port de Casablanca. «Si c’est pour financer les investissements, il est illogique de surfacturer les opérations au niveau de certains ports déjà amortis comme celui de Casablanca», estime pour sa part un expert dans le secteur maritime.

Quoi qu’il en soit, le grand gagnant dans cette histoire sera une nouvelle fois le port de Tanger Med qui n’est pas géré par l’ANP et dont les droits restent donc inchangés. D’ailleurs, si l’on se fie aux déclarations des importateurs sondés, celui-ci est déjà plus compétitif en termes de droits comparativement à des ports comme Casablanca ou Agadir. Les importateurs, qui se disaient déjà tentés de réorienter leur trafic vers ce port, ont désormais un nouvel argumentaire à faire valoir.

Le Caftan marocain à l’honneur au Sofitel Agadir Royal Bay !

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FASHION SHOW 26 Décembre - Sofitel Agadir Royal Bay

A l’occasion de la Winter Collection, le Sofitel Agadir Royal Bay met à l’honneur le Caftan Marocain en invitant des stylistes de renom pour un défilé le samedi 26 Décembre 2015.

En partenariat avec Mim’s Event, Art Make-up by Morgane Rivet, le photographe mode Mohamed Sajid et Empreinte Beauté. Le Caftan marocain a l’honneur pour la Fashion Show Winter Collection Après le défilé haute couture de Nabil Dahani l’automne dernier, l’inédit défilé de fourrure de Second Life sur la patinoire de glace en décembre dernier et le défilé haut en couleurs de Karim Tassi pour la Spring Collection 2015, cette saison hivernale 2015, le Sofitel Agadir Royal Bay met à l’honneur le Caftan marocain et réunit trois grands stylistes pour vous présenter leurs plus belles créations. Des Caftans élaborés et précieux défileront lors de cet évènement qui se tiendra le samedi 26 Décembre organisé comme un moment festif pour célébrer la création marocaine. Cocktail dînatoire, animation musicale live, et présentation des pièces de haute couture traditionnelle. Une manière de révéler les talents de la scène marocaine, et de faire vivre la mode dans la Région du Souss.

Maria Ouezzani Chahdi
Artiste dans l’âme, Maria est une peintre devenue passionnée de broderie. Débutant sur des maquettes de tissus, elle laisse peu à peu entraîner son imagination sur des caftans. Maria prend alors goût au stylisme et décide d’ajouter cette énième corde à son arc. Elle travaille avec toutes les maisons de caftans Haute Couture avant de créer sa propre marque, qui se positionne aujourd’hui comme l’une des meilleures au Maroc. Sa griffe est caractérisée par ses broderies authentiques et son regard artistique. Ce qui lui vaudra l’honneur de participer à une comédie musicale, à New-York, retraçant l’histoire du Maroc. Seule, elle réalise l’ensemble des costumes traditionnels de chacune des régions. Ambitieuse et ouverte, elle décide de créer avec sa partenaire de travail Oum, elle-même artiste peintre et une entrepreneuse aguerrie, une marque exclusivement distribuée à l’internationale Oum & Maria.

Kacem Sahl
Passionné par l’art et grand amoureux de la peinture, Kacem Sahl a toujours été attiré par la création. Après avoir effectué des études de marketing et finance, ce natif de Fès décide de revenir à sa passion première.
Il effectue alors plusieurs stages en stylisme et modélisme et commence par réaliser des collections pour l’atelier Dar Oum Al Ghait. En 2006, il est désigné par Caftan comme meilleur jeune talent. Depuis, c’est une belle histoire où l’innovation est toujours au rendez-vous.

Said Saiss
Née le 1 août 1983 à Casablanca Said Saiss est un jeune styliste de haute couture marocaine et de prêt-à-porter. Il se passionne très tôt pour la mode et décide d’en faire son métier. Il est diplômé de l’école IHB art média à Casablanca avec une double formation en stylisme modélisme.
En 2009 il reçoit le premier prix des Fashion Days à Marrakech avec sa collection « Red Carpet ». Il participe aussi à plusieurs défilés partout au Maroc ainsi qu’à des films comme l’orchestre des aveugles de Mohamed Mouftakir et Hunting Games de Bruno Vaussenat.
Said continue de tracer son chemin avec beaucoup de créativité et de passion.

Le show est ouvert à tous : 250 Dhs par personne (Défilé + Cocktail dînatoire)

Agadir : Grand-messe autour de l’arganier

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 18/12/2015

Lancement du programme de l’arganiculture à Rsmouka, province de Tiznit
La 3e édition du Congrès international de l’arganier jusqu’au 19 décembre
Signature de deux nouvelles conventions
L'arganier est un vrai levier de développement pour une population de près de 3,5 millions de personnes, dont 75% à dominante rurale. La volonté aujourd'hui est de tout mettre en oeuvre pour la dynamisation de cette filière (Ph. L'Economiste)
L’arganier est un vrai levier de développement pour une population de près de 3,5 millions de personnes, dont 75% à dominante rurale. La volonté aujourd’hui est de tout mettre en oeuvre pour la dynamisation de cette filière (Ph. L’Economiste)

C’est un événement très attendu à Agadir, d’autant plus qu’il n’a lieu qu’une fois tous les deux ans. Le Congrès international de l’arganier revient pour sa version 2015, avec une troisième édition qui a démarré hier jeudi et qui s’étend jusqu’au 19 décembre. « Une nouvelle dynamique doit être donnée à la réhabilitation de l’arganeraie, qui joue un rôle écologique important en tant que barrière contre la désertification », a déclaré Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, lors de la cérémonie inaugurale. « C’est aussi un vrai levier de développement pour une population de près de 3,5 millions de personnes à dominante rurale de 73% », a-t-il ajouté. Dans ce sens, deux nouvelles conventions viennent d’être signées entre le ministère de tutelle et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’arganier. La première porte sur l’appui à la mise à niveau de la filière de l’arganier sur la période 2016/2018. Cette mise à niveau de la filière se fera en conformité avec la loi 3-12 et comprend la réalisation d’actions de sensibilisation et un programme de formations au bénéfice des acteurs de la filière. Mais aussi l’organisation de voyages, participation aux salons.

La deuxième convention portera sur le développement de la recherche spécifique à la filière, notamment en ce qui concerne l’amélioration génétique de cet arbre endémique. La tenue du Congrès a aussi été l’occasion d’une visite de terrain au premier site de l’arganiculture à Rsmouka, dans la province de Tiznit, qui  s’étale sur 600 ha. Sachant que le projet global comprend  la plantation de 5.000 ha d’arganiers à l’horizon 2020. Un projet mené par le ministère de l’Agriculture et l’Andzoa au profit des propriétaires des terres privées. Il faut préciser que l’appui au développement de la filière de l’arganier et de l’écosystème arganeraie, de même que la contribution aux projets de la coopération internationale, ont fait l’objet d’une table ronde animée par Mohamed Bechri, directeur de la stratégie et du partenariat à l’Agence de développement des zones oasiennes et de l’arganeraie (Andzoa). L’objectif étant la présentation et le partage des expériences des projets en cours d’exécution au niveau de l’arganeraie. Et aussi la discussion de l’apport de la coopération internationale pour le développement de la filière. Des propositions d’orientation, de collaboration et de création de synergie entre tous les projets seront de même avancées. La deuxième table ronde, animée par  Mohamed Badraoui, directeur de l’INRA, a porté sur la nouvelle stratégie nationale de recherche agronomique (SNRA). « La recherche scientifique, aussi bien bio-physicochimique, économique que sociale constitue un levier pour atteindre les objectifs du contrat-programme arganier, elle doit donc être mise à profit pour orienter les décisions de développement, de gestion et de valorisation de l’arganeraie et de l’arganier », nous indique-t-on. Sachant qu’une recherche scientifique de qualité est tributaire d’un appui aux équipes de recherche et d’une valorisation des connaissances acquises. Dans ce sens, différentes initiatives sont mises en œuvre pour promouvoir une recherche efficace. Le ministère de l’Agriculture a donc élaboré la SNRA et l’Andzoa a animé l’élaboration, en mai 2014, d’un programme fédérateur de recherche sur l’arganier (PFRA). Par ailleurs, l’Unesco et l’Andzoa, avec des partenaires privés, ont entamé une initiative de financement de bourses pour jeunes chercheurs. Pour rappel, la 3e édition du Congrès international de l’arganier est organisée à Agadir par l’Andzoa. En partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le Haut commissariat aux eaux et forêts et l’Institut national de recherche agronomique.

Des communications et des prix

Lors de la 3e édition du Congrès international de l’arganier, 133 communications orales et affichées seront présentées par des chercheurs et scientifiques issus de plusieurs pays. Dont la France, l’Algérie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada et le Maroc. Les thématiques retenues vont porter sur la structure et sur le fonctionnement de l’écosystème arganeraie, l’agroforesterie, l’intensification et la biotechnologie. Et aussi sur la valorisation, économie et commercialisation des produits de l’arganeraie, et sur la patrimonialisation, les changements sociaux et les aspects juridiques. En marge de cette manifestation scientifique, des prix et distinctions ont été décernés hier aux jeunes chercheurs pour les meilleurs travaux de recherche en master, doctorat et mémoire d’ingénieurs.

 

Agadir : Scandale financier dans un hôtel 5 étoiles

flash infos – leconomiste.com – 20/12/2015

Vrai ou pas ? Affaire à suivre !

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La ville d’Agadir vibre ces jours-ci au rythme d’un scandale financier au Sofitel Agadir. Les travaux d’un bureau d’audit ont en effet, mis à jour des trous de comptabilité. D’après une source proche du dossier, le manque se chiffre en millions de DH. Les prévenus sont des cadres responsables dans cet hôtel 5 étoiles. Ils sont accusés de détournement de fonds. Une enquête est en cours en vue de déterminer les circonstances liées à cette affaire et toutes les personnes impliquées.

Paysages et traditions du Pays Basque

Il fait si beau et chaud en ce moment dans le Sud-Ouest que nous en profitons pour retrouver les beaux paysages du Pays Basque : hier, promenade à Saint-Jean-Pied-de-Port.IMG_3485 IMG_3486 IMG_3487IMG_3491 IMG_3492

La montée à la citadelle de Vauban :

IMG_3475 IMG_3476 IMG_3479 Les rues sont étonnamment désertes, mais on saura plus tard pourquoi…IMG_3482 IMG_3483 IMG_3489 IMG_3493

La ville est une étape importante pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle et on en trouve des signes nombreux :
fléchage au sol sur les pavés :IMG_3496et sur les murs :IMG_3497 IMG_3498

Quelques vues de la ville :IMG_3477 IMG_3478IMG_3501 IMG_3502 IMG_3504

et, au détour d’une rue, on comprend pourquoi une partie de la ville était déserte : tout le monde était rassemblé pour accueillir Olentzero !

Dans certains villages on présente Olentzero sous les traits d’un personnage un peu grotesque qui fait son apparition la nuit de Noël. Il est généralement présenté comme un charbonnier, sale, grossier, il a autant d’yeux que l’année a de jours plus un, il apparaît avec un bouquet d’ajoncs, une faucille à la main. On dit qu’il est glouton, qu’il entre la dans la maison la nuit de Noël par la cheminée (ce qui justifiait de nettoyer le conduit à l’avance), qu’il vient dans la cuisine quand la famille s’est retirée au lit. Il se chauffe aux flammes d’Olentzero enbor (le tronc d’Olentzero) ou gabonzuzi qui se consume cette nuit-là dans la cheminée. Parfois, comme à Berastegi, il met le feu à sa botte d’ajoncs et c’est ainsi qu’il se chauffe.

IMG_3469 IMG_3470 C’est Olentzero qui tient l’âne :IMG_3471 IMG_3473 IMG_3474La relève est assurée :IMG_3472

Lors des fêtes villageoises traditionnelles, Olentzero est représenté sous la forme d’un mannequin fait de paille et de chiffons, que l’on promène sur des brancards, de maison en maison, en faisant la quête de la nuit de Noël. Les enfants le font de jour, les adultes, de nuit. Cette tradition semblait se perdre ou, du moins, se réduire à quelques villages mais elle revient en force de nos jours, y compris dans la partie nord (Iparralde) du Pays basque.

En basque, la chanson d’Olentzero :

Pour le déjeuner : assiette du berger ! ! !              stickers-miam-miamassiette-basque-et-cotelettes

nous avons mangé dehors, bien sûr et on avait vraiment chaud au soleil !

IMG_3499Nicole à droite et  Monique sa soeur

L’Etat veut frapper fort les prédateurs fonciers

par Faiçal FAQUIHI – leconomiste;com – 18/12/2015

Une task force au ministère de la Justice
Un diagnostic et des propositions à remettre

Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, a tenu une réunion à huis clos avec plusieurs professionnels de droit sur la spoliation foncière (Ph. Bziouat)
Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, a tenu une réunion à huis clos avec plusieurs professionnels de droit sur la spoliation foncière (Ph. Bziouat)

Mi-décembre 2015 marque un tournant pour les victimes de la spoliation foncière. Du moins moralement. Ils sont loin les temps «où l’on rasait les murs par peur de représailles», témoigne l’une d’elles sous couvert d’anonymat. «Qui aurait imaginé voir notre cause prise officiellement en main?», confie notre source présente le 16 décembre 2015 à l’un des procès-phares qui se déroule à la Chambre des crimes financiers de Casablanca (voir ci-dessous).
La veille à Rabat, le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, s’est réuni avec les procureurs généraux du Roi, l’Ordre des notaires, l’Instance nationale des adouls et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie. La spoliation foncière est au centre des discussions tenues à huis clos. Selon nos informations, une réflexion a été lancée auprès des acteurs «afin d’instaurer des moyens préventives» contre la prédation des biens immobiliers. «Dix points ont été fixés pour l’instant. Après étude, des propositions devraient êtres remises au gouvernement. Aucun agenda n’a été fixé. Mais il y aura d’autres rendez-vous». Avant la réunion à huis clos, le ministre de la Justice et son directeur des affaires civiles se sont exprimés publiquement sur ce dossier brûlant. Ils prirent le soin de ne pas le qualifier de fléau!
Le problème est tel qu’il a fallu «le diagnostiquer de toute urgence» et «d’en débattre avec les instances concernées», estime le ministère de la Justice. Car la sécurité juridique «est menacée»: droit de propriété, droit à une jouissance paisible.

. Et par ricochet, la sécurité interne de l’Etat et  de ses citoyens. La spoliation foncière et ses dégâts ont incontestablement acquis une portée politique et diplomatique. L’Association droit et justice au Maroc n’a-t-elle pas adressé l’été dernier une  lettre ouverte au Souverain et au président de la République française (cf. L’Economiste du 31 juillet et 17 août 2015)?
«Casablanca, Tanger et Rabat à moindre mesure sont les villes les plus touchées. Les propriétaires d’origine française arrivent en tête des victimes d’escroquerie et de faux et usage de faux.

. Les nationaux sont également concernés», déclare le ministre. La constitution de bande criminelle figure aussi parmi les poursuites judiciaires récurrentes: 2.684 dossiers en 2014.
D’autres villes, comme Agadir, Marrakech ou Fès, sont également ciblées. L’extension urbaine et ses plans d’aménagement aiguisent à leur tour les convoitises. Les spoliateurs rodent aussi dans les campagnes. Certes, à moindre mesure. Pour l’heure, aucune statistique officielle n’existe. L’Association droit et justice au Maroc (défenderesse des victimes) recense plus de 140 dossiers à fin juillet 2015. L’Economiste reçoit en moyenne 3 demandes d’enquête par mois de Nador, Kénitra, Berrechid.

. De son côté, le ministère de la Justice évoque «la complicité d’une élite, de certains professionnels de droit.

.». L’enquête de L’Economiste a bien démontré qu’une mécanique tentaculaire et organisée a investi l’appareil administratif et judiciaire.
Les officiels citent les artifices les plus récurrents des prédateurs fonciers: recours aux «fausses procurations, actes de succession, de testaments». Les présumés «contrats de vente établis à l’étranger» ne sont pas en reste. La complicité de certains étrangers résidents au Maroc est également mise en avant. Ils servent, selon les cas, de rabatteurs, d’intermédiaires ou de prête-noms. Avant de falsifier un titre foncier, la Moukataâ s’avère un passage obligé. C’est là qu’on légalise fausse procuration et acte de vente sous seing privé. Pourquoi le ministère de l’Intérieur ne figure pas parmi les instances siégeant dans la task force?
L’un des soldats de l’ombre, le juriste Moussa El Khal, n’a cessé d’appeler à «la création d’une cellule au ministère de la Justice qui ne gère que les dossiers de spoliation.». Son vœux sera-t-il exaucé jusqu’au bout?

Homologation et fichier central

Une déclaration qui sonne comme un aveu: «Malgré les inculpations, certains (spoliateurs) continuent à vendre les biens (spoliés) à leurs proches», précise El Hassan El Guassem, directeur des affaires civiles au ministère de la Justice. L’on estime ainsi que «l’approche judiciaire ne réglera pas seule le problème». Même si l’Etat semble décidé à agir fermement. Par quoi commencer ? «L’homologation des actes notariaux étrangers par leurs instances», suggère Me Amine Zniber. Une telle mesure, selon le président du Conseil régional de Rabat, doit viser les pièces destinées à une procédure engagée au Maroc: «Un notaire parisien devra préalablement homologuer son acte par la Chambre de Paris».  Manière de contrer les falsificateurs d’entêtes d’études notariales ou de poinçons d’administrations étrangères. La mairie de Paris et Me Alain Bonetto à Marignane ont en fait les frais. Me Abdellatif Yagou, président du Conseil régional de Casablanca, insiste: «Nous avons toujours réclamé que les procurations soient rédigées par les notaires. Une mesure à laquelle s’allie la Conservation foncière» (voir ci-contre). Un fichier central s’impose: tous les actes-cibles doivent y êtres regroupés et accessibles par un simple clic: actes de succession, de mariage, domiciliation fiscale, procuration.

                                                    

La sortie de Ramid inquiète…

La sortie du ministère de la Justice et des Libertés a fait écho au prétoire (voir ci-contre). Mercredi 16 décembre à la Cour d’appel, un des procès-phares tourne autour d’une présumée spoliation d’une villa à Ain Diab. L’affaire Brissot devait se poursuivre… normalement.
La défense ne l’entendait pas de cette oreille. Ses avocats demandent un report.
Et pour cause, «le ministre de la justice ne devait pas faire de déclaration et s’ingérer dans le cours de la justice. Les droits de la défense ont été mis à rude épreuve», déclare Me Abdelkbir Tabih. Et qui annonce «vouloir demander à être reçu par le ministre de la Justice».
Mohamed Kerrout prend le relais: «Je me demande pourquoi on cherche par tous les moyens à influencer ce dossier si simple? Soit on revient à un équilibre (entre les parties en litige) sur la base des droits de la défense et de l’indépendance de la justice,  soit on se retire», poursuit l’avocat. Les propos de leurs confrères (2) iront dans le même sens.
Les accusés, eux, suivent silencieusement la scène. Accusés qu’ils sont de faux et usage de faux, d’abus de confiance, de constitution de bande criminelle.

Malgré les clashs, le président de la Chambre des crimes financiers, Lahcen Tolfi, mènera l’audience de bout en bout  avec doigté. Un vrai maestro. Au moment où le procureur du Roi, Abdelilah Moustakim, rappelle que «l’histoire n’est pas amnésique. Personne ne peut douter de l’indépendance de la justice. Particulièrement lorsqu’il s’agit de la Chambre des crimes financiers».
Ce n’est pas la première fois que le procès connaît un tel scénario. La parlementaire du PJD, Nezha El Ouafi, a eu déjà droit à des critiques acerbes pour un prétendu «empiètement sur le cours de la justice». Elle qui a appelé à faire de la spoliation foncière «une affaire d’Etat». Suite à quoi la presse très fair-play a eu droit à tous «les honneurs» de la part d’une défense hargneuse.

Tourisme durable : le Maroc, leader dans la région mais…

par Anne-Sophie Martin – lavieeco.com – 18/12/2015

Ce segment est porté par de nombreuses initiatives locales. Récompensées par les Trophées Maroc du tourisme responsable, elles animent des activités et projets pour le bien de la communauté locale.

Atlas Kasbah Agadir
Atlas Kasbah Agadir

En cette période de vaches maigres pour la destination Maroc, la conjoncture étant ce qu’elle est, le pays peut trouver du réconfort en se rappelant qu’il reste une destination reconnue dans le segment du tourisme durable. Si celui-ci souffre encore d’un manque de visibilité ou d’une promotion dédiée, il ne saurait manquer d’initiatives. Les efforts sont en effet nombreux et certains se voient même récompensés au Maroc et à l’étranger, à l’image d’Atlas Kasbah, récemment salué par le Trophée international du tourisme responsable au World Travel Market à Londres après avoir obtenu un trophée Maroc du tourisme responsable en 2009, de Terres Nomades, récompensé par la 5e édition des Trophées Maroc du tourisme responsable (2014), ou encore la structure Naturally Morocco, saluée quant à elle en 2009 par ces mêmes trophées. Depuis leur lancement en 2008, les Trophées Maroc du tourisme durable, décernés par le ministère de tutelle et l’Office national marocain du tourisme (ONMT), ont récompensé une vingtaine d’acteurs, du gîte au musée, en passant par des tour-opérateurs dédiés.

Quand on parle de tourisme durable, on parle avant tout, comme le rappelle le ministre du tourisme, Lahcen Haddad, d’«un tourisme créateur de richesses et d’emplois décents, soucieux de la valorisation des ressources naturelles et de notre patrimoine culturel, et qui préserve notre identité marocaine».

Dans les régions reculées, le tourisme ne crée pas seulement de la valeur…

Chacun des acteurs, à son échelle, participe à la vie de la communauté locale, s’approvisionne auprès de producteurs locaux, initie des projets pour le bien de la communauté et se veut responsable envers l’environnement. «Depuis notre installation, en 2009, nous avons développé des activités responsables aussi bien en interne qu’avec la population locale. Nous organisons des randonnées à dos d’âne, sensibilisons la communauté au respect de l’environnement en la faisant participer à des campagnes de ramassage des sacs en plastique, etc.», confie Hassan Aboutayeb, gérant de l’écolodge Atlas Kasbah situé à une dizaine de kilomètres d’Agadir. L’agence de voyages Terres Nomades, qui possède également une maison d’hôtes à Anergui, dans le Haut-Atlas, illustre également le concept de tourisme responsable. «Nous avons créé l’Association Anergui pour le développement et la culture que nous finançons totalement par l’agence de voyages qui reverse 2% de chaque voyage. Nous avons ainsi pu créer une classe multimédia et gérons la maison de la maman qui s’occupe des futures mamans quelques jours avant leur accouchement», explique Lahcen Agoujil, fondateur de Terres Nomades. Construite en pisé, la maison d’hôtes est équipée de panneaux solaires, d’une fosse septique à traitement naturel. Elle trie ses déchets et les recycle dans la mesure du possible. Quant à la Galloise Jane Bayley, c’est du côté de Taroudant qu’elle opère dans sa maison d’hôtes «La Maison anglaise». Outre ses efforts pour le respect de l’environnement, cette dernière n’a pas hésité à initier des projets de soutien à la communauté, qu’il s’agisse d’aider les apiculteurs de la région, les enfants aveugles ou encore de lancer un projet de fabrication de savon. Dans ces régions parfois reculées, le tourisme ne crée pas seulement de la valeur. Il anime la communauté en espérant limiter l’exode rural.

Provenant principalement d’Europe ou d’Amérique du Nord, la clientèle de ces établissements est généralement sensible au concept et se trouve même très souvent impliquée lors de son séjour.

Un segment tout aussi sensible à la conjoncture

Toutefois, elle n’ignore pas pour autant la conjoncture. «Nous vivons la conjoncture comme le reste du secteur. Il ne faut pas oublier que le client a le choix. L’année est difficile mais nous devons défendre l’image de notre destination. Par rapport à nos ambitions, il y a encore beaucoup à faire», déclare M. Aboutayeb. «Depuis l’assassinat du randonneur français, nous avons enregistré une baisse de 40% de notre activité car nous travaillons beaucoup avec la clientèle francophone», confie pour sa part M. Agoujil. Motivés par une réelle sensibilité pour la durabilité, ces opérateurs du tourisme durable ne cherchent pas à maximiser leur profit, ce qui les expose davantage à la situation actuelle. «Ce n’est pas un projet dans lequel nous nous enrichissons. Nous sommes dans l’équilibre, tout simplement», avoue le gérant d’Atlas Kasbah.

Si les initiatives sont nombreuses, la communication, quant à elle, au-delà des Trophées, mérite un effort supplémentaire. La concurrence est tout aussi rude dans le tourisme durable. «Nous aimerions que l’ONMT soit davantage à nos côtés. Nous vivons un véritable déficit en termes de communication du tourisme durable. Nous sommes même loin derrière la Tunisie», regrette un opérateur.
En savoir plus sur http://lavieeco.com/news/economie/tourisme-durable-le-maroc-leader-dans-la-region-mais.html#ETFqMIZOzuurLKfy.99

MARINE ROYALE : LA MODERNISATION DE LA FLOTTE MAROCAINE IRRITE LES PAYS VOISINS

Par Abdelhafid Lagzouli – le360.ma – 19/12/2015

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Les dépenses consacrées à la Défense du Maroc sont passées de 3,4 milliards de dollars en 2014 à 4,5 milliards en 2015. Une bonne partie de ces investissements a servi à moderniser la flotte de la Marine royale.

Dans sa livraison de ce vendredi 17, Al Ahdath Al Maghribia consacre son dossier central aux marchés  qui ont permis de moderniser la Marine royale, et que les pays voisins n’ont pas l’air d’apprécier. Tout a commencé en Juillet 2002, lorsqu’éclata le conflit diplomatique entre le Maroc et l’Espagne autour de l’îlot « Leïla ». Un conflit qui a montré à quel point les capacités maritimes militaires du royaume étaient modestes. «Une stratégie de modernisation de la flotte maritime était alors nécessaire pour éviter que ce genre de scénarii ne se reproduise», précise le journal.
Engagé dans cette modernisation, le Maroc a pourtant préféré ne pas exposer ses nouvelles capacités militaires. Et les achats effectués dans ce cadre par le pays furent longtemps traités sous le sceau de la confidentialité. Aujourd’hui, les transactions du royaume sont devenues un secret de polichinelle. La multitude des rapports internationaux chiffrent avec précision les efforts d’investissement du Royaume alors que ses fournisseurs ne peuvent plus s’empêcher de l’inscrire dans leurs listes de clients.
Ainsi, rapporte le journal, le rapport intitulé «Avenir de l’industrie militaire au Maroc et ses prévisions pour 2018» publié en 2013 par le site américain Subwire évaluait le budget de la Défense au Maroc à 3,8 milliards de dollars en 2014. Un budget qui devait passer à 4,5 milliards en 2015, selon le rapport. Pour sa part, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm affirme dans un rapport de 2013 que les achats d’armes effectués par le Maroc ont augmenté de 1460% sur la période 2008-2012, comparé à 2003-2007. «Cette hausse considérable est due à l’acquisition par le Maroc de 16 chasseurs américains F-16, de 27 chasseurs français Mirage 2000 et de 45 chars d’assaut chinois T90-2», précise le journal.
A cela s’ajoute une série de navires. A commencer par la Frégate Mohammed VI, de type FREEM. Un véritable monstre des mers dont la seule copie existant aujourd’hui appartient à la marine française. Deux frégates de type Floréal ont également été livrées au royaume en 2002 et 2003. Elles sont basées respectivement à Casablanca et Agadir. Le Maroc a en outre acquis pour 1,6 milliard de dollars 3 frégates Sygma d’origine hollandaise qu’il a reçues en 2008. Cet arsenal est complété par une frégate de type Descubierta, d’origine espagnole. La frégate est spécialisée dans la défense aérienne.
Par ailleurs, rapporte le journal, les chantiers navals Piriou ont reçu une commande marocaine pour l’acquisition d’une barge de type LCT-50,  un navire de charge spécialisé dans le transport de chars d’assaut.
Pour rétablir l’équilibre dans la région, la modernisation de la flotte maritime marocaine est accompagnée par des chantiers navals de taille. Ainsi, huit ans après le démarrage des travaux de sa construction, la base de la Marine royale à Ksar Sghir, la plus grande base du genre du pays, sera prête début 2016. Les gros œuvres ont déjà pris fin, alors que ce qui reste ne nécessite que quelques semaines de travail.

Communiqué du Rotary Taroudant : Distribution de 600 kilos de vêtements au profit de douars isolés du Toubkal

Le Rotary Club de Taroudant réalise régulièrement des actions dans différents domaines, notamment des distributions de vêtements auprès des habitants de douars isolés de l’Atlas, des actions de dépistage médical avec un projet de caravane ophtalmologique pour fournir des lunettes aux enfants des villages ainsi qu’une caravane dentaire. Ces actions sont réalisées grâce au soutien de l’Amicale Francophone de Taroudant, ainsi que de nombreuses associations et Rotary Club de France, d’Allemagne, de Belgique de Suisse et d’Agadir.

Sa dernière action récente : la distribution de 600 kilos de vêtements chauds au profit des habitants de douars isolés de la région du Toubkal.

Quelques photos de cette belle action qui s’ajoute à d’autres, grâce auxquelles des enfants auront moins froid cet hiver :

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Lettre ouverte aux nouveaux responsables politiques pour la gestion des villes

Par Hassan Wahbi – albayane.press.ma – 17/12/2015

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Hassan Wahbi, universitaire, philosophe, écrivain… une personne que j’apprécie tout particulièrement et qui peut vous parler sur beaucoup de sujets, très longtemps et sans vous lasser, avec une analyse pointue et très sensée de tous les problèmes : cette analyse très intéressante qu’il fait ci-dessous en est l’illustration..

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baie Agadir

Pour un pays comme le nôtre, les pesanteurs héritées, les rapports difficiles avec l’exercice du pouvoir, les tensions et confrontations idéologiques, l’absence d’humilité, les frustrations secrètes des individus, empêchent de voir l’exercice politique comme responsabilité concrète, enjeu de vie, dépouillement, don de soi, rationalité fonctionnelle.

Bien sûr je nai rien à vous dire que vous ne sachiez certainement déjà puisque le bon sens est supposé être partagé par les uns et les autres, surtout par ceux qui croient être l’élite organique, volontaire ou cooptée d’un pays, d’une région, d’une ville. Mais la vie n’arrête pas de nous inciter à appeler les choses par leur nom, à rappeler la couleur des idées supposées proches, évidentes ; surtout que beaucoup de paroles citoyennes clairvoyantes s’épuisent dans la solitude de la pensée, que beaucoup dindividus non normatifs finissent erratiques, éloignés d’une véritable contribution à l’action sociale ou tout au moins à une réflexion sérieuse sur les choses de la société. Le rapport de force leur est incroyablement asymétrique qu’ils se sentent écrasés, inaudibles.
Paul Valéry, écrivain et observateur du siècle de
rnier, disait que la politique est l’art d’empêcher les gens de s’occuper de ce qui les regarde. Et surtout pour un pays comme le nôtre où les pesanteurs héritées, les rapports difficiles avec l’exercice du pouvoir, les tensions et confrontations idéologiques, l’absence d’humilité, les frustrations secrètes des individus, empêchent de voir l’exercice politique comme responsabilité concrète, enjeu de vie, dépouillement, don de soi, rationalité fonctionnelle. Il faut donc voir les choses autrement, revenir à un style politique sobre, hors les dogmes, les humeurs caractérielles, les préjugés, les a-priori, revenir à un style qui traduit un penchant politique pour la chose publique, pour la gestion de la ville comme cœur d’une vie collective, comme cause d’une vision. Lorsqu’on prend la direction d’une région ou la gestion d’une ville, je sais que la tâche est immense selon ce qui doit être accompli, selon les nouveaux enjeux du développement économique, les mutations de la cartographie régionale, la complexité administrative et mentale de certaines affaires, selon les décalages entre les mauvaises habitudes et les nouveaux comportements à acquérir. Oui, le tableau est compliqué et les acteurs ne sont pas forcément préparés, forcément disposés intellectuellement pour agir autrement, hardiment pour briser la force de l’inertie, l’arrogance de l’ignorance, la médiocratie héritée, l’auto-suffisance, l’impuissance des corps alanguis, épuisés par la non-reconnaissance, la non-émulation ou par l’incompétence. Seulement, il faut peut-être arrêter de faire de la politique un champ de bataille, de jeux de rôle, de vente aux enchères, de promotion de soi, de fausse dialectique.
Il y a des choses simples, des évidences, des priorités humaines, sociologiques à rappeler.
En dehors des obédiences tranchées, des rhétoriques de circonstance, des langues de bois intenables, fossilisantes, stérilisantes, des postures guindées, il faut revenir à un style pratique, dépouillé, humble, qui appelle un chat un chat (vous pouvez choisir une autre bête moins
domestique), qui dessille les yeux pour gérer rationnellement les réalités, secteur par secteur, point par point, question par question, à la fois dans l’impatience des priorités et la patience dans le temps nécessaire aux véritables réalisations.
Prenons l
exemple de la ville d’Agadir et de sa grande circonférence. Agadir et sa région ont connu plusieurs états divers dans leurs histoires, cela va de la marginalité, de la provincialité tranquille à un regain d’intérêt ; cela va des gestions politiques ordinaires avec le passage de gouverneurs sans effets bénéfiques sur le destin de la ville, de maires impotents, impersonnels, sans passion, à des éclaircies politiques, quelques réalisations infra-structurelles notables, etc… Mais il y a comme une non sensibilité à la vraie réalité de la ville, une non évolution du paysage urbain, une non accumulation de qualités urbaines qui étoffent l’espace de vie dans la ville, qui en fait une ville pour ses vivants, tous quartiers confondus, qui augmentent son attractivité.
Ce qui importe, c’est la matière de la société proche car la ville – et ses quartiers – constituent la première carte substantielle de nos existences. C
est bien de penser en grand, à parler tant et plus des énormes réalisations qui viennent ou ne viennent pas, mais il ne faut oublier que la qualité et la beauté essentielles de l’existence urbaine résident dans le peu, l’humilité, les qualités vivables, un savoir vivre en commun. La qualité d’une vie dans une ville est plus profonde que la grandeur des monuments et des événements : les rues agréables, propres, les jardins ombragés et hospitaliers, les espaces verts esthétiques et équilibrés, les lieux de repos et de villégiature pour les jeunes, les promeneurs, les personnes âgées qui n’ont pas de bancs avec dossier pour se reposer, le dynamisme de certains quartiers, un bon campus universitaire, de véritables médiathèques, les squares pour enfants bien entretenus, les lieux de loisirs à promouvoir avec les bons investisseurs pour les salles de cinéma et autres pôles dactivités, le bon fonctionnement non misérable des maisons de cultures pour les jeunes, la longue promenade de bord de mer à vivifier, à fleurir, etc….. Bref, j’aimerais que les nouveaux «politiques» choisis par les suffrages ou désignés par décrets aient des corps, des sensations, des regards, qui circulent dans l’espace de la ville et qui crient à certains scandales (saletés, pollutions, incuries, projets inachevés dont la ville d’Agadir se fait une spécialité (l’ex-conservatoire, les nouvelles transformations de Talborjt…). Et je ne parle pas de toutes ces structures qui finissent par être des coquilles vides. Il y a bien sûr un « imparfait des villes » selon l’expression de l’architecte Paul Chemetov, cet imparfait quon perçoit dans leurs contradictions, leurs mutations brutales (exode, densification exacerbée, spéculations sauvages, ruralisation de lespace urbain, passif et héritage des mauvaises gestions et incompétences antérieures, disparité des populations et des quartiers, je-m’en-foutisme des individus, impunités flagrantes, multiplication des bras-cassés dans les services publics, le manque de distance et dexigence dans lévaluation des événements, des manifestations,… ; malgré cet imparfait, la ville reste un enjeu de vie sociale qui doit être lobjet dun consensus rationnel en dehors de la tradition sécuritaire et politique, des divergences.
On croit souvent que la politique exclut l’émotion, que la pratique est incompatible avec la réflexion, que l’autorité est au-dessus du savoir, que la prise de décision ne suppose pas la culture de l’écoute, la capitalisation des forces compétentes. On se trompe souvent car il n’y a pas de complétude. Toute action doit être le fruit mûr d’une multitude de réflexions ; même si les servitudes de l’action et de la responsabilité sont lourdes, prenantes, pesantes et que la politique est rarement de l’ordre de l’enchantement car toutes les promesses sont souvent impossibles à tenir et que plus le pouvoir est insidieux plus le soupçon s’accentue. C’est souvent,par la force des choses,une combinaison entre l’optimisme de la volonté et le pessimisme de la raison. Cest le paradoxe du politique car quelque chose lui échappe irrémédiablement devant l’ampleur des tâches. N’empêche qu’en face de la crise des modèles politiques, de l’inquiétante re-traditionalisation de la société marocaine, des syndromes des identités, des régressions constatées ici et là, il y a la nécessité de retrouver le progrès comme pratique sociale à même les réalités tangibles. En finir avec les clivages idéologiques qui ne sont de plus en plus que des courroies de carriérisme et la soif dérisoire de vouloir entrer dans la confrérie des politiques, la comptabilité des sièges. Ce qui importe, c’est de s’occuper des réalités, de déranger, d’améliorer lexistant, de dire la vérité sur les faits, faire des bilans, des retours lucides sur soi et non se contenter de la posture idéologique, des slogans, de sa petite personne dépicier régional ou de baroudeur national. Il y a un courage politique et pratique à réhabiliter les actions utiles, cest-a-dire à admettre de vivre son temps propre, de se placer dans la réflexion active du monde. Ce courage ne se décline pas dans les réalisations extraordinaires, spectaculaires, protocolaires, dans les activités formalistes, les inaugurations inutiles, les attroupements officiels. Le courage, cest dans lhumilité de laction, la culture du métier, la régulation des biens. Notre malheur, cest la rétention perpétuelle de la personnalité autonome à lavantage de l‘unanimité faussement fédérale et d‘un déterminisme hérité. On nous rebat les oreilles avec le conformisme de croyance, le discours de loyauté aveugle ; ce qui importe, cest la loyauté à la vie, aux gens, aux principes humanistes, aux savoir-faire. On ne peut pas forger lavenir ni par une quelconque violence millénariste, ni par le fatalisme religieux, ni par le verbiage tendancieux. Ce qui importe, c’est d’améliorer l’espace humain, les services, se méfiant tant que faire se peut des pièges bureaucratiques. Le salut est dans la raison pratique nourrie de l’existence de la connaissance et des qualités supra-individuelles. Nous sommes souvent déchirés entre ce que Max Weber appelle les jugements de fait (voilà ce qui est fait) et les jugements de valeurs (voilà ce qui doit être), mais l’important c’est de les unir, d’unir le principe de responsabilité et l’éthique de la conviction. On aura deviné que la tâche concerne ici en premier lieu ceux ou celles qui avancent dans le choix de responsabilité à finalité collective pour les voir servir scrupuleusement des desseins autres que ceux de leur personne, de leurs humeurs, avec indépendance d’esprit et au-delà des archaïsmes, de la « tyrannie de l”urgence », de la comédie démagogique, des projets bâclés pour sauver les apparences. Car comment se fait-il qu’au moment même où un responsable accède à l’autorité en assumant la fonction à finalité collective, il s’engouffre dans un état qui le rend pas plus efficace que les précédents responsables comme par une difficulté sociologique ou psychologique. Des résistances sont là en soi et dans la société ; même si on remarque ici et la de bons ouvrages nationaux, de la perfectibilité, de la bonne volonté. D’où la nature de mes propos qui parlent de l’impuissance qui retarde le progrès. Tant que séviront cette impuissance, cette servitude volontaire, ce manque de personnalité, ces velléités dans les politiques de proximité, la vie sociale dans la ville d’Agadir restera désavantagée ou affaiblie. « la vie ne réclame pas le pouvoir, mais le droit de remplir la tâche qui lui est dévolue dans l’existence même. Elle se fonde sur trois piliers qui ont pour nom amour, travail, connaissance » (W. Reich).
La ville demande une émotion d’appartenance, une pugnacité intelligente, du désir politique, j’allais dire un « amour politique ». Ces propos présents n’ont pas la prétention de servir de modèle critique d’existence politique à qui que ce soit. Ils ne traduisent que l’affect d’un individu courroucé de voir le possible ne pas advenir et qui décrit ce qu’il voit comme «le peintre décrit un orage ». Avec cette nuance : décrire un orage, oui, mais en désignant les moyens de s’en protéger et surtout d’ouvrir l’horizon de la possibilité d’une ville, de sa perfectibilité, lui donner un surcroît d’«  amabilité » par laquelle l’importance urbaine se présente comme l’expression d’un atout pour la satisfaction et l’existence humaines.

Port de Casablanca : Drôle d’horaire continu

A. G. – leconomiste.com – 17/12/2015

Le régulateur institue une organisation en trois shifts
Le contrôle et la Douane pas concernés
D’énormes pertes résultent du flottement entre les shifts
Principale plateforme portuaire du royaume, le port de Casablanca traite 70% du trafic domestique. Même le fret destiné à certaines régions disposant de ports y est traité. Mais face aux flux toujours importants, il n’est pas suffisamment équipé en matériel de contrôle et de pesage (Ph. Jarfi)
Principale plateforme portuaire du royaume, le port de Casablanca traite 70% du trafic domestique. Même le fret destiné à certaines régions disposant de ports y est traité. Mais face aux flux toujours importants, il n’est pas suffisamment équipé en matériel de contrôle et de pesage (Ph. Jarfi)

Le port de Casablanca fonctionnera en mode non-stop dès le premier janvier 2016. Mais cette nouvelle organisation en 3×8 ne concerne que le déchargement du fret et la manutention des marchandises. Les autres intervenants (Douane et services de contrôle) ne sont pas tenus d’observer la décision de l’Agence nationale des ports (ANP) instituant un 3e shift. De fait, «ce dernier a toujours existé», rappelle l’Association des transitaires agréés en douane au Maroc. Et le problème de congestion du port est ailleurs. Il tient à l’insuffisance de scanners, de bascules et d’organisation de l’exploitation de l’outil portuaire de manière générale.
D’ailleurs, «c’est le retard pris à l’export de produits périssables, qui a décidé l’ANP à prendre la mesure», fait remarquer un professionnel. Et pour cause! Marsa Maroc qui intervient à l’import/export ne dispose que d’un scanner. Par contre, Somaport, en détient également un mobile mais ne s’occupe que de l’import.
Autre handicap de taille, le matériel de pesage. Marsa Maroc qui enregistre les flux les plus importants ne dispose que d’une bascule. Ce qui amène souvent la Douane à délivrer des bons de sortie sous réserve de pesage. De plus entre le 1er shift qui se termine vers 14 heures et le second qui démarre à 15 heures, il y a une heure de vacance. Sans oublier que le port chôme durant le week-end, alors que par le passé, le travail était assuré samedi, notamment par une permanence dédiée à l’export. De même l’horaire continu impacte le rendement que les professionnels estiment à quelque 30%. Faute de structures de restauration sur place, cette organisation entraîne également une perte de temps et rallonge le délai de séjour des navires et des marchandises.
Il n’empêche que l’ANP estime que «le mode d’exploitation des  ports va changer radicalement l’année prochaine». Et les mesures prises ont fait l’objet d’une large concertation avec les différents intervenants portuaires. (Sic)
De fait, l’obligation de la continuité des opérations de manutention au port de Casablanca concerne «les trafics qui ne font pas l’objet de sortie directe et  les navires dont le déchargement exige moins d’un shift», précise le communiqué de l’ANP. L’objectif est d’assurer la célérité des opérations, la hausse des rendements journaliers et partant la réduction du délai de séjour des navires. «Ce qui se traduirait par des gains substantiels en termes de réduction des coûts d’escale et d’optimisation des surestaries», anticipe l’Agence.
Pour s’assurer de l’efficacité, des mesures d’accompagnement sont également prévues et mises en place. Il s’agit, en premier lieu de l’institution d’une commission chargée de contrôler le respect des horaires de travail. La mise en place d’une commission mixte (présidée par l’ANP) et dont le rôle est de planifier certains trafics traités par campagne, comme les céréales. Enfin, l’amélioration du mode de fonctionnement des ponts bascule. Sans préciser si, du nouveau matériel sera introduit, le communiqué de l’ANP évoque également les autres insuffisances liées aux scanners et aux zones de contrôle affectées à la Douane.
En attendant, l’entrée en vigueur de l’adoption du travail en continu, et face à l’afflux des navires attendus vers la fin de l’année, l’ANP a décidé de décréter l’obligation de travailler les dimanches des 20 et 27 décembre dans les autres ports du commerce. Il s’agit de Nador, de Jorf Lasfar, de Safi et d’Agadir. La même  mesure a déjà été appliquée à Casablanca le dimanche 13 décembre. C’était pour rattraper le retard à l’export des agrumes et primeurs.

Le poids des surestaries

Le problème des surestaries, notamment celui lié aux conteneurs pèse lourdement sur le compte courant. Le coût par conteneur représente, selon les professionnels le double, voire le triple du prix de la boîte neuve. Récemment, le ministère du Transport et de l’équipement avait réceptionné une étude sur la question. Rien n’a filtré sur le coût des surestaries en devise. Par contre, la communication a été fort généreuse sur les causes et les pistes d’amélioration.  Ces surestaries sont la conséquence des retards enregistrés dans l’exécution des opérations d’import et d’export, des attentes en rade des navires et des retards  dans la restitution des conteneurs par les réceptionnaires. Quant aux axes d’amélioration, ils se situent au niveau du système de programmation des navires et leur traitement, de la capacité de stockage des chargeurs et du contrôle.

Congrès international de l’Arganier : 2,8 MMDH pour la réhabilitation de 830.000 hectares

lematin.ma – 18/12/2015

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch s'exprimant, à Agadir, lors de la cérémonie d'ouverture du 3e Congrès international de l'Arganier. Ph : MAP
Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch s’exprimant, à Agadir, lors de la cérémonie d’ouverture du 3e Congrès international de l’Arganier. Ph : MAP

Le Congrès international de l’Arganier vise le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux.

Les travaux de la 3e édition du Congrès international de l’Arganier ont été lancés, jeudi à Agadir, avec la participation de chercheurs et académiciens nationaux et internationaux et des acteurs œuvrant dans la production et la commercialisation de l’argan et ses dérivés.

Organisé, du 17 au 19 décembre, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce congrès vise le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux, les gestionnaires forestiers, les acteurs économiques et les institutions de développement, en contribuant à la mise en œuvre du Contrat Programme de la filière de l’arganier sur des bases scientifiques solides.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de ce congrès international, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre scientifique pour la filière d’arganier qui couvre une superficie d’environ 830.000 hectares et profite à 3,5 millions de personnes, outre sa contribution pour la préservation des écosystèmes et la lutte contre l’ensablement.

Aziz Akhannouch a, dans ce contexte, rappelé les efforts déployés pour le développement de la filière de l’arganier, mettant l’accent sur la création de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) qui œuvre pour le développement et la mise en œuvre de programmes de développement intégré et encourage la recherche scientifique.

Et de noter que le Congrès international de l’Arganier, qui se tient tous les deux ans, vise l’échange des connaissances et la diffusion des résultats des recherches en vue de mettre en place des programmes scientifiques précis et capables de développer et préserver la filière de l’arganier.

De son côté, le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, Zineb El Adaoui, a souligné la dimension symbolique de l’arganier qui reflète l’identité de la région Souss-Massa, rappelant les défis posés pour la préservation de l’arganier et la durabilité de la filière.

Organisé par l’ANDZOA en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, le Haut-commissariat aux Eaux et Forêts et l’Institut national de Recherche agronomique, ce congrès connait la participation de plusieurs chercheurs et spécialistes marocains, arabes et étrangers.

Près de 3 MMDH pour la réhabilitation de l’espace vital de l’arganier

Le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), Ibrahim Hafidi a indiqué, jeudi à Agadir, qu’un investissement de 2,8 milliards de DH sera alloué à la réhabilitation de l’espace vital de l’arganier d’une superficie globale de 830.000 hectares pour une période de 10 ans.

Intervenant à l’ouverture de la 3e conférence internationale sur l’arganier, Ibrahim Hafidi a précisé que les différents projets et opérations de ce chantier de réhabilitation sont prévus par le contrat programme signé en 2011 et dont l’exécution a été entamée en 2013 après une vaste concertation qui a concerné l’ensemble des intervenants.

Parmi les objectifs de ce contrat programme figurent notamment la réhabilitation d’une superficie de 200.000 hectares sur 10 ans, la création d’exploitation modernes visant à faire d’intégrer l’arganier en tant que culture agricole, en plus de porter la production de l’huile d’argan à 10.000 tonnes à l’horizon de 2020, au lieu de 4.000 tonnes actuellement, a-t-il précisé.

Le responsable a également rappelé que les travaux de réhabilitation de près de 12.000 ha d’arganiers ont démarré en 2015 et que des exploitations agricoles, d’une superficie de 3.000 ha, ont déjà manifesté l’intérêt d’intégrer la culture de l’arganier.

Il a, par la même occasion, présenté la mission de l’Agence dans la préservation et la promotion des arganiers, citant notamment la réalisation des études techniques, socio-économiques et environnementales pour le développement de la filière de l’arganier, en plus de la création de groupements d’intérêt économiques au profit des travailleurs de la filière.

Et d’ajouter que jusqu’à présent l’Agence a créée 11 groupements, 30 grandes coopératives et procédé à la labélisation des produits de l’arganier.

Ibrahim Hafidi a, également, évoqué plusieurs projets pilotés par l’Agence pour la promotion de la filière, dont le projet de création d’un centre national de l’arganier qui aura pour mission de coordonner les recherches scientifiques pour l’arganier, le suivi des actions du contrat programme et la création d’un musée du patrimoine de l’arganier.

S’agissant de la recherche scientifique, l’intervenant a indiqué que l’Agence a créé un réseau de 125 chercheurs spécialisés dans différents niveaux de la filière en plus de l’encouragement des jeunes chercheurs, se félicitant à ce sujet de la contribution de plusieurs entreprises citoyennes à travers l’octroi de bourses encourageant la recherche scientifique dans le secteur.

La cérémonie d’ouverture de la conférence a été marquée par la signature de deux conventions portant sur l’appui à la réhabilitation de l’arganier sur la période 2016-2018 et la promotion de la recherche scientifique autour de la filière de l’arganier.

La conférence qui se poursuivra jusqu’à samedi est organisée par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et l’Institut national de la recherche agronomique.

 Conseil agricole : Akhannouch inaugure «Le village itinérant d’Agadir»

lematin.ma – 18/12/2015

Akhannouch_Zineb-El-Adaoui

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, et le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, Zineb El Adaoui inaugurent à Agadir, «Le village itinérant du Conseil agricole». Ph : MAP

Le village vise à mettre en place des canaux diversifiés d’accompagnement des programmes et des actions de Conseil agricole auprès des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, et la wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanan, Zineb El Adaoui, ont inauguré, jeudi à Agadir, «Le village itinérant du Conseil agricole».

Organisé par l’Office national du conseil agricole (ONCA) les 17 et 18 décembre, ce village itinérant du Conseil agricole vise à mettre en place des canaux diversifiés d’accompagnement des programmes et des actions de conseil agricole auprès des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national.

Conçu autour d’un écosystème de partenaires institutionnels et professionnels au niveau de la région Souss-Massa, ce village itinérant ambitionne de faire connaitre les institutions et organismes professionnels actifs dans le domaine de l’agriculture, notamment la Chambre d’agriculture régionale, la direction régionale de l’Agriculture de la région Souss-Massa, le Crédit agricole et la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait.

Ce village itinérant vise également à faire connaître aux agriculteurs plusieurs produits et prestations liés au conseil agricole, offrir aux partenaires institutionnels un espace ambulant afin de promouvoir leurs offres de services et de prestations auprès des agriculteurs et à permettre aux agriculteurs et participants de découvrir les nouvelles technologies et les bonnes pratiques agricoles.

Le village itinérant du Conseil agricole est organisé dans le cadre du programme lancé en février par l’ONCA visant à renforcer la communication avec les agriculteurs à travers une caravane agricole qui parcourt toutes les régions du Royaume.

Doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’ONCA est un établissement public chargé de piloter, de coordonner et de suivre la mise en oeuvre de la stratégie du conseil agricole à l’échelle nationale.

Il est également chargé d’appliquer la politique du gouvernement en matière de conseil agricole à travers notamment l’accompagnement des organisations professionnelles, le soutien des actions entreprises par les autres acteurs de développement agricole et l’interface avec la formation et la recherche.

Souss Massa / Conseil agricole Un village itinérant fait escale à Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/12/2015

La rencontre prévue ces 17 et 18 décembre
Découverte de produits, technologies, prestations, bonnes pratiques agricoles… les offres

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Un village itinérant de conseil agricole vient d’être initié par l’Office national du conseil agricole (ONCA). Ce projet est conçu autour d’un écosystème de partenaires institutionnels et professionnels, et intègre la dimension «région» dans son opérationnalisation. En effet, après son lancement à l’agropole de Berkane, une escale est prévue dans la région Souss Massa les 17 et 18 décembre. Il faut noter que la mise en œuvre de ce village consacre également un des principes d’intervention de l’ONCA qui est la proximité avec les acteurs. Un tel dispositif de conseil agricole, pluriel et multi-acteur, est axé autour de l’information en termes d’action entreprises dans le cadre du plan Maroc Vert (PMV), au niveau régional et local. C’est ainsi que cet espace de rencontres et d’échanges permettra aux agriculteurs de découvrir plusieurs produits, technologies, bonnes pratiques et prestations liés au conseil agricole et d’offrir aux partenaires institutionnels un espace ambulant quasi permanent afin de promouvoir leurs offres de services et de prestations auprès des agriculteurs. Ce sera l’occasion aussi de véhiculer des messages de sensibilisation à caractère technique et managérial spécifique à la région, pour un développement durable de l’agriculture, et une amélioration conséquente de l’agriculture solidaire. La création et le renforcement des relations de partenariat entre les producteurs, les chercheurs et les services techniques est une autre optique escomptée par les organisateurs. Conduit sur deux journées, cet évènement cible 400 participants dont plus de 300 agriculteurs des différentes provinces de la région de Souss Massa. Ils bénéficieront de formations pratiques agricoles, l’objectif étant l’amélioration de leurs revenus.
Pour rappel, l’ONCA, établissement en charge du conseil, de l’encadrement et de l’accompagnement des agriculteurs, a élaboré et programmé plusieurs projets innovants de conseil agricole, dont le village itinérant, bâti sur plus de proximité et sur la mobilisation de différents partenaires institutionnels et professionnels. Entre autres, la Direction régionale de l’agriculture du Souss-Massa (DRA), la Chambre régionale d’agriculture, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), la coopérative agricole Copag, l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc… Le village itinérant dédié au conseil agricole sillonnera différentes régions du pays.

Infrastructure mobile

Un camion semi-remorque de 13,6 m de long, équipé de kits d’analyses et de démonstrations, permettra d’effectuer des analyses du sol (N,P,K), de mesurer la salinité d’eau et la qualité d’huile d’olive et du miel. Dix stands de 9 m² seront dédiés aux différents partenaires pour la présentation de leurs offres multiples et diversifiées de services et prestations. Par ailleurs, un espace sera aménagé dans le chapiteau pour l’animation et les présentations. Et un autre pour les rencontres B to B.

 

BULLETIN D’INFORMATION CONSULAIRE

ET consulat

Agadir, le 15 décembre 2015

Communication du Consulat vers les Français de la circonscription

Dans un souci d’efficacité, d’économie et de préservation de l’environnement, le consulat général  de France à Agadir privilégie désormais la correspondance dématérialisée avec les Français relevant de sa circonscription. L’usage de la messagerie électronique est donc devenue la règle, sauf lorsqu’aucune adresse électronique ne lui a été communiquée lors de l’inscription consulaire. Dans ce cas, les envois postaux sont limités aux seules correspondances prévues par la réglementation, telles que les relances pour le renouvellement de l’inscription au registre ou les questions relatives aux élections, par exemple.

Autre mode de communication, bien que moins fréquent, les SMS groupés, qui ne peuvent être adressés, de toute évidence, qu’à ceux ayant communiqué un numéro de téléphone portable.

Merci de relayer le message à ceux de votre connaissance qui n’ont pas reçu ce bulletin ou n’ont pas été destinataires du SMS du consulat envoyé le 31 octobre 2015. Le prochain SMS du consulat devrait vous parvenir très prochainement.

Nota Bene : il ne faudra pas répondre aux SMS que vous recevez du consulat général. Le système de transmission utilisé ne le permet pas.

Par ailleurs, si vous avez reçu ce courriel alors que vous ne résidez plus dans la circonscription d’Agadir, merci de le faire savoir rapidement afin que l’on puisse procéder à votre radiation consulaire. Cette démarche est importante car elle nous permet de vous adresser une attestation qui pourrait vous être utile pour votre déménagement si vous quitter le Maroc et pour votre installation en France, notamment lors de l’inscription sur la liste électorale de votre nouvelle commune de résidence.

Nota Bene : pour répondre à ce courriel, veuillez adresser votre réponse à l’adresse suivante : webmestre.agadir-fslt@diplomatie.gouv.fr

Qu’est-ce qu’un ilotier et comment avoir ses coordonnées ?

Le plan de sécurité du consulat général couvre toute la circonscription consulaire, qui s’étend sur l’ensemble du territoire des régions Souss Massa et Guelmim Oued Noun. La circonscription consulaire est divisée en «ilots», groupement de quartiers dans Agadir ou de villes en province, pour lesquels un chef d’ilot et un ou plusieurs adjoints sont désignés par le consulat avec leur accord. Leur rôle consiste à assurer un relais entre le consulat et les Français relevant de leur îlot en cas de crise, et uniquement dans ce cas. Ils n’ont donc pas vocation à conseiller en matière de démarches administratives ni de litiges ou autres contentieux. Leurs noms et leurs coordonnées sont transmis à chaque Français lors de la remise de la carte consulaire, mais ils peuvent être également consultés à partir du site «Monconsulat.fr» (cf. bulletin du 28 août 2015).

Rôle des Conseillers consulaires

Les Conseillers consulaires sont des élus de proximité. Ils représentent les Français établis hors de France auprès des ambassades et des consulats. Ils peuvent être consultés sur toutes questions relatives aux Français de l’étranger (démarches administratives diverses, enseignement, aides sociales, relations économiques, sécurité, etc.), mais ils n’ont aucune fonction diplomatique ou consulaire. Ils ne représentent pas la France auprès des autorités locales et n’ont pas vocation à relayer des demandes de membres de la communauté française auprès de ces autorités.

Par ailleurs, ils participent à l’élection des Sénateurs des Français de l’étranger.

Le 25 mai 2014,  3 conseillers consulaires ont été élus pour 6 ans, au suffrage universel direct, dans la circonscription d’Agadir. Leurs coordonnées sont indiquées sur le site internet du consulat. Suivre le lien : http://www.consulfrance-ma.org/Les-Elus

Ils sont réunis en Conseils consulaires plusieurs fois par an sous la présidence du chef de circonscription consulaire, qui peut être l’Ambassadeur ou le Consul général.

Couverture sociale et soins à l’étranger

En cas de problèmes de santé à l’étranger, l’Etat ne prend en charge les frais d’hospitalisation éventuels. Il est par conséquent fortement recommandé à tous les Français résidant dans la circonscription de disposer d’une couverture sociale adéquate ainsi que, dans la mesure du possible, d’un contrat de rapatriement.

En dehors des personnes détachées par leur société en France, tout actif travaillant pour un organisme de droit local perd ses droits à la sécurité sociale en France (ainsi que l’usage de la carte vitale qu’il détenait jusqu’alors) et devrait adhérer individuellement à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), caisse de Sécurité sociale dédiées aux expatriés. Cette adhésion doit se faire dans les 3 mois suivant l’établissement à l’étranger sous peine de paiement de frais rétroactifs pouvant s’avérer relativement élevés.

S’agissant des retraités, ils ont le choix entre l’adhésion à la CFE ou à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale marocaine (CNSS). En effet, au titre de la convention franco-marocaine de sécurité sociale du 22 octobre 2007, les retraités qui perçoivent une pension de source française peuvent bénéficier d’une couverture maladie relevant du régime de la CNSS.

Enfin, lors de soins importants ou d’hospitalisation auprès d’une clinique ou d’un hôpital au Maroc, un chèque de dépôt de garantie est souvent requis au moment de l’admission. Le cas échéant, il convient de veiller à bien indiquer le montant requis (et ne pas laisser le chèque en blanc) et à s’assurer que le compte du chèque est bien approvisionné en conséquence. Les contentieux en la matière ne sont malheureusement pas rares. 

La CFE et la 3e catégorie aidée pour les personnes aux ressources faibles

Depuis 2002, il existe un dispositif d’aide à la prise en charge partielle de la cotisation CFE qui est soumis à l’avis d’une commission se réunissant une fois par an, sous la présidence du Consul général. Les dossiers peuvent être retirés auprès du consulat. Cette possibilité s’adresse aussi bien aux personnes qui sont déjà affiliées à la CFE, qu’à celles qui ne sont pas encore ou plus adhérentes.

Cette aide consiste en la prise en charge d’une partie du montant des cotisations en troisième catégorie (adhérent(e)s ayant les ressources les moins élevées) à l’assurance volontaire maladie-maternité proposée par la CFE. La proportion prise en charge est fixée chaque année par arrêté ministériel.

L’aide est accordée en fonction des ressources du demandeur sous réserve qu’il soit de nationalité française, inscrit au Registre des Français établis hors de France et ne bénéficiant pas déjà d’une prise en charge totale ou partielle de sa cotisation d’assurance maladie à la CFE par une structure publique.

Le candidat doit adhérer à la CFE à titre individuel. En conséquence, les personnes affiliées par l’intermédiaire d’entreprises mandataires ne peuvent prétendre au bénéfice de l’aide.

L’aide est attribuée aux personnes adhérant à la CFE en qualité de salarié, non salarié ou autres catégories (inactifs). En revanche, les personnes susceptibles d’adhérer en qualité d’étudiant ou de pensionné d’un régime français de retraite sont exclues du bénéfice de l’aide, ces deux populations ayant déjà un taux de cotisation avantageux.

Cependant, les personnes titulaires d’une pension de vieillesse française, ayant cotisé moins de vingt trimestres auprès d’un régime français d’assurance vieillesse (seuil fixé pour être affilié en catégorie «pensionné »), pourront adhérer à la CFE en tant qu’inactifs (autres catégories) et ainsi bénéficier, le cas échéant, de l’aide à l’accès à la Caisse.

Enfin, il est à noter que le candidat au bénéfice de l’aide qui n’a pas acquitté l’ensemble de ses cotisations antérieurement dues à la Caisse doit régulariser sa situation en honorant ses arriérés de paiement avant d’être éligible au dispositif.

La Société française de Bienfaisance d’Agadir

Créée en 1964, la Société française de Bienfaisance d’Agadir (SFB) est une association de bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide à des compatriotes confrontés à des difficultés financières et morales : prêts, dons ou secours en espèces ou en nature, aides pour les voyages scolaires, assistance matérielle aux détenus français, remise de colis de vivres et ballotins de chocolat aux personnes démunies pour Noël. En outre, la SFB organise des après-midi récréatifs (jeux de cartes, loto, scrabble etc.).

Bénéficiaire d’une petite subvention annuelle de l’Etat français, la SFB compte surtout sur l’esprit de solidarité des Français de la circonscription, qu’ils soient résidents ou de passage. En adhérant comme membre actif (250 Dhs/an) ou bienfaiteur (à partir de 500 Dhs), en la faisant connaître autour de soi et en l’informant des détresses parfois muettes ou empreintes de pudeur dont on pourrait avoir connaissance, la SFB pourrait mieux agir pour ne laisser personne seul face aux difficultés de la vie. Les cotisations et/ou dons peuvent être adressés directement à la SFB (http://www.consulfrance-ma.org/Connaissez-vous-la-Societe) ou remis à cette dernière par le service social du consulat.

Inscription sur la liste électorale Consulaire (LEC) d’Agadir

A priori, aucune échéance électorale n’est prévue pour 2016. Toutefois, l’on ne peut jamais exclure l’organisation d’un référendum. A cet effet, vous ne pourrez y participer que si vous êtes inscrit sur une liste électorale, à l’étranger ou en France, avant le 31 décembre 2015. En cas de doute sur votre situation électorale, vous pouvez vérifier ce qu’il en est sur le site «Monconsulat.fr» et modifier votre choix de voter en France ou à l’étranger, selon les scrutins, si vous le souhaitez.

-=O=-

              Enfin, n’oubliez notre slogan : «Restez connectés» !

Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site internet :

http://www.consulfrance-ma.org/-Agadir-

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Le Consulat général de France à Agadir saisit l’occasion de cette publication pour vous souhaiter un  très bon Noël et une belle et paisible année 2016.

La « Quinzaine des produits français » à l’honneur à Marjane

media24.com

Ph. Media24
Ph. Media24

Pour le plaisir des yeux et des papilles, le consommateur marocain dégustera de bons produits de l’Hexagone. Le ministère français de l`Agriculture et de l’agroalimentaire a lancé la « Quinzaine des produits français », événement qui se veut la vitrine de l’offre française chez Marjane.
La cérémonie d’inauguration a eu lieu mercredi 17 décembre au Marjane Californie a Casablanca, en présence du ministre français de l’Agriculture, le conseiller des Affaires agricoles à l’Ambassade de France à Rabat et le directeur général délégué de l’enseigne Marjane.
L’événement donne rendez-vous du 16 décembre 2015 au 3 janvier 2016 dans sept magasins Marjane, notamment Marjane Californie à Casablanca, Marjane Agadir Founty, Marjane Hay Riad à Rabat, Marjane Marrakech Menara, Marjane Mohammedia, Marjane Morocco Mall et Marjane Tanger Médina.
« La Quinzaine des produits alimentaires français » a pour objectif de promouvoir les produits agroalimentaires français et « permettra au consommateur marocain de découvrir toute la qualité et la diversité de l’offre française », indique Michel Helfter, conseiller pour les Affaires agricoles à l’Ambassade de France a Rabat.
S’inscrivant dans le cadre d`un programme global de promotion et de valorisation des produits agroalimentaires français, l’événement est un cadre d`échange et de partage privilégié entre les marques françaises participantes et les nombreux visiteurs marocains attendus pour ce rendez-
vous.

« La Quinzaine des produits alimentaires français  » permettra au consommateur marocain, durant son temps de shopping, de faire un petit voyage dans la capitale parisienne: présentoir en forme de Tour Eiffel et programme de dégustations sont au menu de la campagne.
Plus d’une vingtaine de marques telles que D’Aucy (conserves), Bonne Maman et St Dalfour (confitures), Ducros (épices), St Louis (sucres), Maille (moutardes), Teisseire (sirops), Ile de France, Merci Chef ! et Tartare (fromages), Sojasun (boissons vitaminées), Vittel et Perrier (eaux
minérales), BN, Delore et Gavottes (biscuits), Paul Rocher (madeleines). Verquin (Bonbons), Bjorg (bio), St Malo (Surimi) seront mises en avant.
C’est une chance également pour les consommateurs de participer à une tombola avec a la clé un week-end à Paris pour deux personnes et des paniers gourmands des produits des marques participantes.

Le Maroc très prisé par les Espagnols pour les vacances de fin d’année

bladi.net – 17/12/2015

Les Espagnols seront sans doute nombreux à se rendre au Maroc pour les vacances de fin d’année si l’on en croit une étude rendue publique aujourd’hui à Madrid.

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D’après les conclusions de cette étude élaborée par le groupe d’assurance Mapfre, le Maroc fait partie d’une liste de pays choisis par les Espagnols pour les vacances de fin d’année, et ce pour des voyages de courte durée.

En plus du royaume, ils élisent également les pays limitrophes comme la France, le Portugal ou encore l’Italie, précise cette étude qui soutient que près du tiers des vacanciers se rendront dans l’un de ces pays.

Le Maroc est très prisé par les Espagnols pendant les vacances. Contrairement aux Français qui choisissent les villes comme Marrakech ou Agadir, les touristes espagnols, eux, optent plutôt pour le nord du pays et ont un faible pour les villes de Chefchaouen, Tetouan ou Tanger.

Campagne agricole 2015-2016: Un déficit pluviométrique de 47%

Par GHITA ISMAILI – leseco.ma – 16/12/2015

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Le retard des précipitations se fait sentir du côté des agriculteurs. Selon le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, ce décalage a occasionné, à date d’aujourd’hui, un déficit pluviométrique de 47% par rapport à une campagne normale, soit un déficit de 60 mm.

Certaines régions ont toutefois enregistré de bons niveaux de pluviométrie. Les zones de l’Oriental et du Sud-Est ont ainsi reçu suffisamment de précipitations, en comparaison avec une année normale, souligne le ministère dans un communiqué.

En tous cas, selon le ministère, plusieurs actions sont à l’étude pour venir en soutien aux agriculteurs et pourraient, si nécessaire, aboutir à un programme d’intervention qui serait présenté au gouvernement.

Il est à noter, toutefois, que plusieurs facteurs atténuent les effets du retard des pluies, notamment le taux de remplissage des barrages à usage agricole qui se situe à 63% (à mi-décembre) avec des taux assez importants au niveau des périmètres irrigués qui affichent une disponibilité de 8,5 milliards de m3, ajoute le ministère.

Malgré le retard des pluies, les barrages remplis à 63%

par Abdelkhalek Moutawakil – labass.net – 17/12/2015

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Le retard des pluies fait craindre une année de sécheresse, toutefois, le ministère de l’Agriculture tient à tempérer les inquiétudes en assurant que le taux de remplissage des barrages se situe à 63% à la mi-décembre.

Si le déficit pluviométrique de 47% est assez importants par rapport à une campagne agricole normale, il est atténué par le taux de remplissage des barrages à usage agricole qui se situe à 63%, d’après le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime.

Au niveau des périmètres irrigués, ces taux demeurent assez importants, avec des réserves de 8,5 milliards de m3, à la mi-décembre, précise le département de l’Agriculture.

PLAN NATIONAL DE L’EAU, DES OBJECTIFS AMBITIEUX POUR 2030

lnt.ma – 17/12/2015

Mme Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau
Mme Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau

La ministre déléguée chargée de l’Eau, Mme Charafat Afailal, a fait savoir que dans le cadre du projet de Plan national de l’eau, un objectif de près de 325 millions m3 d’eaux réutilisées a été fixé à l’horizon 2030.

Mme Afailal, qui intervenait, jeudi à Rabat, lors d’un atelier axé sur la promotion de la réutilisation des eaux usées épurées et la présentation des grands axes du projet du Plan national y afférent, a souligné que « malgré les potentialités existantes et l’importance des volumes d’eau usée épurée grâce aux 90 stations d’épuration existantes, la réutilisation des eaux usées épurées reste cependant encore très limitée ».

Pour faire face aux contraintes qui pèsent sur le secteur de l’eau au Maroc, le projet de Plan national de l’eau préconise, en plus de l’économie de l’eau et de l’augmentation de l’offre, le recours aux eaux non conventionnelles, notamment la réutilisation des eaux usées, a ajouté la ministre, relevant que « les projets de réutilisation réalisés ou en cours de mise en service ne dépassent pas 18, mobilisant seulement 38 millions m3/an ».

Ceci dénote du gap qui reste à combler pour atteindre les objectifs fixés », a fait remarquer la ministre.

Dans une déclaration à la MAP, Mme Afailal a , en outre, indiqué que « face à la raréfaction des ressources en eau et à la régression des précipitation, le recours à cette alternative s’avère important et incontournable. Il est temps maintenant de mette en œuvre des mesures d’incitation, financière et techniques afin d’encourager davantage le recours à cette ressource non conventionnelle particulièrement pour l’arrosage des espaces verts, l’irrigation et également pour l’usage industriel ».

De son côté, la présidente de l’institut Méditerranéen de l’Eau (IME), Mme Milagros Couchoud Gregori, a précisé dans une déclaration similaire que « la thématique de cet atelier ne concerne pas uniquement le Maroc, mais l’ensemble des pays méditerranéens surtout les pays du sud de la Méditerranée et l’Espagne qui font face à une sécheresse et dont l’économie dépend fondamentalement de l’agriculture ».

La réutilisation des eaux usées, d’une manière contrôlée et à grande échelle, est limitée par un certain nombre de contraintes

  • techniques (notamment l’inadéquation entre les impératifs de l’assainissement et les exigences de la réutilisation nécessitant le plus souvent la mise en place d’un traitement complémentaire des eaux usées),
  • réglementaires (notamment la faible application de la réglementation en vigueur et la non définition claire et précise des responsabilités entre les différents intervenants),
  • institutionnelles (la multiplicité des intervenants et la non clarification des rôles de chacun ainsi que le manque de coordination en matière de planification)
  • et financières (notamment l’absence de règles de partage des coûts claires et admises par tous les acteurs et le niveau élevé du prix de revient de l’eau usée épurée, comparé aux tarifs appliqués dans les périmètres irrigués et aux frais de l’eau de l’irrigation privé).

Le projet du Plan national de réutilisation des eaux usées (PNREU) se fixe comme objectifs l’éradication de l’utilisation non contrôlée des eaux usées d’ici 2020 et la réutilisation d’une manière directe ou indirecte de la totalité du potentiel en eau utilisable d’ici 2030, soit 325 Mm3/an.

Pour atteindre ces objectifs, le projet du PNREU prévoit le réalisation de 162 projets répartis sur les bassins hydrauliques de Loukkos, Moulouya, Sebou, Bou Regreg Chaouia, Oum Er Rabia, Tensift, Souss Massa Darâa, Guir Ziz Rhéris et Sakia Lhamra Oued Eddahab. Il prévoit également des mesures réglementaires, institutionnelles de même qu’un schéma de financement plus réaliste consistant à recouvrer la plus grande partie des coûts auprès des usagers et des bénéficiaires en tenant compte de leur capacité à payer et en veillant à ce que la réutilisation des eaux usées leur soit rentable.

Des mesures d’accompagnement sont également prévues par ce projet relatives au renforcement des capacités, à la recherche appliquée, à la communication et à la sensibilisation.

Les projets de réutilisation mis ou en cours de mis en service sont au nombre de 18 actuellement mobilisant 38 millions m3/an. Il s’agit de l’usage pour l’irrigation des espaces verts et golfs pour environ (69,3%), l’usage à des fins agricoles (13%), l’usage industriel pour le lavage et le transport des minerais dans les industries de phosphate (16,6%) et la recharge de nappes par les eaux usées de la station d’épuration de Biougra (1,1%).

Organisé par le ministère délégué chargé de l’Eau, conjointement avec l’institut Méditerranéen de l’Eau (IME) et l’Agence de Coopération allemande (GIZ), cet atelier a été une occasion pour partager les expériences des différents pays sur la réutilisation des eaux usées (France, Espagne, Tunisie..) et la présentation d’études de cas au Maroc, notamment des projet de réutilisation des eaux usées initiés par l’OCP ou par des villes comme Agadir et Marrakech.

Plusieurs intervenants se sont ainsi succédés au cours de cet atelier pour présenter des expériences réussies d’utilisation d’eaux usées comme c’est le cas dans les villes de Cannes (France), de Murcia (Espagne) ou de Borj Touil (Tunisie).

Des expériences de réutilisation des eaux usées épurées dans les villes d’Agadir et de Marrakech ont également été mises en évidence lors de cet atelier.

A noter que le projet de loi n 36-15, adopté par le gouvernement en novembre 2015 et soumis au parlement, jettera les bases légales et réglementaires du réglementaires du recours aux eaux non conventionnelles, notamment les eaux usées.