Archives de décembre 7th, 2015

Impression 3D médicale : Un centre pilote à Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com  – 07/12/2015

Impression 3D en titane d'un sternum et d'une partie de la cage thoracique

Impression 3D en titane d’un sternum et d’une partie de la cage thoracique

La fabrication additive médicale (impression 3D) arrive à Agadir. Cette première au Maroc et aussi en Afrique est un projet réalisé à l’initiative du Docteur M’hamed Chliyah, chercheur et expert dans ce domaine. Désormais, ce procédé sera abrité par la «Clinique des Spécialités» basée  à Agadir, qui se transforme en centre-pilote d’hospitalisation, entièrement dédié à l’exploitation de la fabrication additive médicale. Celle-ci sera d’ailleurs orientée presque exclusivement vers toutes les pathologies relevant de la chirurgie orthopédique. La fabrication additive, nommée également impression 3D et aussi parfois, stéréo lithographie, permet des applications impressionnantes dans le domaine de la chirurgie. «C’est la chirurgie orthopédique qui utilise de plus en plus ce procédé révolutionnaire», explique Dr Chliyah. «En fait, l’arthroplastie qui est la chirurgie de remplacement des articulations, bénéficie d’avancées considérables grâce à elle», a-t-il ajouté. En effet, la demande pour les prothèses de hanches et du genou posées est importante, notamment au Maroc. Le développement d’une telle technique dans ce secteur devrait donc permettre d’améliorer les soins de beaucoup de patients et d’en diminuer les coûts. Ainsi, la révolution médicale 3D est déjà en marche pour les chirurgiens orthopédistes, qui investissent ce nouvel univers grâce à des maquettes et des implants fabriqués sur mesure pour leurs patients. Dans le détail, le centre-pilote d’Agadir inclut la création de deux unités-satellites. La première consiste à offrir un fab.lab (fabrication laboratory) pour tous les chirurgiens de la région Sud, souhaitant bénéficier de la technologie impression 3D médicale. Et la seconde, consiste en la mise en place d’un centre de formation à ladite technologie, éventuellement en synergie avec le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir.

Plan Maroc vert : Objectifs dépassés dans le Souss

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 07/12/2015

ZOOM SUR LES PROJETS RÉALISÉS 5 ANS AVANT L’ÉCHÉANCE FIXÉE À 2020
AGRUMES ET PRIMEURS, LAIT ET VIANDES ROUGES, GRANDS BÉNÉFICIAIRES
LE PILIER II S’ATTAQUE AUX ZONES OASIENNES ET RÉGIONS MONTAGNARDES
    lemarocvert

Le Plan Maroc vert (PMV) avance bien dans le Souss Massa (SM), première zone primeuriste et agrumicole du pays où se concentrent les principales exploitations agricoles. En effet, plusieurs objectifs visés connaissent un état d’avancement de pratiquement 100%, soit  cinq ans d’avance sur la date d’échéance fixée à 2020. Dans le détail et selon l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) du Souss, le nombre de projets compris dans le pilier I et II confondus est de 31, avec une enveloppe budgétaire de plus de 4,5 milliards  DH, pour  34.700 bénéficiaires.

A lui seul, le Pilier I s’accapare un montant de 4,4 milliards DH pour la réalisation de 16 projets, au bénéfice de 28.100 agriculteurs. Quant à lui, le Pilier II comprend 15 projets avec un investissement de 175 millions DH et 6600 bénéficiaires. Pour ce qui est des visées du Pilier I du PMV, l’idée est de développer l’agriculture à forte valeur ajoutée et à forte productivité. Ce qui passe nécessairement par la création de pôles de développement agricole et agroalimentaire, afin de répondre aux exigences du marché. Parmi les outils stratégiques retenus, les nouveaux modèles d’agrégation. Ainsi, la filière des agrumes et primeurs a connu le développement de 8 projets depuis 2010, pour une superficie de plus de 19.000 hectares et 719 agriculteurs regroupés en agrégation autour de stations d’emballage. Montant d’investissement, 2618 millions DH. La filière du lait et des viandes rouges a, quant à elle, vu la réalisation de 2 projets, à savoir une unité d’industrialisation du lait et un abattoir. Le nombre de têtes de bétail concerné a atteint plus de 83.000 et celui des agriculteurs rassemblés en groupements 13.500. Soit 10 projets en tout pour un montant global de plus de 14 milliards de DH et un état de réalisation de 63%. «L’objectif du Plan Maroc vert est de regrouper les agriculteurs sous forme de coopératives ou de groupements, ce qui constitue une grande force économique, c’est pourquoi beaucoup d’efforts sont consentis dans ce sens»,  explique Hro Abro, Directeur de l’ORMVA.  En effet, l’agrégation permet aux agriculteurs d’optimiser toutes les actions qu’ils ont à entreprendre, notamment pour la recherche de marchés, l’acquisition de fournitures…

Pour le Pilier II, le défi est d’aider des centaines de milliers de paysans, particulièrement ceux issus des régions montagnardes et oasiennes, afin qu’ils puissent accéder à l’économie marchande dans de bonnes conditions. En créant de la valeur ajoutée et en assurant une bonne gestion des ressources naturelles. Sur ce volet, le projet de réhabilitation et de valorisation de l’amandier à Imouzzer Ida Outanane connaît un état d’avancement satisfaisant de 100%. Précisément, pour ce qui est de l’opération d’implantation sur 400 hectares. Et aussi par la réalisation de 4 unités pour la valorisation de la production, réalisée aussi à 100%. Quant à elle, l’opération d’entretien des arbres connaît un état d’avancement de 88%, soit 700 ha traités sur 800 ha. Objectif atteint également pour les subventions et l’encadrement avec  700 actions effectuées sur 800, soit près de 86%. Pour ce qui est du projet de densification et de valorisation de l’olivier à Issen, Igli et Aoulouz, objectif atteint à 100% pour la plantation d’arbres sur 800 ha. Même pourcentage pour la création de 9 unités pour la valorisation de la production.  Pour ce qui est de l’entretien des arbres, le résultat est de 1960 arbres traités sur 3460, soit un état d’avancement de 57%. Enfin, 143 opérations de subventions et d’encadrement ont été effectuées sur 191. L’objectif initial est donc réalisé à 75%.
Les communes rurales d’Imouzzer Ida Outanane, Argana et Aourir ont vu se développer sur leur territoire des projets de densification et de valorisation du miel. C’est ainsi que le nombre de ruches d’abeilles ayant vu le jour dans le cadre du Pilier II du PMV a atteint 5080 sur les 11.000 visés. L’équipement d’unités dédiées à la valorisation de la production atteint un état d’avancement de 73%. Et les subventions et encadrement technique a atteint 61%, avec 184 opérations réalisées sur 301. Le PMV vise également l’augmentation des superficies équipées en goutte-à-goutte. Actuellement, 84.000 ha sont équipés sur les 100.000 à atteindre en 2020, soit un état d’avancement plus que satisfaisant à cinq ans de la date d’échéance.

Irrigation

Plan Maroc vert Objectifs dépassés dans le Souss

Le programme de petite et moyenne hydraulique (PMH III) a pour optique de réhabiliter notamment les bassins d’irrigation dans les zones montagneuses sur une superficie de 1700 ha. Dans les bassins d’Aoulouz et Imi  L’khang, les périmètres d’irrigation existants ont été modernisés sur une superficie de plus de 4800 ha durant la période étalée entre 2008 et 2014. Montant global d’investissement de ce projet dont toutes les études ont été réalisées, 282 millions DH. Par ailleurs, les agriculteurs ont été encadrés, formés et organisés autour de 45 associations pour l’irrigation. Le taux d’avancement des travaux de réhabilitation des zones montagneuses est de 55%.

Après-midi dansant le samedi 12 décembre de 14H30 à 19H00 par le Rotary-Club Vallée du Souss et le Camping Club Atlantica d’Imourane

Cet événement a lieu au profit des enfants cardiaques.STRICTLY

Un’ambulanza donata ad Agadir grazie alla Croce d’Oro

COP21 : Vendre la destination Maroc à travers le développement durable

Par Bouchaïb Mourahib – telquel.ma – 06/12/2015

L’Office de tourisme vend la destination Maroc à l’exposition Solutions COP 21 au Grand Palais à Paris.

COP21: Vendre la destination Maroc à travers le développement durable

En marge de la conférence de Paris sur le climat (COP 21) et en prévision de la COP 22 qui se tiendra à Marrakech en 2016, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) présente à Paris la stratégie et les projets marocains de développement durable au sein de l’exposition Solutions COP 21 qui se tient au Grand Palais du 4 au 10 décembre 2015.

Ce dispositif labellisé COP21 vise à exposer les solutions et initiatives, des pays participants à la COP 21 pour la lutter contre le dérèglement climatique.

Le pavillon marocain qui s’étend sur 200 mètres carrés, met en lumière les initiatives du Maroc en terme de développement durable, sous un prisme de promotion du tourisme. Il a été conçu de manière à combiner une architecture marocaine et un aménagement essentiellement porté par le multimédia.

La visite du Pavillon s’articule autour d’un parcours en cinq thématiques : « s’engager », « préserver », « mobiliser », « inventer », et « transmettre », qui exposeront les solutions concrètes que sont la station solaire Noor, le plus grand parc éolien d’Afrique Tarfaya, Taghazout Bay, le resort balnéaire 100% écoresponsable près d’Agadir ou encore la réhabilitation de la Medina de Fès.

RÉGLEMENTATION THERMIQUE : LES PROMOTEURS NE SONT TOUJOURS PAS PRÊTS

Par Rachid Al Arbi – le360.ma – 07/12/2015

Si les nouvelles normes thermiques sont en vigueur depuis le 1er décembre, elles ne sont pas près d’être appliquées. Elles supposent en effet des surcoûts d’investissement pouvant aller jusqu’à 4%.

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Les promoteurs immobiliers ne semblent pas encore prêts à appliquer la nouvelle réglementation thermique de construction, entrée en vigueur le 1er décembre. L’Economiste, dans son édition de ce lundi 7 décembre, soutient que l’application de cette nouvelle réglementation suppose un surplus d’investissement estimé en moyenne à 112 DH/m2 (soit une majoration de 3,2% sur le coût moyen de construction) pour le segment du résidentiel, qui représente le plus gros du marché. Ce coût varie cependant en fonction des zones climatiques et du type d’habitation.

Sur le segment du haut standing, dans la région d’Agadir, il se situe par exemple à quelque 43 DH/m2. Pour la construction d’une villa de type économique dans les zones d’Ifrane et de Fès, le surplus atteint le double de la moyenne nationale (315 DH/m2, soit +8%). Sur ces deux zones, «la construction d’un appartement coûtera désormais plus cher aux promoteurs et futurs acquéreurs». Le surcoût moyen sur le social se situe à 200 DH/m2 et près de 150 DH/m2 pour le segment de standing. Même constat pour les zones climatiques de Marrakech et d’Errachidia. Le surcoût y dépasse les 4,5% de l’investissement initial pour la construction d’un bien de type appartement économique.

 

Il y a donc un risque de concentration de l’offre dans les zones climatiques les moins coûteuses. De même, un risque de «revalorisation partielle ou totale, à terme, des prix de l’immobilier dans les zones où le surcoût de construction sera le plus élevé» est à craindre. «Sur cette dernière option, il faudrait sans doute s’attendre au pire. Si les géants du segment assurent ne pas faire payer au consommateur le prix de cette réglementation pour la promotion de la construction, d’autres laissent planer le doute. Au sein de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI), c’est le black-out total», relève le quotidien.

 

Toujours est-il qu’une dizaine de projets ont été lancés. «Cinq sont portés par Al Omrane, deux par des hôteliers et les deux autres concernent des promoteurs privés» Tous les segments du bâtiment (tertiaire et résidentiel) sont concernés. L’objectif: réduire les besoins en chauffage et en climatisation. D’ailleurs, les gains énergétiques varient entre 40 et 65% en fonction des zones. Sur la facture énergétique du consommateur, le gain est en moyenne de 18 DH/m2/an et varie entre 11 DH/m2/an pour la zone climatique d’Agadir et 30 DH/m2/an pour la zone d’Errachidia.

Agadir / horticulture : Le Centre d’excellence bientôt opérationnel

par Yassine Saber – leseco.ma – 06/12/2015

Les résultats de l’étude de faisabilité du Centre d’excellence en horticulture à Agadir viennent d’être présentés. La mise en place de cette structure est prévue en mars 2016. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet plus global baptisé: «Campus d’excellence régional» qui regroupe l’Agri-business incubateur, le centre de formation continue et un master international en double diplômation.

horticulture

Le Centre d’excellence maroco-néerlandais relevant du Complexe horticole d’Agadir sera opérationnel en septembre 2016. C’est du moins ce qui ressort de la conférence initiée ce mercredi par le ministère de l’Àgriculture et de la pêche maritime ainsi que le Complexe horticole d’Agadir en partenariat avec l’Ambassade des Pays-Bas au Maroc au sujet de la présentation des résultats de l’étude de faisabilité du Centre d’excellence en horticulture à Agadir. Cette structure qui s’inscrit dans le cadre d’un projet plus global baptisé : «Campus d’excellence régional» sera construit autour de 3 composantes complémentaires. Il s’agit de consacrer un terrain agricole d’une superficie d’1,5 ha à la recherche scientifique et à l’innovation technologique dans la filière horticole. «Le champ d’intervention de cette plateforme couvrira dans un 1er temps les problématiques de la tomate sous serre et pourra être élargi à moyen terme pour couvrir d’autres problématiques liées au développement de l’horticulture de la région», explique Farid Lekjaa, directeur du Centre horticole d’Agadir. En plus de l’encadrement des travaux de recherche, un laboratoire sera adossé à ce projet pour la réalisation des essais et des contrôles nécessaires tandis que l’équipement du terrain précité sera assuré, dans le cadre d’un partenariat, par un consortium privé. Dans le détail, le Centre d’excellence en horticulture d’Agadir, qui a déjà fait l’objet d’un accord-cadre de partenariat, paraphé par le ministère de tutelle et l’Ambassade des Pays-Bas au Maroc en marge de la 10e édition du SIAM, vise la multiplication par cinq du rendement de la production de la tomate sous serre à l’horizon 2020 en passant d’environ 144 t/ha à environ 600 t/ha.

Financement
Ce n’est pas tout : en plus des travaux qui seront menés sur l’amélioration génétique et l’efficience énergétique, ledit centre d’excellence permettra également de réduire les pertes induites par la conduite technique des cultures, diminuer l’usage des pesticides et surtout la consommation en eau au niveau de la région Souss-Massa à hauteur d’un ratio égal à 4 litres/kg. Actuellement, la production d’1 kg de tomates nécessite près de 30 litres d’eau. Sur le plan organisationnel, le Centre d’excellence s’appuiera selon les résultats exposés sur 3 instances, à savoir le conseil d’administration, l’unité de gestion du centre et le comité scientifique. Pour sa part, le modèle institutionnel et juridique préconisé pour le Centre d’excellence est l’association professionnelle à but non lucratif. Pour sa part, l’agri-business incubateur (ABI) qui fait partie du «Campus d’excellence régional» a également reçu l’accord de principe de la part du ministère de tutelle pour le financement des 1re et 2e tranches pour les exercices 2016 et 2017.

Alors que la convention portant la création du groupement d’intérêt public (GIP), qui est le porteur de l’ABI, a été conclue en mars 2015 par 15 organismes relevant en majorité du secteur public au Complexe horticole d’Agadir (voir leseco.ma), l’appel d’offres pour désigner l’architecte a été déjà lancé en mai 2015 tandis que les plis ont été ouverts en juin 2015. Actuellement, en attendant la parution de la création du GIP dans le Bulletin officiel, le dossier du projet a été signé par la Direction générale de l’IAV tandis que le contrôleur d’État a octroyé son visa pour le projet. Par ailleurs, les structures précitées (le Centre d’excellence marocco-néerlandais et l’incubateur) seront renforcées par la création d’un centre de formation continue et un master international en double diplômation en eau, horticulture et innovation porté conjointement par le Complexe horticole d’Agadir et l’Agro campus ouest d’Angers. La Convention spécifique de coopération a déjà été signée entre les deux entités.

Quant à la préparation du dossier d’accréditation et les études de faisabilité ainsi que le business plan, ils sont en cours de réalisation. Prochainement, une journée sera initiée pour valider les contenus pédagogiques avec les professionnels de la région et les différents décideurs. C’est à partir de septembre 2016 que le master accueillera sa 1re promotion tandis que les contenus pédagogiques pour accréditation seront soumis en avril 2016.

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