Archives de décembre 17th, 2015

BULLETIN D’INFORMATION CONSULAIRE

ET consulat

Agadir, le 15 décembre 2015

Communication du Consulat vers les Français de la circonscription

Dans un souci d’efficacité, d’économie et de préservation de l’environnement, le consulat général  de France à Agadir privilégie désormais la correspondance dématérialisée avec les Français relevant de sa circonscription. L’usage de la messagerie électronique est donc devenue la règle, sauf lorsqu’aucune adresse électronique ne lui a été communiquée lors de l’inscription consulaire. Dans ce cas, les envois postaux sont limités aux seules correspondances prévues par la réglementation, telles que les relances pour le renouvellement de l’inscription au registre ou les questions relatives aux élections, par exemple.

Autre mode de communication, bien que moins fréquent, les SMS groupés, qui ne peuvent être adressés, de toute évidence, qu’à ceux ayant communiqué un numéro de téléphone portable.

Merci de relayer le message à ceux de votre connaissance qui n’ont pas reçu ce bulletin ou n’ont pas été destinataires du SMS du consulat envoyé le 31 octobre 2015. Le prochain SMS du consulat devrait vous parvenir très prochainement.

Nota Bene : il ne faudra pas répondre aux SMS que vous recevez du consulat général. Le système de transmission utilisé ne le permet pas.

Par ailleurs, si vous avez reçu ce courriel alors que vous ne résidez plus dans la circonscription d’Agadir, merci de le faire savoir rapidement afin que l’on puisse procéder à votre radiation consulaire. Cette démarche est importante car elle nous permet de vous adresser une attestation qui pourrait vous être utile pour votre déménagement si vous quitter le Maroc et pour votre installation en France, notamment lors de l’inscription sur la liste électorale de votre nouvelle commune de résidence.

Nota Bene : pour répondre à ce courriel, veuillez adresser votre réponse à l’adresse suivante : webmestre.agadir-fslt@diplomatie.gouv.fr

Qu’est-ce qu’un ilotier et comment avoir ses coordonnées ?

Le plan de sécurité du consulat général couvre toute la circonscription consulaire, qui s’étend sur l’ensemble du territoire des régions Souss Massa et Guelmim Oued Noun. La circonscription consulaire est divisée en «ilots», groupement de quartiers dans Agadir ou de villes en province, pour lesquels un chef d’ilot et un ou plusieurs adjoints sont désignés par le consulat avec leur accord. Leur rôle consiste à assurer un relais entre le consulat et les Français relevant de leur îlot en cas de crise, et uniquement dans ce cas. Ils n’ont donc pas vocation à conseiller en matière de démarches administratives ni de litiges ou autres contentieux. Leurs noms et leurs coordonnées sont transmis à chaque Français lors de la remise de la carte consulaire, mais ils peuvent être également consultés à partir du site «Monconsulat.fr» (cf. bulletin du 28 août 2015).

Rôle des Conseillers consulaires

Les Conseillers consulaires sont des élus de proximité. Ils représentent les Français établis hors de France auprès des ambassades et des consulats. Ils peuvent être consultés sur toutes questions relatives aux Français de l’étranger (démarches administratives diverses, enseignement, aides sociales, relations économiques, sécurité, etc.), mais ils n’ont aucune fonction diplomatique ou consulaire. Ils ne représentent pas la France auprès des autorités locales et n’ont pas vocation à relayer des demandes de membres de la communauté française auprès de ces autorités.

Par ailleurs, ils participent à l’élection des Sénateurs des Français de l’étranger.

Le 25 mai 2014,  3 conseillers consulaires ont été élus pour 6 ans, au suffrage universel direct, dans la circonscription d’Agadir. Leurs coordonnées sont indiquées sur le site internet du consulat. Suivre le lien : http://www.consulfrance-ma.org/Les-Elus

Ils sont réunis en Conseils consulaires plusieurs fois par an sous la présidence du chef de circonscription consulaire, qui peut être l’Ambassadeur ou le Consul général.

Couverture sociale et soins à l’étranger

En cas de problèmes de santé à l’étranger, l’Etat ne prend en charge les frais d’hospitalisation éventuels. Il est par conséquent fortement recommandé à tous les Français résidant dans la circonscription de disposer d’une couverture sociale adéquate ainsi que, dans la mesure du possible, d’un contrat de rapatriement.

En dehors des personnes détachées par leur société en France, tout actif travaillant pour un organisme de droit local perd ses droits à la sécurité sociale en France (ainsi que l’usage de la carte vitale qu’il détenait jusqu’alors) et devrait adhérer individuellement à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), caisse de Sécurité sociale dédiées aux expatriés. Cette adhésion doit se faire dans les 3 mois suivant l’établissement à l’étranger sous peine de paiement de frais rétroactifs pouvant s’avérer relativement élevés.

S’agissant des retraités, ils ont le choix entre l’adhésion à la CFE ou à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale marocaine (CNSS). En effet, au titre de la convention franco-marocaine de sécurité sociale du 22 octobre 2007, les retraités qui perçoivent une pension de source française peuvent bénéficier d’une couverture maladie relevant du régime de la CNSS.

Enfin, lors de soins importants ou d’hospitalisation auprès d’une clinique ou d’un hôpital au Maroc, un chèque de dépôt de garantie est souvent requis au moment de l’admission. Le cas échéant, il convient de veiller à bien indiquer le montant requis (et ne pas laisser le chèque en blanc) et à s’assurer que le compte du chèque est bien approvisionné en conséquence. Les contentieux en la matière ne sont malheureusement pas rares. 

La CFE et la 3e catégorie aidée pour les personnes aux ressources faibles

Depuis 2002, il existe un dispositif d’aide à la prise en charge partielle de la cotisation CFE qui est soumis à l’avis d’une commission se réunissant une fois par an, sous la présidence du Consul général. Les dossiers peuvent être retirés auprès du consulat. Cette possibilité s’adresse aussi bien aux personnes qui sont déjà affiliées à la CFE, qu’à celles qui ne sont pas encore ou plus adhérentes.

Cette aide consiste en la prise en charge d’une partie du montant des cotisations en troisième catégorie (adhérent(e)s ayant les ressources les moins élevées) à l’assurance volontaire maladie-maternité proposée par la CFE. La proportion prise en charge est fixée chaque année par arrêté ministériel.

L’aide est accordée en fonction des ressources du demandeur sous réserve qu’il soit de nationalité française, inscrit au Registre des Français établis hors de France et ne bénéficiant pas déjà d’une prise en charge totale ou partielle de sa cotisation d’assurance maladie à la CFE par une structure publique.

Le candidat doit adhérer à la CFE à titre individuel. En conséquence, les personnes affiliées par l’intermédiaire d’entreprises mandataires ne peuvent prétendre au bénéfice de l’aide.

L’aide est attribuée aux personnes adhérant à la CFE en qualité de salarié, non salarié ou autres catégories (inactifs). En revanche, les personnes susceptibles d’adhérer en qualité d’étudiant ou de pensionné d’un régime français de retraite sont exclues du bénéfice de l’aide, ces deux populations ayant déjà un taux de cotisation avantageux.

Cependant, les personnes titulaires d’une pension de vieillesse française, ayant cotisé moins de vingt trimestres auprès d’un régime français d’assurance vieillesse (seuil fixé pour être affilié en catégorie «pensionné »), pourront adhérer à la CFE en tant qu’inactifs (autres catégories) et ainsi bénéficier, le cas échéant, de l’aide à l’accès à la Caisse.

Enfin, il est à noter que le candidat au bénéfice de l’aide qui n’a pas acquitté l’ensemble de ses cotisations antérieurement dues à la Caisse doit régulariser sa situation en honorant ses arriérés de paiement avant d’être éligible au dispositif.

La Société française de Bienfaisance d’Agadir

Créée en 1964, la Société française de Bienfaisance d’Agadir (SFB) est une association de bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide à des compatriotes confrontés à des difficultés financières et morales : prêts, dons ou secours en espèces ou en nature, aides pour les voyages scolaires, assistance matérielle aux détenus français, remise de colis de vivres et ballotins de chocolat aux personnes démunies pour Noël. En outre, la SFB organise des après-midi récréatifs (jeux de cartes, loto, scrabble etc.).

Bénéficiaire d’une petite subvention annuelle de l’Etat français, la SFB compte surtout sur l’esprit de solidarité des Français de la circonscription, qu’ils soient résidents ou de passage. En adhérant comme membre actif (250 Dhs/an) ou bienfaiteur (à partir de 500 Dhs), en la faisant connaître autour de soi et en l’informant des détresses parfois muettes ou empreintes de pudeur dont on pourrait avoir connaissance, la SFB pourrait mieux agir pour ne laisser personne seul face aux difficultés de la vie. Les cotisations et/ou dons peuvent être adressés directement à la SFB (http://www.consulfrance-ma.org/Connaissez-vous-la-Societe) ou remis à cette dernière par le service social du consulat.

Inscription sur la liste électorale Consulaire (LEC) d’Agadir

A priori, aucune échéance électorale n’est prévue pour 2016. Toutefois, l’on ne peut jamais exclure l’organisation d’un référendum. A cet effet, vous ne pourrez y participer que si vous êtes inscrit sur une liste électorale, à l’étranger ou en France, avant le 31 décembre 2015. En cas de doute sur votre situation électorale, vous pouvez vérifier ce qu’il en est sur le site «Monconsulat.fr» et modifier votre choix de voter en France ou à l’étranger, selon les scrutins, si vous le souhaitez.

-=O=-

              Enfin, n’oubliez notre slogan : «Restez connectés» !

Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site internet :

http://www.consulfrance-ma.org/-Agadir-

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Le Consulat général de France à Agadir saisit l’occasion de cette publication pour vous souhaiter un  très bon Noël et une belle et paisible année 2016.

La « Quinzaine des produits français » à l’honneur à Marjane

media24.com

Ph. Media24

Ph. Media24

Pour le plaisir des yeux et des papilles, le consommateur marocain dégustera de bons produits de l’Hexagone. Le ministère français de l`Agriculture et de l’agroalimentaire a lancé la « Quinzaine des produits français », événement qui se veut la vitrine de l’offre française chez Marjane.
La cérémonie d’inauguration a eu lieu mercredi 17 décembre au Marjane Californie a Casablanca, en présence du ministre français de l’Agriculture, le conseiller des Affaires agricoles à l’Ambassade de France à Rabat et le directeur général délégué de l’enseigne Marjane.
L’événement donne rendez-vous du 16 décembre 2015 au 3 janvier 2016 dans sept magasins Marjane, notamment Marjane Californie à Casablanca, Marjane Agadir Founty, Marjane Hay Riad à Rabat, Marjane Marrakech Menara, Marjane Mohammedia, Marjane Morocco Mall et Marjane Tanger Médina.
« La Quinzaine des produits alimentaires français » a pour objectif de promouvoir les produits agroalimentaires français et « permettra au consommateur marocain de découvrir toute la qualité et la diversité de l’offre française », indique Michel Helfter, conseiller pour les Affaires agricoles à l’Ambassade de France a Rabat.
S’inscrivant dans le cadre d`un programme global de promotion et de valorisation des produits agroalimentaires français, l’événement est un cadre d`échange et de partage privilégié entre les marques françaises participantes et les nombreux visiteurs marocains attendus pour ce rendez-
vous.

« La Quinzaine des produits alimentaires français  » permettra au consommateur marocain, durant son temps de shopping, de faire un petit voyage dans la capitale parisienne: présentoir en forme de Tour Eiffel et programme de dégustations sont au menu de la campagne.
Plus d’une vingtaine de marques telles que D’Aucy (conserves), Bonne Maman et St Dalfour (confitures), Ducros (épices), St Louis (sucres), Maille (moutardes), Teisseire (sirops), Ile de France, Merci Chef ! et Tartare (fromages), Sojasun (boissons vitaminées), Vittel et Perrier (eaux
minérales), BN, Delore et Gavottes (biscuits), Paul Rocher (madeleines). Verquin (Bonbons), Bjorg (bio), St Malo (Surimi) seront mises en avant.
C’est une chance également pour les consommateurs de participer à une tombola avec a la clé un week-end à Paris pour deux personnes et des paniers gourmands des produits des marques participantes.

Le Maroc très prisé par les Espagnols pour les vacances de fin d’année

bladi.net – 17/12/2015

Les Espagnols seront sans doute nombreux à se rendre au Maroc pour les vacances de fin d’année si l’on en croit une étude rendue publique aujourd’hui à Madrid.

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D’après les conclusions de cette étude élaborée par le groupe d’assurance Mapfre, le Maroc fait partie d’une liste de pays choisis par les Espagnols pour les vacances de fin d’année, et ce pour des voyages de courte durée.

En plus du royaume, ils élisent également les pays limitrophes comme la France, le Portugal ou encore l’Italie, précise cette étude qui soutient que près du tiers des vacanciers se rendront dans l’un de ces pays.

Le Maroc est très prisé par les Espagnols pendant les vacances. Contrairement aux Français qui choisissent les villes comme Marrakech ou Agadir, les touristes espagnols, eux, optent plutôt pour le nord du pays et ont un faible pour les villes de Chefchaouen, Tetouan ou Tanger.

Campagne agricole 2015-2016: Un déficit pluviométrique de 47%

Par GHITA ISMAILI – leseco.ma – 16/12/2015

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Le retard des précipitations se fait sentir du côté des agriculteurs. Selon le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, ce décalage a occasionné, à date d’aujourd’hui, un déficit pluviométrique de 47% par rapport à une campagne normale, soit un déficit de 60 mm.

Certaines régions ont toutefois enregistré de bons niveaux de pluviométrie. Les zones de l’Oriental et du Sud-Est ont ainsi reçu suffisamment de précipitations, en comparaison avec une année normale, souligne le ministère dans un communiqué.

En tous cas, selon le ministère, plusieurs actions sont à l’étude pour venir en soutien aux agriculteurs et pourraient, si nécessaire, aboutir à un programme d’intervention qui serait présenté au gouvernement.

Il est à noter, toutefois, que plusieurs facteurs atténuent les effets du retard des pluies, notamment le taux de remplissage des barrages à usage agricole qui se situe à 63% (à mi-décembre) avec des taux assez importants au niveau des périmètres irrigués qui affichent une disponibilité de 8,5 milliards de m3, ajoute le ministère.

Malgré le retard des pluies, les barrages remplis à 63%

par Abdelkhalek Moutawakil – labass.net – 17/12/2015

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Le retard des pluies fait craindre une année de sécheresse, toutefois, le ministère de l’Agriculture tient à tempérer les inquiétudes en assurant que le taux de remplissage des barrages se situe à 63% à la mi-décembre.

Si le déficit pluviométrique de 47% est assez importants par rapport à une campagne agricole normale, il est atténué par le taux de remplissage des barrages à usage agricole qui se situe à 63%, d’après le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime.

Au niveau des périmètres irrigués, ces taux demeurent assez importants, avec des réserves de 8,5 milliards de m3, à la mi-décembre, précise le département de l’Agriculture.

PLAN NATIONAL DE L’EAU, DES OBJECTIFS AMBITIEUX POUR 2030

lnt.ma – 17/12/2015

Mme Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau

Mme Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau

La ministre déléguée chargée de l’Eau, Mme Charafat Afailal, a fait savoir que dans le cadre du projet de Plan national de l’eau, un objectif de près de 325 millions m3 d’eaux réutilisées a été fixé à l’horizon 2030.

Mme Afailal, qui intervenait, jeudi à Rabat, lors d’un atelier axé sur la promotion de la réutilisation des eaux usées épurées et la présentation des grands axes du projet du Plan national y afférent, a souligné que « malgré les potentialités existantes et l’importance des volumes d’eau usée épurée grâce aux 90 stations d’épuration existantes, la réutilisation des eaux usées épurées reste cependant encore très limitée ».

Pour faire face aux contraintes qui pèsent sur le secteur de l’eau au Maroc, le projet de Plan national de l’eau préconise, en plus de l’économie de l’eau et de l’augmentation de l’offre, le recours aux eaux non conventionnelles, notamment la réutilisation des eaux usées, a ajouté la ministre, relevant que « les projets de réutilisation réalisés ou en cours de mise en service ne dépassent pas 18, mobilisant seulement 38 millions m3/an ».

Ceci dénote du gap qui reste à combler pour atteindre les objectifs fixés », a fait remarquer la ministre.

Dans une déclaration à la MAP, Mme Afailal a , en outre, indiqué que « face à la raréfaction des ressources en eau et à la régression des précipitation, le recours à cette alternative s’avère important et incontournable. Il est temps maintenant de mette en œuvre des mesures d’incitation, financière et techniques afin d’encourager davantage le recours à cette ressource non conventionnelle particulièrement pour l’arrosage des espaces verts, l’irrigation et également pour l’usage industriel ».

De son côté, la présidente de l’institut Méditerranéen de l’Eau (IME), Mme Milagros Couchoud Gregori, a précisé dans une déclaration similaire que « la thématique de cet atelier ne concerne pas uniquement le Maroc, mais l’ensemble des pays méditerranéens surtout les pays du sud de la Méditerranée et l’Espagne qui font face à une sécheresse et dont l’économie dépend fondamentalement de l’agriculture ».

La réutilisation des eaux usées, d’une manière contrôlée et à grande échelle, est limitée par un certain nombre de contraintes

  • techniques (notamment l’inadéquation entre les impératifs de l’assainissement et les exigences de la réutilisation nécessitant le plus souvent la mise en place d’un traitement complémentaire des eaux usées),
  • réglementaires (notamment la faible application de la réglementation en vigueur et la non définition claire et précise des responsabilités entre les différents intervenants),
  • institutionnelles (la multiplicité des intervenants et la non clarification des rôles de chacun ainsi que le manque de coordination en matière de planification)
  • et financières (notamment l’absence de règles de partage des coûts claires et admises par tous les acteurs et le niveau élevé du prix de revient de l’eau usée épurée, comparé aux tarifs appliqués dans les périmètres irrigués et aux frais de l’eau de l’irrigation privé).

Le projet du Plan national de réutilisation des eaux usées (PNREU) se fixe comme objectifs l’éradication de l’utilisation non contrôlée des eaux usées d’ici 2020 et la réutilisation d’une manière directe ou indirecte de la totalité du potentiel en eau utilisable d’ici 2030, soit 325 Mm3/an.

Pour atteindre ces objectifs, le projet du PNREU prévoit le réalisation de 162 projets répartis sur les bassins hydrauliques de Loukkos, Moulouya, Sebou, Bou Regreg Chaouia, Oum Er Rabia, Tensift, Souss Massa Darâa, Guir Ziz Rhéris et Sakia Lhamra Oued Eddahab. Il prévoit également des mesures réglementaires, institutionnelles de même qu’un schéma de financement plus réaliste consistant à recouvrer la plus grande partie des coûts auprès des usagers et des bénéficiaires en tenant compte de leur capacité à payer et en veillant à ce que la réutilisation des eaux usées leur soit rentable.

Des mesures d’accompagnement sont également prévues par ce projet relatives au renforcement des capacités, à la recherche appliquée, à la communication et à la sensibilisation.

Les projets de réutilisation mis ou en cours de mis en service sont au nombre de 18 actuellement mobilisant 38 millions m3/an. Il s’agit de l’usage pour l’irrigation des espaces verts et golfs pour environ (69,3%), l’usage à des fins agricoles (13%), l’usage industriel pour le lavage et le transport des minerais dans les industries de phosphate (16,6%) et la recharge de nappes par les eaux usées de la station d’épuration de Biougra (1,1%).

Organisé par le ministère délégué chargé de l’Eau, conjointement avec l’institut Méditerranéen de l’Eau (IME) et l’Agence de Coopération allemande (GIZ), cet atelier a été une occasion pour partager les expériences des différents pays sur la réutilisation des eaux usées (France, Espagne, Tunisie..) et la présentation d’études de cas au Maroc, notamment des projet de réutilisation des eaux usées initiés par l’OCP ou par des villes comme Agadir et Marrakech.

Plusieurs intervenants se sont ainsi succédés au cours de cet atelier pour présenter des expériences réussies d’utilisation d’eaux usées comme c’est le cas dans les villes de Cannes (France), de Murcia (Espagne) ou de Borj Touil (Tunisie).

Des expériences de réutilisation des eaux usées épurées dans les villes d’Agadir et de Marrakech ont également été mises en évidence lors de cet atelier.

A noter que le projet de loi n 36-15, adopté par le gouvernement en novembre 2015 et soumis au parlement, jettera les bases légales et réglementaires du réglementaires du recours aux eaux non conventionnelles, notamment les eaux usées.

Aviation privée : les aéroclubs attirent de plus en plus de Marocains

par YOUNES TANTAOUI – lavieeco.com – 16/12/2015

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Ils sont au nombre de huit et couvrent les villes de Casablanca, Tanger, Rabat et des destinations touristiques comme Marrakech et Agadir

Le Maroc veut développer l’aviation privée et pour y parvenir, il compte beaucoup sur les différents aéroclubs présents dans le Royaume. Ces derniers ont vu leur activité croître considérablement ces dernières années, grâce notamment à l’essor que connaissent les sites de deals. Ils en ont fait une interface pour mieux se faire connaître auprès du grand public. Abdelmoughit Boujemaoui, président de l’Association des aviateurs de l’aéroclub de Tit-Mellil, explique que «le pilotage privé n’est pas exclusivement réservé aux hommes d’affaires. Notre objectif est de le démocratiser davantage».

Aujourd’hui, les personnes qui affluent chez les différents aéroclubs du Royaume se comptent par milliers chaque année. En tout, il en existe au moins huit qui sont opérationnels et qui couvrent les villes de Casablanca (3 aéroclubs), Rabat-Salé, Tanger, Fès, Agadir et Marrakech. Les aéroclubs de ces trois dernières villes misent beaucoup sur leur potentiel touristique pour attirer le plus de clients. Tous proposent quasiment les mêmes prestations.

D’abord, l’offre qui s’est le plus développée grâce aux sites de deals est celle des vols d’initiation et baptême de l’air. A partir de 360 DH, n’importe qui peut effectuer un baptême de l’air d’une durée de vol d’au moins 20 minutes. Mais ce qui intéresse le plus les aéroclubs aujourd’hui, ce sont les formations pour l’obtention d’une licence dite PPL.

Un minimum de 45 heures de vol pour passer l’examen pratique

Au Maroc, il existerait aujourd’hui près de 200 personnes, principalement des hommes d’affaires, titulaires de cette licence. Cette dernière permet de piloter un avion réservé à l’aviation privée pour se déplacer soi-même ou transporter des personnes sans rémunération. Elle est reconnue au Maroc mais aussi en Europe.

Comme pour toute licence du genre, la formation se compose d’une partie théorique et d’une partie pratique. Comme on l’explique auprès de l’aéroclub royal de Tit-Mellil, chacune d’elles est sanctionnée par un examen. C’est le ministère du transport, à travers la direction de l’aviation civile, qui veille sur les examens.

«Pour passer l’examen pratique il faut avoir effectué un certain nombre d’heures de vol, 45 heures minimum, dont certaines seul à bord (10 h minimum)», explique-t-on auprès de l’aéroclub de Marrakech. Il faudrait également que le candidat ait effectué une navigation de 150 nautiques seul à bord avec 2 atterrissages complets sur deux terrains différents. Il faudrait enfin être âgé de plus de 16 ans et avoir réussi au préalable à l’examen théorique. Ce dernier est organisé en moyenne tous les quatre mois par la Direction de l’aviation civile. A noter que la formation théorique n’a rien d’exceptionnel. Il s’agit principalement de notions générales sur la navigation, la météorologie, la mécanique d’avion ainsi que la réglementation aérienne.

A raison de deux à trois séances par semaine, un candidat peut être prêt pour ces examens au bout d’une année environ. Mais cela coûte de l’argent. Tous les aéroclubs du Royaume imposent des frais d’adhésion allant de 1 400 DH à 2 500 DH par an, auxquels il faut ajouter les frais de formation. La réglementation en vigueur impose en effet l’obtention d’une carte de stagiaire auprès de la Direction de l’aviation civile ainsi qu’un carnet de vol. Il faudrait compter 800 DH pour les différents coûts afférents à cette carte. A cela s’ajoute évidemment le tarif des vols. Ceux-ci varient en fonction du modèle d’aéronef que l’aéroclub mettra à la disposition du candidat. En général, les prix varient de 800 DH à 2 500 DH, selon la politique tarifaire de chaque aéroclub ainsi que de sa flotte d’avions. En d’autres termes, il faudrait compter un investissement d’au moins 50000 DH pour prétendre passer l’examen pour l’obtention de la licence. Il est à noter que la plupart des aéroclubs disposent d’une flotte composée d’avions de marque Cessna, de deux ou quatre places.

Le développement de l’aviation privée fait partie des volets sur lesquels se penchent les pouvoirs publics pour développer le secteur de l’aviation d’affaires. Si celui-ci bénéficie principalement de la présence sur le marché marocain de quelques compagnies taxis, il n’en demeure pas moins qu’une forte croissance du nombre de licenciés capables de louer leurs propres avions permettra de le doper significativement. En attendant, il faut noter que selon les statistiques de l’ONDA, le trafic enregistré sur ce segment dans les différents aéroports du Royaume a atteint 50 470 passagers en 2014 pour 11 205 mouvements d’avions. Des chiffres qui sont en forte croissance par rapport à 2013 où 40601 passagers et 9 823 mouvements d’avions ont été comptabilisés. Le premier semestre 2015 n’a fait que confirmer la tendance avec l’enregistrement de plus de 21 800 passagers à fin juin dernier et 5017 mouvements de vol (le deuxième semestre connaît généralement plus d’affluence vu qu’il intègre à la fois les vacances d’été mais aussi les vacances de fin d’année qui sont générateurs de trafics). Par ailleurs, le ministère de l’équipement a déjà confirmé son intention de convertir l’aéroport de Tit-Mellil, là où se trouve le plus d’aéroclubs (3), en hub de l’aviation d’affaires.

Théâtre hassani : Agadir abrite le 3e Festival

lematin.ma – 17/12/2015

Renforcer la présence de la langue hassanie dans les productions artistiques nationales, offrir aux jeunes talents l’opportunité de s’épanouir au rayonnement culturel de la région Souss-Massa-Drâa. Ph : DR

Renforcer la présence de la langue hassanie dans les productions artistiques nationales, offrir aux jeunes talents l’opportunité de s’épanouir au rayonnement culturel de la région Souss-Massa-Drâa. Ph : DR

La 3e version du FNTH vise à promouvoir le théâtre hassani à travers le rayonnement de la culture Hassanie à l’échelle nationale en tant que composante de la culture et de l’identité marocaines.

La 3e édition du Festival national du théâtre hassani (FNTH) se tiendra du 17 au 19 décembre dans la capitale du Souss, à l’initiative de «La troupe Ouafae Agadir du Théâtre».

Cette manifestation vise à promouvoir le théâtre hassani à travers le rayonnement de la culture Hassanie à l’échelle nationale en tant que composante de la culture et de l’identité marocaines, le 4ème art étant un mode expressif qui permet le développement de visions artistiques et partant rapproche le spectateur de cette culture, indique un communiqué des organisateurs.

Cette 3e version du Festival ambitionne également de contribuer à développer la pratique théâtrale professionnelle dans les régions du Sud du Royaume, à mettre en valeur les atouts et particularités du théâtre hassani, tout en renforçant les liens entre les artistes et comédiens de différents bords.

Le Festival œuvre aussi pour dynamiser les expressions hassanies dans les productions artistiques nationales, encourager les créations théâtrales et offrir aux jeunes talents l’opportunité de s’épanouir et de s’exprimer sur scène.

Selon la même source, cette 3e édition invite une brochette d’artistes marocains de la trempe de Meryem Zaïmi, Amine Naji, Tarik El Boukhari, Mohamed Khouyi, en plus des poètes Mohamed Souih et El Yazid Salek.

Parallèlement aux représentations théâtrales qui seront données dans la salle «Ibrahim Radi», le programme de cette édition prévoit d’autres manifestations notamment des rencontres, des ateliers de formation et des soirées musicales et poétiques.

La présidence du jury, devant départager les pièces théâtrales en lice, a été confiée cette année au dramaturge Abdelkarim Berrechid.

Note : Le hassani, arabe mauritanien ou maure, ou localement klâm hassân « parler des Banu Hassan », klâm el-bidhân « parler des Blancs », est un dialecte arabe parlé en Mauritanie, au Sahara occidental, dans le sud du Maroc (Guelmim, Assa, Tarfaya, Mhamid el Ghizlane), le désert algérien, le Sénégal et l’extrême nord du Mali et du Niger. Sur cette aire géographique étendue, il constitue la langue maternelle d’une population de type maure, et arabe culturellement arabisée. À l’origine dialecte des Bédouins du clan des Banu Hassan, il est fortement influencé par l’arabe littéral, le zenaga (langue berbère de Mauritanie), ainsi que par les langues nigéro-congolaises avec lesquelles il est en contact, dont le wolof et le soninké.

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