Archives de décembre 18th, 2015

Communiqué du Rotary Taroudant : Distribution de 600 kilos de vêtements au profit de douars isolés du Toubkal

Le Rotary Club de Taroudant réalise régulièrement des actions dans différents domaines, notamment des distributions de vêtements auprès des habitants de douars isolés de l’Atlas, des actions de dépistage médical avec un projet de caravane ophtalmologique pour fournir des lunettes aux enfants des villages ainsi qu’une caravane dentaire. Ces actions sont réalisées grâce au soutien de l’Amicale Francophone de Taroudant, ainsi que de nombreuses associations et Rotary Club de France, d’Allemagne, de Belgique de Suisse et d’Agadir.

Sa dernière action récente : la distribution de 600 kilos de vêtements chauds au profit des habitants de douars isolés de la région du Toubkal.

Quelques photos de cette belle action qui s’ajoute à d’autres, grâce auxquelles des enfants auront moins froid cet hiver :

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Lettre ouverte aux nouveaux responsables politiques pour la gestion des villes

Par Hassan Wahbi – albayane.press.ma – 17/12/2015

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Hassan Wahbi, universitaire, philosophe, écrivain… une personne que j’apprécie tout particulièrement et qui peut vous parler sur beaucoup de sujets, très longtemps et sans vous lasser, avec une analyse pointue et très sensée de tous les problèmes : cette analyse très intéressante qu’il fait ci-dessous en est l’illustration..

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baie Agadir

Pour un pays comme le nôtre, les pesanteurs héritées, les rapports difficiles avec l’exercice du pouvoir, les tensions et confrontations idéologiques, l’absence d’humilité, les frustrations secrètes des individus, empêchent de voir l’exercice politique comme responsabilité concrète, enjeu de vie, dépouillement, don de soi, rationalité fonctionnelle.

Bien sûr je nai rien à vous dire que vous ne sachiez certainement déjà puisque le bon sens est supposé être partagé par les uns et les autres, surtout par ceux qui croient être l’élite organique, volontaire ou cooptée d’un pays, d’une région, d’une ville. Mais la vie n’arrête pas de nous inciter à appeler les choses par leur nom, à rappeler la couleur des idées supposées proches, évidentes ; surtout que beaucoup de paroles citoyennes clairvoyantes s’épuisent dans la solitude de la pensée, que beaucoup dindividus non normatifs finissent erratiques, éloignés d’une véritable contribution à l’action sociale ou tout au moins à une réflexion sérieuse sur les choses de la société. Le rapport de force leur est incroyablement asymétrique qu’ils se sentent écrasés, inaudibles.
Paul Valéry, écrivain et observateur du siècle de
rnier, disait que la politique est l’art d’empêcher les gens de s’occuper de ce qui les regarde. Et surtout pour un pays comme le nôtre où les pesanteurs héritées, les rapports difficiles avec l’exercice du pouvoir, les tensions et confrontations idéologiques, l’absence d’humilité, les frustrations secrètes des individus, empêchent de voir l’exercice politique comme responsabilité concrète, enjeu de vie, dépouillement, don de soi, rationalité fonctionnelle. Il faut donc voir les choses autrement, revenir à un style politique sobre, hors les dogmes, les humeurs caractérielles, les préjugés, les a-priori, revenir à un style qui traduit un penchant politique pour la chose publique, pour la gestion de la ville comme cœur d’une vie collective, comme cause d’une vision. Lorsqu’on prend la direction d’une région ou la gestion d’une ville, je sais que la tâche est immense selon ce qui doit être accompli, selon les nouveaux enjeux du développement économique, les mutations de la cartographie régionale, la complexité administrative et mentale de certaines affaires, selon les décalages entre les mauvaises habitudes et les nouveaux comportements à acquérir. Oui, le tableau est compliqué et les acteurs ne sont pas forcément préparés, forcément disposés intellectuellement pour agir autrement, hardiment pour briser la force de l’inertie, l’arrogance de l’ignorance, la médiocratie héritée, l’auto-suffisance, l’impuissance des corps alanguis, épuisés par la non-reconnaissance, la non-émulation ou par l’incompétence. Seulement, il faut peut-être arrêter de faire de la politique un champ de bataille, de jeux de rôle, de vente aux enchères, de promotion de soi, de fausse dialectique.
Il y a des choses simples, des évidences, des priorités humaines, sociologiques à rappeler.
En dehors des obédiences tranchées, des rhétoriques de circonstance, des langues de bois intenables, fossilisantes, stérilisantes, des postures guindées, il faut revenir à un style pratique, dépouillé, humble, qui appelle un chat un chat (vous pouvez choisir une autre bête moins
domestique), qui dessille les yeux pour gérer rationnellement les réalités, secteur par secteur, point par point, question par question, à la fois dans l’impatience des priorités et la patience dans le temps nécessaire aux véritables réalisations.
Prenons l
exemple de la ville d’Agadir et de sa grande circonférence. Agadir et sa région ont connu plusieurs états divers dans leurs histoires, cela va de la marginalité, de la provincialité tranquille à un regain d’intérêt ; cela va des gestions politiques ordinaires avec le passage de gouverneurs sans effets bénéfiques sur le destin de la ville, de maires impotents, impersonnels, sans passion, à des éclaircies politiques, quelques réalisations infra-structurelles notables, etc… Mais il y a comme une non sensibilité à la vraie réalité de la ville, une non évolution du paysage urbain, une non accumulation de qualités urbaines qui étoffent l’espace de vie dans la ville, qui en fait une ville pour ses vivants, tous quartiers confondus, qui augmentent son attractivité.
Ce qui importe, c’est la matière de la société proche car la ville – et ses quartiers – constituent la première carte substantielle de nos existences. C
est bien de penser en grand, à parler tant et plus des énormes réalisations qui viennent ou ne viennent pas, mais il ne faut oublier que la qualité et la beauté essentielles de l’existence urbaine résident dans le peu, l’humilité, les qualités vivables, un savoir vivre en commun. La qualité d’une vie dans une ville est plus profonde que la grandeur des monuments et des événements : les rues agréables, propres, les jardins ombragés et hospitaliers, les espaces verts esthétiques et équilibrés, les lieux de repos et de villégiature pour les jeunes, les promeneurs, les personnes âgées qui n’ont pas de bancs avec dossier pour se reposer, le dynamisme de certains quartiers, un bon campus universitaire, de véritables médiathèques, les squares pour enfants bien entretenus, les lieux de loisirs à promouvoir avec les bons investisseurs pour les salles de cinéma et autres pôles dactivités, le bon fonctionnement non misérable des maisons de cultures pour les jeunes, la longue promenade de bord de mer à vivifier, à fleurir, etc….. Bref, j’aimerais que les nouveaux «politiques» choisis par les suffrages ou désignés par décrets aient des corps, des sensations, des regards, qui circulent dans l’espace de la ville et qui crient à certains scandales (saletés, pollutions, incuries, projets inachevés dont la ville d’Agadir se fait une spécialité (l’ex-conservatoire, les nouvelles transformations de Talborjt…). Et je ne parle pas de toutes ces structures qui finissent par être des coquilles vides. Il y a bien sûr un « imparfait des villes » selon l’expression de l’architecte Paul Chemetov, cet imparfait quon perçoit dans leurs contradictions, leurs mutations brutales (exode, densification exacerbée, spéculations sauvages, ruralisation de lespace urbain, passif et héritage des mauvaises gestions et incompétences antérieures, disparité des populations et des quartiers, je-m’en-foutisme des individus, impunités flagrantes, multiplication des bras-cassés dans les services publics, le manque de distance et dexigence dans lévaluation des événements, des manifestations,… ; malgré cet imparfait, la ville reste un enjeu de vie sociale qui doit être lobjet dun consensus rationnel en dehors de la tradition sécuritaire et politique, des divergences.
On croit souvent que la politique exclut l’émotion, que la pratique est incompatible avec la réflexion, que l’autorité est au-dessus du savoir, que la prise de décision ne suppose pas la culture de l’écoute, la capitalisation des forces compétentes. On se trompe souvent car il n’y a pas de complétude. Toute action doit être le fruit mûr d’une multitude de réflexions ; même si les servitudes de l’action et de la responsabilité sont lourdes, prenantes, pesantes et que la politique est rarement de l’ordre de l’enchantement car toutes les promesses sont souvent impossibles à tenir et que plus le pouvoir est insidieux plus le soupçon s’accentue. C’est souvent,par la force des choses,une combinaison entre l’optimisme de la volonté et le pessimisme de la raison. Cest le paradoxe du politique car quelque chose lui échappe irrémédiablement devant l’ampleur des tâches. N’empêche qu’en face de la crise des modèles politiques, de l’inquiétante re-traditionalisation de la société marocaine, des syndromes des identités, des régressions constatées ici et là, il y a la nécessité de retrouver le progrès comme pratique sociale à même les réalités tangibles. En finir avec les clivages idéologiques qui ne sont de plus en plus que des courroies de carriérisme et la soif dérisoire de vouloir entrer dans la confrérie des politiques, la comptabilité des sièges. Ce qui importe, c’est de s’occuper des réalités, de déranger, d’améliorer lexistant, de dire la vérité sur les faits, faire des bilans, des retours lucides sur soi et non se contenter de la posture idéologique, des slogans, de sa petite personne dépicier régional ou de baroudeur national. Il y a un courage politique et pratique à réhabiliter les actions utiles, cest-a-dire à admettre de vivre son temps propre, de se placer dans la réflexion active du monde. Ce courage ne se décline pas dans les réalisations extraordinaires, spectaculaires, protocolaires, dans les activités formalistes, les inaugurations inutiles, les attroupements officiels. Le courage, cest dans lhumilité de laction, la culture du métier, la régulation des biens. Notre malheur, cest la rétention perpétuelle de la personnalité autonome à lavantage de l‘unanimité faussement fédérale et d‘un déterminisme hérité. On nous rebat les oreilles avec le conformisme de croyance, le discours de loyauté aveugle ; ce qui importe, cest la loyauté à la vie, aux gens, aux principes humanistes, aux savoir-faire. On ne peut pas forger lavenir ni par une quelconque violence millénariste, ni par le fatalisme religieux, ni par le verbiage tendancieux. Ce qui importe, c’est d’améliorer l’espace humain, les services, se méfiant tant que faire se peut des pièges bureaucratiques. Le salut est dans la raison pratique nourrie de l’existence de la connaissance et des qualités supra-individuelles. Nous sommes souvent déchirés entre ce que Max Weber appelle les jugements de fait (voilà ce qui est fait) et les jugements de valeurs (voilà ce qui doit être), mais l’important c’est de les unir, d’unir le principe de responsabilité et l’éthique de la conviction. On aura deviné que la tâche concerne ici en premier lieu ceux ou celles qui avancent dans le choix de responsabilité à finalité collective pour les voir servir scrupuleusement des desseins autres que ceux de leur personne, de leurs humeurs, avec indépendance d’esprit et au-delà des archaïsmes, de la « tyrannie de l”urgence », de la comédie démagogique, des projets bâclés pour sauver les apparences. Car comment se fait-il qu’au moment même où un responsable accède à l’autorité en assumant la fonction à finalité collective, il s’engouffre dans un état qui le rend pas plus efficace que les précédents responsables comme par une difficulté sociologique ou psychologique. Des résistances sont là en soi et dans la société ; même si on remarque ici et la de bons ouvrages nationaux, de la perfectibilité, de la bonne volonté. D’où la nature de mes propos qui parlent de l’impuissance qui retarde le progrès. Tant que séviront cette impuissance, cette servitude volontaire, ce manque de personnalité, ces velléités dans les politiques de proximité, la vie sociale dans la ville d’Agadir restera désavantagée ou affaiblie. « la vie ne réclame pas le pouvoir, mais le droit de remplir la tâche qui lui est dévolue dans l’existence même. Elle se fonde sur trois piliers qui ont pour nom amour, travail, connaissance » (W. Reich).
La ville demande une émotion d’appartenance, une pugnacité intelligente, du désir politique, j’allais dire un « amour politique ». Ces propos présents n’ont pas la prétention de servir de modèle critique d’existence politique à qui que ce soit. Ils ne traduisent que l’affect d’un individu courroucé de voir le possible ne pas advenir et qui décrit ce qu’il voit comme «le peintre décrit un orage ». Avec cette nuance : décrire un orage, oui, mais en désignant les moyens de s’en protéger et surtout d’ouvrir l’horizon de la possibilité d’une ville, de sa perfectibilité, lui donner un surcroît d’«  amabilité » par laquelle l’importance urbaine se présente comme l’expression d’un atout pour la satisfaction et l’existence humaines.

Port de Casablanca : Drôle d’horaire continu

A. G. – leconomiste.com – 17/12/2015

Le régulateur institue une organisation en trois shifts
Le contrôle et la Douane pas concernés
D’énormes pertes résultent du flottement entre les shifts
Principale plateforme portuaire du royaume, le port de Casablanca traite 70% du trafic domestique. Même le fret destiné à certaines régions disposant de ports y est traité. Mais face aux flux toujours importants, il n’est pas suffisamment équipé en matériel de contrôle et de pesage (Ph. Jarfi)

Principale plateforme portuaire du royaume, le port de Casablanca traite 70% du trafic domestique. Même le fret destiné à certaines régions disposant de ports y est traité. Mais face aux flux toujours importants, il n’est pas suffisamment équipé en matériel de contrôle et de pesage (Ph. Jarfi)

Le port de Casablanca fonctionnera en mode non-stop dès le premier janvier 2016. Mais cette nouvelle organisation en 3×8 ne concerne que le déchargement du fret et la manutention des marchandises. Les autres intervenants (Douane et services de contrôle) ne sont pas tenus d’observer la décision de l’Agence nationale des ports (ANP) instituant un 3e shift. De fait, «ce dernier a toujours existé», rappelle l’Association des transitaires agréés en douane au Maroc. Et le problème de congestion du port est ailleurs. Il tient à l’insuffisance de scanners, de bascules et d’organisation de l’exploitation de l’outil portuaire de manière générale.
D’ailleurs, «c’est le retard pris à l’export de produits périssables, qui a décidé l’ANP à prendre la mesure», fait remarquer un professionnel. Et pour cause! Marsa Maroc qui intervient à l’import/export ne dispose que d’un scanner. Par contre, Somaport, en détient également un mobile mais ne s’occupe que de l’import.
Autre handicap de taille, le matériel de pesage. Marsa Maroc qui enregistre les flux les plus importants ne dispose que d’une bascule. Ce qui amène souvent la Douane à délivrer des bons de sortie sous réserve de pesage. De plus entre le 1er shift qui se termine vers 14 heures et le second qui démarre à 15 heures, il y a une heure de vacance. Sans oublier que le port chôme durant le week-end, alors que par le passé, le travail était assuré samedi, notamment par une permanence dédiée à l’export. De même l’horaire continu impacte le rendement que les professionnels estiment à quelque 30%. Faute de structures de restauration sur place, cette organisation entraîne également une perte de temps et rallonge le délai de séjour des navires et des marchandises.
Il n’empêche que l’ANP estime que «le mode d’exploitation des  ports va changer radicalement l’année prochaine». Et les mesures prises ont fait l’objet d’une large concertation avec les différents intervenants portuaires. (Sic)
De fait, l’obligation de la continuité des opérations de manutention au port de Casablanca concerne «les trafics qui ne font pas l’objet de sortie directe et  les navires dont le déchargement exige moins d’un shift», précise le communiqué de l’ANP. L’objectif est d’assurer la célérité des opérations, la hausse des rendements journaliers et partant la réduction du délai de séjour des navires. «Ce qui se traduirait par des gains substantiels en termes de réduction des coûts d’escale et d’optimisation des surestaries», anticipe l’Agence.
Pour s’assurer de l’efficacité, des mesures d’accompagnement sont également prévues et mises en place. Il s’agit, en premier lieu de l’institution d’une commission chargée de contrôler le respect des horaires de travail. La mise en place d’une commission mixte (présidée par l’ANP) et dont le rôle est de planifier certains trafics traités par campagne, comme les céréales. Enfin, l’amélioration du mode de fonctionnement des ponts bascule. Sans préciser si, du nouveau matériel sera introduit, le communiqué de l’ANP évoque également les autres insuffisances liées aux scanners et aux zones de contrôle affectées à la Douane.
En attendant, l’entrée en vigueur de l’adoption du travail en continu, et face à l’afflux des navires attendus vers la fin de l’année, l’ANP a décidé de décréter l’obligation de travailler les dimanches des 20 et 27 décembre dans les autres ports du commerce. Il s’agit de Nador, de Jorf Lasfar, de Safi et d’Agadir. La même  mesure a déjà été appliquée à Casablanca le dimanche 13 décembre. C’était pour rattraper le retard à l’export des agrumes et primeurs.

Le poids des surestaries

Le problème des surestaries, notamment celui lié aux conteneurs pèse lourdement sur le compte courant. Le coût par conteneur représente, selon les professionnels le double, voire le triple du prix de la boîte neuve. Récemment, le ministère du Transport et de l’équipement avait réceptionné une étude sur la question. Rien n’a filtré sur le coût des surestaries en devise. Par contre, la communication a été fort généreuse sur les causes et les pistes d’amélioration.  Ces surestaries sont la conséquence des retards enregistrés dans l’exécution des opérations d’import et d’export, des attentes en rade des navires et des retards  dans la restitution des conteneurs par les réceptionnaires. Quant aux axes d’amélioration, ils se situent au niveau du système de programmation des navires et leur traitement, de la capacité de stockage des chargeurs et du contrôle.

Congrès international de l’Arganier : 2,8 MMDH pour la réhabilitation de 830.000 hectares

lematin.ma – 18/12/2015

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch s'exprimant, à Agadir, lors de la cérémonie d'ouverture du 3e Congrès international de l'Arganier. Ph : MAP

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch s’exprimant, à Agadir, lors de la cérémonie d’ouverture du 3e Congrès international de l’Arganier. Ph : MAP

Le Congrès international de l’Arganier vise le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux.

Les travaux de la 3e édition du Congrès international de l’Arganier ont été lancés, jeudi à Agadir, avec la participation de chercheurs et académiciens nationaux et internationaux et des acteurs œuvrant dans la production et la commercialisation de l’argan et ses dérivés.

Organisé, du 17 au 19 décembre, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce congrès vise le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux, les gestionnaires forestiers, les acteurs économiques et les institutions de développement, en contribuant à la mise en œuvre du Contrat Programme de la filière de l’arganier sur des bases scientifiques solides.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de ce congrès international, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre scientifique pour la filière d’arganier qui couvre une superficie d’environ 830.000 hectares et profite à 3,5 millions de personnes, outre sa contribution pour la préservation des écosystèmes et la lutte contre l’ensablement.

Aziz Akhannouch a, dans ce contexte, rappelé les efforts déployés pour le développement de la filière de l’arganier, mettant l’accent sur la création de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) qui œuvre pour le développement et la mise en œuvre de programmes de développement intégré et encourage la recherche scientifique.

Et de noter que le Congrès international de l’Arganier, qui se tient tous les deux ans, vise l’échange des connaissances et la diffusion des résultats des recherches en vue de mettre en place des programmes scientifiques précis et capables de développer et préserver la filière de l’arganier.

De son côté, le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, Zineb El Adaoui, a souligné la dimension symbolique de l’arganier qui reflète l’identité de la région Souss-Massa, rappelant les défis posés pour la préservation de l’arganier et la durabilité de la filière.

Organisé par l’ANDZOA en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, le Haut-commissariat aux Eaux et Forêts et l’Institut national de Recherche agronomique, ce congrès connait la participation de plusieurs chercheurs et spécialistes marocains, arabes et étrangers.

Près de 3 MMDH pour la réhabilitation de l’espace vital de l’arganier

Le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), Ibrahim Hafidi a indiqué, jeudi à Agadir, qu’un investissement de 2,8 milliards de DH sera alloué à la réhabilitation de l’espace vital de l’arganier d’une superficie globale de 830.000 hectares pour une période de 10 ans.

Intervenant à l’ouverture de la 3e conférence internationale sur l’arganier, Ibrahim Hafidi a précisé que les différents projets et opérations de ce chantier de réhabilitation sont prévus par le contrat programme signé en 2011 et dont l’exécution a été entamée en 2013 après une vaste concertation qui a concerné l’ensemble des intervenants.

Parmi les objectifs de ce contrat programme figurent notamment la réhabilitation d’une superficie de 200.000 hectares sur 10 ans, la création d’exploitation modernes visant à faire d’intégrer l’arganier en tant que culture agricole, en plus de porter la production de l’huile d’argan à 10.000 tonnes à l’horizon de 2020, au lieu de 4.000 tonnes actuellement, a-t-il précisé.

Le responsable a également rappelé que les travaux de réhabilitation de près de 12.000 ha d’arganiers ont démarré en 2015 et que des exploitations agricoles, d’une superficie de 3.000 ha, ont déjà manifesté l’intérêt d’intégrer la culture de l’arganier.

Il a, par la même occasion, présenté la mission de l’Agence dans la préservation et la promotion des arganiers, citant notamment la réalisation des études techniques, socio-économiques et environnementales pour le développement de la filière de l’arganier, en plus de la création de groupements d’intérêt économiques au profit des travailleurs de la filière.

Et d’ajouter que jusqu’à présent l’Agence a créée 11 groupements, 30 grandes coopératives et procédé à la labélisation des produits de l’arganier.

Ibrahim Hafidi a, également, évoqué plusieurs projets pilotés par l’Agence pour la promotion de la filière, dont le projet de création d’un centre national de l’arganier qui aura pour mission de coordonner les recherches scientifiques pour l’arganier, le suivi des actions du contrat programme et la création d’un musée du patrimoine de l’arganier.

S’agissant de la recherche scientifique, l’intervenant a indiqué que l’Agence a créé un réseau de 125 chercheurs spécialisés dans différents niveaux de la filière en plus de l’encouragement des jeunes chercheurs, se félicitant à ce sujet de la contribution de plusieurs entreprises citoyennes à travers l’octroi de bourses encourageant la recherche scientifique dans le secteur.

La cérémonie d’ouverture de la conférence a été marquée par la signature de deux conventions portant sur l’appui à la réhabilitation de l’arganier sur la période 2016-2018 et la promotion de la recherche scientifique autour de la filière de l’arganier.

La conférence qui se poursuivra jusqu’à samedi est organisée par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et l’Institut national de la recherche agronomique.

 Conseil agricole : Akhannouch inaugure «Le village itinérant d’Agadir»

lematin.ma – 18/12/2015

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Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, et le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, Zineb El Adaoui inaugurent à Agadir, «Le village itinérant du Conseil agricole». Ph : MAP

Le village vise à mettre en place des canaux diversifiés d’accompagnement des programmes et des actions de Conseil agricole auprès des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, et la wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanan, Zineb El Adaoui, ont inauguré, jeudi à Agadir, «Le village itinérant du Conseil agricole».

Organisé par l’Office national du conseil agricole (ONCA) les 17 et 18 décembre, ce village itinérant du Conseil agricole vise à mettre en place des canaux diversifiés d’accompagnement des programmes et des actions de conseil agricole auprès des agriculteurs sur l’ensemble du territoire national.

Conçu autour d’un écosystème de partenaires institutionnels et professionnels au niveau de la région Souss-Massa, ce village itinérant ambitionne de faire connaitre les institutions et organismes professionnels actifs dans le domaine de l’agriculture, notamment la Chambre d’agriculture régionale, la direction régionale de l’Agriculture de la région Souss-Massa, le Crédit agricole et la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait.

Ce village itinérant vise également à faire connaître aux agriculteurs plusieurs produits et prestations liés au conseil agricole, offrir aux partenaires institutionnels un espace ambulant afin de promouvoir leurs offres de services et de prestations auprès des agriculteurs et à permettre aux agriculteurs et participants de découvrir les nouvelles technologies et les bonnes pratiques agricoles.

Le village itinérant du Conseil agricole est organisé dans le cadre du programme lancé en février par l’ONCA visant à renforcer la communication avec les agriculteurs à travers une caravane agricole qui parcourt toutes les régions du Royaume.

Doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’ONCA est un établissement public chargé de piloter, de coordonner et de suivre la mise en oeuvre de la stratégie du conseil agricole à l’échelle nationale.

Il est également chargé d’appliquer la politique du gouvernement en matière de conseil agricole à travers notamment l’accompagnement des organisations professionnelles, le soutien des actions entreprises par les autres acteurs de développement agricole et l’interface avec la formation et la recherche.

Souss Massa / Conseil agricole Un village itinérant fait escale à Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/12/2015

La rencontre prévue ces 17 et 18 décembre
Découverte de produits, technologies, prestations, bonnes pratiques agricoles… les offres

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Un village itinérant de conseil agricole vient d’être initié par l’Office national du conseil agricole (ONCA). Ce projet est conçu autour d’un écosystème de partenaires institutionnels et professionnels, et intègre la dimension «région» dans son opérationnalisation. En effet, après son lancement à l’agropole de Berkane, une escale est prévue dans la région Souss Massa les 17 et 18 décembre. Il faut noter que la mise en œuvre de ce village consacre également un des principes d’intervention de l’ONCA qui est la proximité avec les acteurs. Un tel dispositif de conseil agricole, pluriel et multi-acteur, est axé autour de l’information en termes d’action entreprises dans le cadre du plan Maroc Vert (PMV), au niveau régional et local. C’est ainsi que cet espace de rencontres et d’échanges permettra aux agriculteurs de découvrir plusieurs produits, technologies, bonnes pratiques et prestations liés au conseil agricole et d’offrir aux partenaires institutionnels un espace ambulant quasi permanent afin de promouvoir leurs offres de services et de prestations auprès des agriculteurs. Ce sera l’occasion aussi de véhiculer des messages de sensibilisation à caractère technique et managérial spécifique à la région, pour un développement durable de l’agriculture, et une amélioration conséquente de l’agriculture solidaire. La création et le renforcement des relations de partenariat entre les producteurs, les chercheurs et les services techniques est une autre optique escomptée par les organisateurs. Conduit sur deux journées, cet évènement cible 400 participants dont plus de 300 agriculteurs des différentes provinces de la région de Souss Massa. Ils bénéficieront de formations pratiques agricoles, l’objectif étant l’amélioration de leurs revenus.
Pour rappel, l’ONCA, établissement en charge du conseil, de l’encadrement et de l’accompagnement des agriculteurs, a élaboré et programmé plusieurs projets innovants de conseil agricole, dont le village itinérant, bâti sur plus de proximité et sur la mobilisation de différents partenaires institutionnels et professionnels. Entre autres, la Direction régionale de l’agriculture du Souss-Massa (DRA), la Chambre régionale d’agriculture, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), la coopérative agricole Copag, l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc… Le village itinérant dédié au conseil agricole sillonnera différentes régions du pays.

Infrastructure mobile

Un camion semi-remorque de 13,6 m de long, équipé de kits d’analyses et de démonstrations, permettra d’effectuer des analyses du sol (N,P,K), de mesurer la salinité d’eau et la qualité d’huile d’olive et du miel. Dix stands de 9 m² seront dédiés aux différents partenaires pour la présentation de leurs offres multiples et diversifiées de services et prestations. Par ailleurs, un espace sera aménagé dans le chapiteau pour l’animation et les présentations. Et un autre pour les rencontres B to B.

 

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