Archives de décembre 22nd, 2015

Sofitel Agadir : RISMA-ACCOR, CE QUI S’EST VRAIMENT PASSÉ

Afifa Dassouli lnt.ma – 22/12/2015

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En annonçant, en septembre dernier, des irrégularités comptables constatées sur les comptes de ses deux sites hôteliers Sofitel à Agadir et en constituant une provision de 50 MMAD au 30 juin 2015, le Directoire de Risma, unique société du secteur du tourisme cotée à Casablanca, ne croyait pas que les dégâts seraient aussi importants que ceux révélés par l’audit diligenté dans ces hôtels sur la période de janvier à août 2015. Car, les manipulations sur les comptes des hôtels concernés pour afficher de meilleurs résultats économiques ont atteint les 5 millions de dirhams !

Il s’agit notamment de diverses natures de charges qui ont été déclassées dans des comptes du bilan. Il faut savoir que, par définition, une charge est propre à un seul exercice, alors que les comptes de bilans sont cumulatifs. En conséquence, les comptes de produits et de charges qui font ressortir le résultat d’exploitation, première étape de calcul des bénéfices ou des pertes, ont été enjolivés par le biais de diminutions artificielles de charges, transférées dans d’autres comptes. Et donc, le RNPG, (Résultat Net Part du Groupe), de Risma pour l’exercice 2015, après correction de ces fautes d’enregistrement comptables, sera amputé de 22 MMAD, engendrant une diminution de 110 MMAD des capitaux propres consolidés, (impacts sur les exercices antérieurs à 2015). Dans les comptes sociaux, l’impact sur le résultat avant impôt sera de 132 MMAD, ce qui met la société cotée en perte de 180 Millions de dirhams à fin 2015.

A priori, Risma s’est retournée contre AGM, (Accor Gestion Maroc), la société de gestion de ses actifs immobiliers, dirigée par le groupe ACCOR, lui reprochant essentiellement un manque de supervision du service financier concerné et à fortiori, la légèreté de son directeur financier, en charge de l’enregistrement comptable, l’élaboration, la vérification et le contrôle des comptes des hôtels .

Mais AGM, qui a été la première à identifier ces malversations et à réclamer un audit détaillé, semble lui retourner les mêmes reproches du fait que Risma intervient juste après la formation du résultat d’exploitation et qu’elle aurait elle-aussi manqué de vigilance.

Certes, Risma a porté plainte contre les auteurs dont le Directeur général, le directeur financier et ses équipes, coupables, aux yeux de Risma , des dissimulations de charges depuis plusieurs années et des manipulations comptables constatées. Mais, il semblerait que le DG d’AGM ait été totalement blanchi. C’est peut être la séparation dans AGM de la gestion des hôtels Sofitel qui a causé un certain flou et a permis ce genre de malversations au niveau de la société de gestion d’Accor. On peut aussi noter l’absence de vigilance de la direction financière de Risma – en charge du contrôle financier -et s’interroger sur la manière dont les comptes ont été certifiés par les Commissaires aux comptes !

Risma a donc entrepris des démarches pour obtenir réparation des préjudices subis et a demandé à la société de gestion de prendre les mesures nécessaires afin de renforcer le dispositif de contrôle interne, et ainsi éviter que ne puissent se reproduire des situations similaires. D’autant que la baisse de l’activité touristique a déjà amputé l’activité de Risma de 70 millions de dirhams.

Il faut donc espérer que la symbiose entre Risma et Accor Gestion Maroc ne soit pas affectée par tous ces problèmes. Mais rien n’est moins sûr compte tenu de la dégradation des relations observée depuis deux ans entre ces deux sociétés dont Accor – rappelons-le – est le plus gros actionnaire. Et, in fine, ce qui reste à savoir pour les années où le camouflage de charges est intervenu, c’est de combien le résultat de chaque exercice a-t-il été enjolivé…

Agadir / Affaire du Sofitel : Les prévenus interdits de quitter le territoire

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 22/12/2015

Escroquerie, abus de confiance…les chefs d’accusation
Le directeur financier serait le seul responsable

sofitelagadir_trtLe détournement de fonds que l’hôtel Sofitel Agadir a connu tient en haleine toute la ville.
Dans cette affaire portée devant le tribunal de première instance, plusieurs personnes seraient impliquées. Des arrestations ont même eu lieu. Or, l’affaire prend une autre tournure lorsque «le directeur financier de l’établissement avoue aux enquêteurs sa seule responsabilité dans ces trous de comptabilité», explique une source très proche du dossier. Suite à cet aveu, les autres prévenus ont été mis en liberté. Il faut préciser que les «trous» dans la comptabilité ont été mis à jour par un audit réalisé par le groupe Accor. Questionné sur son manque de réactivité face au déséquilibre comptable que la structure connaît, le directeur de l’hôtel répliquera «qu’il n’a pas voulu porter plainte de lui-même et qu’il attendait les instructions de la société-mère, après un mail qu’il lui avait adressé». Le montant détourné avoisine les 30 millions de DH, nous apprend la même source. En fait, pour couvrir les charges, «le directeur financier aurait augmenté le montant de la TVA». Ayant libellé trois chèques sans préciser les noms des bénéficiaires, il a aussi été accusé d’escroquerie et de falsification de documents bancaires. D’autant plus que, «l’une des deux signatures apposée sur les documents aurait été falsifiée», est-il indiqué. En fait, tous les chèques doivent être signés par le directeur financier et le directeur général. Or, «ce dernier a nié les avoir signés et crie à la falsification de sa signature», précise la source. Pour précision, les trois chèques ont été tirés par trois sociétés différentes, pour des prestations qu’elles auraient présentées. Les chefs d’accusation contre les accusés sont «escroquerie, abus de confiance envers son employeur, complicité et falsification de documents bancaires». Pendant les interrogatoires, les comptables ont avoué être conscients de l’illégalité des actes mais, ont ajouté qu’ils ne faisaient qu’appliquer les ordres de leur supérieur hiérarchique. Toutes les personnes impliquées dans ce scandale, notamment le directeur général, sont interdits de quitter le territoire jusqu’à l’issue de l’affaire.

Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir

huffpostmaghreb.com – 22/12/2015

Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir | DR

Un musée consacré aux météorites verra le jour à Agadir | DR

Un vieux rêve en passe d’être exaucé pour les météorologues marocains. Un musée consacré exclusivement aux météorites verra bientôt le jour à Agadir, selon L’Économiste (voir l’article ci-dessous). Une première dans un pays considéré comme l’un des plus riches au monde en termes de trouvailles de météorites.

Une centaine de météorites seront exposées, des films documentaires diffusés, des panneaux pédagogiques déployés… Le musée sera hébergé dans l’Université Ibn Zohr d’Agadir, porteur du projet avec le Centre national pour la recherche scientifique et technique et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites.

Bien qu’il soit reconnu comme l’un des pays les plus riches en météorites (près de la moitié des météorites martiennes y ont été collectées), le Maroc n’abritait jusqu’alors qu’un « musée privé à Marrakech fondé par un amateur (…), aucun musée public et aucun centre de recherche pour l’étude des météorites n’existent au Maroc (…), il y a une déperdition de cette richesse », déplorait il y a un an Hasnaa Chennaoui Aoudjehane, géologue marocaine membre du conseil de la Meteoritical Society, l’association scientifique internationale de référence.

Si les chutes de météorites sur le sol marocain sont fréquentes, la plus notable est celle de Tissint, tombée dans le sud marocain pendant l’été 2011 et identifiée comme provenant de la planète Mars.

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L’article de l’Economiste

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 22/12/2015

Le bâtiment sera situé à Agadir
Il s’agit d’une première au niveau national
Exposition de plus de 100 météorites, une dizaine de tectites, de cônes de percussion …
Le premier musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. Une première au niveau national (Ph. A.I.)

Le premier musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. Une première au niveau national (Ph. A.I.)

C’est une première au niveau national! Le musée marocain exclusivement dédié aux météorites va bientôt voir le jour dans le chef-lieu du Souss. L’édifice sera un lieu de protection et d’exposition d’échantillons de météorites. Les visiteurs pourront ainsi découvrir  les effets et conséquences des chutes de ces objets célestes, les cratères d’impact marocains.

Notamment les astroblèmes d’Imilchil-Agoudal entre autres. En fait, la météorite impliquée précisément dans cet impact est arrivée au sol à 100.000 km/h. Elle s’est entièrement brisée dans la région d’Imilchil-Agoudal, laissant derrière elle les grands cratères d’impact qui sont les premiers astroblèmes découverts au Maroc par des chercheurs de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.
Des échantillons de cette météorite, des impactites, des panneaux pédagogiques, des maquettes, des films documentaires initieront les visiteurs à ces mystérieuses structures d’impact marocaines. C’est ainsi que collectionneurs, prospecteurs, étudiants, enseignants chercheurs, ou tout simplement curieux, pourront en apprendre davantage sur ces roches extraterrestres. Et découvrir le monde céleste via des échantillons. En fait, le musée comprendra une collection de plus de 100 météorites, une dizaine de tectites, de cônes de percussion (shatter-cones) et des brèches d’impact. Leur importance dans l’histoire de la Terre et celle de l’humanité, leurs enjeux et interrogations dans les recherches scientifiques seront illustrés par de nombreux documents et explications détaillées. «Le Maroc reste un lieu favorable de trouvailles de météorites dont certaines présentent des sources de révélations scientifiques très importantes», explique Abderrahman Ibhi, expert marocain en météorites. «C’est le cas notamment de Tissint, la fameuse météorite martienne, et Tighert, météorite de l’astéroïde Vesta, des chutes observées respectivement en 2011 et 2014», a-t-il ajouté. En effet, les météorites constituent en général un patrimoine national. Mais aussi une source de revenus non négligeables pour des milliers d’habitants des régions reculées comme Tata, Erfoud, Zagora, Es-Smara, Zag… car les habitants de ces régions ont développé au fil du temps un véritable savoir-faire. Normal, pour eux, c’est un véritable commerce juteux.
«La réalisation du musée de météorites à Agadir est le résultat des efforts conjugués de l’Université Ibn Zohr, du Centre national pour la recherche scientifique et technique, du Club d’astronomie Ibn Zohr et du Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites», précise A. Ibhi. Ce qui explique l’engouement déclenché par les motivations scientifiques, culturelles et astrotouristiques. L’idée est d’encourager cette nouvelle niche pour développer l’offre de la destination touristique Agadir et attirer une nouvelle clientèle.
Pour rappel, le musée des météorites d’Agadir sera hébergé dans l’annexe universitaire de Ibn Zohr. Ce projet, dont l’ouverture est prévue prochainement, sera accessible au public et aux groupes pédagogiques et scientifiques, nous indique-t-on.

Autour du même thème.

Parallèlement à l’exposition permanente, des soirées sélénites seront régulièrement au programme du musée. L’objectif étant l’observation du ciel d’Agadir, à l’aide d’instruments astronomiques. Ce sera ainsi l’occasion d’observer par exemple des cratères d’impact de météorites à la surface lunaire. Au menu également des conférences assurées par des experts du domaine. Des expertises scientifiques d’échantillons seront aussi dispensées. Il faut préciser que les responsables du musée, impatients d’ajouter des spécimens à la collection Ibn Zohr, offrent la possibilité à toute personne possédant un fragment de météorite de l’exposer  au musée. Soit sous un nom d’emprunt soit sous le nom du véritable propriétaire.

 

RALLYE DU MAROC HISTORIQUE 2016

Nous voilà repartis pour une 7ème édition du Rallye du Maroc Historique !

Rallye Historique

Plus compacte que l’année passée, cette version 2016 se veut tout aussi magnifique bien que très différente. En voici les grandes lignes :

Lundi 9 mai / Etape 1 : Rabat – Rabat
Vérifications techniques et administratives
ES1 Had Brachoua 15km

Mardi 10 mai / Etape 2 : Rabat – Oulmes – Ifrane
ES2 Kathouat 28km
ES3 Bir El Nasr 12km
ES4 Moulay Bouazza – Oulmes 30km
ES5 Bouchebel 14km

Mercredi 11 mai / Etape 3 : Ifrane – Ait Ishaq – Bin El Ouidane
ES6 Ito 11km
ES7 Khenifra 1000 Lacs 30km
ES8 Ait Ishaq – Khenifra 25km
ES9 Choms – Naour 28km

Jeudi 12 mai / Etape 4 : Bin El ouidane – Ait Bouguemez – Bin El Ouidane
ES10 Skatt 18km
ES11 Ait Bouguemez 22km
ES12 Zaouit Ahansal – Rocher Cathédrale 28km
ES13 Tilouguite 25km

Vendredi 13 mai / Etape 5 : Bin El Ouidane – Benguerir – Marrakech
ES14 Skhour Rhamna 32km
ES15 Benguerir 10km
ES16 Youssoufia – Bouchane 24km
ES17 Tamansourt 14km

Samedi 14 mai / Etape 6 : Marrakech – Sidi Kaouki
ES18 Ounara 14km
ES19 Tamanar 18km
ES20 Tzharine – Plage Tafani 12km
ES21 Tamanar 25km
Arrivée Agadir Paradis Plage

Tous les détails sur : www.rallyedumaroc-historique.com
Vous y trouverez le dossier d’engagement dans la rubrique Documents officiels

 

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