Dakar 2016 : la première étape annulée

AFP, lemonde.fr – 03/01/2016

Dakar

 

La première étape du Dakar 2016 a été annulée en raison des conditions météo rendant impossible le déploiement du dispositif de sécurité, a annoncé dimanche le directeur du rallye, Etienne Lavigne, qui a fait état de l’aggravation de l’état de santé d’un des trois spectateurs gravement blessés dans l’accident de samedi.
La première étape du Dakar 2016 a été annulée en raison des conditions météo rendant impossible le déploiement du dispositif de sécurité. FRANCK FIFE / AFP

La première étape du Dakar 2016 a été annulée en raison des conditions météo rendant impossible le déploiement du dispositif de sécurité. FRANCK FIFE / AFP

La première étape de plus de 600 km dont 227 km de spéciales chronométrées pour les motos et 258 pour les voitures, devait relier Rosario et Villa Carlos Paz. Des orages et des fortes pluies s’abattaient dans la matinée sur l’ensemble de la zone de la spéciale, inondant les pistes que devaient emprunter les concurrents.

« Le Dakar ne s’arrête pas quand il pleut mais quand il ne peut pas assurer le dispositif de sécurité habituel. Les conditions météo sont très mauvaises. L’avion relais (qui assure les communications radio, ndlr) ne peut pas voler. Les hélicoptères ne peuvent pas décoller. La situation ne va pas s’améliorer en termes de visibilité », a expliqué M.Lavigne.

Le départ de la spéciale, initialement prévu à 8 heures (heure locale), avait dans un premier temps été repoussé par les organisateurs, qui espéraient une amélioration des conditions en fin de matinée.

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Pronostic réservé pour un blessé

L’ensemble des véhicules va être réorienté vers Cordoba via un parcours de liaison.
La 38e édition du Dakar s’est élancée samedi de Buenos Aires pour un parcours de plus de 9 300 km jusqu’à Rosario, en passant par les plaines argentines, les contreforts de la Cordillère des Andes et le salar d’Uyuni, en Bolivie.

La spéciale du prologue a été interrompue en fin d’après-midi samedi, après qu’une voiture de course est sortie de route et a percuté un groupe de spectateurs, faisant dix blessés dont trois graves, notamment un jeune garçon âgé de 10 ans et son père âgé de 34 ans.
L’état de santé d’un autre spectateur percuté « s’est aggravé dans la nuit » et son pronostic est « réservé ».

Le jeune garçon et son père, également blessés lors de cet accident, ont été tous deux opérés dans la nuit et se trouvaient dimanche matin dans un « état stable », a-t-il précisé. Le garçon âgé de 10 ans souffre d’un traumatisme thoracique. Son père (34 ans) est lui touché a la tête.
« Le reste des patients ne présente aucune aggravation », a ajouté le directeur du rallye.

L’accident, provoqué par la sortie de route de la voiture 360, pilotée par l’équipage chinois composé de Meiling Guo et de Min Liao, s’est produit a 17h59 locales (20h59 GMT) au niveau du km 6,6 (sur 11) de la spéciale du prologue entre Buenos Aires et Rosario, dans des circonstances restant a déterminer. La course avait immédiatement été neutralisée par les organisateurs.

La pénurie d’eau devient structurelle, un programme national d’impose

media24.com – 30/12/2015

Alors que le gouvernement planche sur un plan d’urgence anti-sécheresse, le déficit chronique d’eau nécessite des mesures de gestion durable.
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La problématique de la sécheresse refait son apparition ce mois-ci, en manchette des journaux.
A chaque épisode sec, presse et gouvernement font mine de redécouvrir l’endémie hydrique que connaît le Maroc. Car le problème de la sécheresse est structurel.

Le pays est passé de 2.500 m3 d’eau disponibles par habitant par an en 1960 à moins de 500 mètres cubes aujourd’hui selon l’ONU. En dessous de 1.000 m3, on considère qu’on est en situation de stress hydrique.

C’est pour les agriculteurs traditionnels que la compétition pour la ressource hydraulique est la plus rude, alors que l’agriculture constitue le premier pilier de l’économie marocaine.

Les prévisions de croissance en 2016 ont été révisées à la baisse, en raison de l’aléa climatique. Cette situation a également des répercussions sociales en poussant année après année les habitants des zones rurales vers la ville.

Comment le Maroc s’arme-t-il contre ce déficit structurel hydraulique?

Une saison de sécheresse aux conséquences redoutables

C’est officiel, le pays entame une année sèche. Alors que la pluie se fait attendre depuis 2 mois, la campagne agricole 2015/2016 est compromise.

Le déficit pluviométrique était estimé à la mi-décembre à près de 50%. Et à la même date, seuls 3 millions d’hectares ont été emblavés au lieu de 4,5 à 5 millions généralement réalisés.

Le gouvernement planche sur un plan d’urgence pour venir en aide aux agriculteurs les plus menacés.

Les zones bours – d’agriculture pluviale – sont les plus affectées par le déficit pluviométrique, dominées par les cultures céréalières et de légumineuses de type traditionnel. Le petit élevage est également déjà mis en difficulté.

Les zones irriguées par les barrages sont épargnées. Ces terres, destinées à la culture d’exportation et industrielle représentent 15 à 20% de la surface utile totale. Profitant ces dernières années d’une bonne pluviométrie, stockée dans les barrages, cette partie de l’agriculture tient le coup. Au 30 décembre, les barrages présentaient un taux de remplissage confortable de 62,4% contre 73% l’année précédente.

D’après Ahmed Darrab, secrétaire général de l’ASPAM (association des producteurs d’agrumes marocains) il est encore temps de sauver une partie de la culture de printemps, s’il pleut dans les prochains jours. Cette pluie serait salvatrice pour reconstituer les nappes phréatiques, et donc les puits dont dépendent les agriculteurs traditionnels.

Pour ce dernier, les mesures du plan d’urgence doivent inclure le soutien direct aux agriculteurs à travers la distribution de fourrages, et d’aliments du bétail. Il faut également apporter des mesures de soulagement aux crédits de campagne, en garantissant le rééchelonnement des emprunts agricoles.

Dessalement, goutte à goutte, sensibilisation comme remèdes à la pénurie durable de l’eau

Le plan d’urgence n’a pour seul objectif que qsoulager la charge de l’aléa climatique sur les agriculteurs. Or, le déficit hydraulique est devenu structurel au Maroc. Pour Ahmed Darrab, la fréquente répétition des épisodes de sécheresse rend prioritaires les grands chantiers d’adduction de l’eau.

Le projet pharaonique de creuser un grand canal transférant les eaux excédentaires du Nord vers le Haouz au Sud apparaît comme le moyen le plûs sur de faire face au problème structurel de l’eau. Les projets de dessalement d’eau de mer ne lui paraissent pas être la solution adéquate pour l’agriculture, car le coût de revient du mètre cube d’eau demeure trop élevé.

Pour El Houssaine Kafouni, président de l’association nationale Eau et énergie pour tous, les unités de dessalement présentent au contraire un des piliers d’un plan national de gestion de la pénurie d’eau.

Laâyoune et Boujdour ont d’ailleurs déjà recours à cette technologie à usage agricole. Ces unités de dessalement doivent éclore tout le long du front de mer, insiste le militant associatif, à l’image de ce qui se fait en Espagne.

Le ministère de l’Agriculture a déjà lancé cette année un appel d’offres pour la construction d’une telle unité au Sud d’Agadir pour la région du Souss-Massa, qui permettra de soulager la nappe de Chtouka, en déficit hydraulique non renouvelable de 60 millions de m3 par an.  Une autre est prévue à Dakhla.

Pour ce dernier, les améliorations technologiques ont permis d’abaisser le coût du m3 d’eau à usage agricole de 16 dirhams au coût acceptable de 6 dirhams aujourd’hui. A titre de comparaison, l’eau de barrage coûte 1DH/m3 et l’eau de la nappe entre 2 et 3 DH/m3. L’eau devenant rare, elle se fait plus chère et ce renchérissement doit inciter les agriculteurs à des mesures d’économie de la ressource.

Pour cet ancien député, devenu activiste écologique, une partie de la solution réside dans la lutte contre le gaspillage de l’eau. Les sources de gaspillage sont les plus présentes au moment de l’acheminement de l’eau et de l’irrigation. Or l’agriculture exploite 86% des eaux gérées par les agences de bassin. Pour lui, les agriculteurs doivent aller vers l’irrigation au goutte-à-goutte et les cultures peu consommatrices d’eau.

Les fuites d’eau creusent également la facture hydraulique. Sur le réseau de distribution de Casablanca, les pertes sont estimées à 24% soit 46 millions de mètres cubes en 2014. Avec une maîtrise de ces fuites à l’échelle nationale, on pourrait aisément économiser 200 millions de mètres cubes par an, remarque-t-il.

Il note également l’absence de traitement des eaux usées, dont 2 milliards de mètres cubes sont rejetées dans la mer. C’est l’équivalent de 4 barrages. Il faut tendre vers le traitement des eaux usées et leur réutilisation à but agricole.

Il souligne des lacunes au niveau de l’éducation. La question de la gestion des ressources doit être intégrée aux programmes scolaires, pour que les nouvelles générations s’approprient une culture écologique.

Education relative à l’environnement : Effet de mode ou nécessité ?

Dossier réalisé par Mohamed DRIHEM – lopinion.ma – 29/12/2015

 Education relative à l’environnement : Effet de mode ou nécessité ?
 
Jusqu’au début des années 70, l’éducation relative à l’environnement (ErE) se situe à la croisée de l’éducation par l’environnement et de l’éducation pour l’environnement mais avec l’avènement de la Charte de Belgrade adoptée par l’UNESCO depuis 1976, le concept d’ErE a évolué et on ne parle plus seulement d’éducation à la nature ou l’enseignement de la résolution de problèmes mais plutôt d’une ErE qui contribue à la construction ou à la reconstruction du réseau des relations personne-société-environnement.
L’ErE a pour objet les relations personne-société-environnement, et notamment le concept d’écosociodéveloppement de notre planète, où le développement y est associé à la prise en compte des principes écologiques de base et à une éthique écologiste basée sur les valeurs d’autonomie, de solidarité et de responsabilité à l’égard des réalités socio-environnementales.
Certains évoquent aussi le concept un peu plus flou de développement durable : il s’agit d’un type de développement qui se préoccupe de répondre aux besoins des populations d’aujourd’hui sans compromettre les ressources nécessaires aux générations futures.
Cette prééminence du développement et de son caractère durable comme « finalité de l’humanité » (UNESCO, 1988) est aujourd’hui l’objet de vives critiques. « La relation à l’environnement est subordonnée au développement économique: il n’y est question que de ne pas dépasser la capacité de support des milieux pour répondre aux besoins des sociétés de type occidental actuelles et futures. La durabilité devient le fondement du système éthique de la réforme éducationnelle proposée. »
L’ErE s’efforce de mettre en lumière le caractère contextualisé, complexe, relatif et incertain de toute problématique comme de toute pédagogie, s’appuie sur des méthodes actives impliquant l’apprenant et développant l’esprit critique et propose une clarification des valeurs et un développement du sens éthique plutôt qu’une inculcation des valeurs.
L’Education relative à l’Environnement (ErE) vise enfin trois finalités complémentaires, à savoir : la finalité environnementale par laquelle l’ErE vise à rendre compatible le fonctionnement de l’humanité avec l’écologie globale de la planète en privilégiant la participation des citoyens à la gestion responsable et solidaire de l’environnement et des ressources, Educative puisqu’elle vise l’épanouissement des personnes et des communautés à travers leurs relations à l’environnement et à la nature et la finalité pédagogique par laquelle elle promeut le développement d’une éducation plus accessible et mieux adaptée à la complexité du monde et aux besoins des sociétés contemporaines.
Concrètement, l’ErE se traduit par une variété d’actions (information, sensibilisation, animation, formation, accompagnement de projets collectifs…), une grande richesse d’approches et de méthodologies active, immersive, globale (physique, affective, cognitive, imaginative) et critique…et de nombreux enjeux ( agriculture, aménagement du territoire, biodiversité, consommation, eau, énergie, climat, mobilité, nature, politique socio-économique, santé, solidarité internationale…).
L’ErE s’adresse à tous les citoyens, des plus jeunes aux plus âgés, dans le cadre de l’école, du travail, de la formation, des loisirs, de projets collectifs, de la vie familiale… Elle est portée par des associations l’ErE, des enseignants, formateurs, animateurs, éducateurs, éco-conseillers…
Selon Lucie Sauvé, professeure au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) : l’ErE concerne la relation de personnes et de groupes sociaux à leur milieu de vie proche comme à l’environnement global. Elle est essentielle au développement de sociétés responsables. Elle permet la production et la diffusion de savoirs critiques. Elle favorise le développement de compétences éthiques et stratégiques. Elle stimule, oriente et soutient l’action environnementale, comme elle se nourrit également de cette dernière, pour favoriser la résolution des problèmes contemporains et la construction d’un monde harmonieux.
Au plan personnel, l’éducation relative à l’environnement vise à construire une « identité » environnementale, un sens de l’être-au-monde, une appartenance au milieu de vie, une culture de l’engagement. À l’échelle des communautés, puis à celle de réseaux de solidarité élargis, elle vise à induire des dynamiques sociales favorisant l’approche collaborative et critique des réalités socio-écologiques et une prise en charge autonome et créative des problèmes qui se posent et des projets qui émergent.

Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement
Soutien princier au programme Eco Ecoles

Créée en 2001, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement est dirigée par un Conseil d’administration dont la présidence est assurée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa. Elle est dotée d’un organigramme fonctionnel avec un président délégué, nommé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Juin 2001.
Consciente du fait qu’un pan du Patrimoine écologique du pays est menacé et nous interpelle tous pour sa préservation, la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement a initié une démarche de prise de conscience et de responsabilisation partagée qui a comme substrat trois piliers : le partage de l’engagement, une stratégie pour le développement durable et l’éducation des plus jeunes.
Selon ses initiateurs, cette démarche qui implique tous les acteurs potentiels du changement vise à impliquer les acteurs (ONG, sponsors, collectivités, administrations publiques), créer un mouvement de mobilisation de toutes les strates de la société et pérenniser toute action initiée, sur le long terme.
La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement a inscrit ses actions dans le cadre de partenariats conventionnels avec l’ensemble des intervenants publics et privés.
Dans ce sens, donc, et dès l’année 2000, lors d’un colloque «Villes, Campagnes, Forêts et Plages », Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa avait souligné: « La sauvegarde de l’environnement est aussi une affaire de comportement. L’éducation a, donc, un rôle décisif à jouer pour aider à éveiller les consciences ».
Toutes les actions éducatives de la FM6E vont alors tendre à sensibiliser les plus jeunes de la société à l’importance de l’écologie pour en faire les citoyens du 21ème siècle, des patriotes de l’environnement.
Au cœur de la mission de la Fondation, on trouve l’éducation au développement durable. En effet, de nombreux programmes, selon les vœux de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, sont dédiés aux enfants prescripteurs majeurs d’un éco comportement.
Le programme Eco Ecoles est l’un des programmes de l’éducation relative à l’environnement phare de la Fondation pour l’Education à l’Environnement (FEE) et a été introduit dans le milieu scolaire au Maroc en 2006 par la Fondation Mohammed VI Pour la Protection de l’Environnement.
Séduite par les potentialités du programme Eco Ecoles, Son Altesse Royale a lancé, en 2006, une phase pilote de grande envergure, comprenant 8471 élèves, répartis sur 17 écoles primaires relevant de 9 régions. Aujourd’hui, près de 1127 écoles sont inscrites au programme. Eco-Ecoles permet aux écoliers ainsi qu’aux différents acteurs de l’établissement scolaire de construire un projet environnemental concret sur le lieu de vie qu’ils partagent.

Entretien avec Brahim Aboulaabbas, président de l’Association Marocaine de l’Ecotourisme et de la Protection de la Nature

Traduire des idées conceptuelles en actions sur le terrain
La rentrée scolaire 2015-2016 a été marquée, au niveau de la province d’Ifrane, par l’ouverture des portes d’un joyau de l’éducation relative à l’environnement au Maroc, qui a pour le nom : L’Ecole de l’Education à l’Environnement et de l’Ecotourisme d’Ifrane, implantée dans la forêt de cèdre de Ras El Mae, au cœur du Parc National d’Ifrane.
Pour rapprocher nos fidèles lecteurs et lectrices de ce nouveau-né d’une convention de partenariat modèle et porteuse, passée entre la Direction régionale du HCEFLCD du Moyen Atlas, la Délégation provinciale du ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle d’Ifrane et l’Association Marocaine de l’Ecotourisme et de la Protection de la Nature, nous avons approché M. Brahim Aboulaabbas, ingénieur des eaux et forêts et président cette association, qui a bien voulu nous accorder cet entretien.

L’Opinion : Un petit mot sur l’AMEPN et ses principaux objectifs?
Brahim Aboulâbbas : L’Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature (AMEPN) a choisi, depuis sa création en 1997, de renforcer le tissu associatif national œuvrant pour la préservation de la nature et veillant à l’amélioration de l’environnement naturel d’une manière générale. Nos principaux objectifs se résument dans la valorisation des écosystèmes naturels à travers l’incitation à la promotion d’une activité écotouristique de qualité permettant d’améliorer les conditions de vie en milieu rural et servir d’alternative à la surexploitation des ressources naturelles, la promotion de l’éducation environnementale pour contribuer à changer le comportement de nos nouvelles générations et les préparer aux défis des changements climatiques et leur inculquer la nécessité d’adopter des comportements respectueux de l’environnement et, aussi, la contribution à la conservation de la biodiversité à travers des programmes de suivi des écosystèmes et des espèces les plus vulnérables en vue de prévoir leurs tendances face aux problématiques des conditions climatiques et de la pression anthropiques que nous vivons actuellement.

L’Opinion : Comment conçoit-on l’Education relative à l’environnement dans les programme d’activité de l’AMEPN ?
Brahim Aboulâbbas : L’éducation à l’environnement est notre action phare actuellement. Nous disposons d’une certaine expérience que nous avons acquise à travers un travail quotidien que ce soit au niveau de la forêt de la Maâmora ou au niveau de la forêt du cèdre du parc national d’Ifrane. Notre conception à l’éducation à l’environnement est tout simplement une présence sur le terrain avec des outils pédagogiques simplifiés qui permettent à l’enfant de comprendre assez facilement les dangers qui pèsent sur l’environnement naturel à cause de l’intervention humaine. L’enfant, qui est ciblé par ces programmes éducatifs, doit être l’acteur du changement de demain et, par voie de conséquence, il doit être bien préparé et prédisposé à ces changements. Ce qui fait que nos activités éducatives essaient de rapprocher les groupes cibles aux problèmes environnementaux en utilisant des jeux, des contes, des sorties sur le terrain, des activités de comparaison des écosystèmes naturels et aussi l’utilisation de tous les sens pour permettre à l’enfant de mieux assimiler l’interactivité et la fragilité d’un écosystème naturel.
Notre approche en matière d’éducation à l’environnement se focalise sur les espaces naturels où la problématique de dégradation de la biodiversité est sentie de manière sérieuse. Notre action doit se concentrer sur les populations riveraines de ces espaces pour les ramener à sauvegarder leur patrimoine naturel. C’est le cas que nous menons actuellement dans le parc national d’Ifrane où un programme est maintenant inséré dans le cursus parascolaire des écoles rurales de cette aire protégée. C’est une première au Maroc du fait qu’un tel programme cible les enfants ruraux. Ce programme, qui est à sa troisième année d’exécution, a fait bénéficier, jusqu’au 12 décembre 2015, plus de 4100 élèves de 44 écoles des communes rurales du Parc National d’Ifrane.

L’Opinion : Qu’en est-il de ce nouveau-né au Maroc qu’est l’EEE en matière d’ErE et qu’en est-t-il de son programme éducatif et pédagogique ?
Brahim Aboulâbbas : L’Ecole de l’Education à l’Environnement et de l’Ecotourisme (EEEE) n’est que la plate-forme pédagogique dont nous disposons pour traduire nos idées conceptuelles en actions sur le terrain. Nous l’avons conçue et réalisée dans le cadre d’un projet financé par le Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF) et l’appui du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) qui a mis à notre disposition les infrastructures nécessaires. L’appui également de la Délégation Provinciale du Ministère de l’Education Nationale et de la formation Professionnelle d’Ifrane est précieux de par l’insertion de ce programme dans les activités parascolaires des écoles rurales concernées.
Le programme pédagogique est basé sur un apprentissage tiré de la problématique environnementale locale. Nous avons conçu des outils simplifiés adaptés principalement aux élèves ruraux. Ces programmes sont liés à l’eau et à la biodiversité aquatique tout en mettant l’accent sur l’impact du braconnage sur la disparition des espèces de poisson, sur les coupes illicites du bois, et sur la pollution des eaux et ses dangers sur la santé de la population locale.
L’EEEE ne servira pas seulement à ce programme mais aussi à la formation et le renforcement des capacités de nos jeunes en matière d’animation-nature, d’écotourisme et de certains métiers de la nature tels que les guides-pêche, les ornithologues-amateurs (ou birdwatchers)…etc. Elle abritera en parallèle la première ‘’colonie verte’’ au Maroc qui est un séjour des enfants en pleine forêt de cèdre où toutes les activités sont inspirées de la nature. Une petite aventure que les enfants peuvent vivre pour mieux apprécier les bienfaits de la nature.

L’Opinion : Un dernier mot ?
Brahim Aboulaâbbas : Nous serons au rendez-vous lors de la COP22 pour partager cette expérience, et nous sommes prédisposés à recevoir des délégations pour montrer la mobilisation du secteur associatif marocain en faveur de l’environnement : agir localement c’est aussi penser globalement.

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Fondation Marocaine pour l’Homme et la Nature

La pédagogie au service de l’environnement
Jeudi 25 juin 1998, la fondation d’appui à la protection de l’environnement au Maroc a vu le jour sous l’appellation de Fondation Marocaine pour la Nature et l’Homme, et ce, en partenariat avec la Fondation française Nicolas Hulot (FNH). Le président promoteur de cette fondation, en veilleuse ces dernières années, n’est autre que M. André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi. Et sa présidence effective est toujours assurée par M. Rachid Ben Mokhtar, Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.
L’objectif de la fondation est de sensibiliser les jeunes aux problèmes environnementaux à travers des actions pédagogiques, en partenariat notamment avec le Ministère de l’Education Nationale, l’Ambassade de France et la Fondation française Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.
La création d’une fondation et non pas d’une association était rendue possible à travers l’appui des entreprises qui avaient manifesté leur soutien pour cette initiative. Les sociétés qui ont accepté de participer au financement des activités de la fondation étaient l’Office Chérifien des Phosphates, la Royal Air Maroc, l’Office National de l’Eau Potable, le Bureau Veritas, Electricité de France et les Editions Eddif. M. Rachid Ben Mokhtar avait réuni, juste après la naissance de la FMNH, les membres fondateurs, afin de préciser les formes de financement, rédiger les statuts, constituer le Conseil d’Administration et arrêter le premier programme opérationnel. Il a été question également de donner à la Fondation Marocaine pour l’Homme et la Nature (FMHN) la qualité d’une association d’utilité publique.
Cette fondation avait travaillé en collaboration avec la FNH qui compte au Maroc près de vingt « clubs environnementaux », installés dans différents collèges marocains et établissements scolaires français. Ils regroupent au total 600 élèves et 40 enseignants cette année-là (1998).
A l’origine de ce réseau de clubs Fondation Nicolas Hulot, rappelons le, la convention signée en 1996 entre le Ministère de l’Education Nationale et M. Nicolas Hulot et qui a donné naissance au programme « Partenariat Thématique Environnement ».
Parmi les objectifs communs des deux fondations figurent l’élargissement des actions menées au profit du monde rural, la multiplication du nombre des clubs, le renforcement de la formation des formateurs et des animateurs ainsi que la création d’un journal des clubs et le développement d’outils pédagogiques spécifiques au Maroc.

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Entretien avec Mme Dalila Benlechguer, une pionnière en matière d’éducation relative à l’environnement

Changer les attitudes chez les jeunes comme chez les adultes
Le Pr Dalila Benlechguer, enseignante des sciences de la vie et de la terre à la retraite, est pionnière en matière d’éducation relative à l’environnement en milieu scolaire marocaine.
Après avoir roulé sa bosse en tant que première animatrice de Club d’environnement scolaire de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’Homme, à Rabat, elle a fini par occuper le poste de coordinatrice et chargée de mission au sein de la Fondation Marocaine pour la Nature et l’Homme que préside M. Rachid Benmokhtar, aujourd’hui aux rênes du Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.
Pour rapprocher cette éducatrice environnementale de nos fidèles lecteurs, nous l’avons abordée pour cet entretien.

L’Opinion : Mme Dalila, voulez-vous bien présenter aux lecteurs de « L’Opinion » votre parcours professionnel et associatif ?
Pr Dalila Benlechguer : Pour me présenter aux lecteurs : je suis une simple citoyenne qui a toujours aimé faire quelque chose de bon pour son pays, chose que nos parents et nos enseignants nous ont fait apprendre dans les années 60 et 70. Native de Rabat où j’avais fait mes études, j’ai fini par devenir professeur des Sciences de la Vie et de la Terre au collège d’abord à Marrakech, puis Settat et Témara, puis à Salé. Depuis mon jeune âge, j’ai toujours aimé participer aux activités de bénévolat aussi bien à l’école qu’au sein des clubs de sport et des associations de quartier, entre autres.

L’Opinion : Pionnière de l’éducation relative à l’environnement en milieu scolaire au Maroc, voulez-vous bien nous parler de votre petite expérience en la matière, notamment au sein de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme qui a fait son entrée au Maroc le 19 novembre 1996 et de la Fondation Marocain pour la Nature et l’Homme créée à Ifrane le 7 décembre 1998 sous le Haut Patronage de SM le Roi Feu Hassan II pour prendre le relais de la FNHNH le 12 juin 2000 ?
Pr Dalila Benlechguer : Durant mon parcours de professeur, j’ai été pour les activités parascolaires car, pour moi, c’est en ces moments que l’on pratique notre métier d’éducateur à la citoyenneté.
Une fois mutée à Témara vers la fin des années 80, j’ai rencontré un staff (directeur et professeurs) très motivé et nous avons donné du temps et de l’importance à ces activités et nous avons créé plusieurs clubs.
Nous avons créé au sein de notre collège l’un des 15 clubs au Maroc de l’éducation familiale. Malgré toutes les difficultés matérielles et morales, nous avons réussi à établir un partenariat éducatif et pédagogique avec le lycée Descartes à Rabat, chose qui nous a permis de créer le premier club marocain de l’ErE, affilié à la FNH, en France, en 1995.
L’Opinion : A la lumière de cette riche expérience, que représente pour vous l’Education Relative à l’Environnement et comment la concevez-vous dans le système scolaire marocain où cette éducation relative à l’environnement est toujours embryonnaire et mal comprise à ce jour ?
Pr Dalila Benlechguer : A mon humble avis, l’éducation à l’environnement; c’est un processus qui a existé dans notre éducation à la maison comme à l’école sans que nous sachions son nom; de nos jours, c’est l’inverse. Le club « 11 janvier », dont j’étais l’animatrice, a reçu le P rix de la FNH, en plus du lycée Descartes. On a été soutenu par le CERAS (centre de recherche de l’ERE à l’ENS de Takkadoum-Rabat).
Avec l’arrivée de M. Rachid Benmokhtar à la tête du MEN, il a initié et encouragé l’insertion de l’ErE, via les clubs scolaires (15 clubs en 96 et 34 en 97) toujours affiliés à la FNH et pour lesquels j’avais joué le rôle de coordonnatrice nationale au sein de la Direction de l’appui éducatif et en parallèle au sein du Service culturel français. J’étais aussi coordinatrice pour les activités menées conjointement par le MEN et la FNH au Maroc (session de formation pour les animateurs et l’opération SOS mer propre).
Suite à la sensibilisation et à la note officielle 109 du MEN, le nombre de clubs a augmenté d’où l’idée de créer une organisation marocaine pour les gérer et suivre de près et en 1998 la FMNH a vu le jour, sous le haut patronage de SM le Roi, à l’époque prince héritier.
Au sein de la FMNH, j’étais toujours coordinatrice, puis j’étais nommé chargée de mission.
La FMNH avec son président fondateur Azoulay, son président effectif Benmokhtar, son directeur, M. Abderrahmane Djouai, et moi-même, a mené plusieurs actions au profit des clubs scolaires et je citerais à titre d’exemple la formation des animateurs des clubs, notamment en France dans le cadre de la coopération franco-marocaine, des bourses de soutien, des rencontres nationales et régionales des clubs…
La FMNH a contribué à la réinsertion de l’ErE dans notre système éducatif, mais avec la multiplication des associés qui ont adopté l’ErE pour objectifs sans essayer d’unifier les efforts pour concrétiser les objectifs majeurs de l’ErE qui visent le changement des attitudes et des actes chez les jeunes comme chez les adultes.
A mon avis, il faut renouer avec notre authentique culture et réapprendre à nous comporter avec notre patrimoine environnemental comme l’ont fait nos ancêtres. On se rendra compte qu’ils ont devancé l’Europe dans ce domaine sauf qu’ils ne l’ont pas nommée ErE.

L’Ecole de l’éducation à l’environnement voit le jour

Un joyau pédagogique au cœur du Parc National d’Ifrane
Dans le cadre du projet ”Valorisation écotouristique de la biodiversité piscicole et aquacole pour la contribution à la préservation des ressources en eau du Moyen Atlas : cas des parcs nationaux d’Ifrane et du Haut Atlas Oriental ”, objet d’une convention de partenariat signée par l’Association Marocaine pour l’Environnement et la Protection de la Nature, la Direction Régionale des Eaux et Forêts du Moyen Atlas et la délégation provinciale du Ministère de l’Education Nationale d’Ifrane, une Ecole de l’Education Environnementale et de l’Ecotourisme première en son genre au Maroc a vu le jour au cœur du Parc National d’Ifrane dans la cédraie de Ras El Mae à Ifrane le 12 octobre 2015.
C’est un espace d’accueil et d’éducation réalisé dans le cadre du projet valorisation écotouristique de la biodiversité piscicole pour la contribution à la préservation des ressources en eau du Moyen Atlas financé par le Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF) et appuyé par le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) et la Délégation Provinciale du Ministère de l’Education Nationale de la Province d’Ifrane.
Il s’agit d’un centre d’éducation relative à l’environnement et de formation pour les métiers de la nature, il permet d’accueillir les groupes scolaires et les groupes de randonneur avides de découvrir des potentialités naturelles de la région d’Ifrane et du Moyen Atlas.
Rappelons au passage que depuis juin 2013, l’AMEPN a signé une convention avec le Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF). Ce partenariat avait comme objectif d’appuyer l’Association à la réalisation de son projet intitulé ‘’Valorisation écotouristique de la biodiversité piscicole pour la contribution à la préservation des ressources en eau du Moyen Atlas, cas des parcs nationaux d’Ifrane et du Haut Atlas Oriental’’. A l’issue de la date finale du projet, l’AMEPN a pu mettre en place l’Ecole de l’Education Environnementale et de l’Ecotourisme dans le Parc National d’Ifrane et d’initier, pour la première fois au Maroc, un programme d’éducation à l’environnement destiné spécialement aux écoles rurales de cette aire protégée. Plus de 3.500 enfants de la région d’Ifrane ont en bénéficié dans le cadre d’une convention de partenariat signée avec la Délégation Provinciale du Ministère de l’Education Nationale d’Ifrane et la Direction Régionale des Eaux et Forêts du Moyen Atlas.
Le programme éducatif est destiné principalement aux groupes scolaires de la région du Parc National d’Ifrane et des villes avoisinantes.

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Si l’Histoire des clubs scolaires ErE m’était contée

Dans le but de veiller sur l’organisation et l’encadrement des activités parascolaires en relation avec l’environnement, le Ministère de l’Education Nationale, par voie de circulaire ministérielle 109/1999, avait incité les directeurs des établissements scolaires à la création des clubs d’environnement au sein de leurs établissements scolaires.
Gérés par des enseignants volontaires et motivés, et par la direction de l’établissement scolaire, ces clubs se donnent pour finalité la motivation, l’orientation et le soutien des élèves; ainsi que la mobilisation d’un maximum de ressources humaines pour mener à bien les actions environnementales entreprises.
Les actions de ces clubs se limitent, selon les moyens dont ils disposent, à de simples débats sur des thématiques environnementales, et ce, dans le cadre de la célébration des différentes journées mondiales et nationales de l’environnement, de l’eau et de la forêt ou autres, à des activités de jardinage, des actions d’embellissement, des campagnes de propreté des établissements et-des sorties sur le terrain.
Selon les enseignants encadrant ces clubs, ces derniers souffrent d’un manque de soutien pédagogique et matériel qui se résume à quelques revues et documents publiés par l’Association des coopératives scolaires, affiliée au Ministère, pour mieux les informer dans certaines de leurs activités (à titre d’exemple: le Répertoire des outils de jardinage scolaire et méthodes d’utilisations, la revue Al Andalib, qui comporte un répertoire des principales activités parascolaires organisées au niveau de certains établissements scolaires) et à quelque brochures et dépliants.
A noter aussi qu’au niveau de l’école marocaine, ce sont des enseignants motivés qui abordent l’ErE (Education relative à l’Environnement) avec leurs élèves, dans le cadre de leur enseignement disciplinaire (principalement Sciences naturelles, Histoire-Géographie, l’Arabe et le Français), et ce, en absence d’incitations d’ordre professionnel émanant du Ministère de l’Education Nationale et de plage horaires réservées aux activités parascolaires d’antan.
Selon les enseignants convaincus, rares sont les situations pédagogiques qui permettent d’aller au-delà d’une simple prise de conscience des problèmes environnementaux. Bien souvent, ils ajoutent, de leur propre cru, des éléments de contenu allant au-delà des prescriptions éducatives et traitent des thématiques fondées sur des faits touchant de près l’élève (hygiène, propreté, etc.).
Ces enseignants arrivent aussi à pratiquer l’ErE dans le cadre parascolaire, essentiellement au sein des clubs d’environnement (si l’école en dispose).
Certains d’entre eux s’adhèrent à des associations de protection de l’environnement, à l’Association des Colonies de vacances ou à l’Association des Coopératives scolaires, pour participer à l’encadrement des activités environnementales, dont les principaux thèmes concernent la protection de la nature, les problématiques liés à l’environnement local (propreté, embellissement) et les questions d’aménagement du milieu.
Cependant, et malgré leur volonté d’agir, les enseignants abordés affirment avoir peu ou pas de connaissances et d’expérience en ErE. A défaut d’une formation en la matière, ou de matériel didactique, ils transfèrent les connaissances et les pratiques éducatives acquises en d’autres domaines (leur expérience professionnelle et personnelle) à la pratique de l’ErE.
Selon les notes ministérielles et les grandes orientations du ministère de tutelle, les responsables du Ministère de l’Education Nationale affirment qu’ils affichent l’environnement comme un axe prioritaire d’éducation. D’ailleurs, l’introduction de l’éducation en matière d’environnement figure parmi ses priorités.
Le Ministère a toujours porté un intérêt particulier aux problèmes de l’environnement dans les programmes qu’il offre aux élèves des cycles primaire, collégial et qualifiant.
Dans sa stratégie, et au niveau des écoles primaires, l’éducation environnementale porte essentiellement sur la sensibilisation aux problèmes de l’environnement. Les notions véhiculées visent, essentiellement, à apprendre à l’élève à aimer et à préserver son environnement, particulièrement naturel, et par conséquent enrichir son apprentissage théorique par l’acquisition d’un certain nombre de connaissances préliminaires relatives aux phénomènes environnementaux.
Si l’objectif principal à atteindre, au niveau de l’école primaire, reste la sensibilisation des élèves aux problèmes environnementaux, les collèges et les lycées connaissent une campagne de conscientisation, de responsabilisation et de mobilisation pour protéger l’homme et son environnement contre les différentes formes de pollution. C’est ainsi que les établissements scolaires ont été officiellement amenés à des propositions pour mener des recherches (dans le cadre de l’enseignement de la discipline «Fait local»), et des études détaillées sur une problématique environnementale locale afin de tenter de proposer des solutions à ces problèmes, ce qui permet, dans une certaine mesure, aux établissements scolaires de s’ouvrir sur leur environnement socio-économique.
Pour promouvoir l’intégration de l’ErE, le Ministère encourage les activités parascolaires qui se déroulent, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de l’enceinte scolaire et, dans ce sens, il est à signaler que le Ministère a signé des conventions de partenariat pour assurer la formation des animateurs, et pour dynamiser les activités socio-éducatives et culturelles touchant le public scolaire.
A titre d’exemple, le Ministère de l’Education Nationale avait signé le 19 novembre 1996 une convention de partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNHNH) qui a donné naissance à 16 clubs Fondation Nicolas Hulot dans différentes villes de Rabat, Mohammedia, Khemisset, Meknès, El Jadida, Agadir, Berkane, Er-Rachidia, Essaouira, Marrakech, Sefrou, Larache, Casablanca et Témara avant de passer le relais à la Fondation Marocaine pour la Nature et l’Homme qui a vu le jour le 07 décembre 1998 à Ifrane après que André Azoulay, conseiller de SM le Roi et Rachid Benmokhtar, président de l’AUI, ont accepté de prendre le flambeau et porter ce projet. Les statuts de ce nouveau-né au Maroc sont approuvés par le Secrétariat du Gouvernement et les premières grandes entreprises nationales ont fait connaître leur soutien à la fondation. Il s’agit de l’OCP, la RAM, l’ONEP, le Bureau Veritas et autres sans oublier l’apport de trois enseignants qui se sont impliqués fortement dans ce projet aux côtés de M. Benmokhtar, le président de la FMNH, et qui sont: Mme Dalila Benlechguer, Abderrahmane Djouai et Mohamed Monkachi.
La seconde convention de partenariat a été alors signée par le MEN et la FMNH le 12 juin 2000 et cet évènement a été marqué par le lancement de la première campagne  «SOS-Mer Propre, l’eau, de la source à la mer» au niveau des plages marocaines du 18 au 29 juin 2000 et dont la mission a été menée avec succès par les membres de la Fondation Marocaine pour la Nature et l’Homme (cette dernière regroupe, entre autres, des enseignants et des élèves) en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et le concours de l’Ambassade de France au Maroc, qui consiste en la diffusion du message :
Cette action a mobilisé des centaines de jeunes qui se sont rencontrés, le long du littoral atlantique particulièrement, pour contribuer au nettoyage des plages et au tri des déchets récoltés (bouteilles en verre ou en plastique, bidons, papiers, mégots, restes de repas, etc.). A chaque plage son lot de déchets, rassemblés dans des sacs poubelles qui seront récupérés par la suite par les services municipaux.
Le principal objectif de cette activité était de permettre aux divers participants (responsables des deux fondations, ceux du Ministère de l’Education Nationale, enseignants, élèves, collectivités locales et simples citoyens) de se rencontrer et de collaborer dans une approche participative.
Afin de généraliser et introduire de manière progressive le programme « Eco-écoles » qui est un programme international d’Education au Développement Durable (EDD) développé en France par l’office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe (of-FEEE), au sein des écoles primaires marocaines, une convention de partenariat a été signée aussi entre la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement et le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation professionnelle, le 24 avril 2010, et renouvelée à l’occasion du 7ème Congrès Mondial de l’Education à l’Environnement (WEEC 2013) du 9 au 14 Juin 2013, à Marrakech, sous la présidence de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, afin d’inculquer l’éducation environnementale pour un développement durable.
Signalons au passage que cette Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe (FEEE) à but non lucratif, qui a aujourd’hui plus de 30 ans d’expérience en matière d’Education à l’Environnement et au Développement Durable (EEDD), aide les différents acteurs de la société à comprendre la complexité du développement durable et les encourage à s’engager dans l’action afin d’accompagner la transformation de notre société.
Dans cette optique, l’of-FEEE développe en France cinq autres programmes d’EEDD dans le secteur du tourisme et des collectivités locales (le Pavillon Bleu, la Clef Verte), de la jeunesse et de l’éducation (Jeunes Reporters pour l’Environnement) repris par la FM6E au Maroc et le Stockholm Junior Water Prize. Le programme Plus d’Arbres, Plus de Vie, dont le but est de déclencher des plantations d’arbres et de créer une synergie locale entre différents acteurs, s’adresse, quant à lui, à tous les publics. L’of-FEEE organise chaque année le 21 mars la journée internationale des forêts. L’occasion de célébrer la forêt, l’arbre et le bois.

Rétro 2015 : succès et défis du monde économique marocain

aujourdhui.ma – 31/12/2015

Registre national agricole, libéralisation des hydrocarbures, contribution libératoire, 4 G…

Retro economique 2015

Registre national agricole: Les agriculteurs bientôt recensés

Les innovations se succèdent dans le secteur de l’agriculture. Après les caravanes du Conseil agricole et l’identification du cheptel , le département de l’agriculture achève l’année par une initiative unique en son genre. Un nouvel outil de statistique et d’analyse a été dévoilé fin décembre, permettant une meilleure connaissance du tissu agricole. Il s’agit, en effet, du Registre national de l’agriculture qui sera lancé début 2016. Le dispositif se veut une base de données détaillée sur le secteur agricole et ses acteurs. Il a pour objectifs de protéger et de sécuriser les terres agricoles et de valoriser le métier d’agriculteur. Il se positionne en tant qu’accélérateur pour la modernisation de l’agriculture nationale. Le Registre est également un référentiel de traçabilité et de certification, et servira de support pour la gestion des crises, en l’occurrence la sécheresse, les inondations et les maladies contagieuses du cheptel. Le Registre sera réglementé par un texte qui institue l’obligation d’utilisation du Registre pour tous les programmes et projets de développement agricoles. Sa gouvernance sera assurée par plusieurs organes aux niveaux central, régional et provincial, avec, au premier plan, le comité exécutif présidé par le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime.

Marché financier: La Bourse de Casablanca ouvre (enfin) son capital

Après une longue attente et de multiples négociations, l’ouverture du capital de la Bourse des valeurs de Casablanca a enfin pris forme en 2015. Et c’est Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, qui a présidé la cérémonie de signature du mémorandum d’entente régissant l’opération. Ce document qui acte le schéma d’ouverture de la Bourse a été signé entre l’Etat, le Conseil déontologique des valeurs mobilières, les actuels actionnaires de la Bourse des valeurs (les sociétés de Bourse) et les futurs actionnaires (banques, entreprises d’assurances, la Caisse de dépôt et de gestion et Casablanca Finance City Authority).
Par cette signature, les sociétés de Bourse ne détiendront plus que 20% du capital de la Bourse des valeurs de Casablanca au lieu de 100%, en faveur des banques, entreprises d’assurances, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et Casablanca Finance City Authority (CFCA).
A noter que CDG détiendra 25% du capital de la Bourse en attendant d’en céder 20% à des partenaires internationaux.

Libéralisation des hydrocarbures: Mission accomplie

On peut aisément dire que la libéralisation du marché des hydrocarbures a été l’événement marquant de 2015 ! Et si toutes les actions ont convergé pour gagner le défi de la libéralisation, la transition, dont les préparatifs ont duré presque une année, a nécessité une grande implication et des investissements de la part des professionnels, en termes notamment de systèmes d’information, d’affichage de prix et d’infrastructures. Ainsi, tous les efforts ont été entrepris pour assurer en priorité la sécurité de l’approvisionnement, en amont et en aval, le respect des stocks de sécurité, la modernisation des investissements, la promulgation de nouveaux textes réglementaires et bien entendu, in fine, la satisfaction du consommateur. Ainsi, suite à cette libéralisation du marché, les tarifs sont déterminés en fonction de la loi de l’offre et de la demande et dépendent des cours internationaux et de la fluctuation du dollar. Désormais, le jeu de la concurrence joue le rôle de garde-fou comme dans tous les autres secteurs. De même cette libéralisation a été accompagnée par la généralisation du gasoil 10 ppm sur le territoire national en remplacement du 50 ppm qui devra disparaître progressivement de nos stations-service.

Industrie: Les écosystèmes fleurissent

Les écosystèmes industriels se sont enrichis en 2015 de nouvelles composantes. Outre ceux relatifs à l’automobile, les écosystèmes aéronautiques, poids lourd et carrosserie industrielle ont également vu le jour. Cette première expérience créera, à l’horizon 2020, pas moins de 90.000 nouveaux emplois, mais aussi portera le chiffre d’affaires des exportations du secteur à 120 milliards de dirhams et le taux d’intégration local à 60%. Le développement de l’ensemble de ces écosystèmes permettra, à terme, d’assurer une intégration en profondeur de ces différents secteurs ainsi que le développement de l’expertise locale. Il renforcera également le positionnement du Maroc en tant que destination incontournable des acteurs internationaux.
Rappelons que la création d’écosystèmes s’inscrit dans le cadre du Plan d’accélération industrielle dont l’objectif est de consolider la place de l’industrie via un ensemble de partenariats bénéfiques avec les PME. Ceci se traduira par des contrats de sous-traitance, une mise à niveau de la qualité des produits, ainsi qu’une plus forte capacité d’exportation.

Contribution libératoire: Un franc succès

Le mois de janvier 2015 a été marqué par la réussite de l’opération d’amnistie lancée, une année auparavant, par l’Office des changes. La contribution libératoire a, en effet, connu un franc succès. Ils étaient 19.000 détenteurs de capitaux à avoir déclaré durant la période allant du 31 décembre 2013 à fin décembre 2014.
En une année du lancement de l’opéra­tion, l’Office des changes a collecté près de 27,8 milliards de dirhams d’avoirs et de liquidité détenus à l’étranger.
Ce chiffre se veut un record puisque l’objectif initial de l’opération tournait autour de 5 milliards de dirhams. Sur le total collecté, 8,4 milliards de dirhams relèvent de liquidités financières, 9,5 milliards de dirhams d’actifs immobiliers et 9,8 milliards de dirhams d’ac­tifs financiers. Notons que l’opération revêt un aspect social indéniable. Ainsi, 2,3 milliards de dirhams seront affectés au Fonds d’appui à la cohésion sociale.

Said Zahraoui: Le personnage de l’année

Said Zahraoui est désormais connu de tous. Ce personnage a, en effet, interpellé tous les Marocains pendant deux semaines. Une fois révélée, l’identité mystérieuse n’était autre que celle d’un teasing qui cache derrière le patronyme prémonitoire «Said Zahraoui» une révolution dans le monde des jeux de hasard au Maroc. Said Zahraoui a été créé pour annoncer une refonte profonde de l’identité visuelle du jeu de tirage le plus célèbre au Maroc «LOTO». Said Zahraoui est donc le personnage principal autour duquel la marque vient de bâtir sa nouvelle campagne de communication. Il s’agit donc d’une campagne qui brise les codes classiques mais rappelle le message essentiel de la marque. Ce message est toutefois très clair : Le LOTO peut changer votre vie et vous aider à réaliser tous vos rêves. Et Said Zahraoui est là pour prouver que c’est vrai vu que dans son cas, le LOTO le lui a permis de réaliser même son rêve le plus extravagant, celui de rebaptiser les plus grandes artères marocaines en son nom.

4G: La révolution binaire

Le lancement de la 4G fut l’un des événements phares de 2015. Le OK a été donné, en mars 2015, par le chef de gouvernement révolutionnant ainsi le paysage des télécommunications au niveau national. Les trois opérateurs ont tout fait pour gagner le pari. Sur une échelle de 100, les dossiers de candidatures qu’IAM, Méditel et Inwi avaient déposés auprès de l’Agence nationale de réglementations des télécommunications (ANRT) ont obtenu des scores positifs. A cet effet, Itissalat Al-Maghrib a été noté 81/100, Médi Telecom 80/100 et Wana Corporate 82/100. Les trois soumissionnaires ont ainsi proposé des offres de qualité, avec des engagements d’investissements devant contribuer au développement des infrastructures de télécommunications nationales. Ils sont déclarés attributaires provisoires des trois licences : Itissalat Al-Maghrib avec une contrepartie financière de 1 milliard de dirhams, Médi Telecom avec une contrepartie financière de 500,437 millions de dirhams et Wana Corporate avec une contrepartie financière de 503 millions de dirhams.

Ligne très haute tension: Tiznit et Lâayoune reliées

Depuis le mois d’août, Tiznit est liée électriquement à Laâyoune. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a mis en service depuis cette date une nouvelle ligne très haute tension d’une longueur de 470 kilomètres reliant ainsi les deux villes des provinces du Sud. Cette nouvelle installation de 1,1 milliard de dirhams  s’inscrit dans le cadre de la Stratégie énergétique marocaine qui repose sur le renforcement des infrastructures de production et de transport de l’électricité, au niveau national, et de celui du raccordement au niveau régional. Cette nouvelle ligne électrique permettra la sécurisation de l’alimentation des provinces sahariennes reliées jusqu’à présent au réseau national en mode d’alimentation antenne. De même, elle permettra à l’ONEE d’améliorer, considérablement, la qualité de service qu’il offre à sa clientèle et plus particulièrement à sa clientèle d’industriels. Ce tronçon fait partie de la ligne de transport d’énergie en structure 400 kV reliant Agadir à Laâyoune. Cependant, il sera exploité en 225 kV, dans un premier temps, en attendant le passage en 400 kV qui sera opéré dès la mise en service des postes 400 kV Agadir, Tan Tan et Laâyoune prévue pour le début de l’année 2016.

Le nouveau visage du port de Casablanca dévoilé

On ne le dira jamais assez, la zone portuaire de Casablanca mérite d’avoir un grand coup de neuf. Une volonté qui s’est concrétisée, en 2015, par le lancement  par SM le Roi Mohammed VI d’importants projets portuaires dans le cadre du programme «Wessal Casablanca-Port». Mobilisant des investissements de l’ordre de 4 milliards de dirhams, ces projets consistent en la construction d’un nouveau chantier naval, l’aménagement d’un port de pêche et le développement d’un terminal de croisières. Autant de réalisations au programme qui, à terme, permettront au port de pêche de participer à l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie et de travail des pêcheurs de la ville, à la création d’un environnement meilleur de commercialisation et de valorisation des produits de la mer, à l’organisation du secteur de la pêche artisanale et au développement d’activités connexes. Ainsi, les trois projets permettront, à terme, une restructuration et une réhabilitation globale de la zone portuaire de Casablanca, en mesure de donner un souffle durable au renouveau de la métropole et de répondre aux aspirations légitimes de ses habitants.

Expo Milan 2015: Le Maroc a rayonné…

Grandiose ! Voilà comment a été imaginée et s’est opérée la participation du Maroc à l’Exposition universelle Milano 2015. Cet événement planétaire, abrité par la ville de Milan en Italie s’est tenu du 1er mai au 31 octobre 2015 sous le thème «Nourrir la planète, énergie pour la vie».
Et c’est le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime qui a été chargé d’orchestrer la participation marocaine. Ainsi, riche de son expérience dans le cadre du Plan Maroc Vert et de ses avancées dans le cadre du développement de l’agriculture et la réalisation de la sécurité alimentaire, le Royaume a eu l’occasion de faire valoir son savoir-faire, sa biodiversité, ses terroirs, son héritage culinaire ainsi que son expérience dans les domaines de la préservation des territoires et des ressources hydriques. Aussi, le thème qu’a choisi le Maroc pour son pavillon (un voyage de saveurs) s’est articulé autour de l’axe des découvertes sensorielles et une gastronomie riche et réputée.
Il a donc invité à la découverte du pays à travers les sens, la diversité et la richesse de ses paysages. Une fois la porte du pavillon franchie, le visiteur passait d’une région à l’autre, du nord au sud, en découvrant les différents terroirs et les enjeux agronomiques inhérents à chaque région.

Un Morocco Mall adjugé pour Rabat

En cette année 2015, le Groupe Aksal a annoncé son intention de réitérer l’expérience du Morocco Mall à Rabat. Et pour concrétiser son ambition, le leader de Malls et du retail au Maroc a signé avec Wessal Capital un protocole d’accord pour le développement d’un partenariat visant la construction d’un Shopping Mall dans le cadre du projet «Wessal Bouregreg». Ce projet sera réalisé à travers la création d’une joint-venture dont le capital sera détenu conjointement par Wessal Capital, qui regroupe pour la première fois 5 fonds souverains (dont le Maroc et les pays du Golfe), et le Groupe Aksal. Aussi, tout comme pour le Morocco Mall, c’est l’architecte Davide Padoa qui se chargera de la conception du futur Mall de Rabat. Il a donc concocté pour la capitale  un projet articulé autour de séquences intérieures et extérieures, maximisant la fluidité et renforçant le sentiment d’une infiltration progressive de l’organicité du site vers le cœur de la ville. Autant dire que ce sera grandiose !

Parc Sindibad: Le retour…

Le moins que l’on puisse dire est qu’il était très attendu. Après avoir tenu les Casablancais en haleine depuis l’installation des premières clôtures de chantier, le fameux Parc Sindibad a dévoilé son nouveau visage en cette année 2015.
Les Casablancais ont donc pu découvrir ce qu’est devenu leur légendaire Parc. Réalisé en partenariat avec la compagnie des Alpes, leader du secteur des loisirs, le nouveau parc d’attractions Sindibad propose une panoplie d’espaces différents : un espace dédié aux loisirs, un parc entièrement consacré aux animaux, un parc écologique mais aussi des boutiques souvenirs, des restaurants et des kiosques à sandwiches. Ainsi, au total, 22 attractions meublent le nouveau monde de Sindibad.
De même, le parc animalier propose plusieurs espèces provenant des quatre coins du monde.
Une occasion pour le public d’observer de près ces espèces épanouies dans des enclos semblables à leurs environnements naturels.

En darija, Lalla Salma s’exprime pour les dix ans de la Fondation Lalla Salma

aujourdhui.ma – 30/12/2015

La fondation Lalla Salma de lutte contre le cancer a publié une vidéo à l’occasion des dix ans de la fondation. On y voit son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma donner les raisons, les buts et la stratégie de la fondation, comme « le programme national de lutte contre le cancer ».