Archives de janvier 27th, 2016

Poux et lentes – Y a-t-il épidémie scolaire au Maroc?

Adam Sfali – lemag.ma – 27/01/2016

Casablanca : Dans plusieurs villes du royaume, des parents d’élèves disent avoir été alertés oralement et par écrit, par des instituteurs, à propos d’invasions de poux dans nombreuses écoles.

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En effet, des parents d’élèves marocains craindraient une épidémie scolaire de poux qui infesterait leur enfants et ce dans plusieurs villes du royaume.
Selon des sources médiatiques de la place, des familles marocaines auraient affirmé avoir reçu des avertissements verbaux et écrits de la part des instituteurs et des personnels administratifs des écoles de leurs enfants, dans lesquelles alertes, ceux-ci les exhortent à vérifier les cheveux de leurs enfants sur une base quotidienne.

Selon la même source, les élèves sur qui ont été détectés des poux, auraient été rapportés dans des écoles de Sidi Kacem, Marrakech, Casablanca, Nador, Agadir, Berrechid et d’autres villes marocaines.

Par ailleurs, un assistant pharmacien à Casablanca a déclaré avoir relevé une nette augmentation de la demande sur des médicaments, lotions ou shampooings traitant les poux et les lentes (œufs de poux).

Selon des données officielles du gouvernement marocain, les poux de tête ont été éradiqués au Maroc, à la fin des années 80, grâce au développement de l’accès de presque toutes les familles aux infrastructures sanitaires et aux produits d’hygiène.

Les poux sont des parasites, de couleur grisâtre mesurant environ 2 à 4 mm. Les poux se nichent sur le cuir chevelu, les poils ou les vêtements des humains.

Un pou vit environ entre 3 à 4 semaines. Les oeufs, encore dénommés lentes, sont blanchâtres. Les poux se déplacent sur la tête en rampant et les lentes restent collées aux cheveux.

La terre n’arrête pas de trembler à Al Hoceima : faut-il s’inquiéter?

par Mohammed Berrahou – media24.com – 27/01/2016

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Une nouvelle secousse tellurique d’une magnitude de 4,7 degrés (Richter) a été enregistrée ce mercredi. Faut-il craindre une secousse meurtrière?

Les répliques se poursuivent au large d’Al Hoceima. Après une violente secousse sismique enregistrée lundi 25 janvier à 4h22 d’une magnitude de 6,3 degrés (échelle de Richter), une série de quatre répliques ont suivi le séisme principal de magnitudes supérieures ou égales à 5 degrés sur l’échelle de Richter (5,0 ; 5,3 ; 5,2 ; 5,0) le même jour. Puis, une autre secousse a été enregistrée ce mercredi 27 janvier par l’Institut national de géophysique, relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST).

Les habitants des régions d’Al Hoceima et de Nador s’inquiètent. Certains préfèrent dormir sous la tente. Qu’ils se rassurent! D’abord, parce que la force d’une réplique est toujours inférieure à la secousse principale, sinon on ne l’appellerait pas « réplique ».

Ensuite, car la région a libéré toute l’énergie emmagasinée depuis plusieurs années. « Il y a eu au moins cinq secousses, dont une ayant permis de dégager une quantité d’énergie considérable. Il est très peu probable d’avoir une secousse sismique aussi importante que celle du 25 janvier dans un futur proche », rassure Tajeddine Cherkaoui, géophysicien et sismologue, joint par Médias 24.

Pourtant, tout peut arriver. S’il est possible d’estimer la probabilité d’un tremblement de terre, il est en revanche, à l’heure actuelle, impossible de prédire la date, l’heure, l’intensité ou encore la durée d’un séisme. Ceux qui le prétendent, tentent simplement de tromper le public. C’est là qu’on comprend qu’il faut toujours rester dans le domaine de la probabilité.

« Malgré les avancées de la science, nous restons toujours dans les probabilités. Cela veut dire qu’il est impossible d’écarter l’hypothèse d’un tremblement de terre puisse se produire », nous explique le sismologue.

Les scientifiques ont essayé de nombreuses méthodes pour prédire les tremblements de terre, mais aucune d’elles ne s’est avérée concluante. Ils peuvent prévoir un séisme dans une période de temps donnée (de quelques années jusqu’à quelques décennies), mais ils n’ont aucun moyen pour dire quand cela arrivera.

Al Hoceima et Agadir, les zones plus sismiques au Maroc

On le sait depuis bien longtemps, le Maroc est situé dans une zone géographique à risque, à cause de sa situation dans un domaine de collision continentale, due à l’interaction entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne.

Depuis 2002, le Maroc a opté pour un code de règlement de construction parasismique (RPS 2000), approuvé par le décret n° 2-02-177 du 22 février 2002 et mis à jour en 2011. Celui-ci prend en compte le risque sismique dans le royaume.

Le code définit un zonage sismique pour le Maroc, subdivisé en 5 zones de sismicité homogène et présentant approximativement le même niveau d’aléa sismique pour une probabilité d’apparition donnée. Le zonage est relié à la vitesse horizontale maximale du sol, ainsi qu’à son accélération, pour une probabilité d’apparition de 10% en 50 ans.

 

D’après ce zonage, les villes d’Al Hoceima et d’Agadir sont les plus sismiques. Toutefois, le zonage peut être révisé et défini, par voie de décret, à la lumière de nouvelles connaissances et de nouveaux résultats scientifiques ou expérimentaux.

La classification des structures

Selon le code, le niveau de performance requis pour un bâtiment dépend des conséquences socio-économiques des dommages qu’il pourrait subir. Ces conséquences dépendent de l’importance pour le public et de l’usage du bâtiment.

Les bâtiments sont classés en 3 catégories:

-La classe I: les bâtiments d’importance vitale (les établissements de protection civile, les centres de décision, les hôpitaux, les cliniques, les postes de police, etc),

-la classe II: les bâtiments du grand public (les bâtiments scolaires et universitaire, les bibliothèques, les musées, les salles de spectacle, les grands lieux de cultes, etc),

-et la classe III: les bâtiments ordinaires (à usage d’habitation, de bureaux ou de commerce).

Le coefficient d’importance est de 1,3 pour la classe I, 1,2 pour la classe II, et 1.0 pour la classe III.

Les constructions antisismiques, une nécessité

« Contrairement à ce que les gens pensent, le coût de la construction parasismique n’est pas exorbitant. Il varie entre 2 à 10% du prix global de la construction. La construction antisismique n’est plus un luxe, mais une nécessité », insiste M. Cherkaoui.

La construction doit être conçue et réalisée de manière à avoir une rigidité, une résistance et une ductilité suffisantes pour résister aux sollicitations sismiques. Dans le détail, le béton utilisé doit avoir un comportement stable sous de grandes déformations réversibles,  et les armatures pour le béton armé doivent être à haute adhérence et le système de fondations doit être dimensionné conformément aux normes.

Pour le choix du site, le code indique que « les ouvrages de classe III (bâtiments ordinaires) doivent être implantés en dehors d’une bande de 120 m au minimum de part et d’autre de la faille et faire l’objet d’un niveau de protection une fois et demie plus élevé ».

Pour les bâtiments de classe I et classe II, « toute construction doit être interdite au voisinage des failles actives ».

DONS DES PAYS DU GOLFE : CE QU’ILS ONT RÉELLEMENT DÉCAISSÉ

M. C. – leconomiste.com – 27/01/2016

2,7 MILLIARDS DE DOLLARS DÉBLOQUÉS À FIN 2015
LE RESTE DU QATAR ET DU KOWEÏT EN COURS
L’EFFET BAISSE DES RECETTES PÉTROLIÈRES AURAIT PEU D’INCIDENCE
Dernière ligne droite pour le bouclage des dons des pays du Golfe. Les 5 milliards de dollars (49,6 milliards de DH) destinés à financer des projets de développement économique et social au Maroc devraient être décaissés entre 2012 et 2016. Dans cette opération de taille, où en est-on réellement? Selon nos informations, à fin 2015, les décaissements ont atteint 2,7 milliards de dollars, soit près de 54% de l’enveloppe globale, alors que 500 millions de dollars du Qatar et 450 millions du Koweït sont en cours de réalisation. Au rythme où vont les choses, « un petit glissement sur 2017 n’est pas à exclure. Surtout, avec la baisse du prix du pétrole sur le marché international, certains pays connaissent des difficultés. Le ministre des Finances relativise les choses. Pour Mohamed Boussaid,  l’exécution est normale. Par rapport à d’autres pays bénéficiaires comme la Jordanie et le Bahreïn, le Maroc est de loin premier. Qu’importe,  ces financements sont considérés comme de l’oxygène apporté au budget de l’Etat qui a permis d’accélérer la réalisation de plusieurs projets d’ordre social et d’infrastructures. Le gouvernement a inscrit 13 milliards de DH dans la loi de finances de 2016. En 2015,  il a marqué 3,5 milliards de DH. Mais le top a été réalisé en 2014 avec pas moins de 13 milliards de DH. Par ailleurs, le choix des projets se fait également en fonction des priorités des fonds des pays du Golfe. Certains financent les infrastructures, d’autres le social. C’est ainsi qu’ils sont derrière la construction ou la rénovation des CHU de Rabat, Tanger et Agadir, la voie expresse d’Oujda Nador, le port de Safi, des écoles, le logement social,…

Sur ce total de 5 milliards de dollars, 4 pays ont décidé de contribuer chacun avec 1,250 milliard de dollars. Il s’agit de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et du Koweït. Ce geste concrétise la volonté d’inscrire la coopération avec le Maroc dans un cadre durable.  Surtout qu’en 2012, le Maroc a été invité à rejoindre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui regroupe l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Sultanat d’Oman. Rabat a fait preuve de prudence, en déclinant poliment l’offre, tout en rappelant son appartenance au Maghreb en construction et sa prédisposition à une coopération plus soutenue avec les pays du CCG.
Précisons qu’au niveau politique, cette opération n’a pas été de l’initiative du gouvernement de Abdelilah Benkirane mais du Souverain. C’est d’ailleurs au cours d’un voyage royal dans ces pays que l’opération a été montée.
Avant de recevoir les chèques,  le Maroc doit se soumettre à des procédures rigoureuses. En fonction de l’exécution des projets, le Maroc présente les factures payées. Ces bailleurs de fonds auditent ces projets avant de passer à la caisse. En outre, ils ont la facilité de demander les pièces comptables justificatives. D’ailleurs, les Koweïtiens ont mandaté un bureau d’études à Rabat qui valide les décomptes, pièce par pièce. Il faut reconnaître que l’administration n’est pas habituée à ce modèle de gouvernance à la manière anglo-saxonne. Ce qui lui a d’ailleurs donné des sueurs froides. En tout cas, le ministère de l’Economie et des Finances a mis en place une structure dédiée. Renforcée par 5 inspecteurs des finances, elle est chargée de la gestion logistique de ces projets.

Impacts sur les finances extérieures

Dans le traitement de ces dons, le gouvernement a pris en compte la gestion des réserves de changes et  les indicateurs macroéconomiques, particulièrement le déficit budgétaire. Il s’agit d’éviter que le déficit budgétaire ne soit réduit de manière artificielle, indique-t-on. D’ailleurs, le rapport de Bank Al-Maghrib avait évoqué une réduction du déficit en 2014, qui s’explique par d’importantes entrées des dons des pays du Conseil de coopération du Golfe qui avaient atteint 15 milliards de DH, soit 1,4% du PIB. Cela a eu d’autres impacts sur le plan des comptes extérieurs comme l’allègement du déficit commercial.

Un nouveau tremblement de terre au niveau du détroit de Gibraltar

Ce matin, de nouveau un tremblement de terre à 7H32 (heure locale) au même endroit que les derniers jours mais un peu plus faible : magnitude 4,9 tout de même. Pas de dégât signalé.

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