Archives de février 16th, 2016

Formation et accompagnement des personnes en situation de handicap L’expérience de la coopération franco-marocaine déclinée par le CNDH

M. M. – libe.ma – 16/02/2016

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Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a consacré dans le cadre de sa participation au Salon international de l’édition et du livre  (SIEL, 11-21 février 2016), son stand et les activités qui y seront organisées cette année  aux droits des personnes en situation de handicap (PESH).
Ce choix s’inscrit dans le cadre des attributions du Conseil en matière de promotion de la culture des droits de l’Homme et de sa contribution à la lutte contre toutes les formes de discrimination, conformément à la Constitution de 2011  et à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son Protocole facultatif, ratifiés par le Maroc le 8 avril 2009.
A travers une programmation diversifiée, cette  édition se veut un moment de réflexion et de débat avec les acteurs associatifs, les pouvoirs publics, les chercheurs, les créateurs agissant dans le domaine du handicap et la défense des droits des PESH.
Le  CNDH  a prévu  dans ce cadre d’organiser des débats sur le handicap et les droits de l’Homme non seulement au niveau national mais aussi régional.
De ce fait, des interventions sont dédiées aux régions «Une heure par région».
Samedi dernier de 11h à 12h au  stand du CNDH, la Commission régionale d’Agadir avait contribué à ce  débat par la thématique: «Formation et accompagnement social des personnes en situation d’handicap: expérience de la coopération franco-marocaine». Cette contribution s’est fixé pour objectif d’initier un partage d’expériences  via  l’animation d’un panel  composé de trois intervenants : Charrif Harrouni, représentant de la Plateforme sociale d’Agadir  et président de l’Association  des parents et amis des enfants handicapés mentaux du Souss, Christophe Verron, directeur pédagogique adjoint de l’ARIFTS- Nantes  et Izourane Fadma, ex-enseignante du CLISS à l’Académie de Souss-Massa-Draâ et activiste associative.

L’Index Phytosanitaire – Maroc 2016 est disponible.

agrimaroc.ma – 16/02/2016

La 13è Edition de l’Index Phytosanitaire-Maroc, édité par l’Association marocaine de Protection des Plantes (AMPP) est disponible.

Cette nouvelle version contient des informations actualisées et mises à jour sur les pesticides à usage agricole autorisés au Maroc, dans un objectif de répondre aux normes de sécurité sanitaire et alimentaire.

L'édition 2014

L’édition 2014

Consciente de l’importance de ce document, de son utilité et de la confiance de laquelle il réjouit auprès des opérateurs du secteur agricole et phytosanitaire, l’AMPP procède chaque année à la mise à jour de l’Index Phytosanitaire suite aux changements continus que subissent les listes des produits phytos autorisés au Maroc, aux nouvelles homologations et interdictions de certaines matières actives.

Edité par l’Association marocaine de protection des plantes (AMPP), ce document présente le répertoire de l’ensemble des pesticides à usage agricole commercialisés au Maroc, des indications sur les usages autorisés par culture et par ennemi et les conditions d’application, ainsi que les délais de traitement avant récolte (DAR). Il regroupe aussi les textes législatifs en la matière et les adresses utiles. C’est un “must have” agricole servant de base pour le choix des produits et les informations de son utilisation en toute sécurité.

A l’instar des éditions précédentes, l’édition 2016 constitue un référentiel utile pour les producteurs-agriculteurs, les organismes certificateurs, les centrales d’achats, la profession phytosanitaire (sociétés, distributeurs et revendeurs), les services officiels (vulgarisateurs, techniciens de la protection des végétaux et de contrôle de la Qualité), les départements de la formation et de la recherche (instituts, enseignants, chercheurs, étudiants…), les médecins responsables Hygiènes et Toxicologie ainsi que l’ensemble des personnes intéressés par la protection des plantes.

Pour s’équiper de ce document très utile, l’AMPP met à la disposition des établissements et personnes intéressés des points de vente, au niveau du Complexe Horticole d’Agadir,
l’Ecole Nationale de l’Agriculture de Meknès et l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II de Rabat.

Taghazout : Le concept « The Blue House » pour les startups abandonné par sa fondatrice

par, Ristel Tchounand – yabiladi.com – 16/02/2016

Jusqu’à janvier dernier « The Blue House » faisait encore parler d’elle dans la presse internationale. Et pour cause, cette maison d’hôtes à Taghazout pensée pour accueillir les entrepreneurs souhaitant délocaliser périodiquement leurs startups loin du milieu de travail habituel, suscite un grand intérêt depuis son lancement en 2014. Mais après le retrait de l’un des associés, la fondatrice du projet a décidé de mettre la clé sous le paillasson.

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C’est dans un long article récemment posté sur son blog et partagé hier sur les réseaux sociaux que Aline Mayard, journaliste, explique pourquoi elle a décidé de fermer « The Blue House », la maison bleue de Taghazout (près d’Agadir) qui a vu défiler pendant un peu plus d’une année des entrepreneurs venant de plusieurs pays d’Europe. Un concept surprenant qui, rappelons-le, avait suscité l’intérêt de la presse internationale, de CNN au Huffington Post en passant par de nombreux sites d’information spécialisés. Une pierre deux coups pour la commune de Taghazout qui était mise en avant grâce à cette médiatisation du projet.

Pour mémoire, The Blue House était une maison pour startups internationales permettant aux entrepreneurs de délocaliser leur business pendant quelques mois et travailler dans un environnement différent du milieu habituel. Le but étant de mieux se concentrer sur leurs objectifs. Après des heures de travail, les entrepreneurs pouvaient s’adonner à des activités sportives et ludiques telles que le surf ou le yoga. Plusieurs startups, anglaises et américaines notamment, ont tenté l’expérience avec succès.

La fin d’une aventure originale

Et si Aline Mayard a tout plaqué, ce n’est pas parce que l’affaire n’avait pas d’avenir. Il y a un an, son associé plie bagage. Malgré tout, la jeune femme reste encore optimiste. Avec le soutien de ses amis qui voient en elle une évidente fibre entrepreneuriale, Aline s’arme de courage pour poursuivre son projet.

Mais chemin faisant, la jeune femme fait face à un gros souci : elle ne maitrise pas les différents aspects du métier dans lequel elle s’était lancée avec son associé. « Au début, je ne pensais pas gérer l’hôtel, je voulais m’occuper de la communication et mon partenaire ferait le reste », explique Aline, ajoutant qu’après le départ de son associé, toute la gestion -à la fois administrative, commerciale, financière et hôtelière- reposait sur ses épaules. « Sourire tout le temps, être toujours là pour les clients, n’ayant aucun temps libre, était beaucoup plus difficile que je ne le pensais », confie-t-elle.

L’annonce de la fermeture de The Blue House a évidemment suscité déception auprès des startuppers mais Aline Mayard a égalemment reçu de nombreux messages d’encouragements. La jeune femme reste positive et estime être sortie grandie de cette expérience au Maroc.

Reflets du Sud : L’art marocain sahraoui à l’honneur

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 16/02/2016

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«Reflets du Sud» réunit du 9 février au 31 mars 8 artistes originaires des provinces du Sud qui exposent leurs œuvres dans le cadre d’un atelier-exposition dédié à l’art marocain sahraoui.

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Organisée par la Fondation CDG et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) dans le cadre de la programmation artistique 2016 de la galerie d’art «Espace Expressions CDG», cette exposition, la première du genre, permettra au public de la capitale de découvrir les œuvres de huit plasticiens et plasticiennes vivant et travaillant à Laâyoune, Tan Tan, Agadir, Guelmim et Ouarzazate : Fatima Aijou, Ahmed Biiboune, El Imam Djimi, Brahim El Haissan, Erragueb Elhaissan, Toufa Harah, Manna Idaali et Tayeb Nadif.
Selon les organisateurs, trois temps forts marqueront ce rendez-vous artistique dont le vernissage de l’exposition a eu lieu le 9 février 2016 en présence des artistes exposants. Dans un deuxième temps, l’expo-réalité qui a débuté le 10 février 2016 et qui est animée, tout au long d’une semaine, par les artistes qui s’attelleront ensemble à la réalisation d’une seule grande œuvre d’inspiration collective autour du thème «De la préhistoire à l’art moderne».

D’autres activités ponctueront cet événement dont une table ronde sur les arts plastiques dans les provinces du Sud, la présentation des publications du Centre des études sahariennes (en présence des auteurs), des visites scolaires et des journées dédiées aux étudiants (dont ceux de l’Isadac, de l’Insap et de la Faculté des lettres et des sciences humaines et la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat), ainsi que des soirées de musique et de poésie hassanies.

«La pratique de l’art dans le Sud s’appuyait, jusqu’à une époque récente, sur le dessin et la peinture aux dépens des autres composantes de l’art plastique. Avec la diversité artistique de cette exposition, on réalise que cette pratique investit aujourd’hui pratiquement tous les champs artistiques.

L’art du Sud, qui a connu un saut très qualitatif, n’a besoin que d’être exporté et mis en valeur pour qu’il s’impose en tant que force créative et acquière son label artistique», indique Dina Naciri, directrice générale de la Fondation CDG, dans le catalogue publié à cette occasion.

«Chaque plasticien exposé ici participe, me semble-t-il, à ce mouvement qui s’esquisse, à cette renaissance culturelle en marche, difficilement j’en conviens, mais néanmoins réelle. Leurs œuvres révèlent en effet ce balancement entre l’enracinement dans une histoire bien particulière, une culture séculaire et une tension vers le futur et l’universel, bousculant au passage clichés et partis pris ; leur quête, chacun (e) à sa manière, d’une nouvelle esthétique, propre au Maroc et au monde d’aujourd’hui nous enrichit et participe, aux côtés de tous les créateurs de ce pays, à élargir nos horizons et à nourrir notre soif commune de justice et de beauté», souligne à ce propos Driss El Yazami, président du CNDH dans le même ouvrage.

“Halka Nougadir”, une initiative originale pour relancer l’animation touristique à Agadir

Par Hassan HERMAS – mapexpress.ma – 16/02/2016

Agadir_-_tourisme_-_Halka1Pierre angulaire de toute stratégie visant à dynamiser le tourisme, l’animation touristique, est aujourd’hui, le meilleur moyen pour attirer les visiteurs, prolonger leurs séjours et les inciter à revenir, surtout si elle est conjuguée à des idées originales et innovantes et assortie d’un service de qualité.
Conscient de l’importance de cette dimension qu’il a constamment inscrite à l’ordre du jour de ses réunions, le Conseil régional du tourisme Souss-Massa (CRT-SM) a mis en place une commission chargée de l’animation. Objectif: créer une ambiance festive capable d’extirper le touriste du cercle restreint qui, naguère, le confinait à un rituel quasi-immuable entre chambre d’hôtel, plage et restaurent.
C’est précisément pour procurer aux visiteurs un espace de détente et de découverte et optimiser, ce faisant, leur séjour que le CRT et ses partenaires, notamment la Commune urbaine d’Agadir et la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, ont imaginé ce stratagème judicieux qui consiste à ressusciter la manifestation “Halka Nougadir”, avec à la clé une riche palette de spectacles et de tableaux à la Place Prince Héritier.
Il s’agit en fait d’une initiative qui rend l’écho d’une manifestation ayant rythmé la ville et ses places publiques dans les années 80 au grand plaisir de la population locale comme des touristes étrangers.
La “Halka”, dont les spectacles sont présentés chaque samedi dans un premier temps, donne à voir une grande variété de performances et de tableaux animés par des comédiens, des acrobates, des dresseurs de singes, des charmeurs de serpents, des groupes folkloriques et beaucoup d’autres artistes.
Mus par un souci de proximité, le CRT et le Conseil communal d’Agadir ont tenu à accorder une place de choix à la culture locale, grâce à la forte présence des groupes folkloriques.
L’autre particularité qui distingue la “Halka Nougadir” des autres manifestations similaires se produisant dans des places célèbres des villes marocaines, comme Jamaâ El Fna à Marrakech, Lahdim à Meknès ou Assarag à Taroudant, consiste en le fait que les animateurs des spectacles bénéficient d’une rémunération financière qui, du coup, les dispense de solliciter la générosité des spectateurs.
A travers cette décision, les initiateurs du projet ambitionnent d’encourager les maîtres “Hlaykis” à ce consacrer pleinement à leurs spectacles et à créer un climat de joie, de détente et de distraction, l’objectif étant de faire de cette manifestation originale un atout supplémentaire et de qualité qui s’ajoute aux curiosités de la destination d’Agadir, notamment en matière d’animation culturelle et artistique, érigée aujourd’hui en fer de lance de l’industrie touristique.
A bien des égards, cette initiative, favorablement accueillie par la population locale et les professionnels du secteur, devrait inciter les touristes à quitter plus fréquemment leurs chambres d’hôtels et à mieux connaître la ville, sa culture, ses gens et ses secrets, en s’affranchissant de l’emprise des offres “all-inclusive”.
Les organisateurs comme les professionnels du secteur espèrent aussi que la “Halka Nougadir” contribue à relancer le tourisme et à redonner vie à certains métiers en phase de disparition, et souhaiteraient qu’à terme cette manifestation soit érigée en un rendez-vous quotidien pour attirer une plus forte affluence des touristes et des citoyens.

Météorites : Le Maroc se dote enfin d’un musée

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/02/2016

Agadir à l’origine de l’initiative
Une première au niveau national et africain
Le premier musée dédié exclusivement aux météorites est enfin ouvert au public. Un projet mis sur pied par l’Université Ibn Zohr, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le Club d’astronomie de l’UIZ et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites (Source: F.N)

Le premier musée dédié exclusivement aux météorites est enfin ouvert au public. Un projet mis sur pied par l’Université Ibn Zohr, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le Club d’astronomie de l’UIZ et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites (Source: F.N)

L’université Ibn Zohr (UIZ) est encore une fois sous les feux de la rampe. En effet, elle vient de se doter du premier musée des météorites au niveau national et africain! Comme nous l’annoncions dans notre édition n°4673 du 22 décembre 2015, cette nouvelle structure représente désormais un lieu d’exposition permanent pour présenter et conserver les échantillons de météorites. «C’est une nouvelle étape qui commence pour la valorisation et la vulgarisation des connaissances associées aux météorites du Maroc», explique Omar Halli, Président de l’UIZ. «Le musée a été conçu afin de préserver ce patrimoine géologique et de mieux faire découvrir ce matériau extraterrestre à une grande diversité de néophytes», a-t-il ajouté. C’est ainsi qu’étudiants, collectionneurs, prospecteurs, enseignants-chercheurs, guides touristiques… ou tout simplement curieux pourront mieux découvrir cette «manne céleste».

Pour le moment, le nouvel espace scientifique comprend une collection de 100 échantillons, représentant des masses principales, des fragments frais et complets, des pluies de météorites, des artefacts tels que les tranches, les lames minces et les sections polies dont la valeur scientifique est singulière. La collection, amassée sur une dizaine d’années par le Club d’astronomie de l’université, correspond à 9% à des chutes observées, et à 91% à des trouvailles, composée de météorites découvertes par hasard, nous indique-t-on. Il faut préciser que ces échantillons sont présentés dans sept vitrines selon leur classe. Des fiches de présentation permettent de découvrir le nom, la localité, les coordonnées GPS, la classe, le poids et le nombre de fragments, ainsi que l’illustration photographique de chaque météorite. «L’étude des météorites nous renseigne sur les processus physiques et chimiques qui se déroulent dans l’espace et la nature des objets constituant le système solaire, ce qui permet de reconstituer l’histoire de cette partie de la Voie lactée qui remonte à plus de 4,6 milliards d’années», explique Abderrahman Ibhi, spécialiste des météorites et président du Laboratoire de métallogénie et minéralogie à la Faculté des sciences d’Agadir et Chef du département d’astronomie au sein du club universitaire Ibn Zohr. «Les météorites peuvent également offrir des informations importantes sur l’émergence de la vie sur Terre grâce à certains constituants organiques», a-t-il ajouté. Il faut noter que les météorites ont aussi des avantages économiques, dans la mesure où le commerce des ces pierres précieuses constitue une source de revenu non négligeable dans certaines régions reculées.

Notamment à Tata, Erfoud, Smara, Zagora… Aujourd’hui, l’optique est d’encadrer les étudiants, les chercheurs, les commerçants de ces pierres et guides touristiques en organisant des conférences et des sessions de formation dans le but de les initier aux techniques de l’identification et la collecte de ces roches extraterrestres. Tout en signalant certains risques qui peuvent être liés à ce phénomène naturel dans le cas de la chute d’une météorite massive. L’objectif est aussi de sensibiliser les gens à l’importance et la préservation de ce patrimoine marocain précieux et à la nécessité de le léguer aux générations futures. Pour rappel, l’inauguration du Musée universitaire de météorites a eu lieu vendredi dernier, en présence de Mamoun Bouhdoud, ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, de Zineb El Adaoui, wali de la région Souss Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, de Brahim Hafidi, président de la région Souss Massa. En plus d’élus, parlementaires, et personnalités de la ville.

C’était aussi l’occasion d’inaugurer d’autres espaces dans l’annexe universitaire. Tels, le centre d’innovation, d’entrepreneuriat et d’employabilité (CI2E), une salle de conférence équipée pour la traduction instantanée, une salle polyvalente, un centre d’études doctorales.

Tourisme «astronomique», une nouvelle niche

Les champs de dispersion de météorites et les cratères d’impact au Maroc pourraient constituer des zones touristiques par excellence et contribueraient au développement du tourisme astronomique. L’étude de ces pierres célestes, leurs minéraux et les métaux qui résultent de leur choc avec les roches de la croûte terrestre (tectites de verre, moldavite, verre libyque, diamant …) pourrait en effet, constituer une vraie niche à développer via ce nouveau musée. Touristes et visiteurs pourront avoir accès à une information simplifiée à propos des météorites, des sources et des phénomènes accompagnant leur chute, leur nature, leurs classes, leurs compositions chimiques et minéralogiques à travers les enregistrements de chute de météorites au Maroc et des événements qui ont accompagné ce phénomène.

Les managers qui bougent

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/02/2016

Les managers qui bougent

■ Guy Marache, nouveau patron du CRT d’Agadir
Le 18 février prochain, se tiendra le conseil d’administration puis l’Assemblée générale ordinaire élective lors de laquelle sera élu le nouveau président du Conseil régional de tourisme (CRT) d’Agadir. Guy Marache, PDG du Groupe Tikida Hotels, succédera ainsi à Salah Eddine Benhammane. En effet, c’est le seul candidat à se présenter pour le mandat 2016/2018, sachant que le délai de dépôt de candidature est épuisé. La rumeur avait circulé sur la présentation d’Abderrahim Oumani, un professionnel du tourisme et ex-président du CRT à ce même poste. Toutefois, il n’a finalement pas déposé sa candidature. Quant à Salah Eddine Benhammane, il a choisi de ne pas se présenter pour un second mandat. Par ailleurs, c’est Asmaa Oubou, chargée de la communication, qui sera désignée en tant que directrice-adjointe du CRT, nous indique-t-on. Aujourd’hui, les professionnels du tourisme mettent tous leurs espoirs dans le futur président pour relancer le tourisme, qui bat de l’aile dans la destination  balnéaire Agadir. Pour rappel, Guy Marache est un investisseur dans l’hôtellerie qui comptabilise 48 ans d’expérience derrière lui. Il dirige cinq des meilleures unités hôtelières du chef-lieu du Souss à savoir, Tikida Beach, Riu Tikida Dunas, Tikida Palace, Tikida Golf Palace et Robinson Club.

Les managers qui bougent

■ Ayman Cheikh Lahlou, nouveau président de l’Amip
L’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) vient de désigner Ayman Cheikh Lahlou comme nouveau président de l’Amip lors de son assemblée générale ordinaire et élective qui s’est tenue le 9 février dernier dans son siège. Le bureau compte également d’autres nouveaux membres parmi lesquels Ali Sedrati, Lamia Tazi ou encore Samir Bachouchi.

Les managers qui bougent

■ Deux nouveaux administrateurs pour l’IMRI
Deux nouveaux administrateurs viennent d’être cooptés lors d’un conseil d’administration de l’IMRI présidé par Jawad Kerdoudi. Il s’agit de Dr Rajaa Aghzadi et de Mohamed El Ouahdoudi. Ces deux personnalités s’ajoutent aux nombreux autres administrateurs en exercice dont notamment l’avocat d’affaires Sylvain Alassaire, le directeur de Maghreb Titrisation Fouad Bendi ou encore l’administrateur DG de la BMCE Brahim Touimi-Benjelloun.

Career coaching : Dynamiser son potentiel professionnel

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/02/2016

Comment neutraliser les freins personnels et les «croyances limitantes»
Un workshop au bénéfice des entrepreneurs du Souss
Analyse transactionnelle, PNL, psychologie positive… les outils

L’accélération de la performance professionnelle est la quête de tout entrepreneur. C’est une condition sine qua non pour améliorer les résultats de son entreprise et de son service. Pour cela, il s’agit d’abord d’apprendre à s’appuyer sur ses forces et ressources et de faire évoluer positivement sa manière de se représenter les situations et les comportements qui en découlent. Et par la suite, de mettre en place des actions concrètes et personnalisées permettant d’atteindre ses objectifs professionnels.

Sandrine Saliba

Sandrine Saliba

C’est à ces aspects-là qu’a été dédié le séminaire organisé jeudi dernier à Agadir et animé par le coach Sandrine Saliba. Thème retenu, «Dynamisez votre potentiel professionnel». La rencontre, qui s’est déroulée au Centre régional d’investissement (CRI), a permis à 22 jeunes entrepreneurs de la région Souss Massa de réfléchir sur leurs propres mécanismes de fonctionnement. Et ainsi d’amorcer un changement de comportement pour donner une nouvelle dimension à leurs projets professionnels. «Cette journée d’échanges et de réflexions met l’accent sur la dimension comportementale au travail et sur son impact dans la performance  professionnelle», explique Sandrine Saliba. Le séminaire a permis aux bénéficiaires de la formation de prendre conscience de leurs modes de fonctionnement et des comportements qui limitent leur potentiel et de se fixer de véritables objectifs (SMART) indispensables à l’atteinte d’un résultat élevé. Et de même, de valider des actions concrètes à mettre en place dès leur retour au bureau.

L’objectif étant de neutraliser les freins personnels et les «croyances limitantes», et rebooster leur énergie en leur apprenant à s’appuyer sur leurs qualités et ressources. «Cela nous a permis de nous remettre en question tous ensemble sur nos propres compétences et sur les éléments que nous devons développer à titre personnel afin d’optimiser notre activité», témoignent des participants. Pour rappel, le workshop proposé aux jeunes entrepreneurs de la région Souss Massa est une collaboration entre le Centre régional d’investissement (CRI) et le cabinet Pro Life Coaching, spécialisé dans l’accompagnement des dirigeants et leurs équipes. Pari gagné pour les organisateurs puisque chacun des participants a pu effectivement rebooster son énergie et repartir avec des objectifs clairs pour une mise en place d’actions précises. Le choix de Sandrine Saliba, coach certifiée par le CRECI (institut français) et par ICI coach (Institut suisse dirigé par A. Cayrol), s’est porté sur la méthode participative où chaque invité travaille sur sa problématique professionnelle, sans avoir à l’exposer au groupe.  Notamment, avec recours aux outils issus des techniques de coaching de développement professionnel, telles l’analyse transactionnelle, la programmation neurolinguistique et la psychologie positive.  Des tests, exercices individuels et en binôme ont abouti à l’élaboration, par chacun des participants, d’un plan d’action personnel pour amorcer le changement dès la fin du coaching.  Par ailleurs, les apports du consultant-coach ont permis aux participants de  prendre «conscience de soi» et d’élargir leurs réflexions.

Etapes suivies lors du programme

■ Clarification de son objectif profession-nel et de la situation idéale à laquelle on aspire (impact sur le cerveau des objectifs formulés de manière positive)

■ Identification des freins personnels et des «croyances limitantes»

■ Prise de conscience des ressources personnelles sur lesquelles s’appuyer pour réussir

■ Les petites voies ou «drivers» qui influencent notre comportement en situation de stress

■ Actions à mettre en place

■ L’équilibre de ses 5 domaines de vie pour une réussite professionnelle

 

Agadir/Tourisme : Offensive sur le marché russe

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 15/02/2016

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30 journalistes représentant la presse touristique et généraliste russe sont en déplacement à Agadir et sa région, et ce, du 12 au 15. Ce voyage de presse est organisé par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) conjointement avec le Centre régional du tourisme (CRT) d’Agadir, dans le cadre de la stratégie dédiée au marché russe. L’objectif étant le renforcement des actions initiées par l’ONMT et les professionnels du tourisme sur ce marché porteur. Une réception a été organisée samedi matin à la wilaya à l’honneur de la délégation russe. A cette occasion, Zineb El Adaoui, wali de la Région Souss Massa et gouverneure de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, a présenté les potentialités touristiques de la région, en plus des opportunités d’investissement.

Agadir a désormais son ambassadrice de charme

Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/02/2016

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Parce qu’elle adore Agadir et apprécie ses paysages époustouflants, Elisa Tovati a choisi le Chef-lieu du Souss et son arrière-pays pour le tournage du court métrage relatif à son dernier album «ME & my Robot», (Cf. notre édition n°4706 du 11 février dernier). Séduite, la star n’a pas cessé de balancer des tweets et des posts enflammés sur la toile tout au long du tournage, afin de montrer la beauté des plages de Taghazout et des dunes du sud-est de la ville. Zineb El Adaoui, wali de la région Souss Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane, appréciant tout l’engouement déclenché sur les réseaux sociaux, a organisé une réception pour remercier l’artiste pour son engagement à promouvoir et à mettre en avant la destination balnéaire Agadir. L’occasion d’aborder, dans une atmosphère conviviale, plusieurs domaines relatifs à la ville. La culture, les festivals, les connexions aériennes, l’animation, l’arrière-pays… La rencontre a découlé sur la décision de choisir Agadir pour le lancement en grandes pompes et avec des couleurs locales, du nouvel album d’Elisa Tovati, la désormais ambassadrice de charme de la destination Agadir.

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC

Le RAID

LE RAID D’AGADIR VOUS PERMETTRA DE DECOUVRIR LA REGION DE SOUSS MASSA DRAA EN TOUTE QUIETUDE.
NOUS ASSURONS LES RAVITAILLEMENTS ET LA SECURITE, LE PARCOURS SERA DANS UN PETIT GPS FIXE A VOTRE GUIDON.
VOTRE UNIQUE CONTRAINTE : DEPART ET ARRIVEE DANS LE CRENAU HORAIRE FIXE PAR L’ORGA.
LES QUADS Y SONT LE BIENVENU.

FICHE TECHNIQUE RAID

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC
NOM : RAID D’AGADIR
DATES : 3, 4 ET 5 AVRIL 2016
HEBERGEMENT : TOUS LES SOIRS A L’HOTEL ANZI****
LONGUEUR DES ETAPES : 180 A 200 KM / JOUR
TRANSPORT DES MOTOS / QUADS DEPUIS L’EUROPE : OUI
SECURITE : AMBULANCE ET STAFF SUISSE SUR LE PARCOURS, ACCOMPAGNANTS ET POINTS DE CONTRÔLE
FLECHAGE : NON
NAVIGATION : GPS PREPARES FOURNIS PAR L’ORGANISATION
AUTONOMIE MINIMUM : 90KM

CONDITIONS DE PARTICIPATION :
– PERMIS DE CONDUIRE
– ASSURANCE POUR LA MOTO OU LE QUAD
– ASSURANCE RAPATRIEMENT POUR LE PILOTE

CHAMPIONNAT DU MONDE EWC

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC
AGADIR SERA LA 1ERE EPREUVE DU CHAMPIONNAT DU MONDE D’ENDURO EN 2016.
LES MEILLEURS PILOTES SERONT PRESENTS  ET ASSURERONT LE SPECTACLE DANS LES DIFFERENTES SPECIALES.

FICHE TECHNIQUE

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC
NOM : GRAND PRIX DU MAROC
DATES : 9 ET 10 AVRIL 2016
LONGUEUR DU CIRCUIT AVEC SPECIALES : 50KM
NOMBRE DE TOURS A EFFECTUER : 4
TRANSPORT DES MOTOS / QUADS DEPUIS L’EUROPE : NON
SECURITE : SELON CAHIER DES CHARGES FIM
FLECHAGE : INTEGRAL
SPECIALES : 1 ENDURO, 1 EXTREME, 1 CROSS PAR TOUR
RAVITAILLEMENTS : A CHAQUE TOUR, AU PARC PILOTE A AGADIR

CONDITIONS DE PARTICIPATION :
– PERMIS DE CONDUIRE
– ASSURANCE POUR LA MOTO
-LICENCE ENDURO INTERNATIONALE «GRAND PRIX»


ENDURO D’AGADIR

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC
L’ENDURO D’AGADIR 2016 SERA UNE COURSE UN PEU PLUS EXIGEANTE QUE LES EDITIONS PRECEDENTES.
POUR LA CATEGORIE NATIONALE, ENVIRON 6 HEURES DE COURSE DONT PRESQUE UNE HEURE DE TEMPS DE SPECIALES CUMULE !
MALHEUREUSEMENT, NOUS NE POURRONS PAS ACCEPTER DE QUAD SUR CETTE EPREUVE

FICHE TECHNIQUE

Manche Africaine du Championnat du Monde d’Enduro EWC
NOM : ENDURO D’AGADIR
DATES : 9 ET 10 AVRIL 2016
LONGUEUR DU CIRCUIT AVEC SPECIALES : 50KM
NOMBRE DE TOURS A EFFECTUER : 3
TRANSPORT DES MOTOS / QUADS DEPUIS L’EUROPE : OUI
SECURITE : IDENTIQUE A LA MANCHE EWC
FLECHAGE : INTEGRAL
SPECIALES : 1 ENDURO ET 1 CROSS PAR TOUR
RAVITAILLEMENTS : 1 POSTE A CHAQUE TOUR, ASSURE PAR L’ORGANISATION

CONDITIONS DE PARTICIPATION :
– PERMIS DE CONDUIRE
– ASSURANCE POUR LA MOTO OU LE QUAD
– ASSURANCE RAPATRIEMENT POUR LE PILOTE
– LICENCE (LICENCE 1 MANIFESTATION POSSIBLE SUR PLACE)


CONTACTS

 Pour tous renseignements :
Joël UDRY : JOEL@JUMBORAID.COM
Tel Suisse +41.79.210.47.47TEL MAROC +212.678.77.51.75

POUR LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES (HOTEL, VOYAGE ETC…) :
JEAN-LUC WEHRLEN +41.78.921.69.20 JEAN-LUC@ENDURO-AGADIR.COM

AU MAROC ZINEB HAMMOUD : z.hammoud@menara.ma

AUF DEUTSCH :  Heidim1295@gmail.com

PER GLI ITALIANI : COMPETITORS@EDOMOSSI.COM

DIRECTEUR DE COURSE DANIEL ABBE : PARQDA@BLUEWIN.CH

Au Maroc, une loi pour punir les personnes ayant causé des dégâts à l’environnement

Par Reda Zaireg – huffpostmaghreb.com – 11/02/2016

Au Maroc, une loi pour punir les personnes ayant causé des dégâts à l'environnement | DR

Au Maroc, une loi pour punir les personnes ayant causé des dégâts à l’environnement | DR

Le Groupe de travail progressiste à la Chambre des conseillers a déposé, récemment, une proposition de loi visant à engager la responsabilité civile concernant les dégâts environnementaux.

Abdellatif Ouammou

Abdellatif Ouammou

Le texte de loi, élaboré par les parlementaires Abdellatif Ouammou, Mohamed Daidâa et Addi Chajri, vise à amender l’article 78 du Code des obligations et des contrats afin d’introduire une disposition permettant d’engager la responsabilité civile des personnes ayant causé des dégâts et des dommages à l’environnement.

L’article 78 du Code des obligations et des contrats dispose que « chacun est responsable du dommage moral ou matériel qu’il a causé, non seulement par son fait, mais par sa faute, lorsqu’il est établi que cette faute en est la cause directe. Toute stipulation contraire est sans effet. La faute consiste, soit à omettre ce qu’on était tenu de faire, soit à faire ce dont on était tenu de s’abstenir, sans intention de causer un dommage. » Aux préjudices matériels et moraux mentionnés dans cet article de loi, le Groupe de travail progressiste souhaite ajouter les préjudices de nature écologique.

La proposition de loi semble remplir une exigence mentionnée dans le treizième principe de la Déclaration de Rio, qui engage les Etats à « élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d’autres dommages à l’environnement et l’indemnisation de leurs victimes. Ils doivent aussi coopérer diligemment et plus résolument pour développer davantage le droit international concernant la responsabilité et l’indemnisation en cas d’effets néfastes de dommages causés à l’environnement dans des zones situées au-delà des limites de leur juridiction par des activités menées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle. »

Bravo, mais quand pourra-t-elle être appliquée ?

Agadir : Des stages de formation des cadres des colonies de vacances

lematin.ma – 12/02/2016

La modification et l'amélioration des programmes de formation destinés aux cadres des colonies de vacances sont une nécessité urgente.

La modification et l’amélioration des programmes de formation destinés aux cadres des colonies de vacances sont une nécessité urgente.

Les travaux d’un atelier sur les stages de préparation et de formation des cadres des colonies de vacances ont commencé jeudi dernier à Agadir. Organisé par le ministère de la Jeunesse et des sports en coopération avec le Forum du Sud pour la recherche, l’éducation et la formation, cet atelier s’inscrit dans le cadre des initiatives du département de la Jeunesse visant à améliorer les programmes de formation des cadres des colonies de vacances.

La modification et l’amélioration des programmes de formation destinés aux cadres des colonies de vacances sont une nécessité urgente, étant donné que les anciens programmes sont actuellement en déphasage avec les exigences des colonies et qu’il faut introduire de nouvelles dispositions et techniques qui vont permettre aux personnes agissant dans ce domaine d’adapter leurs expertises avec la mission éducative, lit-on dans le document de présentation de cet atelier.

Les travaux de cet atelier, animé par une élite de cadres spécialisés, sont déclinés en trois axes. Le premier axe concerne le renforcement et l’amélioration des dispositions et contenus des stages préparatifs dans leurs volets théorique et pratique. Le second volet concerne le renforcement et l’amélioration des dispositions des stages de formation dans la théorie et la pratique, tandis que le troisième axe s’articule autour de la gestion administrative de ces stages de préparation.

Plusieurs points touchant notamment l’enfance seront abordés dans le cadre de ces axes concernant les spécificités et les besoins des enfants, la personnalité et le comportement de l’enfant, ses droits universels et l’assouvissement de ses besoins en tant que capital humain.
Les travaux de cet atelier porteront également sur la définition des colonies de vacances en tant qu’institution éducative sociale et sur le rôle de l’animateur, acteur principal de ces colonies. Quelque 40 cadres éducatifs des deux sexes œuvrant dans ce domaine bénéficieront des travaux de cet atelier. Ils appartiennent aux préfectures et provinces relevant des régions de Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia Lhamra et Dakhla-Oued Eddahab.

Croisières : les compagnies rechignent de plus en plus à faire escale au Maroc

par ANNE-SOPHIE MARTIN – lavieeco.com – 15/02/2016

Une escale à Casablanca au milieu des containers

Une escale à Casablanca au milieu des containers

En 2015, le nombre d’escales dans les 3 ports du pays est estimé à 160. Il était de près de 300 il y a seulement 5 ans. Au port de Casablanca, les taxis sèment la pagaille.

De Tanger à Agadir, le tourisme de croisières n’est pas au beau fixe. De l’avis des professionnels, agents de voyages et agents maritimes, les escales à Casablanca, Tanger et Agadir sont en forte baisse. Au ministère du tourisme, on estime que 359 000 croisiéristes ont fait escale au Maroc en 2014, dont 85 000 Italiens, 73 000 Allemands, 59 000 Anglais et 53 000 Français, pour un montant global de dépenses à l’intérieur du Maroc de 383 MDH. Cette même année, Casablanca concentrait 57% des arrivées, devant Tanger (36%) et Agadir (7%).

D’après les professionnels que nous avons contactés, le Royaume enregistrait, il y a 10 ans, environ 160 escales par an avec un pic, il y a encore 5 ans, de 300 escales. «Depuis 5 ans, nous sommes repassés sous la barre des 200 escales par an et, il y a 2 ans, nous sommes même tombés sous la barre des 150 escales. En 2015, il y en a eu 160 mais en 2016 nous tablons sur 80 escales seulement», confie Jalil Madih, DG d’Alizés Travel, qui revendique 90% du marché. Pour ce dernier, le constat est plus qu’amer. «Casablanca a perdu 60% de son trafic, Agadir 95%, et Tanger se maintient tant bien que mal, malgré un produit peu attractif pour les croisiéristes». S’ils reconnaissent la ponctualité des autorités et la bonne organisation de la sécurité sur les différents sites, les professionnels du secteur s’alarment de la dégradation des conditions d’accueil à l’arrivée des croisiéristes, en particulier à Casablanca.

Nouvelles procédures

Au port de la capitale économique, la situation serait au bord de l’implosion. «Depuis six mois, il est devenu très difficile de travailler dans le port de Casablanca. Sous prétexte du renforcement de la sécurité, les autorités nous imposent une procédure que nous ne pouvons respecter dans son intégralité», s’insurge M. Madih. Ce dernier fait expressément référence à la demande qui lui a été adressée par le commissaire central du district du port maritime de Casablanca d’envoyer à l’avance l’ensemble des données relatives aux bus (immatriculation des véhicules et CNIE des chauffeurs et accompagnateurs) venant récupérer les passagers en excursion. Une procédure quasiment impossible à respecter, d’après M. Madih, puisqu’il arrive très souvent que des véhicules initialement prévus soient remplacés, sachant qu’une escale peut mobiliser jusqu’à 95 autocars chaque jour avec environ 1500 passagers qui débarquent du paquebot. «Des procédures apparaissent du jour au lendemain au point qu’il m’est arrivé de refuser des passagers pour leur éviter une mauvaise expérience. 24h à l’avance, nous fournissons la liste détaillée des passagers à bord. Le contrôle aux postes frontières devrait donc être fluide, or il n’en est rien», se lamente Madiha Rihane, DG de l’agence maritime Naxco Logistics.

Les taxis sont autorisés aux abords du quai !

Alors que les agents de voyages et maritimes s’estiment lésés par ce manque de flexibilité, les taxis, petits et grands, sont quant à eux libres d’accéder aux abords du quai alors qu’il s’agit d’une zone placée sous douane. Ces derniers sont d’ailleurs particulièrement montrés du doigt par les professionnels des croisières. «Les taxis considèrent l’accès au quai comme un acquis, avec la complaisance des autorités», poursuit M. Madih. Autorisés à stationner au plus près des paquebots, les autocars réservés pour les excursions se retrouvant relégués au deuxième rang, les taxis laissent également de mauvais souvenirs aux croisiéristes à l’image de ces deux couples venus de France et ayant déboursé 200 euros pour une rapide balade dans le centre-ville de Casablanca.

«Une escale à Casablanca au milieu des containers», «l’escale à Casablanca était trop longue et le lieu d’accostage pas très agréable»…, les témoignages de croisiéristes mécontents sont légion sur internet. «En attendant le terminal de croisières, nous faisons fuir les clients», martèle M. Madih. Pour l’heure, un quai accueille les paquebots nouvelle génération (plus de 300 mètres de long) et un autre ceux de 250 mètres.

«Il faut se réconcilier avec les armateurs. Carnival, l’un des leaders mondiaux de la croisière, a failli décommander le Maroc», confie M. Madih.

A Agadir et Tanger, l’obstacle au développement des croisières est tout autre : manque de transporteurs touristiques, manque de guides, manque d’interprètes pour des langues spécifiques, telles que l’italien, etc. Résultat, «Agadir s’est effondrée» selon M. Madih qui ne compte dans son agenda que 2 escales dans le port du Souss.

 

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