Archives de février 20th, 2016

Le Maroc enterre trente ans d’arabisation pour retourner au français

Par Omar Brouksy (Contributeur, Le Monde Afrique, Rabat) – lemonde.fr – 20/02/2016

Sur le campus de l'université de Fez, en mai 2014. CRÉDITS : FADEL SENNA / AFP

Sur le campus de l’université de Fès, en mai 2014. CRÉDITS : FADEL SENNA / AFP

Le 1er décembre 2015, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, apprend que le ministre de l’éducation nationale, Rachid Belmokhtar, un proche du palais, avait présenté au cabinet royal un important programme visant à « franciser » l’enseignement des mathématiques, des sciences naturelles et des sciences physiques. Ce projet, qui prévoit aussi l’enseignement du français dès la première année du primaire au lieu de la troisième actuellement, a été préparé en catimini et présenté par le ministre au roi sans que Benkirane en soit informé.

Celui-ci est hors de lui et devant les députés médusés, il ne mâche pas ses mots en s’adressant à son ministre de l’éducation : « Tu t’es attelé à l’introduction du français, mais alors le feu va prendre ! Cela, c’est le chef du gouvernement qui l’estime et l’évalue… C’est pour cela que quand sa majesté le roi a décidé un jour de choisir un chef du gouvernement, il n’a pas désigné Belmokhtar, il a choisi Benkirane… S’il voulait Belmokhtar, il l’aurait pris, il le connaît avant moi. Il m’a désigné moi pour que ce soit moi qui décide… et c’est pour cela que je [t’ai] adressé une lettre pour [te] dire que cette décision de franciser ces matières, il faut que [tu] l’ajournes afin que nous y réfléchissions parce que moi je n’étais pas au courant et que [tu] n’y as pas accordé d’importance. »

Mais rien n’y fait. Le 10 février, l’enterrement de l’arabisation de l’enseignement est validé lors du dernier conseil des ministres présidé par le roi à Lâayoune, chef-lieu du Sahara occidental. La bataille pour la mise à l’écart de ce projet paraît définitivement perdue pour les islamistes qui dirigent l’actuel gouvernement, se réjouissent les partisans du retour à la langue de Molière dans les écoles et les lycées.

« Arabisation et islamisation vont de pair »

« Pour eux [les islamistes], arabisation et islamisation vont de pair car la langue est liée à la pensée », se félicite Ahmed Assid, un professeur de philosophie aux positions laïques. « Ce retour aurait dû se faire depuis longtemps. Nous avons perdu trente ans à cause de petits calculs idéologiques. Avant d’arabiser, l’Etat marocain aurait dû d’abord réformer la langue arabe dont le lexique et les structures n’ont pas varié depuis la période préislamique », ajoute-t-il.

C’est dans le début des années 1980, avec l’arrivée au gouvernement du parti conservateur de l’Istiqlal, que l’arabisation de l’enseignement public a été mise en place avec la bénédiction implicite du roi Hassan II (1961-1999). Renforcer les conservateurs et les islamistes au détriment de la gauche marocaine (moins enthousiaste à l’égard de l’arabisation) était un objectif majeur du palais.

« A partir des années 1960, le Maroc a commencé à “importer” des enseignants d’Egypte et de Syrie afin de conduire le processus d’arabisation. C’est à cette époque que le wahhabisme et la pensée des Frères musulmans se sont progressivement introduits dans le royaume », souligne l’historien Pierre Vermeren. Plus de seize ans après la mort d’Hassan II, la réforme de l’éducation n’a toujours pas eu lieu alors que l’enseignement privé ne cesse de s’amplifier au détriment de l’école publique : de 9 % en 2009, la part des élèves scolarisés dans le privé est passée à 15 % en 2015, selon Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights, un centre de recherches sur les inégalités dans l’accès à l’éducation.

« Inutile et contreproductif »

Ouvertement hostiles au projet, les islamistes du PJD adoptent pour l’instant un profil bas. « Franciser notre enseignement n’est pas la meilleure solution, mais nous n’allons pas entrer en conflit avec la monarchie. C’est inutile et contreproductif. Ce projet montre à quel point le lobby francophone est encore puissant et à quel point notre pays dépend de la France », commente, désabusé, un député du PJD qui a préféré garder l’anonymat.

Selon les derniers chiffres officiels, le réseau des établissements scolaires d’enseignement français au Maroc est tout simplement le plus dense au monde avec, à la rentrée de 2015, plus de 32 000 élèves dont plus de 60 % de Marocains. Ces établissements (près de vingt-cinq aujourd’hui) couvrent les principales villes du royaume. Seuls les Marocains les plus aisés ont les moyens d’y inscrire leurs rejetons.

Agadir Première Business : un nouveau support économique pour la région

Le N° 1 d’Agadir Première Business vient de paraître et sera en vente dans tous les kiosques du Maroc à partir de lundi matin.

Agadir première BusinessL’éditorial de Touria Ouchehad Boulbaroud, directrice de publication pour présenter ce nouveau support :

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Le sommaire du N° 1 :

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Le wali de la région Souss-Massa appelle à accélérer la cadence de développement du secteur touristique

mapexpress.ma – 19/02/2016

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Le développement du secteur touristique doit passer à la vitesse supérieure, a affirmé, jeudi à Agadir Mme Zineb El Adaoui, wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, , soulignant que ce secteur demeure extrêmement sensible.

Hausse des prix des œufs Protection d’une «chute de production»

MAP-lematin.ma – 20/02/2016

L’augmentation des prix est due à la baisse de la productivité des œufs suite à «l’apparition de l’influenza aviaire faiblement pathogène de type H9N2» dans quelques élevages au Maroc.
Oeuf_Consommation.jpg Le président de l’ANPO, Abdellatif Zaim a rassuré les consommateurs sur le caractère bénin de la grippe aviaire H9 N2, notant que cette forme de la grippe aviaire n’a aucun incident sur la santé humaine. : DR

La Hausse «temporaire» des prix des œufs vise à protéger le secteur avicole d’une «chute de production», a affirmé jeudi soir à Casablanca le président de l’Association marocaine des producteurs d’œufs de consommation (ANPO), Abdellatif Zaim.

Cette augmentation des prix est due à la baisse de la productivité des œufs suite à «l’apparition de l’influenza aviaire faiblement pathogène de type H9N2» dans quelques élevages au Maroc, a-t-il expliqué, précisant qu’au Royaume ce virus n’a touché que 2% de l’ensemble des élevages.

Abdellatif Zaim a rassuré les consommateurs sur le caractère bénin de la grippe aviaire H9 N2, notant que cette forme de la grippe aviaire n’a aucun incident sur la santé humaine.

Face à cette situation, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) est intervenu moyennant la généralisation de la vaccination préventive à tous les élevages avicoles, a-t-il indiqué, soulignant que cette mesure permettra de limiter l’impact de la maladie afin de réduire «de façon significative» les baisses de performance.

Et d’ajouter que les éleveurs ont été contraints, face à ces conditions, d’augmenter temporairement le coût de la production et, par conséquent, les prix des œufs, relevant qu’à cause de cette grippe, les poules n’arrivent plus à produire des œufs de la même quantité et à la même vitesse qu’avant.

Par ailleurs, un groupe de professionnels du secteur avicole a affirmé que la sécurité et la qualité de l’œuf marocain constituent une valeur fondamentale et un vrai défi pour les éleveurs et les professionnels du secteur, afin de maintenir la qualité et la sécurité alimentaire.

Ils ont assuré qu’ils veillent à ce que l’œuf marocain soit produit dans de meilleures conditions, ajoutant qu’au cours de chaque saison hivernal, les professionnels du secteur produisent quotidiennement près de 15 millions d’œufs dans environ 333 fermes.

Ils ont, également, mis l’accent sur la haute qualité qui caractérise l’œuf marocain en raison notamment, du contrôle des conditions de santé et de qualité de la production, relevant, dans ce contexte, que la loi n° 49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles et au contrôle de la production et de la commercialisation des produits avicoles, détermine clairement les conditions qui garantissent la santé et la sécurité du consommateur.

Et d’ajouter que la loi n° 07-28 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires oblige les producteurs à respecter les normes de santé et de sécurité du produit et à garantir la qualité des aliments.

LE NOUVEAU BUREAU DU CRT AGADIR

Comme attendu, la présidence du CRT Agadir est revenue à Guy Marrache, beaucoup de courage et surtout beaucoup de volonté animent les membres du Bureau engagés à actionner tous les leviers pour rendre à la destination ses gloires d’antan. La conjoncture n’est, certes, pas facile mais la ténacité et la carrure de la nouvelle équipe sont déterminantes pour repositionner la station. 12496368_1066597406719252_1839640591424452728_o

Liste des membres du Bureau

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