Archives de mars 9th, 2016

Programme du Rallye du Maroc Historique 2016

9089872-14457484Le programme du Maroc Historique 2016
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Nous voilà repartis pour une 7ème édition du Rallye du Maroc Historique !

Le dossier d’engagement est disponible dans la rubrique Documents officiels

Plus compacte que l’année passée, cette version 2016 se veut tout aussi magnifique bien que très différente. En voici les grandes lignes :

Lundi 9 mai / Etape 1 : Rabat – Rabat
Vérifications techniques et administratives
ES1 Had Brachoua 15km

Mardi 10 mai / Etape 2 : Rabat – Oulmes – Ifrane
ES2 Kathouat 28km
ES3 Bir El Nasr 12km
ES4 Moulay Bouazza – Oulmes 30km
ES5 Bouchebel 14km

Mercredi 11 mai / Etape 3 : Ifrane – Ait Ishaq – Bin El Ouidane
ES6 Ito 11km
ES7 Khenifra 1000 Lacs 30km
ES8 Ait Ishaq – Khenifra 25km
ES9 Choms – Naour 28km

Jeudi 12 mai / Etape 4 : Bin El ouidane – Ait Bouguemez – Bin El Ouidane
ES10 Skatt 18km
ES11 Ait Bouguemez 22km
ES12 Zaouit Ahansal – Rocher Cathédrale 28km
ES13 Tilouguite 25km

Vendredi 13 mai / Etape 5 : Bin El Ouidane – Benguerir – Marrakech
ES14 Skhour Rhamna 32km
ES15 Benguerir 10km
ES16 Youssoufia – Bouchane 24km
ES17 Tamansourt 14km

Samedi 14 mai / Etape 6 : Marrakech – Sidi Kaouki – Agadir
ES18 Ounara 14km
ES19 Tamanar 18km
ES20 Tzharine – Plage Tafani 12km
ES21 Tamanar 25km
Arrivée Agadir Paradis Plage

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C’est dommage que le rallye du Maroc Historique ne passe pas à Agadir, la ville qui a marqué depuis 1950 le sport automobile au Maroc !
Seule l’arrivée aura lieu à Paradis Plage (à 27 km d’Agadir) et encore, en liaison !
La dernière Spéciale aura lieu à Tamanar (à 110 km d’Agadir)

Helping the People of the Argan Forest

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Benedicte Westre Skog, organisateur pour Argan Care Contact

Help us protect nature and be a change in someone’s life

The argan forest located in the southwestern part of Morocco and is diminishing rapidly. It actually stands in great danger of eventually disappearing ! During the course of the last century alone, the argan forest’s area has diminished by more than half while tree density in some areas is sixty-percent lower than it was only fifty years ago.

After spending a lot of time with women at argan oil cooperatives in Morocco, I felt compelled to help them. The livelihood of these women and their families is based in the argan forest and the health of the forest is crucial.
This project is the first ever project I am doing with my foundation: Argan Care. The Moroccan NGO Ibn Al Baytar asked me late 2015 if I wanted to partner with me on this project. I am very familiar with their work and knew it would be an excellent idea to have a partner based in Morocco.

The project: Argan Tree Regeneration in the Messguina Forest

The project is divided in four parts and has a life span of two years starting in March 2016

1. The project will be the first reforestation work in the Mesguina area

10 ha will be planted with young argan trees and 10 ha will be rehabilitated by pruning activities.

2. Technical and practical training on regeneration of argan trees
The project will provide practical and technical workshops to the local people on germinating argan seeds and planting seedlings.

3. Growing consciousness and raising awareness of the importance of argan forest
Through workshops on the ecological importance and sustainable management of argan trees, awareness will be raised within the local communities.

4. Training for Women
Literacy training and training on management, quality control, communication and other useful business skills. Women in the area have limited access to education and employment. About 90% of women in rural areas are still illiterate as of 2002.

The locals will participate in all the activities in the project. No work will be outsourced to subcontracting companies.

Please help me in this important cause and spare whatever your heart tells you to. Every penny counts and is greatly appreciated.

For more information please visit the website: argancare.org

Thank you! 

Exposition « C mon histoire » organisée par Kane Ya Makane à la Galerie Noir sur Blanc à Marrakech

« C mon histoire… » est la troisième exposition d’un collectif de femmes issues d’Alma, douar montagneux, enclavé et berbérophone situé dans la commune d’Aourir (région d’Agadir).
Kane Ya MakaneElle intervient dans le cadre du projet « Talents de femmes » de l’association Kane Ya Makane, qui offre depuis 2009 un accompagnement à 14 femmes, regroupées au sein de la coopérative Talayte, à travers des formations artistiques et des expositions de leurs tableaux, l’objectif poursuivi étant de contribuer à leur autonomisation sociale et financière.
Cette nouvelle exposition permettra de découvrir des oeuvres réalisées par les femmes à partir de contes qu’elles ont recueillis au sein de leur patrimoine culturel mais aussi créés à partir de thèmes tels que « la femme qui lit », « la femme qui peint »… grâce à la médiation de Marcel Zaragoza, professionnel du conte. « Une fois la phase de recueil et de création des contes achevée, chaque femme a été invitée à créer sous forme de triptyque ou de quadriptyque le conte qui entrait le plus en résonance avec sa propre histoire, guidée par Corinne Troisi, artiste plasticienne, durant l’atelier organisé à cet effet », explique Mounia Benchekroun, Présidente de l’association Kane Ya Makane. Quadriptyque regroupé AglifEt les œuvres qui résultent de ce projet mêlant imaginaire collectif et individuel dévoilent avec pudeur, beauté, vigueur et sensualité l’univers singulier de chacune des femmes, tout en invitant l’esprit de celui qui regarde à plonger dans son imagination pour construire sa propre histoire. « Le résultat du travail… est tout simplement magnifique » commente Mohamed Rachdi, critique d’art et responsable du programme de mécénat culturel à la Société Générale, qui apporte ses conseils artistiques à Kane Ya Makane depuis quelques années. L’exposition révèle aussi que cette aventure initialement sociale, solidaire et artistique a largement dépassé son cadre initial en permettant l’émergence de véritables artistes, dotées d’un talent incontestable et animées d’une réelle démarche d’exploration artistique. Alors que les précédentes expositions s’étaient déroulées à Casablanca à la Galerie Nadar, l’association a choisi cette année d’organiser cette nouvelle manifestation à Marrakech, durant la période de la biennale. Et c’est la galerie Noir sur Blanc qui accueillera l’exposition « C mon histoire… » après avoir découvert avec beaucoup d’enthousiasme le projet de Kane Ya Makane.Invitation Exposition VF
« Dans le monde et, au Maroc en particulier, la nécessité d’expérimenter de nouvelles formes de rapports entre art, culture et société s’impose et c’est ce que nous souhaitons montrer à travers deux expositions… » indique Sofia Tebbaa, de la galerie Noir sur blanc. Aux amoureux(ses) de l’art, à celles et ceux qui suivent les avancées artistiques des femmes d’Alma au fil des expositions, qui encouragent des projets solidaires, ou encore, à tous les curieux, Kane Ya Makane vous attend nombreux à l’occasion de cette exposition. Pour soutenir les femmes d’Alma et leurs efforts continus de création, l’autonomisation des femmes, le rayonnement de l’art…
L’exposition aura lieu à la Galerie Noir Sur Blanc du jeudi 17 au samedi 26 mars 2016.
Pour plus d’informations, consultez notre site : www.kaneyamakane.com ou le groupe facebook Talents de femmes.
L’association Kane Ya Makane a été créée en août 2009 pour concrétiser la conviction de ses fondatrices que l’art et la culture peuvent contribuer de manière significative au développement humain, éducatif, social et économique des populations défavorisées. Dans ce cadre, l’association œuvre en faveur des enfants, des jeunes et des femmes vivant au Maroc dans des conditions de précarité. Outre le projet « Talents de femmes », l’association déploie le projet Tanouir + au profit de 3 000 élèves des écoles primaires publiques situées dans les régions d’Agadir, d’El Jadida et de Marrakech. L’objectif de ce projet est de lutter contre l’abandon scolaire dans les écoles publiques à travers la mise en place d’activités artistiques destinées à développer l’épanouissement, l’éveil et la créativité des enfants les plus vulnérables, tout en leur diffusant des valeurs universelles. Le projet comporte également des ateliers de renforcement en langue française pour les élèves et des formations au profit des instituteurs destinées à dynamiser leurs pratiques d’enseignement.

Commémoration du 56ème anniversaire de la reconstruction d’Agadir : Lâcher de 56 lanternes sur la plage

Izorane Commémoration

Une PREMIÈRE au Maroc,
Des Moments d’émerveillement sur la plus belle baie du pays.

12822970_10207965223863989_1290044319_o12517068_10207965222183947_99476814_oParfois, des Gadiris de bonne foi m’ ont reproché que nos activités commémoratives sont émouvantes mais tristes…
J’ai noté la justesse de cette remarque, et j’ai pu convaincre mes frères de bureau ForumIzorane à OSER une célébration festive :
Celle des Lanternes – volantes, fréquemment utilisées dans la tradition des peuples de l’Asie du Sud-est.
Et grâce à la PASSION- complicité d’un autre Azor ( S.A.M) nous avons pu surmonter moult contraintes pour inaugurer cette festivité à Tawada — Corniche ce samedi 5 Mars.
Une expérience Inédite que nous allons mieux maîtriser l’an prochain.
Nous espérons en faire, avec nos principaux partenaires, un Événement culturel – Touristique à caractère international, labelisé à Agadir.

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Cette PREMIÈRE a été rehaussée en qualité d’Hommage aux âmes de nos disparus par de  » belles lumières volantes vers le ciel « , en la présence d’une forte délégation de la commune urbaine d’Agadir conduite par le président M Salah Elmalouki, son adjointe Mme Naima Fathaoui (chargée de la culture) et des députés Mrs Abdallah Oubari, Said Saadouni et Aissa Mkiki… et de l’un des plus illustres ambassadeurs du Royaume : Si Nour Eddine Bouchkouj, secrétaire général de L’Union des parlements arabes, qui vient d’achever son mandat…12823434_760081554093383_7146267510671582773_o

12841324_760081387426733_7660360764594556141_oLes Gadiris doivent être plus inventifs en animation pour RESISTER à la féroce concurrence en attractivité.
C’est l’autre OBJECTIF non- déclaré de notre implication.

Mohamed Bajalat, Rrésident ForumIzorane NAgadir

Provinces du Sud : Port de pêche de Tan-Tan, plaque tournante de l’activité économique de la ville

lematin.ma – 08/03/2016

Provinces-du-Sud

La ville de Tan-Tan a accueilli, hier et avant-hier, la première étape de la caravane médiatique organisée par les professionnels du secteur de la pêche et la Fondation Maroc Bleu en partenariat avec le ministère de la Communication (voir l’édition d’hier du Matin ou http://www.lematin.ma). Une initiative qui a pour objectif de mettre en avant les potentialités des ports de pêche des provinces du Sud.

En visitant les infrastructures portuaires de Tan-Tan, on se rend compte de l’importance de la pêche dans l’activité économique de cette ville. Réalisé entre 1977 et 1980, ce port a été conçu pour répondre aux besoins du secteur de la pêche côtière et hauturière artisanale, mais aussi de la réparation navale. Le secteur à Tan-Tan emploie une part importante de la population. Rien qu’au niveau de la pêche artisanale, plus de 240 barques sont actives dans le port. En ce qui concerne les pêcheurs qui y travaillent, leur nombre est estimé à plus de 1.600.

La construction d’une nouvelle halle aux poissons dans le port a permis, soulignent les pêcheurs, de valoriser la commercialisation de leurs captures. Selon Hicham Jellani, ingénieur responsable qualité de l’Office national des ports (ONP) à la halle, ce sont entre 70 et 80 barques qui viennent commercialiser quotidiennement leurs captures, en plus de 15 bateaux de pêche côtière et cinq palangriers (pêche à la palangre). Les captures de la pêche artisanale ont été de l’ordre de 13.000 tonnes en 2014, avec une valeur de 290 millions de DH. Les chiffres de 2015 parlent d’une quantité de 12.500 tonnes et d’une valeur de 261 millions de DH. Pour les deux premiers mois de cette année, les captures s’élèvent à presque mille tonnes et une valeur de plus d’environ 23 millions de DH. En ce qui concerne le poisson industriel, les chiffres montrent qu’il y a une importante baisse de 2014 à 2015, notamment à cause du repos biologique décrété par le département de tutelle, une mesure qui a pénalisé les opérateurs et qui est de plus en plus contestée. En effet, d’une production de 215.000 tonnes en 2014 (une valeur de 314 millions de DH), les captures sont passées à seulement 64.000 tonnes (93 millions de DH) en 2015. Les captures enregistrées jusqu’à aujourd’hui en 2016 n’atteignent pas les six mille tonnes (d’une valeur de moins de 12 millions de DH). Le port de Tan-Tan abrite également un complexe industriel spécialisé dans la pêche hauturière, Omunium Maroc. Cette unité, qui fait travailler 1.200 marins au large et 280 techniciens dans les ateliers sur terre, dispose d’une cinquantaine de chalutiers, dont 42 sont en activité.

Le directeur du pôle pêche de ce complexe, Safouane Abdellatif, affirme que chaque bateau réalise tous les deux mois (période de pêche) une capture de 100 à 160 tonnes. Une production destinée à hauteur de 95% à l’export (Espagne, Italie, Japon…). Ce complexe industriel, en plus de la main-d’œuvre qu’il emploie directement, participe également à la création d’emplois indirects. À chaque poste direct créé correspondent quatre postes indirects, explique le directeur du pôle pêche. Il cite à cet effet les activités développées dans la ville qui permettent d’approvisionner les chalutiers de pêche.

À titre d’exemple, avant de prendre le large, chaque bateau achète à Tan-Tan environ six mille unités de pain, des centaines de kilogrammes de légumes… Compte tenu de l’importance économique et sociale de ce port, il a été renforcé par l’installation d’une plateforme destinée à la réparation navale des unités de pêche. «Pendant longtemps, les professionnels devaient se rendre à Agadir ou Safi pour réparer leurs bateaux, mais l’installation de l’unité Taborg leur a permis de le faire localement», explique Abderrahmane Bousri, gérant de cette plateforme et président de l’Association de la pêche côtière à Tan-Tan. Selon lui cette infrastructure est mise à la disposition des professionnels à titre gratuit. Cependant, le dynamisme du secteur ne doit pas occulter nombre de difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels. Ces derniers citent, entre autres, le problème de l’ensablement de l’entrée du port (un port à marée). Et les opérateurs du secteur de la pêche déplorent le fait que le plan de développement régional de Guelmim-Oued Noun n’ait pas intégré le secteur de la pêche dans ses priorités. Une rencontre a réuni hier les opérateurs et le président de la région, mais l’accès y a été interdit à la presse.

Art culinaire : Agadir abritera les Rencontres gastronomiques

MAP-lematin.ma – 05/03/2016

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La capitale du Souss abritera, du 18 au 20 mars, la 2e édition des Rencontres gastronomiques d’Agadir, placées cette année sous le thème «La gastronomie : Pôle d’excellence du développement économique».

Gastronomie_Agadir Ces Rencontres gastronomiques ont pour objectif de donner à Agadir une image de destination gastronomique en fédérant tous les acteurs politiques, économiques, touristiques et éducatifs, et de rapprocher les gastronomies marocaine et française par l’intermédiaire de grands chefs des deux pays tout en favorisant les rencontres, les échanges et les expériences.

Au fil des trois jours, démonstrations culinaires, conférences, témoignages, dégustations, brunch, soirée de gala et repas gastronomique seront au programme de cette 2e édition qui sera parrainée par les chefs français, Régis et Jacques Marcon (3 étoiles au guide Michelin), et Kamal Rahal Essoulami, président de la Fédération marocaine des arts culinaires.

Une brigade exceptionnelle de 30 chefs français et marocains prendra part à cette édition 2016, dont notamment Joël Cesari, Johan Leclerre, Laurent Trochain, Henri Gouny, Myriam Ettahri, Chef Moha ou Karim Ben Baba.

L’édition de cette année a, pour objectif, de valoriser la diversité et la qualité des produits de la mer et du terroir. La pâtisserie sera également mise à l’honneur avec la présence exceptionnelle de cinq chefs de l’Ecole supérieure de la pâtisserie Alain Ducasse.

La présidence d’honneur de cette deuxième édition est confiée à André Marcon, président de Chambre française du Commerce et d’Industrie.

Des projets de 334 MDH approuvés dans la région Souss-Massa

par M. N. – leseco.ma – 08/03/2016

Agadir

Le conseil régional de Souss-Massa a approuvé lundi, à Agadir, des projets d’investissements d’une valeur de 334 MDH en 2016. Dans le détail, 100 MDH seront consacrés à la construction et à l’entretien des routes en milieu rural, 40 MDH pour le financement de la voie expresse reliant Tiznit, Guelmim, Laâyoune et Dakhla.

Le secteur de santé, quant à lui, a bénéficié de 30 MDH pour financer la première partie du programme de réhabilitation des hôpitaux de la région, 6 MDH pour élargir les centres de formation professionnelle et 3 MDH pour soutenir les projets de la recherche scientifique.

À la réhabilitation des centres ruraux et urbains a été attribuée une enveloppe de 30 MDH, tandis que celle des aéroports et aérodromes bénéficiera de 20 MDH. 8 MDH sont consacrés à la réhabilitation et construction des espaces et complexes d’artisanat, alors que l’entretien des zones industrielles et commerciales et des marchés de gros s’est vu attribuer une enveloppe de 11 MDH.

5 MDH ont été attribué à la contribution au programme régional du tourisme et 10 MDH à la restauration et l’entretien des murailles, en plus d’un million pour la réhabilitation des anciennes bibliothèques. 20MDH ont été alloués au financement de projets visant à lutter contre les dangers des inondations.

Compétitivité des produits de la mer : L’haliopôle d’Agadir fait le point

par Yassine Saber – leseco.ma – 08/03/2016

Les résultats de l’étude réalisée par le cabinet français GEM ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la «compétitivité coût» et la «compétitivité hors coût» de l’industrie de transformation des produits de la mer au niveau de la région Souss-Massa-Drâa, qui constitue 20% de la production nationale.

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S’agissant de l’industrie de transformation des produits de la mer au niveau de la région Souss-Massa-Drâa (ndlr : avant le nouveau découpage régional), la «compétitivité coût» et la «compétitivité hors coût» constituent les deux faces d’une même problématique : celle de la recherche et de l’innovation. C’est l’une des principales conclusions à laquelle aboutit l’étude sur «les leviers de compétitivité des unités de transformation des produits de la mer (PDM) dans la région Souss-Massa-Drâa». Il ressort de ladite étude lancée et financée par le pôle de compétitivité Agadir Haliopôle (AHP) que l’innovation est quasiment absente au sein des unités de transformation de la région. Pourtant, elle constitue un moyen d’amélioration de la compétitivité-coût. Bien entendu, la plupart des unités industrielles disposent de services de suivi de qualité des produits, mais elles ne possèdent pas selon le cabinet mandaté de structures dédiées à la recherche et l’innovation, ce qui grève la compétitivité des opérateurs sur le marché de l’export. Les recommandations de l’étude au sujet des pistes d’amélioration de la «compétitivité coût» ont insisté sur la rationalisation de la matière première, considérée comme le premier poste de coût dans le secteur des produits de la mer.

Coordination
Ce paramètre constitue environ 30% du prix de revient en conserves, plus de 70% dans le surgelé-congelé et 50 à 70% en semi-conserves ou en farines. Toujours sur ce dernier point, l’étude a souligné l’importance de la congélation et la sensibilisation de la filière à l’intérêt d’une bonne conservation de matières premières, notamment les sardines, les anchois et bien d’autres, au stade du débarquement jusqu’à l’acheminement à la chaîne de production. De surcroît, en dehors de la mise en place de nouvelles techniques de production, notamment l’automatisation des lignes en relation avec le taux d’utilisation de la capacité de production et la réduction des frais de personnel, qui constituent souvent le second poste du prix de revient, l’étude a également mis l’accent sur la possibilité d’une action collective d’achat des intrants, allusion faite aux emballages qui sont un autre poste de coût de première importance en conserves et semi-conserves.

Pour les autres postes, à savoir l’énergie et l’eau, l’étude a recommandé aux unités industrielles d’économiser ces deux charges afin de minimiser les coûts en termes de production. Ce n’est pas tout : au sein des unités de transformation de la région, qui constitue 20% de la production nationale, les industriels devraient, selon l’étude, tendre vers l’approche «zéro gaspillage, zéro déchet» avec une possibilité de traitement et une valorisation intégrale des coproduits et l’installation de STEP.

S’agissant de la «compétitivité hors coût», les résultats de l’étude ont appelé à la diversification et la différenciation des produits (à travers une gamme élargie de semi-conserves marinées avec différentes espèces, recettes et compositions) dans le but de gagner en compétitivité, d’où la nécessité d’une coordination collective entre les industriels. En effet, selon la 1re phase de l’étude, les entreprises marocaines ne disposent pas de suffisamment de marques fortes pour créer un différentiel de compétitivité sensible.

Elles se positionnent souvent au service d’un donneur d’ordre, en sous-traitance. De plus, les produits marocains, notamment les conserves et semi-conserves sont classées en bas de l’échelle et ceci malgré leur qualité, d’où la réalisation d’une analyse sensorielle pour mesurer les perceptions faites autour des produits marocains à l’étranger, mais aussi l’amélioration de la labellisation, déjà lancée, il y a quelques années par le Maroc. Par ailleurs, la mise en application de ces actions identifiées pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur nécessite selon plusieurs intervenants du financement afin d’avancer dans la recherche et l’innovation.

Trois axes pour l’amélioration de la compétitivité des produits de la mer

Dans le cadre d’une analyse SWOT, le pôle de compétitivité Agadir Haliopôle (AHP), labélisé cluster national et international s’est engagé en 2014 pour la réalisation de cette étude dont les résultats de la 2e et la 3e phases ont été présentés, en fin de semaine, à la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir dans le cadre d’un séminaire de restitution des résultats en faveur des entreprises du secteur. Les entités concernées par l’étude sont celles de la transformation et/ou de la valorisation des produits de la mer. La 1re phase de l’étude a permis de dresser l’état des lieux de la filière régionale des produits de la mer et réaliser un diagnostic de compétitivité des entreprises de la région SMD à travers une enquête réalisée auprès d’un échantillonnage composé de 15 entreprises. En ce qui concerne les 2e et 3e phases, elles ont permis l’identification des actions à entreprendre sous forme de 3 axes stratégiques pour améliorer la compétitivité des entreprises. Il s’agit de la «compétitivité coût» et de la «compétitivité hors coût» en plus d’actions d’accompagnement et de promotion d’AHP. Dans ce sens, une fiche technique pour chaque mesure a été réalisée par le cabinet français GEM spécialisé en agro-alimentaire et mandaté pour la réalisation de cette étude. Trois ateliers (Conserves, semi-conserves et congélation-entreposage) ont été également organisés après la séance plénière pour plus d’échanges et de suggestions.

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