Agadir abrite du 4 au 9 mai les gymnasiades et le championnat national scolaire d’athlétisme

sport.le360.ma – 28/04/2016

La ville d’Agadir accueillera, du 6 au 9 mai prochain, le championnat national scolaire de l’enseignement primaire « gymnasiades » de même que le championnat national scolaire d’athlétisme du 4 au 6 mai.

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Quelques 1.000 élèves en plus des encadrants, organisateurs et arbitres représentant les différentes délégations et AREF du Royaume, prendront part à ces deux manifestations organisées en collaboration avec la Fédération Royale marocaine de sport scolaire (FRMSS) et l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Souss-Massa.

Par ailleurs, une course sur route réunissant pas moins de 2.500 élèves venus des quatre coins du Royaume, sera organisée pour la première fois à Agadir le 8 mai prochain, à l’occasion de la célébration du 13ème anniversaire de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan.

L’organisation de ces « gymnasiades » vise à enraciner une culture olympique chez les jeunes, qui constituent l’avenir du sport marocain et qui seront appelés à hisser haut le drapeau national lors des différents rendez-vous internationaux.

La direction de la promotion du sport scolaire avait invité les différentes fédérations sportives concernées pour charger des techniciens spécialisés afin de dénicher les talents sportifs dans les écoles, notamment ceux non affilés aux clubs nationaux.

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“La Otra Piel”, spectacle de danse flamenco de Úrsula López, en tournée à Marrakech et Agadir

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libe.ma – 30/04/2016

L’Institut Cervantès de Marrakech et l’ambassade d’Espagne au Maroc présentent une tournée du spectacle de danse flamenco « La Otra Piel » de Úrsula López.

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La danseuse se produira mardi 2 mai à 19h au Théâtre Dar Attakafa de Marrakech, en partenariat avec la Marrakech Biennale 6 dans le cadre de sa semaine de clôture et en collaboration avec le Centre culturel Daoudiat de Marrakech.  Elle sera accompagnée de danseurs, musiciens et chanteurs  David Berrocal, Cristian Porras et Tamara López (danse), Tino Van der Sman (guitare), Vicente Gelo et Javier Hidalgo (chant), Raúl Domínguez Soto (percussion) ainsi que de Félix Vázquez Rodríguez (technicien).
La prestation d’Agadir aura lieu jeudi 5 mai  à 20h, à l’Amphithéâtre La Médina d’Agadir. Ce spectacle est organisé en partenariat avec l’Université Ibn Zohr d’Agadir et en collaboration avec le consulat général d’Espagne à Agadir. Tamara López sera à la danse aux côtés de Úrsula López dans le cadre de cette production. Ils seront accompagnés par le reste du groupe. « La Otra piel » a été nommée au Prix du meilleur spectacle Escenarios de Sevilla en janvier 2013, après une première acclamée lors de la Biennale de Séville 2012. Entourée de magnifiques danseurs, musiciens et chanteurs de premier plan, Ursula López emportera le public dans  un voyage entre la danse espagnole contemporaine et le flamenco le plus pur.
Formée dans le berceau de la culture andalouse dès son plus jeune âge, Úrsula Lopez, danseuse de talent, intègre le Ballet national d’Espagne de 2004 à 2006 et participe comme soliste à de nombreux spectacle à travers le monde. Sa formation  été complète dans tous les sens, et bien que le chemin qu’elle a choisi soit le flamenco, elle est restée très marquée par sa formation classique et contemporaine. Et c’est ainsi qu’est née « la Otra Piel » où la danseuse et son équipe  montrent leur polyvalence en tant qu’interprètes, en changeant toujours de rôle d’un numéro à l’autre.
Précisons que le spectacle de Marrakech est ouvert à tout le monde dans la limite des places, tandis que celui d’Agadir est sur invitation.

Demain soir au Blunt : Birthday Party avec Dj Benoit D.

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Exposition de broderies de la coopérative féminine d’Agouim (Haut Atlas) du 20 au 24 Mai au Hyatt Place Taghazout Bay

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Du 20 au 24 Mai 2016 le Hyatt Place Taghazout Bay accueille la coopérative féminine Haut Atlas d’Agouim  pour une exposition de leurs broderies et tissages.

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Cette exposition-vente permettra à ces femmes de faire découvrir au public la qualité remarquable de leur travail et surtout, pourra les aider à subvenir à leur besoins. Venez nombreux pour admirer et soutenir le talent de ces femmes.

L’entrée est libre.

La Broderie d’Agouim

La Broderie d’Agouim
Les broderies sont originairement faites sur tous les tissus utilisés quotidiennement. La coopérative produit aujourd’hui une large gamme de produits et de couleurs, avec des motifs berbères originaux : mouchoirs, napperons, nappes, sets et serviettes de tables, service à thé, service à porto, draps et taies d’oreillers…
La qualité des broderies de la coopérative du Haut Atlas est une des meilleures de la région, du point de vue du travail parfaitement recto-verso et de la qualité de la finition.

Le tissus de support habituel est un tergal 340gr/m2 de haute qualité, uni, proposé en 7 couleurs:

marron
rouge
orange
rose
bleu-gris
blanc cassé
blanc

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Les fils à broder (DMC) sont multicolores, allant du bleu au vert, en passant par le jaune, le rouge ou l’orangé… Elles répondent à la demande pour s’adapter à votre décoration.
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Vous sont proposés : (certains prix sont sur demande)

Des nappes
Elles sont de tailles variées, permettant de couvrir des tables carrées ou rectangulaires, pour 4 à 12 couverts selon la demande.

Des Serviettes de table
Par set de 4, 6, 8 ou 12, elles sont souvent assorties à une nappe, mais peuvent être utilisées séparément.

Des Ronds de serviettes (env. 6x16cm)
Non appariés, ils sont idéaux pour différencier les serviettes dans les familles, chacun ayant sa couleur ou son dessin particulier.
Assortis, ils peuvent accompagner les serviettes brodées.
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Des services à Thé (env. 144x147cm)
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Un napperon de centre de table avec 6 dessous-de-verres assortis. Idéal à sortir lors d’un apéritif.

490 Dh

Des Sets de table

Des sets de table peuvent être assortis à des pochettes de serviettes pour agrémenter votre table.

Des napperons
Ils sont de forme rectangulaire ou carrée, et peuvent être utilisés à titre décoratif en fond de plateau ou sous un vase…
45 x 33 cm : 110 Dh
Des Mouchoirs (env.22x22cm)
Les femmes en brodent de toutes les couleurs, avec un simple motif dans un coin. Ils sont faits dans un tissu plus fin et plus doux, mieux adapté; ils sont également utilisables en pochette.

20 Dh

Des Pochettes variées
Faites pour mettre les petits cadeaux offerts au retour du Maroc, on peut s’en servir pour ranger les petits objets, tels les bijoux, les couverts…
…mais aussi, des chemins de table,couvre-théières, draps pour adultes ou pour bébés… et tout autre création sur mesure expressément demandées par vos soins.
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La broderie :
Notre broderie
Les tapis :
Les contacter :
 
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Leur page facebook :

Réactions à deux articles de Fatiha Nakhli de l’Economiste

Ce blog est (aussi) une revue de presse, comme vous le savez.

Certaines réactions aux articles publiés arrivent directement au journal ou à l’organisme de presse émetteur.

Voici deux réactions concernant deux articles de Fatiha Nakhli de « L’Economiste »,

Leconomiste

pour le premier « devenez eco@cteur » :

Le réseau Eco@cteur a récemment tenu une journée d’étude à la CCIS d’Agadir sous le thème «De l’éco-responsabilité à l’éco-citoyenneté… Un challenge pour la région Souss-Massa à l’aube de la COP22 Maroc 2016». C’est en tout cas ce que j’ai pu lire dans votre journal du 22 avril dernier. La manifestation a permis de présenter les bilans des initiatives régionales en termes de politiques de préservation de l’environnement mais également de partager diverses expériences et réflexions locales sur le domaine. Il est également possible de devenir membre de ce réseau. Pour cela, il est essentiel que l’entrepreneur ait d’abord pris conscience des enjeux environnementaux. Il doit également s’informer en permanence sur les bonnes pratiques à accomplir tout en éduquant et en sensibilisant son entourage. Enfin, l’individu doit adhérer à la charte du collectif. Tout un programme! Je pense en ce qui me concerne que ce genre d’initiative doit être multiplié au sein du Royaume. Il faut sensibiliser un maximum de personnes sur les problèmes environnementaux et les attitudes à adopter pour protéger leur région, leur quartier ou encore leur ruelle. Ce sont des petits gestes de tout un chacun qui vont permettre de faire avancer les choses dans ce domaine. Le plus important, c’est que les mentalités changent. Le reste suivra le plus naturellement du monde.
D.P.

La seconde réaction concerne

« Les Hommes fleurs de Crocoparc d’Agadir : Une idée originale »

Des hommes transformés artistiquement en fleurs pour défendre la cause écologique ? Quelle idée originale, saugrenue mais fichtrement bien trouvée! Jusqu’au 30 septembre prochain, des «hommes fleurs» investissent ainsi le Crocoparc d’Agadir et seront régulièrement «immortalisés» par l’objectif de l’artiste de renom Hans Silvester.
C’est en tout ce que l’on apprend dans l’article sur le sujet paru le 21 avril dernier. Ces hommes, femmes et enfants, qui utilisent leur corps comme un espace d’expression artistique, sont originaires de la vallée de l’Omo, région située à 600 km au sud-ouest d’Addis Abeba et qu’il a rencontrés lors de son premier voyage en Ethiopie en 2002. Utiliser l’art de cette manière pour défendre la cause environnementale et pour préserver la diversité et la richesse de la nature me paraît une excellente idée!
A l’heure de la COP22, il faut à tout prix sensibiliser les citoyens marocains à des problèmes aussi graves et importants que la déforestation, la surexploitation agricole, la pollution de l’eau et de la terre… Protégeons notre nature et évitons de la «consommer», de l’épuiser, voire même de la faire disparaître. Cela me semble capital comme philosophie mais également comme politique à suivre. Par ailleurs, ces «hommes fleurs» permettront de faire découvrir aux Marocains d’autres cultures que la leur et de leur ouvrir l’esprit sur des identités, des pratiques, des coutumes et des langues venues d’ailleurs. Bravo!
H.P.

SIAM : Du melon à exporter et pour approvisionner le marché national

par KAOUTAR GUENNOUNI – lavieeco.com – 28/04/2016

Une production diversifiée et étalée sur une bonne partie de l’année. De fortes potentialités de développement et de satisfaction de toute la filière. En dehors du type charentais pour l’export, les différents types de melon étant essentiellement des produits de saison, la majorité de la production arrive sur le marché local groupée entre mai, juin et juillet d’où une offre importante entraînant les prix vers le bas.

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Au Maroc, la surface totale consacrée à la culture du melon est estimée à 10 000 ha avec deux types de productions totalement distinctes, l’une destinée essentiellement à l’export et l’autre exclusivement au marché national.

La production destinée à l’export est dominée par les types charentais (ou cantaloup, fruit rond à chair parfumée, orange) destiné au marché européen et Piel de Sapo très demandé en Espagne, alors que le marché local est plutôt demandeur de melon Galia (fruit rond, chair verte, extérieur brodé), de melon Ananas (plus allongé, chair blanche crème, extérieur identique au Galia) et de melon jaune canari (allongé, chair blanchâtre, extérieur jaune, lisse ou ridé).

Diversité de melons pour le marché intérieur

La production mondiale de melon charentais (cantaloup) est concentrée essentiellement dans trois pays : le Maroc, l’Espagne et la France. Au Maroc elle représente moins de 20% des superficies. La production de ce type de melon est très concurrentielle et plusieurs pays visent le même créneau que le Maroc en Europe, sachant que le Maroc est le 12 ème  exportateur mondial et que la France représente 80% des exportations marocaines.

La production de melon charentais au Maroc est concentrée dans trois zones avec plus de la moitié des superficies dans la région de Marrakech, le restant réparti entre Agadir-Taroudant et Dakhla. On trouve aussi une production plus limitée dans la région de Kénitra. Dakhla est la plus précoce et entre en production vers la mi-février alors que les deux autres débutent généralement vers début avril. A signaler que la production de Dakhla se fait exclusivement sous abris serres alors que les autres se font sous abris serres ou sous petits tunnels (chenilles, plus tardives).  En outre, il faut rappeler que la part non exportée de melon charentais est écoulée sur le marché national.

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Les trois types de melons dédiés au marché national se distinguent par leurs diverses caractéristiques :

Ainsi, le type Galia présente, pour le producteur, des avantages comme la précocité et le prix, mais son principal inconvénient reste sa sensibilité aux maladies et au froid. D’où depuis quelques années, les surfaces allouées au Galia sont en léger déclin en faveur des types ananas et jaune canari. Le type Galia est cultivé sur une surface de 1 700 ha environ, à 90% en plein champ dans les régions de Marrakech, Chichaoua, Kelâa et le reste sous abris à Agadir.

Quant au type ananas, il est apprécié aussi bien par le consommateur que par le producteur pour son rendement élevé, son calibre (3,5 à 4 kg) et son goût, et connaît une progression continue au Maroc. Il est produit essentiellement dans les régions de Marrakech, Chichaoua, Kalâa et a pris des parts de marché au Galia. Les superficies cultivées s’élèvent selon les estimations des semenciers à 2 200 ha.

Une culture à fort potentiel, en évolution constante

Le type jaune canari est produit dans plusieurs régions (les précoces à Agadir et Guelmime, les tardifs à Marrakech, au Nord, et dans l’Oriental), sur des superficies dépendant des précipitations et des inondations au nord – qui peuvent réduire considérablement sa culture. La production en variétés hybrides est estimée à 4200 ha, et concerne principalement les régions du Gharb, Larache, Marrakech, Chichaoua, Kelâa et  Agadir. A noter qu’à l’instar du type ananas, le jaune canari prend progressivement des parts de marché au Galia.

Selon les professionnels interrogés, les potentialités de développement pour ce secteur sont bien là, à condition de trouver des variétés performantes à tous les niveaux (qualité, rendement et plus de résistances). Les sociétés semencières sont à l’écoute des attentes des agriculteurs et des essais sont menés constamment dans différentes régions du Royaume et concernent plusieurs périodes de production afin de trouver les réponses adéquates. L’objectif est de proposer une gamme de variétés pour que chaque producteur, selon ses exigences, trouve le matériel végétal adapté à sa propre région, à la période de production de son choix (serre, plein champ, précoce, saison…) et à la demande des consommateurs.

Devant la grande diversité qui s’offre au producteur, le choix de la variété à cultiver doit se décider en fonction du marché de destination et de certains paramètres variétaux, notamment la couleur et l’aspect de la robe, la durée du cycle, les résistances aux maladies, la conservation, l’aptitude au transport, etc.

Les principaux problèmes rencontrés par les melonniers sont d’ordre phytosanitaire, essentiellement les attaques de maladies fongiques. Les producteurs sont donc à la recherche de variétés résistantes (ou hautement tolérantes) et la recherche génétique est en constante évolution, pour doter les variétés de plus de résistances et de qualités sur les plans du rendement, calibre, coloration, etc., et répondant mieux aux attentes des producteurs et des consommateurs. A l’instar de la pastèque, l’une des solutions pour lutter contre les maladies est le greffage, mais son coût risque de diminuer fortement la rentabilité de la culture. Cependant, pour assurer un bon rendement, un matériel génétique de haute valeur est certes nécessaire, mais d’autres facteurs contribuent également comme la qualité du sol et de l’eau, ainsi que la conduite culturale assurée par le producteur (irrigations, fertilisation, protection phytosanitaire,…).

A signaler que  4 facteurs jouent sur la qualité du melon : la variété, l’ensoleillement, la nutrition et la maturité à la récolte. La maturité est indiquée par l’apparition d’une zone jaunâtre et sèche autour du pédoncule du fruit, l’émission d’une odeur caractéristique et le changement de la couleur pour certaines variétés.

Commercialisation, incertitudes entre production et prix

Une grande difficulté du secteur est liée à la commercialisation des melons. En effet, en dehors du type charentais pour l’export, les différents types de melon étant essentiellement des produits de saison, la majorité de la production arrive sur le marché local groupée entre mai, juin et juillet d’où une offre importante entraînant les prix vers le bas. Pour obtenir de bons prix, les producteurs recherchent toujours plus de précocité (mars), mais le tonnage est faible, les calibres petits et les dommages occasionnés par les maladies sont plus importants. De même, pendant l’été (surtout juillet), le marché peut connaître un effondrement des prix suite aux fortes chaleurs qui affectent la qualité, la coloration et le goût. Généralement, en fin de cycle du jaune canari la commercialisation des variétés ridées (région Larache) est facilitée par leur aspect et leur gros calibre. Dès leur apparition sur le marché, le prix du melon lisse chute progressivement.

ZOOM

Caractéristiques… Le melon est cultivé dans tous les pays chauds de la planète et la production mondiale, tous types confondus, dépasse 28 millions de tonnes sur une superficie de 117 000 hectares. Le premier pays producteur est la Chine, qui représente à elle seule plus de la moitié de la production mondiale, suivie par la Turquie avec 1,7 Mt, suivie par l’Iran produisant 1,2 Mt par an. Cependant, ces trois pays producteurs ne représentent qu’une petite partie des échanges mondiaux de melon. Il faut signaler que le melon se conserve difficilement car, une fois arrivé à maturité, sa texture et ses arômes se dégradent rapidement. A titre d’exemple, un melon charentais traditionnel doit être consommé 3 à 4 jours après récolte. Les sélectionneurs ont amélioré cette caractéristique et on trouve des melons charentais qu’on peut conserver 16 à 20 jours après récolte. Les chercheurs ont donc essayé de combiner la longue conservation avec les caractères du charentais pour parvenir aux variétés hybrides actuelles.

ET SI ON LAISSAIT UN PEU LE MAROC TRANQUILLE ?

Par Péroncel-Hugoz – le360.ma – 29/04/2016

Cette fois-ci notre chroniqueur français a essayé de se mettre à la place du Marocain moyen face au déferlement grandissant de pressions extérieures pour remodeler le Royaume selon des normes «mondialistes» …

Gay-pride Paris 2015
Gay-pride Paris 2015

Un jour ce sont les « avocats socialistes de Wallonie », un autre les « féministes radicales » de Barcelone ou Nantes , et ensuite, au choix, des partisans français radicaux de « l’abolition de la peine capitale au Maroc », des militantes genevoises « contre le travail des enfants », ou bien des tenants de la « théorie du genre » ( gender studies), se disant mandatés par l’Union européenne ou par dieu sait quelle université germanique ou hexagonale, etc … Arrêtez, n’en jetez plus, bientôt à ce rythme, plus un jour ne se lèvera sur le Maghreb sans que ne débarquent, le verbe haut, à Tanger, Rabat, ou Laâyoun des délégations plus ou moins officielles, d’ « assoces » ou d’ONG, qui, avant un long week-end branché de « Kech » ou sur une plage sans mikas d’Agadir ou Larache, chercheront à ameuter des Marocains pour qu’ils se « mobilisent » contre la loi locale sur l’avortement, l’inversion sexuelle, l’héritage inégal ou tout autre sujet choquant l’ultra-sensibilité occidentale. Sans parler des spectaculaires exhibitions de Femens à Rabat, face au Mausolée royal, ou à Béni-Mellal, symbole du Maroc profond, exhibitions organisées pour forcer les autorités marocaines à adopter en matière de mœurs des mesures libertaires semblables à celles qui se sont mises en place en Occident ces derniers lustres …

La palme récente des intempestives tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures du Maroc revient sans doute à cette chanteuse corso-séfarade au prénom de série nord-américaine, Jenifer, artiste en perte de vitesse en Europe, et qui pour faire parler d’elle, a profité d’une prestation lors d’un défilé de mode en musique au Maroc, pour mettre en demeure les autorités du pays d’abroger l’article du code pénal en vigueur (d’ailleurs très rarement appliqué) prévoyant jusqu’à 3 ans de prison pour des cas avérés d’homosexualité. De quoi je me mêle, Madame Jenifer ?! Imagine-t-on le tintamarre médiatique qui se déclencherait illico outre-Méditerranée si tel artiste maghrébin profitait d’une performance en Catalogne, sur la Côte-d’Azur ou les bords de Seine, pour prêcher en faveur de la polygamie, de la circoncision ou des aliments halal ?

Pays généralement poli et mesuré, attentif aussi à ses intérêts touristiques ( rien n’est plus volatil que le touriste …), mais jaloux quand même de sa souveraineté, le Maroc s’efforce le plus souvent de ne pas perdre patience devant ce harcèlement moral de plus en plus insistant, y mettant quand même le holà lorsque les bornes de l’outrecuidance sont plus que dépassées, par exemple quand le bateau-clinique d’avorteuses bataves fut interdit à proximité des ports de Chérifie. Les groupes de pression étrangers, culottés mais quand même pas téméraires (et puis Tizi-Ouzou ou même Tipaza n’ont pas les « charmes » de « Kech » ou  Essaouira …) usent et abusent de la bienveillance marocaine, mais ils ne se risqueraient évidemment pas à essayer d’aller porter leurs « bonnes paroles » en Algérie, Turquie ou Egypte sans songer un instant même à l’Arabie…

Justement, venons-en maintenant aux sonores manifs désormais programmées à l’avance pour contraindre Rabat à abolir la peine capitale ; Rabat qui bien sagement, n’a pourtant pas exécuté un seul condamné, si grave soit son crime,  depuis 1993. Indulgent (et habile), le Maroc vient même d’autoriser sur son sol la tenue, en 2016, d’un « Festival du film contre la peine de mort » (sic) Néanmoins, les vitres trembleront sans doute encore sous les cris des abolitionnistes à Rabat ou Casa, voire Khénifra ou Tétouan, mais aucun danger que ce soit le cas en Chine ( record mondial des exécutions capitales dont le chiffre exact est secret d’Etat), en Iran ( plus de 1000 exécutions en 2015), en Arabie ( 151 en 2015), ou aux Etats-Unis d’Amérique ( 28 en 2015) …

 

Lire : François Bonjean, « L’âme marocaine vue à travers les croyances et la Politique » , 1948, réédité en 2016 par Afrique-Orient, Casablanca ; Elie Faure « L’âme islamique ou de l’érotisme à l’abstraction », in « D’autres terres en vue », Livre de poche, Paris, 1980