Archives de avril 19th, 2016

Migrants subsahariens : Le Maroc, un plan «B» faute d’Eldorado

par Youness SAAD ALAMI – leconomiste.com – 11/03/2016

Une fois arrivés, après des mois de marche, leur séjour moyen dure 3 ans
Les autorités marocaines les «chassent» des villes frontalières vers le centre
Régularisation, éducation, soins… les opérations d’intégration lancées
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Malgré les renforts déployés dans les frontières pour stopper, ou plutôt, limiter l’entrée des migrants en transit au Maroc, leurs chiffres ne cessent d’augmenter. Pour eux, le Maroc est la dernière étape avant d’arriver en Europe.
Avant de rejoindre le Royaume, ces migrants ont traversé plusieurs pays au cours d’un périple qui peut avoir duré plusieurs années. Durant leur voyage, ils gagnent en force, mais aussi en capacité d’adaptation. Car, seuls les plus forts peuvent faire des marches de plusieurs mois. Une fois sur le territoire marocain, les migrants se dirigent vers les villes d’Oujda ou de Taourirt, et de là, vers Tanger ou les alentours de Ceuta et Melilla. Une route alternative consiste à se diriger vers la capitale, Rabat. Enfin, le sud marocain est un autre point de passage, cette fois vers les Iles Canaries. Particulièrement, ceux qui choisissent Tanger, Nador, et Oujda, sont parfois forcés à rejoindre les villes du centre (Fès, Casablanca, Rabat…), loin des frontières. D’où, l’arrivée massive des subsahariens dans ces villes. «Nous étions à Tanger, les forces de l’ordre nous ont mis dans des autocars qui nous ont ramenés à Fès. D’autres cousins se sont retrouvés à Meknès et autres villes», rapporte Richard.Quoi qu’il en soit, un nombre de plus en plus conséquent d’individus préfère rester au Maroc, avec une durée moyenne de séjour de plus de 3 ans. Pour ces derniers, l’Etat a lancé un appel à projets visant leur intégration, et dont les contours ont été présentés, en août 2014. L’ambition des autorités est de les insérer convenablement dans la société. «Education, qualification et emploi… doivent être assurés pour que ces personnes puissent évoluer comme des citoyens marocains», estime-t-on. Pour aller vite, le département d’Anis Birrou a mis en place 83 bureaux d’étrangers au niveau des provinces et préfectures du Royaume pour la réception de demandes de régularisation. Il a été procédé aussi à la «constitution de commissions locales, présidées par les walis et gouverneurs,  qui ont été chargées de l’examen des demandes de régularisation avec la participation de la société civile (ONG et associations de migrants)», souligne-t-on auprès du ministère chargé des MRE. En outre, la commission nationale des recours sous la présidence du Conseil national des droits de l’homme pour l’examen des dossiers non acceptés, est instaurée. Signalons que dans le cadre des travaux de cette commission, il a été convenu de régulariser toutes les femmes et leurs enfants. Rien que pour l’année 2014 (durée de la campagne), le département d’Anis Birrou fait état de la réception de 27.643 dossiers de demandes de régularisation, dont 18.694 demandes ont été acceptées, soit  68% des demandes déposées, dont 10.200 concernent des femmes. A noter que les postulants sont originaires de plus de 112 pays.

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Dans les petites communautés qui se créent çà et là, quelques-uns arriveront probablement à s’en sortir grâce à l’opération d’intégration lancée par le Maroc. En attendant, ils survivent dans leurs ghettos en carton pâte, qu’ils protègent jalousement, en s’adonnant majoritairement à la mendicité…

D’autre part, le pays s’est engagé à assurer à ces «nouveaux citoyens» les soins de santé, la formation et le logement. Ceci, en impliquant les associations qui attestent d’une expérience réussie dans le cadre des projets de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Pour ce qui est du volet financier, le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration peut mobiliser entre 30.000 et 1 million de DH pour chaque projet. Il a lancé ainsi un appel à projets, mobilisant les ONG au même titre que les acteurs locaux. Parmi les axes prioritaires de ces projets figurent l’intégration économique et sociale, l’auto-emploi, l’apprentissage des langues et de la culture marocaines, ou encore l’éducation et la formation des enfants d’immigrés, voire même leur insertion dans le cursus scolaire. Pour ce dernier point, le département de l’éducation et de la formation est mis à contribution.  Le but est de mettre en place un espace approprié dans le cadre de ses efforts visant à faciliter l’intégration des enfants des immigrés subsahariens et du Sahel dans le système éducatif marocain. L’opération d’intégration des enfants des immigrés au sein de l’école marocaine publique ou privée constitue un nouveau pas dans le processus de mise en place de la nouvelle politique migratoire dans laquelle s’est engagé le Maroc. «Elle s’inscrit dans le cadre de la circulaire publiée récemment par le ministère de l’Education nationale au niveau de l’ensemble des délégations et académies du Royaume, dans le but de protéger les droits des étrangers vivant sur le territoire national», est-il indiqué. Ainsi, les enfants en âge de scolarisation seront confiés à des écoles publiques, alors que ceux qui ont dépassé l’âge de scolarisation seront orientés vers les classes de l’éducation non-formelle.

                                                             

Les nationalités des demandeurs

Les derniers chiffres du département d’Anis Birrou font état de la régularisation de plus de 18.000 migrants par les 83 bureaux ouverts à cette fin dans les différentes régions du Royaume. Ces migrants sont originaires de 112 pays. La ventilation des demandeurs de cartes de séjours par nationalité fait ressortir que le Sénégal arrive en tête avec 24,15% des demandes. La Syrie est deuxième avec19,2%. Viennent par la suite le Nigéria (8,71%), la Côte d’Ivoire (8,35%), la Guinée (5%), le Mali (4%), le Cameroun (4%), Philippines (3%), le Congo RDC (3%). Autres précisions du ministère chargé des MRE, «12 préfectures et provinces concentrent 82% du total des demandes déposées. Il s’agit de Rabat (6932), Hay Hassani (2824), Fès (2520), Oujda-Angad (2204), Tanger-Assilah (1955), Ain Sebaa Hay Mohammadi (1447), Casablanca-Anfa (1063), Salé (1005), Marrakech (887), Laayoune (688), Oued Eddahab (661) et Inezgane Ait Melloul (465)».

Régularisation: les critères d’éligibilité assouplis

Désormais, la procédure du «recours» est possible. Elle a été décidée suite à la tenue de la commission nationale de recours le 26 octobre 2015. Celle-ci a recommandé d’assouplir les critères des catégories éligibles, notamment au niveau des justificatifs. La commission a donné son aval également pour accepter les demandes émanant de mineurs n’ayant pas l’âge légal durant l’opération exceptionnelle de régularisation ainsi que ceux ayant rejoint le Maroc après la fin de l’opération de régularisation, outre les demandes de ceux, qui n’ont répondu à aucun des critères précités, ayant un niveau d’instruction brevet et plus. «Cet assouplissement au niveau des critères a permis de régulariser 92% des demandes déposées, soit  25.431», précise le cabinet du ministre Birrou. Pour rappel, plus de 18.000 migrants ont reçu leur carte de séjour.

Et Agadir n’échappe pas à la règle :

Le « 75 » ci-dessous était vraiment très agressif : « Vous, les français, vous avez pillé l’Afrique, retournez chez vous, vous n’avez rien à foutre ici »20160419_165326

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De plus en plus de sub-sahariens se montrent agressifs vis-à-vis des français, résidents ou non et nombre d’entre ces français me disent qu’ils en ont vraiment assez et envisagent de partir si cela doit perdurer !
J’ai été signaler le fait au commissariat du 4ème arrondissement. Que va-t-il en résulter ?

Dialogue social : Les agriculteurs montent au créneau

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 19/04/2016

La relance des travaux se fait sans «eux»
L’Emploi et l’Agriculture avaient pourtant intégré la Fifel
Les professionnels demandent avec insistance à y être associés
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Les opérateurs agricoles se sentent marginalisés suite à la relance des travaux de la Commission sociale le 14 avril dernier, sans concertation avec les représentants du secteur. Un secteur, qui selon la Fifel, traverse de nombreuses perturbations dues aux grèves répétées (Ph. OM)

Les opérateurs agricoles se sentent marginalisés suite à la relance des travaux de la Commission sociale le 14 avril dernier, sans concertation avec les représentants du secteur. Un secteur, qui selon la Fifel, traverse de nombreuses perturbations dues aux grèves répétées (Ph. OM)

Le secteur agricole est sous le choc de la relance du travail de la Commission sociale, et ce, sans concertation avec les représentants de ce secteur névralgique. C’est ce qui ressort d’un communiqué du bureau national de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel) publié ce lundi. «Cette nouvelle tombe comme un couperet et laisse encore le secteur agricole sous le choc de l’incompréhension, car jusqu’à aujourd’hui, aucune information ne nous est parvenue à ce sujet comme prévu», dénonce Houcine Aderdour, président de la Fifel. La commission sociale représentant le gouvernement, les centrales syndicales et les employeurs a en effet démarré depuis le 14 avril dernier son travail, sans autre forme de procès. Ce qui a déclenché un tollé général, les agriculteurs ayant été écartés d’office de cette commission. «Malgré les décisions des ministères de l’Agriculture et de l’Emploi, nous avons été mis hors circuit comme ce fut le cas lors de l’élaboration du Code de travail en 2004, alors que nous avons notre avis à donner», déplore la profession qui estime que nul ne connaît ses préoccupations et ses contraintes mieux qu’elle-même. Un enchaînement pour le moins étonnant surtout que les écrits échangés avec les ministères allaient dans le bon sens. Et cela depuis le 17 juillet 2012, date à laquelle le ministre de l’emploi a signifié par écrit à son homologue de l’Agriculture, la participation de la Fifel au dialogue social. Le 20 septembre de la même année, le ministère de l’Agriculture confirmait à son tour à la Fédération l’avis favorable à sa participation au dialogue social national. La Fédération était également conviée au Conseil de la négociation collective, de la médecine du travail et du conseil supérieur de l’emploi. Preuve de cette entente, la rencontre organisée en décembre 2014 avec le ministre de l’Emploi au siège de la fédération. Une occasion qui a permis de débattre des contraintes du secteur agricole. En l’occurrence, les problèmes liés à la saisonnalité, à la fragilité et à la vulnérabilité du secteur, tributaire des aléas naturels et du produit périssable. Les opérateurs se retrouvent également pénalisés par les grèves répétées et souvent injustifiées pendant les périodes sensibles de production. Aujourd’hui, et à travers son communiqué, la profession demande «avec insistance» la participation de la Fifel aux travaux du comité social. «Nous avons assez subi. Nous ne pouvons pas rester passifs éternellement. Il est temps de prendre en main la destinée de notre secteur», clame la profession qui dénonce les décisions hâtives sans consultation avec les intéressés. A savoir, les producteurs, conditionneurs et exportateurs de fruits et légumes qui devraient bien au contraire être impliqués dans toute décision touchant le secteur agricole dont le poids économique et social n’est plus à démontrer.

Maroc Racing Kart Agadir : Course Endurance 2 Heures le 24 avril 2016

12990979_890808874374404_875640378975914124_nCourses ouvertes à tous sans qualification préalable !

– Course Kids:
10h30 : Inscription des pilotes,
11h : Départ de la course Sprint

– Course Ados & Adultes:
14h00 : Inscription des pilotes,
15h00 : Essais Chronos,
15h15 : Début de la course,
17h15 : Fin de la course,

17h30 : Buffet

Agadir: Un parc de loisirs avec téléphérique pour bientôt

Par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com – 18/04/2016

Une enveloppe budgétaire de près de 192 millions de DH allouée au projet

Agadir est une belle destination, mais elle manque encore d’animation. Pour combler ce déficit qui lui est reproché par des touristes et visiteurs, l’idée est d’encourager l’investissement dans le secteur du tourisme. Et ce, par la mise en place d’unités d’animations touristiques afin de renforcer les infrastructures existantes et de diversifier l’offre en vue d’améliorer le potentiel attractif local. C’est ainsi qu’est née l’idée du projet Agadirland, un parc d’attractions et de loisirs sur une superficie de 19 ha, en mesure de satisfaire les touristes nationaux et étrangers. En fait, Agadirland est attendu comme la nouvelle attraction majeure de la région. Une enveloppe budgétaire de près de 192 millions de DH sera nécessaire pour ce projet dont la réalisation se fera en quatre tranches réparties sur une durée de 48 mois. A terme, ce sont 750 emplois directs attendus et près d’un millier indirects. Ce qui particularise ce nouveau projet, c’est le mode de déplacement alternatif qu’il offre, à savoir le téléphérique pour accéder au parc d’attractions. C’est ainsi que la réalisation d’un aménagement urbanistique adéquat à la vue aérienne dégagée sur 380 degrés à partir des cabines téléphériques est prévue. A noter qu’avec une construction sans barrière, les télécabines sont conçues de manière à accueillir les personnes à mobilité réduite tout en répondant aux différents besoins  des usagers. Deux géants de la fabrication du transport par câble ont déjà été consultés par le promoteur et ses associés. Notamment le français «Pomakalski» et le groupe suisse autrichien «Garaventa Doppelmayr» qui ont entrepris des visites sur place et confirmé la faisabilité du projet. Il découle de l’étude réalisée que le nombre de pylônes sera minimisé au maximum afin d’intégrer le téléphérique dans son environnement. D’autres études ont été faites sur la résistance aux différentes contraintes liées à la stabilité et aux normes antisismiques spécifiques à la région. En projet également à l’intérieur du parc, une ferme pédagogique, une école d’initiation au code de la route, un espace ateliers de poterie, peinture, recyclage…, une ballade longue de 2.000 mètres, un musée ou encore un espace «Maroc en miniatures». Bref, tout un univers culturel et éducatif. Mais aussi, un espace spécialement dédié aux femmes dans l’enceinte du parc aquatique, le «Ladies Club».
Pour rappel, le promoteur principal du projet Agadirland est un ressortissant marocain à l’étranger. Il s’agit d’Abdelaziz Houays qui a déjà à son actif deux structures d’animation en plein air, Atlantica Parc d’Imi Ouaddar et d’Imourane.

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Une démarche HQE

Les aspects environnementaux sont pris en compte dans le management d’Agadirland. En effet, l’objectif des promoteurs est de l’inscrire dans un cadre de développement durable. D’ailleurs, une démarche Haute qualité environnementale (HQE) sera engagée sur le site. Non seulement via l’installation du téléphérique comme moyen alternatif à tout véhicule de transport, mais aussi à travers un programme de plantations d’arbres et des espaces verts, d’utilisation des énergies renouvelables. Et également via la préservation des ressources naturelles par le traitement et le recyclage des eaux usées pour l’arrosage. Des espaces éducatifs et ludiques de jardinage seront par ailleurs mis en place en vue de la sensibilisation à la protection de l’environnement, au respect de la nature, traitement et recyclage des déchets.

Agadir accueillera la 1ère édition de « Africa Médical Tourisme Expo » en septembre prochain

tourisme-medical-expo.com – 18/04/2016

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La région de Souss-Massa va abriter du 29 au 30 septembre 2016, la 1ère édition du salon « Africa Médical Tourisme Expo » sous le thème « Maroc, Destination Santé »

La genèse de ce salon est née d’une demande formulée par les entreprises du territoire et de la volonté des professionnels du secteur et de la région d’avoir un espace de rencontre des acteurs économique du Tourisme et de la Santé, autours de la thématique du Tourisme Médical et du tourisme de Santé

Le développement du tourisme médical et de santé connaissant une progression mondiale depuis plusieurs années, Le Maroc devient une destination touristique médicale à part entière suite à l’amélioration du plateau médical dans le royaume et à la stabilité du pays qui font du Maroc une plateforme incontournable du tourisme médical

Le royaume favorise l’ouverture d’hôtels haut de gamme spécialisés dans l’accueil de malades et de leurs famille et prime la qualité plus que la quantité afin d’accompagner les 7 à 8 millions de seniors européens estimé d’ici 2020-2025

Organisé en partenariat avec le Conseil Régional de Souss Massa et le Conseil régional du Tourisme d’Agadir, Africa Médical Tourisme Expo est l’événement africain dédié aux tourismes médicaux, de santé, adapté et de bien-être, rassemblant les experts internationaux du secteur dont l’objectif est de promouvoir le tourisme médical et de santé dans l’offre globale des prestataires du voyage et des Tour-Opérateurs mais également d’encourager l’investissement et les cliniques privées permettant d’améliorer l’offre de soins, de drainer les investissements et de créer de l’emploi au Maroc

La 1ere édition de « Africa Médical Tourisme Expo » se veut être un moment intense d’affaires et de rencontres par la création d’un rendez-vous international, national et régional dédié à toute la profession durant deux jours d’études, colloques et conférences composée d’experts et des acteurs, qui seront organisées lors de cet événement afin de promouvoir et répondre aux challenges de l’économie régionale et nationale

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