Archives de avril 21st, 2016

Agadir : Les hommes fleurs investissent Crocoparc

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 21/04/2016

L’exposition s’étend jusqu’au 30 septembre prochain

L’artiste Hans Silvester, un militant pour l’écologie

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Quel meilleur environnement pour accueillir les «Hommes fleurs» que le Crocoparc d’Agadir. Pour son exposition, le photographe Hans Silvester a visé juste en choisissant un espace exotique aux allures africaines, et où 300 crocodiles du Nil, cours d’eau, jardin botanique et nénuphars géants se côtoient. «Hommes, femmes et enfants utilisent leur corps comme un espace d’expression artistique», explique l’artiste. «Et c’est avec un immense plaisir qu’ils peignent visage et corps, dans une recherche permanente de beauté», a-t-il ajouté. En fait, les gens immortalisés par l’objectif de Hans Silvester possèdent une capacité créative et une spontanéité digne des plus grands artistes. Il s’agit des peuples de la Vallée de l’Omo, région située à 600 km au sud-ouest d’Addis Abeba, et qu’il a rencontrés lors de son premier voyage en Ethiopie en 2002. Le constat qu’il fait est que chaque peuple a gardé sa propre identité, ses coutumes, sa propre langue. Là-bas, l’artiste découvre que les Mursis et les Suris, très isolés près de la frontière du Soudan, pratiquent toujours au quotidien la peinture corporelle. Après plus de 30 séjours, Silvester rapporte plus qu’un reportage-photo, mais un réel témoignage sur la vie de ces peuples. Les Hommes fleurs ont donc aujourd’hui élu domicile à Crocoparc qu’ils animent pour plusieurs mois durant, l’exposition ne prenant fin que le 30 septembre prochain.

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 Les Hommes fleurs ont élu domicile à Crocoparc qu’ils animent pour plusieurs mois durant, l’exposition ne prenant fin que le 30 septembre prochain (Ph. FN)

Il faut préciser que ce militant allemand pour l’écologie a sillonné l’Europe et le monde à la recherche de nouveaux sujets pour ses reportages. Qui sont toujours en relation avec la nature et l’écologie. En 1965, il devient membre de l’agence Rapho. Un reportage sur la Camargue, en noir et blanc, marque le commencement de son succès. Suit alors une longue série de reportages dans le monde entier, notamment en Amérique du Sud, Etats-Unis, Japon, Portugal, Egypte, Tunisie, Hongrie, Pérou, Italie, Espagne… Chaque voyage donnant lieu à un livre ou à une publication, le plus souvent pour le magazine Géo. A partir des années 80, ses reportages sont marqués par son engagement écologiste et par les grands problèmes d’environnement dont la déforestation, les pluies acides, la surexploitation agricole, la pollution de l’eau, de l’air, de la terre…
Pour rappel, Hans Silvester a exposé ses photos dans les plus grandes galeries du monde, à Tokyo, New York ou encore à Sao Paolo, et en novembre dernier lors de la COP21 à Paris. A 78 ans, cet artiste est toujours en activité et réside depuis 1960 à Gordes en Provence.

Coopératives féminines : La région du Souss-Massa se taille la part du lion

aujourd’hui.ma – 21/04/2016

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La région du Souss-Massa abrite plus de 250 coopératives féminines, se taillant ainsi la part du lion au niveau national, a indiqué, mercredi à Agadir, le wali de cette région, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Zineb El Adaoui.

Intervenant à l’ouverture d’une journée de formation au profit des femmes rurales, Mme El Adaoui s’est félicitée de l’approche du genre adoptée par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime qui a permis l’autonomisation des femmes, notamment en milieu rural, qui ont réussi, grâce au système des coopératives, à valoriser les produits du terroir et à intégrer le circuit de l’économie solidaire et sociale.

Elle a également salué la participation des femmes rurales aux différents salons de l’agriculture que ce soit au niveau national ou international, contribuant, ainsi, de façon effective à la commercialisation et la valorisation de produits qui étaient peu connus.

ECLAIRAGE PUBLIC AU MAROC : Vers un nouveau mode de gestion

challenge.ma – 21/04/2016

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«Source d’économies considérables pour la facture énergétique à l’échelle territoriale, l’éclairage public participe aussi de l’embellissement et de la promotion des villes et recèle des enjeux sécuritaires et environnementaux non négligeables. Entre la rénovation du million de points de lumineux que compte le pays (dont 120.000 à Casablanca) et la mise en place d’une gestion efficiente réellement au service du citoyen, l’enjeu est de taille pour le Maroc à la veille de la COP 22 et en perspective des objectifs ambitieux de la Stratégie nationale d’efficacité énergétique à horizon 2020». par L.M.

Quand on a adopté une stratégie nationale d’efficacité énergétique ayant pour objectif ambitieux la réduction de la consommation d’énergie de 12% à horizon 2020, alors que les besoins énergétiques du pays sont en constante progression (évolution démographique et croissance économique obligent), il ne faut guère hésiter à faire feu de tout bois ! A commencer par la chasse aux gabegies qui caractérisent certains usages de l’énergie au sein de l’appareil administratif public et parapublic. Qui, pour s’en convaincre, n’a jamais observé, par exemple, des quartiers entiers éclairés à plein feux de candélabres de bon matin, sous un soleil éclatant ou ne s’est jamais offusqué à constater dans les couloirs et bureaux des édifices publics, un éclairage artificiel en plein jour aussi vain que les nuages ? Ces exemples sont loin d’être uniques ou singuliers mais ils permettent de façon heuristique, au-delà des  présomptions et conjectures sur l’inefficience de la gestion de la chose publique en général, d’identifier objectivement un gisement d’économies potentielles tant énergétiques que financières et une source de réduction des nuisances écologiques  des centres urbains appelés de plus en plus à évoluer vers le concept de smart city1 .
Ce gisement n’est autre que l’optimisation de la facture d’électricité de l’administration publique, qu’elle soit centrale ou territoriale et qui s’élève annuellement à plusieurs milliards de dirhams. Et selon certains spécialistes, le segment de l’éclairage public incarne dans cette mer d’inefficience le continent à conquérir par excellence et, par ricochet, la source d’économie potentielle la plus importante car, d’une part, il représenterait à lui tout seul, entre le quart et le tiers de la facture d’électricité du secteur public (à l’exclusion des établissements publics à caractère commercial) et, d’autre part, l’amélioration de son bilan économique, social et environnemental n’est en rien tributaire des consciences ou du civisme des utilisateurs (contrairement à l’usage d’électricité à l’intérieur des bâtiments publics), ce sur quoi il peut être parfois hélas aussi ardu d’agir, que de rendre la vue à des non-voyants ! Et depuis quelques mois, les statistiques et les chiffres du premier bilan de l’expérience la plus aboutie et mieux structurée au Maroc en matière de gestion déléguée d’éclairage public, sont disponibles. Et ils viennent largement étayer ce constat et en corroborer le bien fondé. On y reviendra.
Mais de quoi parle-t-on au juste ? Pourquoi l’éclairage public est-il si vital pour les citoyens ? Que représente pour les Communes la facture de l’éclairage public en montant absolu et en pourcentage de leurs budgets annuels ? Quels en sont les enjeux pour la politique urbaine, la sécurité des usagers, voire pour la stabilité sociale ? Quel modèle de gestion les communes privilégient-elles aujourd’hui pour assurer ce service public ?
De prime abord, il y a lieu de rappeler que l’éclairage public est un service à la collectivité pris en charge par les communes. Son rôle premier est de participer à la sécurité publique nocturne des usagers en leur rendant visible à l’intérieur et à l’extérieur des villes un danger, qu’il s’agisse de travaux ou d’un obstacle (mobilier urbain…) et en permettant la détection d’un autre usager, de son comportement et de ses intentions. L’éclairage public contribue également à l’agrément des citoyens à travers l’orientation nocturne: il révèle le tracé des voiries et leurs abords immédiats, il structure les réseaux routiers et facilite la compréhension de leur hiérarchie. Au-delà de la sécurité des déplacements susmentionnés qu’il favorise, l’éclairage public contribue également à la réduction de l’insécurité réelle et le sentiment d’insécurité. Comment ? A travers l’effet direct de réduction de la criminalité. En effet, plusieurs enquêtes américaines et britanniques ont révélé au cours des dernières années2 l’impact indéniablement positif de l’éclairage sur la violence urbaine. Et si en France et encore davantage au Maroc, il y a une pauvreté statistique à ce sujet, l’exemple de la ville de Reims, où un sabotage prolongé, en mars 1996, a conduit à une forte augmentation des délits, en dit long. D’ailleurs, si 87% des français sont favorables à l’extinction de l’éclairage de nuit dans les bureaux inoccupés, il en va tout autrement pour l’éclairage public la nuit contre la réduction duquel (souvent expérimenté pour des raisons d’économie), 90% des français sont totalement opposés, car estimant que l’éclairage public est un enjeu central de sécurité et de stabilité sociale.
Quant au poids économique et budgétaire de l’éclairage public au Maroc, les estimations de l’ONEE (fournisseur ultime) le situent à près de 40% de la consommation d’énergie des communes urbaines. Une proportion près de deux fois plus importante que la moyenne européenne et qui est due, surtout, à la vétusté du parc marocain des points lumineux (ampoules, luminaires…) qui totalisent un peu plus d’un million (contre 9 millions en France pour une population à peine deux fois plus importante que celle du Maroc) dont 120.000 points à Casablanca, 60.000 points à Tanger, un peu moins de 80.000 pour Rabat/Salé, 42.000 à Marrakech et 62.000 à Fès. Selon des sources officieuses au ministère de l’Intérieur, près de la moitié des points lumineux ont plus de 25 ans sans compter la déficience, voire la défaillance de plusieurs milliers d’armoires de commandes et de protection du réseau d’éclairage public….ce qui cause souvent des dysfonctionnements  dans l’exploitation des points lumineux qui y sont raccordés. Aussi, avec un tarif spécial (consenti par l’ONEE) de 1,2662 DH le kWh (contre 1,5364 DH le kWh pour l’éclairage administratif) et une consommation annuelle de près de 0,75 tWh (térawattheure), l’éclairage public coûte annuellement un peu moins d’un milliard de dirhams. Comme la consommation énergétique représente 35% du budget global des communes urbaines et municipalités, cela érige l’éclairage public parmi les postes de charges les plus importants toutes catégories confondues, avec un poids relatif de 15%….et en fait un gisement indéniable d’économies.
Eclairage-Public-1---Lydec-CasablancaEn effet, la mise en œuvre des mesures d’efficacité énergétique et de remise à niveau du parc des points lumineux est capable de réduire la facture d’électricité d’une grande ville comme Marrakech de l’ordre de 30% à 40% comme en témoignent les termes de l’appel international à manifestation d’intérêts lancé par la ville de Marrakech en décembre 2015 (et en cours de dénouement) et qui assignent à la Société de Développement Local (SDL) devant prendre en charge (dans le cadre d’un contrat de délégation de service public) la gestion des 60.000 points lumineux de la ville ocre, un objectif minimal de 40% en termes de baisse de sa consommation énergétique annuelle liée à son éclairage public. Et si cela pourrait sembler pour l’instant du registre des seules projections, certes appuyées par des études et non seulement fondées sur des présomptions quant à la gabegie qui caractérise la gestion de l’éclairage public au Maroc, le ministère de l’Intérieur dispose depuis peu de statistiques probantes qui étayent largement cette assertion. Et c’est la ville de Salé qui les fournit dans la foulée du premier bilan – certes encore très provisoire – de son expérience pionnière au Maroc en matière de délégation de la gestion de l’éclairage public. En effet, un an après avoir mis en place, en janvier 2015, la première SDL (dénommée Sala Noor) en charge de la gestion et de l’exploitation des 35.000 points lumineux que compte la ville jumelle de la capitale du Royaume, les réalisations en matière d’économies, mais également de qualité du service public sont plus qu’éloquentes. Sur une facture annuelle de près de 30 millions de dirhams dont la ville s’acquittait au profit de la Redal (concessionnaire de la distribution d’eau et d’électricité de Rabat et Salé), l’économie sur une année avoisinerait les 8 millions de dirhams (soit plus de 7 millions de kwh). C’est dire que l’investissement nécessaire pour le renouvellement du parc des ampoules les plus vétustes et énergivores (principalement des lampes à incandescence et lampes halogènes) et de remise à niveau des autres équipements du réseau est récupérable grâce à quelques années seulement d’économies (il faut rappeler que l’éclairage public n’est pas qu’un marché d’ampoules ! Les candélabres, les poteaux, les armoires de contrôle et de protection, les applications informatiques pour la télégestion et le traitement des réclamations qui pèsent tout aussi lourd dans l’investissement initial). Sur le registre écologique, le gain est loin d’être dérisoire avec une réduction de nuisance qui dépasse la barre de 600.000 tonnes équivalent CO2 par an (à titre de comparaison, une voiture de tourisme fonctionnant au diesel émet annuellement environ 4 tonnes de C02 à raison d’une distance parcourue de 20.000 km). Enfin, l’agrément et la sécurité des citoyens ne sont pas du reste avec des avenues et des espaces publics mieux éclairés, dont certains  avec des ampoules LED très adaptées, un numéro vert au service des citoyens enfin digne de ce nom et un parc de candélabres et ampoules mieux entretenus avec une réactivité aux pannes des plus louables, alors qu’auparavant il fallait attendre parfois plusieurs jours avant qu’un agent de la municipalité ne daigne se déplacer pour changer une ampoule quand il ne cherchait pas, sans vergogne, à soutirer de l’argent aux habitants du voisinage du point lumineux défectueux !
Est-ce à dire que le modèle SDL est une panacée pour l’équation de l’éclairage public au Maroc qui doit répondre à de multiples enjeux économiques, financiers, sécuritaires, environnementaux et d’embellissement des villes alors que les finances des communes et collectivités locales sont déjà éprouvées par d’autres défis, dont certains de type nouveau (équipements de surveillance urbaine, voiries, assainissement, collectes des déchets, espaces verts, équipement culturels et sociaux…) ? Difficile d’y répondre de façon péremptoire, mais il est admis aujourd’hui que ce type de partenariat public privé (PPP) de long terme (généralement d’une durée de 10 à 15 ans) présente pour les communes de multiples avantages, dont le transfert du poids de l’investissement vers le délégataire tout en gardant la maitrise capitalistique de ce dernier et la participation aux bénéfices de l’externalisation (la ville y reste actionnaire majoritaire aux côtés de l’opérateur privé qui apporte son savoir-faire et se voit pilote de la gestion opérationnelle de ce service public). Ce qui n’est pas le cas des modèles alternatifs retenus jusqu’à présent par d’autres villes, comme l’extension de la concession du distributeur d’eau et d’électricité à celle de la gestion de l’éclairage public (qu’il soit public comme RADEEF qui gère le réseau d’éclairage public de la ville de Fès ou privé comme Lydec à Casablanca), la contractualisation avec un tiers privé pour une durée limitée (à l’instar de l’expérience d’un an renouvelable de la ville de Tanger avec Citelum Maghreb, filiale du groupe Veolia) ou encore l’externalisation au profit du monopole public l’ONEE (qui a pris en charge cette mission dans le cadre de conventions ad hoc avec plusieurs villes avant de commencer à s’en désengager petit à petit pour se concentrer sur sa véritable mission et raison d’être, à savoir la production d’eau et d’électricité). Toutefois, pour avoir voix au chapitre et donner toute la mesure de ses avantages, le modèle de SDL a besoin d’une taille critique pour attirer de vrais professionnels du métier de l’éclairage public et compenser le risque d’investissement que le délégant public leur transfère par des gains potentiels substantiels, auxquels les économies d’échelle sont tout autant décisives que les poches d’optimisation et d’efficience que promet la substitution de la rigueur du management privé à la gestion perfectible (pour n’user qu’un euphémisme !) de la chose publique et, à fortiori, parapublique. Une taille critique que les spécialistes situent au bas mot à plus de 10.000 points lumineux. Ce qui exclut d’emblée la majorité des villes de taille moyenne (en gros dont la population varie de 75.000 à 150.000 habitants) voire même, d’une certaine mesure, celle dite intermédiaire «supérieure» (entre 150.000 et 250.000 habitants). Pour ces dernières, le seul moyen de muer vers un éclairage public de qualité et en phase avec les engagements de l’Etat marocain en matière d’efficacité énergétique, reste l’appui de l’administration centrale par des subventions appropriées. D’ailleurs, en France par exemple l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) verse annuellement à plus de 30.000 communes de moins de 2.000 habitants, plusieurs dizaines de millions d’euros pour accélérer la rénovation de l’éclairage public et favoriser l’atteinte des objectifs. Au reste, les villes qui n’ont pas eu l’heur de bénéficier des subsides étatiques (que le gouvernement cherche à rationaliser au mieux dans une période de rigueur budgétaire), peuvent toujours se tourner vers les financements multilatéraux comme Agadir, Oujda et Chefchaouen qui ont bénéficié en 2012 de l’accompagnement du programme European Energy Award avec l’appui de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (ADEREE) et la SFI de la Banque mondiale, ce qui leur a permis de financer un programme d’investissement de renouvellement de plusieurs milliers de points lumineux par des ampoules à basse consommation.
Au demeurant, il est urgent de sensibiliser les premiers responsables des affaires locales du pays, maires, élus locaux ou présidents des régions, sur l’impératif d’une gestion rationnelle et responsable de la consommation énergétique de leurs villes et communes. Ce à quoi des conclaves, aussi bien à propos qu’ils soient comme celui organisé le 20 janvier 2016 au siège du ministère de l’Intérieur autour de la thématique de l’efficacité énergétique à l’échelle territoriale avec la présence de plus de 200 maires du Royaume, ne suffisent pas. Car, au-delà de la prise de conscience et du consensus qui s’en dégagent potentiellement pour la mise en place d’actions structurelles à long terme, il y a lieu de renforcer davantage le caractère coercitif de la Loi 47-09 sur l’efficacité énergétique (loi qui, d’ailleurs, pâtit du caractère insuffisant jusqu’à présent des textes d’application y afférent près de cinq ans après sa promulgation effective) en assignant aux administrations publiques et collectivités territoriales des objectifs précis et mesurables par la quantité d’économie d’énergie ou d’émission de gaz à effet de serre (comme cela a été adopté en France avec les lois « Grenelle I » et « Grenelle II ») et, pourquoi pas, en élargissant la reddition de leurs comptes aux différents programmes nationaux d’efficacité énergétique, voire en jumelant cet exercice à des primes ou des pénalités favorisant l’atteinte desdits objectifs. Cela viendrait, au passage, améliorer la gouvernance dans la sphère étatique dont l’état lacunaire expliquerait, selon la Banque Mondiale – cela soit dit en passant – un retard entre 1,5% à 2% de croissance économique du Maroc.  Voilà qui éclaire bien les lanternes sur le lien organique existant entre finalité de l’usage du pouvoir (ou autrement dit, sur le niveau de bonne gouvernance) et efficacité de l’usage de l’électricité.

Abattage des chiens errants au Maroc : des ONG tirent la sonnette d’alarme

Par Rebecca Chaouch – jeuneafrique.com – 21/04/2016

Des chiens errants attendant de trouver une famille. © Flickr/Klearchos Kapoutsis

Des chiens errants attendant de trouver une famille. © Flickr/Klearchos Kapoutsis

Les autorités municipales marocaines abattent et empoisonnent chaque année des milliers de chiens et de chats errants, sous des prétextes sanitaires et sécuritaires. Une pratique qui choque une partie de la société civile, au Maroc et à l’étranger.

Suite à l’indignation causée par de récentes campagnes d’abattage à balles réelles à Salé et à Ksar El Kébir, filmées et partagées sur les réseaux sociaux, la Fondation Brigitte Bardot et l’Association marocaine de défense des animaux et de la nature (Adan) ont été reçues, vendredi 15 avril, à l’ambassade du Maroc à Paris. Objectif : dénoncer de telles opérations et proposer des solutions à la fois moins cruelles et plus durables.

« Je pense que vous ne verrez plus ça », a déclaré Mohamed Adil Embarch, ministre conseiller à l’ambassade du Maroc, qui s’est dit lui-même très choqué par les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié le 19 avril, la Fondation Brigitte Bardot explique avoir profité de cette rencontre pour évoquer sa collaboration avec la mairie de Rabat et l’association Adan en vue de l’organisation de vastes campagnes de stérilisations et de vaccinations.

Des alternatives efficaces

« En plus de choquer les habitants et traumatiser les plus jeunes, l’abattage ne sert à rien. Cela ne réduit pas le nombre d’animaux dans les rues », a fait valoir Brigitte Auloy, chargée de mission à l’international pour la Fondation Brigitte Bardot, qui rappelle que la situation est la même en Tunisie, en Algérie, en Égypte et dans d’autres pays africains.

La ville de Taghazout, au Maroc, est un exemple probant de l’efficacité de ces campagnes de stérilisation. Grâce au travail de l’association « Le cœur sur la patte », en coordination avec les autorités locales, des chiens y sont castrés pour réduire leur nombre, vaccinés contre la rage et identifiés grâce à une boucle colorée à l’oreille. « Ceci permet d’avoir un autre regard sur l’animal, les gens ont moins peur », explique Michèle Augsburger, fondatrice de l’association, qui espère étendre cette initiative à d’autres villes.

Une poignée d’autres associations et d’activistes au Maroc tentent également par tous les moyens d’interpeller les autorités et changer les mentalités.

Du marathon au crowdfunding

Le 24 avril se tiendra le Marathon Vert d’Agadir, à laquelle participe l’association « Le cœur sur la patte » sous le slogan « Courir pour stériliser, vacciner et stopper l’empoisonnement des chiens des rues ». Pour chaque coureur portant le tee-shirt fourni par le marathon avec un sticker de l’association, des sponsors lui reversent un dirham par kilomètre parcouru. « C’est la première fois que nous sommes aidés par des sponsors marocains », se réjouit Michèle Augsburger.

Facebook/Le Coeur sur la Patte

Cette même association a également créé une campagne de crowdfunding en ligne pour en appeler à la générosité des habitants d’Agadir, et plusieurs pétitions ont été lancées et signées sur internet par des milliers de personnes (vivant surtout à l’étranger) pour mettre fin au « massacre » des animaux errants.

Le 6 mars, une centaine de personnes s’étaient regroupées devant le Parlement à Rabat à l’initiative d’Afaf Harmouch, présidente de l’association de sauvetage des animaux en détresse (ASAD), pour dénoncer ces « actes barbares » et sensibiliser la population.

Des initiatives d’autant plus nécessaires « qu’il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais plutôt d’une habitude. Ce sont surtout les mentalités sur lesquelles on doit agir », explique Michèle Augsburger.

Un sujet pris au sérieux par le gouvernement, à la veille de la COP 22

L’excuse financière avancée par les municipalités pour ne pas promouvoir la stérilisation est rejetée par les associations pour la protection des animaux. « Le budget elles l’ont, puisque beaucoup d’argent est déjà dépensé pour du poison, pour les patrouilles de nuit, pour les camions de ramassage, etc », argumente Brigitte Auloy. Pire encore, cette pratique « choquante » peut aussi représenter un danger pour la société, plusieurs cas d’empoisonnement ou d’abattage d’animaux domestiques ayant par exemple été signalés. Qui plus est, « lorsque l’on atteint un niveau d’insensibilité pareil, la maltraitance animale peut aussi se convertir en maltraitance tout court. »

Quoi qu’il en soit, le sujet de la maltraitance animale est pris au sérieux par le gouvernement marocain, à la veille de la COP 22 qui sera accueillie par le royaume en novembre. Vendredi dernier, le ministre conseiller Mohamed Adil Embarch a ainsi clairement insisté sur « l’engagement durable et sincère du Maroc dans la politique de préservation de l’environnement qui englobe, bien entendu, la protection des animaux. »

L’HÔTEL RIU TIKIDA BEACH FAIT PEAU NEUVE

par Yassine SABER – leseco.ma – 20/04/2016

L’hôtel classé 4 étoiles vient de rouvrir ses portes suite à une rénovation complète. C’est le groupe Tikida qui a supporté les charges de cette rénovation, laquelle a nécessité près de 110MDH.

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À quelques mois de la période estivale, l’hôtel Riu Tikida Beach à Agadir, ouvert en 1995, s’est offert une cure de jouvence. En effet, l’hôtel classé 4 étoiles vient de rouvrir ses portes suite à une rénovation complète et il a officiellement reçu ses premiers clients. L’hôtel propriété du groupe Tikida et géré par la marque espagnole RIU, maintient sa formule «Tout compris» ou «All In» exclusivement réservée à une clientèle adulte. Après six de mois de fermeture, la capacité réceptive de l’hôtel est passée comme annoncé précédemment dans nos colonnes (cf:www.leseco.ma) de 233 à 255 chambres, qui arborent un nouveau design grâce à l’enlèvement des duplex avec des chambres seulement pour adultes. De même, l’entrée de l’hôtel et la réception ont été entièrement réaménagées afin d’apporter plus de luminosité à cet espace d’accueil.

En effet, c’est le groupe Tikida qui a supporté les charges de cette rénovation, laquelle a nécessité près de 110MDH. Dans le détail, une deuxième piscine et un nouveau fitness doté de nouveaux équipements ont été installés à l’hôtel. Pour les adeptes des cures et du bien-être, le Riu Tikida Beach dispose également d’un centre de thalassothérapie moderne et d’un personnel spécialement formé pour les soins thalasso & spa. Les travaux ont également été l’occasion de revoir complètement l’ambiance et le confort des restaurants au sein de l’établissement.

Pour sa part, la chaîne hôtelière Decameron Maroc, qui a acquis le club Coralia la Kasbah d’Agadir et l’hôtel les Almohades poursuit le lifting de ce dernier. Le groupe compte également faire une extension de 50 chambres qui seront additionnées à 220 déjà existantes tandis que les terrains de Tunis seront gardés avec l’addition d’autres piscines et un espace d’animation. Par ailleurs, suite au relooking du «club Valtur» qui est devenu «le Club Marmara, les Jardins d’Agadir», l’hôtel «Framissima Les Dunes d’Or» qui appartenait au voyagiste toulousain «FRAM» a été reconverti en un club en tout-inclus après son acquisition par la chaîne hôtelière Atlas Hospitality, le 1er novembre 2014 et sa mise en exploitation sous l’enseigne : «Labranda les Dunes d’Or» du voyagiste allemand FTI.

AFRICAN LION 2016 : BRUITS DE BOTTES DANS LA RÉGION D’AGADIR

par Ziad Alami – le360.ma – 20/04/2016

"African Lion" est le nom de code de ces manoeuvres.

« African Lion » est le nom de code de ces manoeuvres.

Des manœuvres militaires conjointes entre le Maroc et les Etats-Unis, African Lion, se déroulent dans la région d’Agadir depuis lundi 18 jusqu’au 27 avril. Les armées de plusieurs pays, des rives nord et sud de la Méditerranée, prennent part à ces manœuvres annuelles.

C’est parti pour l’exercice 2016 des plus grandes manœuvres militaires en Afrique, menées conjointement et chaque année, par les Forces armées royales et leurs homologues américaines.

Ce nouvel exercice, organisé comme à l’accoutumée dans la région d’Agadir, connaît la participation, aux côtés du Maroc et des USA, de la Tunisie, la Mauritanie, le Sénégal, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada et les Pays-Bas. Objectif de cet exercice : améliorer l’interopérabilité de l’armée américaine avec les Forces armées royales, en prévision d’interventions conjointes dans des zones de conflit en Afrique.

Pour rappel, l’armée US et les FAR ont effectué, en 2015 dans la région d’Agadir, le plus grand exercice militaire jamais organisé conjointement, incorporant l’utilisation des chasseurs F16, outre des opérations terrestres et navales dans le large de la capitale du Souss.

Dégustation de nouveaux millésimes de vins de la Brasserie du Maroc et de mets préparés par Jean Louis au Bamboo Thaï

Jean-Louis accueillait aujourd’hui au Bamboo Thaï pour faire déguster de nouveaux millésimes des vins de la Brasserie du Maroc et plusieurs mets délicieux préparés par ses soins. 

Les vins Larroque sont toujours d’aussi bonne qualité, mais la présentation de la bouteille a beaucoup changé et permet maintenant de mieux mettre en valeur la qualité du contenu !IMG_7482

D’excellents crus du Maroc étaient présentés à la dégustation, mais aussi des vins de France : Bordeaux et Muscadet !IMG_7483

Les vins Halana ont été très appréciés, et pour ma part, j’ai eu une préférence pour le Syrah rouge !IMG_7484

De nombreux amis et habitués du Bamboo Thaï étaient là, mais aussi beaucoup de fins gourmets d’Agadir qui ont pu apprécier, en plus des vins, de nombreux mets préparés par Jean-Louis : pissaladière, pâté de campagne, museau vinaigrette, sushis, ris de veaux, rougets à l’huile d’olive et sel au safran, boeuf en sauce… et encore d’autres que j’ai oubliés. Avec les desserts arrosés avec du Champagne Monopole !

Christian, Daniel et MarieIMG_7485

Christian goûte « en professionnel » !IMG_7486

IMG_7487 IMG_7488 Le sommelier avait du travail !IMG_7489Matthieu était venu de la Madrague, en connaisseur !
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A gauche, Khadija, l’épouse de notre ami Yassine, toujours aussi souriante !IMG_7491 Le patron est heureux d’inviter,IMG_7494 et les invités, heureux de déguster !IMG_7495beaucoup de monde à l’intérieur mais aussi, sur la terrasse, il fait si beau !IMG_7496

Jean-Louis nous a encore fait preuve aujourd’hui au Bamboo Thaï, de son talent et de son métier !
Bravo !
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