Archives de avril 27th, 2016

Les agriculteurs reviennent à la charge

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/04/2016

  • Cette fois, ils saisissent le chef du gouvernement
  • Des requêtes sont aussi envoyées aux ministres de l’emploi et de l’agriculture
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Dépités, les agriculteurs le sont à l’extrême depuis que la Commission sociale tripartite a démarré ses travaux sans eux, le 14 du mois courant. Une situation qui a déclenché une tension grandissante d’autant plus que les ministres de l’emploi et de l’agriculture avaient accepté que la Fifel en fasse partie (Source: O.M)

«Nous l’annonçons haut et fort, nous refusons d’avance toutes les décisions qui vont émaner de la Commission sociale tripartite, quelles qu’elles soient!», proclame Omar Mounir, vice-président et porte-parole de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (Fifel). Les professionnels s’insurgent du fait d’avoir été de facto écartés du dialogue social alors que ce secteur représente le premier employeur au niveau national. Ainsi, la relance, depuis le 14 avril dernier, des travaux de la commission tripartite (Gouvernement, centrales syndicales et employeurs), continue à faire des remous. Pourtant, comme nous l’expliquions dans notre édition n°4754 du 19 avril dernier, les ministres de l’emploi et de l’agriculture avaient adhéré à l’idée d’intégrer la Fifel. Après un premier communiqué publié le 18 avril pour protester, la profession revient encore une fois à la charge, tout en haussant le ton. Une lettre a été adressée ce lundi au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, pour lui demander d’intervenir «afin de remettre les choses à leur place». Deux autres écrits ont été adressés aux ministres de l’emploi et de l’agriculture pour les inciter à respecter leur engagement envers la profession. En effet, juste après les élections professionnelles qui se sont déroulées l’année dernière, ils avaient promis à la Fifel de devenir membre de la Commission sociale. Ce qui n’a pas eu lieu, au grand étonnement des opérateurs. Il faut préciser que, c’est vrai, le secteur agricole passe par des difficultés dues notamment à la sécheresse, aux tensions sociales, aux problèmes avec l’Union européenne… Néanmoins, il est producteur de richesses. C’est aussi un stabilisateur et pourvoyeur d’emploi au Maroc avec des dizaines de milliers de postes créés. Côté production, la filière des fruits et légumes représente plus de 80% au niveau national et plus de 90% à l’exportation. Considérant qu’ils sont les plus habilités pour parler des hauts et des bas de ce secteur névralgique, les agriculteurs ne comptent pas en rester là.

Bac pro : Le Souss s’y met

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/04/2016

  • 47 filières de baccalauréat professionnel lancées en 2016/2017
  • 2.750 bénéficiaires dans la région

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Ils sont 2.750 bénéficiaires de places pédagogiques au niveau régional, et ce, dans le cadre du projet du baccalauréat professionnel. Cette opération compte améliorer la synergie entre l’enseignement secondaire et le marché du travail, tout en donnant aux bacheliers la possibilité de poursuivre leurs études supérieures et d’augmenter ainsi leur insertion professionnelle. Concrètement, 47 filières du baccalauréat professionnel ont été lancées l’année 2016/2017 au niveau régional. Des filières qui représentent des secteurs porteurs. Notamment la logistique, le froid et génie thermique, l’électricité, l’hôtellerie tourisme, les métiers de l’automobile, le textile habillement, les technologies de l’information, le BTP, le tertiaire, le génie mécanique ou encore le service. Ces secteurs étant jugés porteurs de croissance et créateurs d’opportunités d’emploi. Ce projet du baccalauréat professionnel vient d’être récemment discuté avec la direction régionale de l’OFPPT et l’Académie régionale de l’enseignement et de la formation (AREF) Souss-Massa. «Ce projet garantira la diversification des opportunités de formation et favorisera la mise en place d’un système de passerelles entre le système de l’Education nationale et celui de la Formation professionnelle», explique M’barek Boufoussi, directeur régional de l’OFPPT Souss-Massa. «Ce qui corrobore l’importance de la formation professionnelle en tant que choix pour les jeunes», a-t-il ajouté.  Afin d’assurer la réussite de cette implémentation, les deux partenaires ont procédé à une pré-évaluation de cette nouvelle expérience via une étude sur un échantillon représentatif des bénéficiaires de cette formation. Il ressort de ce coup de sonde que 92% des élèves souhaitent poursuivre leur cursus en baccalauréat professionnel. Ce qui indique d’ores et déjà leur engouement pour ce projet de formation. Néanmoins, comme toute nouvelle expérience, des lacunes ont été relevées surtout au niveau de la langue et de la communication. En fait, les élèves présentent des difficultés d’assimilation surtout que les matières scientifiques et professionnelles sont dispensées en langue française. Conscients du l’obstacle de la langue, les partenaires comptent prendre les mesures nécessaires pour assurer la réussite et la continuité du projet.

Logistique et management : Universiapolis ouvre les débats

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/04/2016

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  • Un colloque organisé les 5 et 6 mai en partenariat avec l’Université de Lorraine
  • Plus de 40 contributions scientifiques, des participants de 9 pays différents
  • Supply chain, logistique durable, traçabilité logistique… les outils de la compétitivité

La compétitivité des entreprises marocaines est fragilisée par une logistique peu performante.  Or, elles se doivent d’être compétitives parce que c’est une question de survie. «La protection tarifaire va progressivement disparaître et les produits étrangers vont directement concurrencer les produits marocains», explique Ilias Majdouline, directeur de l’école polytechnique Universiapolis d’Agadir. «Les accords de libre-échange sont autant de défis lancés aux entreprises marocaines», a-t-il ajouté. L’intensification de la concurrence et l’évolution technologique rapide nécessitent ainsi une évolution vers de nouveaux paradigmes dans les domaines de la supply chain et la gestion de projets. En quête de performance, les entreprises adoptent de nouvelles stratégies en matière de logistique et d’organisation de projets orientés non seulement vers l’optimisation mais aussi vers l’innovation. C’est ainsi que les deux thématiques logistique et management de projets sont plus que jamais d’actualité au Maroc. Sachant que cela pose la question de la connaissance scientifique de ces thèmes et leur adaptation à la situation locale. C’est dans ce contexte qu’Universiapolis et son partenaire historique l’Université de Lorraine organisent la deuxième édition du colloque international projet et logistique (Prolog) à Agadir. Après une première édition à Metz en France et à laquelle une trentaine de chercheurs avaient participé, la manifestation prend de l’ampleur. Le colloque Prolog 2016 prévu dans le chef-lieu du Souss les 5 et 6 mai prochains, connaîtra la participation de 60 participants, issus de 9 pays différents. En l’occurrence, Algérie, Canada, France, Luxembourg, Australie, Iran, Angleterre, Tunisie et Maroc. Une quarantaine de contributions scientifiques sont au programme à travers de nombreuses thématiques. Notamment, les nouveaux paradigmes dans les domaines de la supply chain ou chaîne d’approvisionnement, la logistique durable, la traçabilité logistique, la gestion de projets, l’organisation de projets innovants, finance et logistique… Pour précision, les meilleures contributions scientifiques seront publiées dans le journal «Special issue in international journal of logistic research and applications».

Gestion informatisée de l’évènement

Universiapolis s’est mobilisée pour la réussite de cette manifestation scientifique sur les projets et logistique. La gestion intégrale des contributions s’est faite sur une plateforme web spécialisée. Le comité scientifique a ainsi bénéficié de grandes facilités pour le dépôt des communications, la gestion de l’anonymat, la gestion des évaluations et des révisions, les délibérations ou encore les relances. Un logiciel a de même été mis à la disposition de tous les auteurs avec une personne dédiée au contrôle des similarités. Les auteurs ont ainsi reçu un rapport numérique leur permettant de mieux gérer leurs citations et leurs références bibliographiques. Enfin, un logo de conformité conçu par Universiapolis selon les règles déontologiques sera imprimé sur la page de couverture de tous les articles ayant passé le contrôle des similarités.

Universiapolis se déploie dans les provinces du Sud

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/04/2016

Une nouvelle antenne à Laâyoune opérationnelle dès septembre 2016 n
Des filières proposées en cohérence avec les potentialités de la région
Création d’un campus universitaire sur 10 ha pour 100 millions de DH en 2019
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Après Agadir, l’université internationale Universiapolis investit les provinces du Sud pour la création d’une annexe à Laâyoune. «Notre décision est dictée par la stratégie de mise en œuvre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud décidée par le Souverain», explique Aziz Bouslikhane, président d’Universiapolis. Ce projet, mené avec le soutien du Conseil régional de Laâyoune-Sakia Al Hamra, s’inscrit aussi dans le cadre d’une perspective de développement sectoriel intégré. Lors de la première étape, qui s’étale de 2016 à 2019, l’université internationale de Laâyoune, opérationnelle dès septembre prochain, sera implantée dans les locaux du groupe Al Amine où elle disposera de plus de 30 salles de cours et de laboratoires. Avec une équipe administrative dédiée et des enseignants permanents. Des professeurs de renommée nationale et internationale seront aussi invités à animer des conférences sur le site. La création d’un campus universitaire indépendant est prévue à la fin de ces trois premières années.

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La création de l’annexe d’Universiapolis à Laâyoune a été l’occasion d’organiser un forum d’orientation durant le mois en cours. L’objectif étant d’orienter bacheliers, étudiants et professionnels des provinces du Sud vers les filières proposées par Universiapolis ou par les universités partenaires (Ph. IM)

Le complexe, qui s’étalera sur une superficie globale de 10 hectares, nécessitera un budget d’investissement de 100 millions de DH. «Il sera un véritable espace de vie et une plateforme d’enseignement et de recherche scientifique, digne des grandes universités internationales», promettent les porteurs du projet. Dans le détail, cette université sera composée d’une business school, d’une école des ingénieurs, d’une école supérieure d’hôtellerie et de tourisme, d’une école supérieure de langues et de journalisme, d’une résidence universitaire, d’un centre de recherche scientifique, d’une bibliothèque universitaire, d’un incubateur-pépinière d’entreprises, d’un centre des études sur le Sahara… et d’un complexe sportif. Pour ce qui est des programmes, ils seront orientés vers l’innovation, l’entrepreneuriat, l’ingénierie, le développement de projets, l’accompagnement, l’hôtellerie et le tourisme, la gestion des unités de production… Des filières qui sont en cohérence avec les potentialités de la région et qui répondent aux besoins des structures existantes et à venir.
A l’occasion de la création de l’annexe d’Universiapolis à Laâyoune, un forum d’orientation a été organisé durant le mois en cours. Et ce, en partenariat avec l’Académie et direction régionale de l’éducation avec le soutien du Conseil régional de Laâyoune. L’objectif du forum étant d’orienter les bacheliers, les étudiants et les professionnels des provinces du Sud vers les filières proposées par Universiapolis ou par les universités partenaires. Mais aussi de les aiguiller sur d’autres programmes de formation qui peuvent les intéresser comme les admissions parallèles. Une réussite pour ce forum qui a tout de même attiré plus de 3.000 intéressés.

Les formations

Différents programmes en gestion et en ingénierie seront assurés dans l’université internationale de Laâyoune à partir de septembre 2016. Cette annexe propose d’ailleurs les mêmes filières et spécialités que celles qui existent actuellement à Universiapolis Agadir. Finance-comptabilité, gestion commerciale, GRH, logistique, banque-assurance, entrepreneuriat et développement des projets, droits des Affaires, communication des organisations et gestion hôtelière pour le pôle gestion avec un bac+3 et un bac+5 à la clé. Ou génie mécanique, génie agro-alimentaire, génie industriel, énergies renouvelables pour le pôle ingénierie avec un bac+5 à terme.

Taroudant : Festival Dakka et rythmes du 29 avril au 1er mai

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Communiqué par l’Amicale Francophone de Taroudant :

10ème édition du Festival National « Dakka et rythmes »

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Les ratés du Méga-Eductour d’Agadir pour attirer les touristes russes : De l’anti-promotion caractérisée

par Mohamed Rial – lopinion.ma – 25/04/2016

L’ONMT a organisé, à Agadir, un méga éductour avec 350 agents de voyages et journalistes russes, durant quatre jours. L’objectif était de faire la promotion de la destination balnéaire, la faire connaître auprès des Russes pour une bonne relance de la commercialisation de la station cet été. La présence effective de l’ambassadeur de la Fédération de Russie, avait donné un tournant diplomatique de soutien de valeur à cette action promotionnelle.

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Un dîner de gala devait clôturer le séjour des Russes à Agadir, en présence bien sûr du DG de l’ONMT, et terminer ce méga éductour en beauté. Malheureusement, ce ne fut pas le cas du tout, à la grande surprise des Russes et de la partie marocaine issue du secteur du tourisme. En effet, au lieu d’un dîner gala, dîner assis avec service à table. Les invités russes furent surpris de voir un cocktail dînatoire, debout, remplacer le dîner gala, avec des plats des plus ordinaires, de basse qualité (pour être gentil) dont la fameuse « chawarma».
Les invités étaient déroutés, car sur le programme de la soirée était bien noté un dîner gala et non un cocktail dînatoire. La différence est énorme, surtout pour une soirée de clôture. Et comme pour bien faire compliquer les choses, les invités russes n’avaient droit qu’à deux tickets par personne, pour avoir des boissons alcoolisées. Une injure aux Russes dont le vin et principalement la vodka, fait partie du quotidien. Ils s’attendaient à faire la fête ce soir de clôture, ils étaient bien déçus. Les professionnels marocains aussi ; à tel point qu’ils étaient enragés contre l’ONMT et son DG, du fait d’avoir avorté la soirée. Il faut avouer que tout était raté dans cette fameuse soirée, du début à la fin.
En effet, les jeunes femmes russes étaient venues, bien élégantes en tenue de soirée, et talons bien aiguillés, et se sont retrouvées debout pour deux heures dans un brouhala indescriptible et un service qui laissait à désirer. D’ailleurs, certaines Russes, fatiguées de rester longtemps debout, s’étaient éclipsées, cherchant d’autres lieux plus confortables, hors de l’hôtel où s’était déroulée la soirée ratée. Côté « animation », ce fut vraiment une risée indescriptible avec du n’importe quoi, sans goût, ni saveur, ni égards aux invités marocains officiels, à leur tête Mme le Wali de la Région Souss-Massa.
Et dire qu’on pouvait faire beaucoup mieux, en matière de dîner de gala, gastronomie marocaine, animation avec des troupes des arts populaires régionaux, défilé de kaftan et habits traditionnels berbères, pour bien montrer aux Russes certains côtés de la richesse du patrimoine civilisationnel marocain, aussi bien régional et national. « Wallou », rien de tout cela. Et dire aussi que le coût de ce fameux cocktail dînatoire, était de 500 000 DH, nous apprend-on. D’ailleurs, les professionnels gadiris s’en moquaient au point de tourner la situation en dérision en disant, entre eux : « Waw, qu’est-ce que c’est cher la chawarma et deux verres de vin, lors de la soirée en l’honneur des voyagistes et journalistes russes… »
Il est à savoir que l’hôtel où s’est déroulé la fameuse soirée, le Sofitel Royal Bay, en l’occurrence, avait réalisé un jour avant un bon déjeuner, sous forme de buffet bien diversifié en plein air, en faveur des invités. Déjeuner bien servi et bien garni, apprécié par tous. L’établissement est un prestataire de service, il avait reçu une commande bien précise de la part de son commanditaire l’ONMT, au sujet de la soirée de gala, transformée en cocktail dînatoire, et l’avait appliquée, engagement commercial, oblige.
La responsabilité revient donc en premier lieu au commanditaire. N’empêche que pour l’image de marque de l’établissement, pour mieux organiser une soirée promotionnelle de clôture, les dirigeants de l’hôtel devaient rediscuter la commande de soirée cocktail dînatoire, pour mieux faire… Bref, tous les deux ont participé à des prestations de basse gamme. Résultat : les invités sont partis déçus ; les Marocains scandalisés…
Et Agadir a récolté une contre publicité et une promotion ratée, à la fin du séjour des voyagistes et journalistes russes, car ce sont toujours les derniers moments qui restent gravés dans l’esprit d’un visiteur étranger..
Moralité de l’Histoire : à quoi bon inviter 350 personnes (voyagistes et journalistes) et crier haut et fort à propos de la réalisation d’un Mega Eductour russe en faveur d’Agadir si l’ONMT est incapable d’offrir à ses invités un excellent dîner de gala dont ils souviendront pour longtemps. Ce qui allait bien marquer leur esprit et participer positivement à la promotion de la destination, à travers les retombées médiatiques et commerciales… L’organisation de cet événement devrait être quasi parfaite, de A à Z. Ce n’est pas tous les ans que l’on reçoit autant de voyagistes et de journalistes à la fois. Où est donc passée l’hospitalité légendaire du Maroc, lors des dîners de gala officiels somptueux, à l’occasion d’un évènement pareil ? Pourquoi et comment les responsables de l’ONMT, DG en tête, ont-ils osé commettre un ratage pareil (le mot est faible) vis-à-vis de la destination Agadir ? Vis-à-vis du Maroc, aussi !
Il est certain que s’il y avait une bonne coordination à la base, une bonne concertation entre les responsables de l’ONMT et les professionnels d’Agadir, pour discuter ce qu’il fallait faire et ce qu’il fallait éviter, on n’aurait pas vécu ce ratage catastrophique. L’opération devrait être réalisée conjointement par l’ONMT, le CRT, les Autorités et les élus, dans une dynamique empreinte de synergie et de responsabilité, chacun dans l’ongle de ses devoirs. Ce ne fut pas le cas, malheureusement.
L’ONMT a agi en maître des lieux de la cérémonie et a raté le coche horriblement, avec ce cocktail dînatoire décevant, voire honteux et irrespectueux envers les invités étrangers, les professionnels gadiris, les autorités et les élus. Une promotion bien ratée. Une déception généralisée. Et dire qu’un avion a été affrété de Moscou, mobilisé au sol à l’aéroport d’Agadir pour quatre jours, pour cette opération. Il s’agit d’un gros porteur et non d’un petit taxi du coin, donc avec engagement d’une assez importante somme d’argent, payée en devises pour le transport aérien.… Que Dieu nous préserve des actions ratées de ce genre dans l’avenir.
L’ONMT doit se plier, dans le cadre de la régionalisation avancée, à une bonne coordination avec les professionnels du terrain et non plus se comporter en maître absolu, décideur de tout, du seul fait qu’il est l’outil étatique qui détient le budget de la promotion touristique. Budget, rappelons-le, qui provient des finances publiques, qui ne doit nullement être dilapidé pour redorer le blason de responsables centraux du tourisme, en faisant les choses comme ils le désirent, selon des objectifs personnels, sans l’adhésion des professionnels de terrain qui font du tourisme leur gagne-pain au quotidien et qui s’investissent corps, âmes, finances et temps, pour un réel développement touristique aussi bien régional que national.
Toute action à venir de promotion régionale doit se faire, désormais, dans le cadre d’une stratégie promotionnelle régionale, bien pensée, définie, chiffrée et exécutée en commun accord avec les professionnels, représentés au sein du CRT Agadir Souss-Massa et en partenariat intelligent avec les élus et les Autorités, chacun selon le champ de ses compétences et de ses responsabilités. L’ONMT doit adhérer impérativement à cette approche dynamique de travail du fait qu’il est incontournable, car il est l’outil étatique chargé de la promotion touristique sur le territoire national.
A signaler comme exemple flagrant que cela fait des années que les professionnels réclament à l’ONMT des actions de promotion concrètes de grande envergure pour le marché de la Scandinavie et des Pays Nordiques. Rien, toujours rien. Au contraire, l’ONMT a adopté des restrictions budgétaires, changé de local de la délégation et se contente de deux employés (le délégué et un agent) pour couvrir toute la zone faite de sept pays. Plus absurde et plus incompréhensible, il faut vraiment chercher, surtout pour un marché qui faisait vivre la destination plusieurs mois de l’année.
Comme quoi, les beaux discours, entretiens dans les médias sur des politiques promotionnelles ne collent pas avec la réalité du terrain et les exigences pratiques des professionnels. Le déphasage a été, malheureusement, toujours enregistré avec amertume, entre le ministère du Tourisme, l’ONMT, d’un côté, et les professionnels et opérateurs du secteur, de l’autre. Espérons que la Régionalisation Avancée mette fin à ces pratiques qui n’ont jamais servi réellement ni le tourisme national et encore moins le tourisme régional.

Agadir à l’heure du Festival international du film documentaire

libe.ma – 28/04/2016

La musique égyptienne est l’invitée d’honneur

La capitale du Souss accueille, du 02 au 07 mai prochain, la 8ème édition du Festival international du film documentaire (FIDADOC).

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L’édition de cette année sera inaugurée par la projection du film « Into Darkness » de la réalisatrice Rachida El Garani, indique un communiqué de l’Association culture et éducation par l’audiovisuel à l’origine de cette manifestation.
Placée sous le signe de l’engagement, cette édition sera marquée par une programmation dédiée aux effets du réchauffement climatique et à d’autres problématiques environnementales qui seront au cœur de la prochaine COP22 prévue en novembre 2016 au Maroc, ajoute la même source.
Toutes gratuites, les projections du FIDADOC auront lieu au siège de la commune urbaine d’Agadir (Salle Brahim Radi), à l’Université Ibn Zohr (Complexe Jamal Adorra) et dans une quinzaine d’espaces culturels, scolaires et associatifs de la commune d’Agadir et de la région Souss-Massa.
Manifestation culturelle, populaire et fortement ancrée sur son territoire le FIDADOC est devenu une référence pour le cinéma documentaire de création à l’échelle nationale et internationale.
Il s’est également imposé au fil des années comme un espace d’échanges et de formations au service de tous les documentaristes maghrébins, d’aujourd’hui et de demain.

Agadir : interdiction de la récolte des coquillages issus de Douira-Sidi R’bat

aujourdhui.ma – 27/04/2016

Agadir: interdiction de la récolte des coquillages issus de Douira-Sidi R’bat

La récolte et la commercialisation des coquillages issues de la zone conchylicole Douira-Sidi R’bat, relevant de la région d’Agadir est interdite, jusqu’à épuration totale du milieu.

C’est ce qu’a décidé le Département de la Pêche maritime suite aux résultats d’analyses effectuées par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) au niveau de cette  Zone.

En effet, ces analyses dénotent la présence de biotoxines marines dans les coquillages «à des teneurs anormales».

En conséquence, il est recommandé aux consommateurs de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels).

Aussi le département de la Pêche maritime met en garde contre «les coquillages colportés ou vendus en vrac étant qu’ils ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique»

Interdiction de la commercialisation des coquillages de Tamri-Gap Ghir et des huîtres de Boutalha et Duna Blanca

media24.com – 26/04/2016

Le Département de la Pêche maritime a décidé d’interdire la récolte et la commercialisation des coquillages issus de la zone conchylicole Tamri-Gap Ghir relevant de la région d’Agadir, ainsi que des huîtres issues des sites d’élevage d’huîtres de Boutalha et Duna Blanca relevant de la région de Dakhla, et ce jusqu’à épuration totale du milieu.product_5523620b

Cette décision intervient après plusieurs analyses effectuées par l”Institut national de la recherche halieutique (INRHJ au niveau de ces zones, qui dénotent la présence de biotoxines marines dans tous les coquillages à des teneurs anormales, indique le département dans un communiqué.
En conséquence, le département recommande aux consommateurs de ne s »approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d`identification et commercialisés dans les points de vente autorisées (marchés officiels).  » Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique », avertit le département.

Un satellite de la NASA prend une photo aérienne surprenante de la ville d’Agadir

yabiladi.com – 26/04/2016

Agadir, dans le sud du Maroc. Sa montagne qui surplombe sa longue plage de sable fin où le ballet des touristes ne s’arrête jamais ou presque.
Exit cette image touristique de la station balnéaire, un satellite de la NASA vient de livrer un cliché assez inattendu de la ville touristique marocaine.

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Dans le cadre de son projet « Earth As Art » (La Terre comme art) lancé en 2000, l’agence américaine a pris au total 168 images de la Terre vue de l’espace via  son satellite Landsat 8. Une équipe de l’agence se charge depuis de les trier et jusqu’ici 60 images ont été sélectionnées et livrées au public par série. Parmi les dernières images livrées, une photo de la ville d’Agadir est particulièrement surprenante.

La photo, reprise par le Daily Mail, montre la ville en fait sous la forme du visage d’une personne de profil. On distingue ce qui ressemblerait à un œil, un nez et une bouche. En somme un visage de profil qui regarde vers la côte atlantique d’Agadir. Sous le menton de ce qui apparaît être un visage, on distingue les fermes irriguées de la vallée du Souss (en rouge sur la photo).

D’autres clichés pris par le satellite représentent de manière tout aussi artistique, les glaciers du nord du Canada, le mont Taranaki en Nouvelle-Zélande, la mangrove d’Australie et l’Antarctique.

L’oeil, c’est le barrage Moulay Abdallah,
le nez : le cap Ghir,
la bouche : la vallée de l’oued qui débouche à Imi Ouadar
le menton : le port d’Agadir.

Dossier Spécial SIAM de l’Economiste

leconomiste.com – 26/04/2016

Le SIAM (Salon International de l’Agriculture au Maroc) se tient actuellement à Meknès (du 26 avril au 1er mai 2016)

Le quotidien L’Economiste a publié un  SUPPLÉMENT DU MARDI 26 AVRIL 2016 concernant ce Salon que vous pouvez consulter en cliquant sur sa couverture ci-dessous :

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SIAM 2016 : Un gros producteur d’oranges qui a soif

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 26/04/2016

  • Compétition entre le dessert et le jus
  • Les agrumiculteurs s’orientent vers le fruit de bouche, plus rémunérateur.
  • Le Maroc risque de ne plus produire de concentré d’orange
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 Le  Maroc est un grand producteur d’agrumes. Or, depuis quelques années il est devenu importateur net de concentré et jus. Pas moins de 80.000 tonnes d’agrumes sont ainsi importées sous forme de ces préparations (Ph. L’Economiste)

Un autre paradoxe. Le  Maroc est un grand producteur d’agrumes mais l’industrie du  jus fait appel à l’import. Bien évidemment sous forme de concentré et de jus prêt à la consommation. Comment en est-on arrivé là? Les prix très compétitifs des dérivés d’agrumes car, ils sont issus d’un système de production dédié spécialement à l’industrie du jus. C’est le  cas du Brésil qui domine le marché mondial du concentré de jus grâce notamment à ses forêts d’oranges. Et pour lesquelles la principale dépense reste le transport ou encore le coût de la main-d’œuvre pour la cueillette.
L’Egypte aussi produit beaucoup de concentré de jus, avec l’avantage de puiser l’eau d’irrigation du Nil, d’où l’absence de  stress hydrique. D’ailleurs, ce pays est passé d’une production de 500.000 tonnes à 3 millions de tonnes en quelques décennies. Et il continue à planter pour développer plus le marché des agrumes, et au lieu de la Russie, il se tourne vers les marchés traditionnels du Maroc. Ce changement a complètement modifié la donne. «Le Maroc exporte 100.000 tonnes d’oranges fraîches et il importe entre 70.000 à 80.000 tonnes de ces fruits sous forme de concentré d’oranges. Le prix de ces importations étant à 50% moins cher que celui proposé sur le marché local», explique Faudel Cherif, président de l’Association marocaine de l’industrie de transformation des agrumes (Amitag).
oranger_059«La situation est due au fait que le Maroc a démantelé les droits de douane sur le concentré en provenance d’Egypte où les usines de jus présentent un prix variant entre 60 à 75 centimes le kilo de concentré alors que les cours actuels au niveau national sont de 1,7 DH le kilo d’oranges, ce qui met cette industrie en péril», a-t-il ajouté. Un prix local élevé qui s’explique par le fait que, contrairement à d’autres pays, les producteurs doivent  tout payer au niveau de toutes les étapes de la chaîne de production. C’est ainsi que le Maroc risque de ne plus produire de concentré d’oranges puisque c’est moins cher d’importer. Il faut par ailleurs rappeler qu’avant, le verger marocain était équilibré entre petits fruits et oranges. Toutefois, comme ces dernières sont devenues très concurrencées sur les marchés traditionnels, il y a eu un certain arrêt d’extension  des oranges. Le fait étant que dans le cadre du plan Maroc Vert, le pays a planté beaucoup plus de petits fruits que d’oranges. «Le développement des plantations a connu une croissance rapide. A tel point que les objectifs du premier contrat programme ont été dépassés avant terme mais le rythme n’a pas suivi pour les oranges», explique Abdallah Jrid, président de l’Association des producteurs d’agrumes au Maroc (Aspam). «Cela s’est accentué par le fait que les oranges mettent plus de temps que les petits fruits pour entrer pleinement en production. Ce qui a aggravé davantage le déséquilibre du verger», a-t-il ajouté. Il faut rappeler aussi que le marché local est très demandeur d’oranges.

L’enjeu aujourd’hui est donc de mettre en place une politique et un système de régulation du marché local pour organiser la partition de la production agrumes au niveau national pour que chaque marché prenne les quantités dont il a besoin, à des prix rentables et bénéfiques et pour les producteurs et pour les consommateurs, conclut Mohamed Sabir, l’ancien directeur de l’usine Frumat. Et ce, d’autant plus que le marché local des jus de fruit est de 200 millions de litres, dont 155 millions sont produits de façon artisanale chez les ménages ou dans des  laiteries et cafés. Seuls, 45 millions de litres de jus proviennent de l’industrie.

Jus, une affaire de prix

L’attrait du marché local a eu pour effet le déclin de l’export des oranges. Les prix fort rémunérateurs conjugués au paiement cash ont incité les producteurs à écouler jusqu’à 80% de leur production d’oranges sur le marché local. La production nationale est donc quasiment orientée vers le marché frais. Cette configuration ne laisse pas de place pour l’industrie des jus. Pour tourner, cette dernière a besoin de prix très «compétitifs» de l’ordre de 1 DH/kg, voire moins. La solution idéale pourrait être trouvée dans le lancement de plantations orientées exclusivement vers la transformation industrielle. A charge aussi pour les industriels de payer le prix équitable.

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