Archives de mai 12th, 2016

Un nouveau directeur du Conseil régional du tourisme d’Agadir : Une expérience à l’international au service du développement régional

par Mohamed Rial – lopinion .ma – 12/05/2016

9444110-15140405

De par sa formation en économie et développement touristique,
en marketing et communication,  et compte-tenu de sa passion, son expérience, son sens relationnel et sa réactivité, sa connaissance des mécanismes de fonctionnement des administrations, mais également de la bonne connaissance des caractéristiques des différente demandes et des différents produits touristiques commercialisés à l’échelle internationale, des opérateurs leaders des marchés, d’un grand nombre de décideurs, de journalistes et de la problématique du développement, Fouad Hajoui correspond parfaitement au profil du poste de directeur du Conseil régional du tourisme d’Agadir ­Souss­-Massa.

La nomination du nouveau directeur du CRT a été annoncée officiellement par une Lettre aux administrateurs, signée par le président Guy Marrache, précisant ce qui suit :

« Suite au départ notre directeur du CRT, Monsieur Youssef Maoun, prévu pour la fin du mois, nous avons le plaisir de vous informer que notre Bureau Exécutif, réuni ce mercredi 4 mai 2016, a approuvé la nomination de Monsieur Fouad Hajoui pour assurer cette nouvelle fonction.

M. Hajoui nous a rejoint aujourd’hui même pour mettre ses compétences au service de notre Conseil Régional du Tourisme, et nous assister dans notre mission. De formation économique, complétée par un Doctorat de 3ème cycle en Tourisme et Développement, Monsieur Hajoui a poursuivi sa carrière toujours dans le domaine du tourisme, et a assuré différentes fonctions d’encadrement au sein du Ministère du Tourisme et de l’Office National Marocain du Tourisme. Sa très grande connaissance d’un nombre de marchés émetteurs importants pour notre Région, ainsi que des opérateurs internationaux du tourisme, seront un atout considérable pour lui permettre d’assurer cette nouvelle mission au sein de notre CRT.

Nous lui souhaitons la bienvenue et plein succès à la direction de notre Conseil Régional du Tourisme, et vous remercions de votre attention. »

Durant toute sa carrière, F. Hajoui a pu contribuer à développer certains marchés comme il a assumé la responsabilité de marchés différents et a participé au développement économique de régions du Maroc grâce au secteur du Tourisme. Il a assuré différentes fonctions, de la négociation des contrats de co‐ marketing avec TO, jusqu’au règlement des contrats dans les meilleures conditions, de l’organisation de fam trip, road show et work­shop, la sélection et l’encadrement des journalistes et leaders d’opinion, jusqu’à la collecte des retombées de presse.

La stratégie mise en œuvre, grâce au marketing, la promotion et la communication institutionnelle, la mise en place de lignes aériennes point à point, a engendré l’accroissement des flux touristiques et la construction de la notoriété de l’image du Maroc sur l’ensemble des marchés dont il a eu la charge dont la Scandinavie, la Russie et les marchés émergents de l’Europe de l’Est.

Conscient du rôle du secteur touristique dans le développement de l’économie du Maroc, mais conscient aussi des entraves et des mentalités, il a, durant trente ans, pu constater ses effets bénéfiques par une gestion qui préserve et respecte les cultures et civilisations, assure l’avenir par la participation active de la population locale. Hajoui a débuté sa carrière professionnelle en Octobre 1987 en tant que Directeur Régional du Ministère du Tourisme à Azilal & Béni Mellal chargé du développement du Tourisme de Montagne. De septembre 1989­ septembre 1992 : Directeur Régional du Ministère du Tourisme à Agadir. Un bon passage à la fois à Casablanca et à Marrakech. Directeur de l’ONMT à Amsterdam, PaysBas : Directeur de l’ONMT à Stockholm en charge de la Scandinavie et de la Finlande.

Directeur de l’Office National Marocain du Tourisme à Vienne en charge de l’Autriche et des marchés de l’Europe de l’Est (Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Slovénie ; la Russie et l’Ukraine jusqu’en 2010), directeur de l’ONMT à Zurich de janvier 2011 à janvier 2012.

Fort de son expérience pratique, Hajoui a acculé un savoir­faire certain et valorisant qui lui a valu et lui vaut toujours le respect des opérateurs et des professionnels qu’il avait côtoyés, notamment ceux d’Agadir où il ne compte que des amis. Fouad Hajoui revient chez les siens. La satisfaction au sujet de sa nomination a fait le tour du secteur touristique en 24 heures, laissant une impression unanime de bienvenue et d’entière disposition à collaborer avec lui pour le développement touristique de la destination balnéaire et de la région Souss­Massa.

A souligner enfin que Hajoui a accepté le poste de nouveau directeur du CRT Agadir SM, sans hésiter une seconde, preuve de l’attachement qu’il avoue à la destination, à ses professionnels et opérateurs et à son développement. Très bonne réussite et bon courage à toi Fouad pour la concrétisation de ce nouveau challenge que tu sauras bien mener. Il est effectivement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, notamment dans la conjoncture actuelle où le secteur a besoin d’hommes avec une grande d’expérience de terrain à l’international.

Le Maroc presque démuni face à la contrefaçon

par IMANE TRARI – lavieeco.com – 12/05/2016

Des articles contrefaits sont importés de manière légale avant d’être réexportés en Afrique subsaharienne ou écoulés sur le marché local. Des répliques presque parfaites sont vendues à des prix élevés.

contrefacon

Le Maroc est décidément un des acteurs incontournables du commerce de contrefaçon à l’échelle mondiale. Preuve en est qu’il vient d’être classé 11e exportateur et 6e producteur des produits contrefaits et piratés (avec 0,6% de part de la production mondiale) par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui s’est appuyée sur des chiffres communiqués par les directions des douanes mondiales pour les années 2011, 2012 et 2013.

La lecture du rapport révèle également que, d’année en année, le pays monte en régime dans ce domaine. En tout cas, les statistiques de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OPMIC) montrent clairement l’étendue du phénomène. La contrefaçon sur le marché marocain est estimée entre 6 et 12 milliards de DH, soit 0,7% à 1,3% du PIB. Ce fléau génère une perte fiscale annuelle de près d’un milliard de DH et la perte, ou le basculement dans l’informel, de près de 30 000 emplois.

Les produits de contrefaçon sont principalement importés d’Asie, particulièrement de la Chine considérée comme premier pays exportateur et producteur des articles contrefaits et piratés avec une part dépassant les 60% de la production mondiale. «Dans la plupart des cas, ces produits, qu’ils soient écoulés sur le marché national ou réexportés vers d’autres destinations, principalement l’Afrique subsaharienne, transitent par des plateformes de transbordement, principalement Casablanca, Oujda/Nador, Tanger/Tétouan, Agadir/Inzegane», selon les équipes de l’OMPIC.

Toutes les grandes marques mondiales ont leurs imitations au Maroc

Sacs à main de luxe ou chaussures de sport contrefaites, fausses montres, faux parfums…, aucune famille de produits n’est épargnée. En effet, à l’instar de ce qui se passe à l’échelle internationale, «les secteurs les plus exposés à la contrefaçon au Maroc sont principalement le textile et les articles en cuir, en l’occurrence les chaussures et les sacs. Sont aussi concernés l’appareillage électrique, les pièces de rechange automobile et les produits d’hygiène et cosmétiques». Toutes les grandes marques mondiales ont leurs imitations au Maroc. De quoi faire plaisir aux accros de la mode à la bourse modeste. Selon un importateur, les imitations de mauvaise qualité représentent près de 70% de la marchandise importée et commercialisée au Maroc. Les consommateurs de ce type de produits ne cherchent pas forcément à se procurer un produit avec un label international, «le prix est leur principal critère d’achat», explique-t-il. A l’en croire, «presque tous les articles, principalement les sacs, vêtements de sport et chaussures, vendus dans le commerce traditionnel (les souks et les kissariates) sont des imitations». De plus, la plupart des clients ne savent même pas qu’il s’agit de modèles copiés sur des marques internationales.

Si certains consommateurs achètent ces produits faute de choix où par ignorance, d’autres le font volontiers. Depuis quelques années, des répliques des grandes marques, difficile à distinguer des articles authentiques, sont vendues sur le marché à une clientèle avertie, principalement la classe moyenne de Casablanca, Rabat et Marrakech.

Des répliques difficiles à distinguer des originaux sont dédiées à une clientèle avertie

Un sac Chanel à 6 000 DH, des chaussures Louboutin à 4 000 DH, ou encore des baskets Valentino à 2500 DH et une montre Rolex à 15 000 DH. Ces articles, contrairement à la première catégorie, sont fabriqués avec des matières nobles, telles que le cuir naturel pour les sacs et chaussures, le coton ou de la laine pour les vêtements. Les contrefacteurs avancent même qu’il s’agit d’articles fabriqués dans les mêmes lignes de production des grandes marques en Chine, Turquie et même au Maroc où il existe des ateliers de sous-traitance des grandes marques telles que Furla, Vanessa Bruno, Chloé et Céline. Evidemment, ces sous-traitants utilisent presque les mêmes matières et accessoires que pour les produits authentiques. Aucun détail ne leur échappe, y compris le numéro de série à l’intérieur des sacs et la carte d’authenticité pour les autres produits. «Bien qu’ils aient les moyens financiers, les fans des grandes marques préfèrent acheter une bonne réplique que de dépenser une fortune pour un article original dont la valeur vénale baisse dès sa sortie du magasin», fait remarquer un commerçant. Selon des opérateurs très au fait des pratiques du secteur commercial, beaucoup d’articles sont importés par voie légale (c’est-à-dire que les droits et impôts y afférents sont payés), exposés et vendus dans des magasins qui ont pignon sur rue. Contactée à ce sujet, la Direction des douanes et impôts indirects n’avait pas donné suite à notre demande à l’heure où nous mettions sous presse.

Réseau Entreprendre Maroc et Fondation OCP: 440 porteurs de projets seront accompagnés d’ici 2018

par Kawtar Tali – aujourdhui.ma – 12/05/2016

Réseau Entreprendre Maroc et Fondation OCP: 440 porteurs de projets seront accompagnés d’ici 2018

OCP Entrepreneurship Network s’engage à soutenir le Réseau Entreprendre Maroc pour la promotion de l’entrepreneuriat sur ses différents domaines d’intervention.

Ils seront 440 porteurs de projets à bénéficier, pour une durée de trois ans, de l’accompagnement de la Fondation OCP et le réseau Entreprendre Maroc. Un partenariat qui contribuerait à la création de 2.200 emplois à l’horizon 2018. C’est ce qui ressort de la convention signée, mardi à Casablanca, par les deux parties.

A cet effet, OCP Entrepreneurship Network s’engage à soutenir le Réseau Entreprendre Maroc pour la promotion de l’entrepreneuriat sur ses différents domaines d’intervention. Ceci concernera l’accompagnement technique et financier à la création d’entreprises, le soutien à la croissance des entreprises existantes, l’encouragement à l’innovation, l’entrepreneuriat féminin et l’entrepreneuriat social. «Nous avions déjà mutualisé nos efforts avec OCP, en 2013, pour encourager l’entrepreneuriat dans des villes chères à l’Office Chérifien, à savoir Benguerir, Khouribga et El Jadida», explique Aziz Qadiri, président de Réseau Entreprendre Maroc. Et de poursuivre que «la convergence de nos missions, qui visent à favoriser l’entrepreneuriat des jeunes marocains et la création de PME, explique les raisons de ce nouveau partenariat».

La Fondation OCP se réjouit également de cette coopération renouvelée. «Ce partenariat rentre dans le cadre de nos efforts d’accompagnement du développement de l’écosystème entrepreneurial marocain. Les valeurs qui animent le Réseau pour la valorisation des talents entrepreneuriaux ainsi que son étendue au-delà du Maroc ne pourront qu’être des leviers favorables au développement économique de nos régions», souligne Outmane Hassani, directeur de l’OCP Enterpreneurship Network au sein de la Fondation OCP.

Créé en 2005, le Réseau Entreprendre Maroc s’appuie sur 7 sections opérationnelles. Il s’agit, en effet, de celles de Casablanca, Marrakech, Agadir, Rabat, El Jadida, Khouribga et Benguerir. Le Réseau s’inscrit par ailleurs dans une dynamique d’extension. De nouvelles antennes seront implantées prochainement en l’occurrence à Tanger, Oujda, Fès et Laâyoune.
Notons que depuis sa relance en 2011, le Réseau Entreprendre Maroc a connu l’adhésion de 160 chefs d’entreprise et cadres dirigeants. Ces professionnels se sont engagés bénévolement auprès de jeunes entrepreneurs marocains. Ainsi, près de 7 milliards de dirhams de prêts d’honneur ont été débloqués à ce jour, soit un prêt moyen de 75.000 dirhams par lauréat. L’accompagnement, offert gratuitement par Réseau Entreprendre Maroc, a contribué à la création de 343 emplois.

Maroc, le Sud rêvé

par Gilles Denis –  lesechos.fr – 12/05/2016

C’est une route qui s’apparente à celle des rêves de caravaniers et qui flirte avec l’imaginaire. Au cœur des paysages les plus beaux du Maroc, voici d’Agadir à Skoura, une expérience de l’aventure version nomade de luxe.

1221463_maroc-le-sud-reve-web-tete-021925664611

Il n’y a pas d’alternative. Pour goûter cette route rêvée qui va d’Agadir à l’oasis de Skoura, à quelques dizaines de kilomètres de Ouarzazate, en effleurant tout à la fois les fureurs de l’Atlantique et les mystères de sable du désert, il faut se décider à lâcher prise. Oublier de demander quelle sera la prochaine étape, accepter la surprise qui surgit, accueillir les contrastes, laisser la route s’emparer d’elle-même, car elle est la métonymie du voyage. Et les voyages se vivent plus qu’ils ne se racontent ou ne se photographient. Surtout quand ils sont construits comme une expérience et que leur narration est rétive à tout déroulé. C’est le cas de cette Route du Sud, ouverte il y a moins d’un an à quelques privilégiés. Malgré la beauté de son nom, son tracé ne recouvre aucune réalité historique bien avérée, quand bien même elle croise les anabases extraordinaires et bien réelles des caravaniers d’hier et d’avant-hier, revenant d’Afrique subsaharienne en transportant sel et trésors. C’est parce qu’on a toujours imaginé leurs aventures et les vicissitudes de leurs destins que, soudain, le décor peut paraître familier, quand, au détour d’un canyon de pierre, jaillit une palmeraie comme celle d’Akka et que l’on s’y arrête pour quelques instants de pause, sur des tapis jetés à même le sol : seuls le bruissement de l’air dans les branches des palmiers et celui de l’eau qui s’écoule entre les lauriers-roses pourraient perturber la rêverie. Rien ne semble pouvoir percer le silence et le combat perpétuel que la terre livre ici au soleil. Soudain, des rires d’enfants qui passent sur le chemin les ramenant de l’école. Ils sourient aux visiteurs et se pressent. Le silence de nouveau. Et puis le bavardage de femmes qui rentrent après avoir cultivé le lopin de blé ou de luzerne ponctuant ces oasis à l’irrigation savante venue du fond des âges.

1221463_maroc-le-sud-reve-web-tete-021925568203

La modernité se fait discrète dans ces paysages du Grand Sud. Seules les routes impeccables et l’entrée souvent monumentale des bleds et de villes comme Guelmim viennent replacer les lieux dans le contexte historique : la région, éloignée des grandes cités impériales, a toujours été un symbole choyé par le pouvoir. Au xxie siècle, on n’a pas baissé la garde : les infrastructures sont là, et les montagnes se couvrent parfois d’inscriptions célébrant Dieu, le roi et la patrie. Peu importe que l’exode rural ait frappé ici comme ailleurs et que nombre de villages paraissent désertés. Accrochés à la montagne, ils semblent arrachés à un tableau de Majorelle, avec leurs anciennes maisons de pisé ne résistant pas à l’écoulement du temps et à la force des vents : elles fondent sur elles-mêmes dans une manière de retour à la terre, se confondant avec le relief, comme si elles avaient rendu les armes face à la violence des éléments. Comment pourraient-elles d’ailleurs résister dans ces paysages marqués par l’érosion ? Ce Sud-là est une manière de galerie de géologie à ciel ouvert. Voici en noir et ocre, rouge et gris, soulignés du vert des limons, un résumé en Cinémascope de l’histoire de l’univers entre lacs asséchés le long des dunes, montagnes aux plissés vertigineux et aux allures de déferlante, cuestas aux arêtes interrompues, champs de pitons rocheux, rocs alignés comme des colonnes vertébrales de géants, canyons camouflant des oueds, reliefs aux allures de Monument Valley, hauts plateaux et ergs plombés par le soleil d’où pourraient surgir des cavaliers du désert des Tartares à la poursuite d’Antinéa, version Atlantide de Pierre Benoit – à dire vrai, on y croise plutôt d’indifférents dromadaires. Quand on quitte l’asphalte pour la piste, le paysage ne se fait pas moins romanesque. Et l’odeur âcre de la terre vient écorcher la gorge comme pour rappeler que le combat est perdu d’avance face à cette nature triomphante.

Le panorama depuis la Maison des Arganiers, à quelques kilomètres d’Agadir-DR.

Et pourtant, l’homme est toujours là. Même ceux qui sont partis vers les grandes villes ou l’étranger reviennent régulièrement : ils ont rebâti à quelques mètres des maisons de leurs pères. Leurs transhumances ne troublent pas la modestie de la vie de ceux qui sont restés dans les oasis. On y croise des vieillards, des jeunes et des femmes assurant travaux agricoles et domestiques. Le matriarcat n’est pas qu’un phantasme de chercheur en anthropologie : le soir, c’est le chant des femmes qui résonne, rythmé par l’appel du muezzin. Sans doute les temps ont changé et les récoltes de cette agriculture vivrière d’orge, de blé et de luzerne ne rejoignent plus les agadirs, ces greniers collectifs érigés sur des pics défendables, à l’instar de celui d’Amtoudi, ou prenant en plaine l’allure de véritables ksars, comme Aït Kin, aux tours crénelées, pour échapper aux pilleurs. Ceux-ci n’ont même pas été remplacés par les touristes : il n’y a pas vraiment d’infrastructures pour les accueillir en nombre. Les rares que l’on croise sont de dynamiques retraités français traçant la route dans leurs caravanes climatisées. Cela n’altère pas la routine des bergers avec leurs cortèges de biquettes et de moutons. Les premières se régalent volontiers de ces arganiers ponctuant le début de la route, autour d’Agadir. Les plus audacieuses grimpent même sur ces robustes épineux qui sont l’une des principales ressources de la région depuis que l’huile d’argan a conquis ses lettres de noblesse au tournant du siècle. L’argan, concurrencé aujourd’hui par les figuiers de barbarie dont ont dit qu’ils pourraient devenir un nouvel or vert grâce aux vertus que leur trouverait l’industrie cosmétique : alors, à quelques kilomètres de l’Atlantique, ils couvrent des montagnes entières, les piquant de vert et du rose de leurs fleurs. Pas d’utilisation commerciale en vue en revanche pour les acacias – sinon pour baptiser le miel. Ils sont les seuls, avec quelques rares buissons de thym, d’armoise et d’absinthe, à supporter le climat dès que l’on entre dans ces terres. La route calligraphie alors une immense apostrophe inversée s’élançant vers le désert de sable, là-bas au loin. Avant d’atteindre ces dunes et les campements de luxe qui accueillent pour une ou deux nuits amoureux de Théodore Monod et de Lawrence d’Arabie, on aura goûté la fraîcheur de ces oasis qui sont la ponctuation du Sud. Elles sont plus ou moins grandes, plus ou moins entretenues. Avec leur allure de cliché de jardin d’Éden d’orientalistes, elles camouflent sous leurs frondaisons de palmes une vie autarcique, loin du fracas du monde. Même Skoura, la dernière étape, pourtant proche de Ouarzazate, échappe au tumulte. Quand, soudain, au détour d’un lacet apparaissent les eucalyptus et, au fond, l’Atlas enneigé, on sait que la fin du voyage est proche. Elle est douce dans le refuge qu’est Dar Ahlam, cette casbah reconstruite par un doux rêveur, Thierry Teyssier, au cœur de l’oasis. Un lieu échappant lui aussi aux troubles de la vie : quand on y arrive, il faut laisser le temps s’arrêter dans les jardins, prêter l’oreille au bruissement du vent et de l’eau, accepter de lâcher prise. Et se dire que l’on grandit à chaque étape.

Y aller

Partenaire de Maisons des rêves, Exclusif Voyage, agence de voyages spécialisée sur le sur-mesure depuis 1998, propose la Route du Sud, un itinéraire nomade à travers les oasis du Sud marocain, à partir de 6 000 euros par personne (pour une expérience à 2 ou 3) et de 5 000 euros par personne (pour une expérience à 4, 5 ou 6), incluant 6 nuits en Maisons des rêves, campement de luxe et, à Dar Ahlam, tous les repas et collations, les boissons soft, vins et alcools (sauf certains vins à la carte et le champagne), itinéraire privé en 4 x 4 avec chauffeur, guide et majordome. Tél. : 01 42 96 00 76. http://www.exclusifvoyages.com

Partir

La Route du Sud est la création onirique d’un amoureux de voyage, Thierry Teyssier. L’homme n’est pas un inconnu : il a déjà à son actif la création des Maisons des rêves, dont la première est Dar Ahlam, dans l’oasis de Skoura, à côté de Ouarzazate. Une casbah recréée et posée dans un jardin signé Louis Benech. Il y a développé un nouvel art de l’hospitalité, tout en surprise et chuchoté : ni télévision ni salle à manger, mais des lieux nouveaux à chaque heure de repas et un service personnalisé qui permet à chacun de se croire seul au monde, y compris lors des excursions-événements proposées. C’est le même esprit qui l’a conduit à imaginer cette Route du Sud qui, sur plus de 1 200 kilomètres, permet de découvrir en individuel cette partie jusque-là inaccessible du Maroc. À bord de 4 x 4 avec chauffeur, on part accompagné d’un butler, véritable Aladin qui va multiplier les surprises sur la route, entre pique-niques face à des panoramas d’exception, pauses gourmandes et rencontres. Avec toujours le privilège absolu de n’être qu’entre soi. Cinq étapes sont prévues, dont trois dans des maisons recréées par Thierry Teyssier, une dans un camp nomade posé sur les dunes de sable et une à Dar Ahlam. Au sommet d’un village de chevriers surplombant les cultures d’argan, la Maison des arganiers constitue la première pause : pierre blanche et bois sculpté des portes, goût de l’authentique et literie de luxe, salle de bains aux allures de salon, décoration contemporaine émaillée de touches locales. En la quittant, après avoir goûté le lait d’amandes et les dattes de bienvenue, on abandonne les valises pour adopter des malles et débuter le chemin de rêves qui conduit à la Maison de l’oasis, à Tighmert, hybride de camp de luxe et d’habitat traditionnel, avant de rejoindre la Maison rouge, accrochée à la montagne dans un village de femmes. Luxe discret imaginé par le studio KO – qui réalisera bientôt le musée Saint Laurent, à Marrakech –, entre respect de l’authenticité et harmonie avec l’esprit de chaque lieu – le linge de table et de maison, la vaisselle sont réalisés en Italie et changent à chaque étape. Ajoutez-y une cuisine simples et raffinée, entendue comme le prolongement de l’expérience et réalisée par les équipes de Thierry Alix – les desserts, eux, sont imaginés par Pierre Hermé et Philippe Conticini, de la Pâtisserie des rêves. Tout est dans une personnalisation à l’extrême, dans l’anticipation des désirs et dans une volonté de faire plaisir. Une réussite exemplaire – des départs ont lieu chaque jour, chaque lieu étant privatisé –, repoussant les limites du voyage. Les deux dernières nuits à Dar Ahlam permettent de prolonger l’expérience. Le retour à la réalité est d’une cruauté inouïe.

http://www.darahlam.com

 

À savoir

L’aventure n’est pas adaptée pour les plus jeunes enfants ni pour les personnes à mobilité réduite. À partager à deux ou avec des amis.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/week-end/voyages/voyages/021916844718-maroc-le-sud-reve-1221463.php?R0gUQIuf4m44MmKA.99

M. Daoudi appelle à Agadir au partage des recherches scientifiques sur l’environnement en Afrique, Amérique latine et Europe

mapexpress.com – 12/05/2016

Agadir-Congres-changements-climatiques-et-developpement-Daoudi

Agadir- Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, Lahcen Daoudi, a appelé, mercredi à Agadir, à partager les recherches scientifiques relatives à l’environnement et à la lutte contre les changements climatiques en Afrique, Amérique latine et en Europe.

Produits de la mer Valoriser jusqu’à zéro déchet, la nouvelle course

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 11/05/2016

  • L’industrie de la pêche innove pour assurer la durabilité
  • Il y a encore beaucoup à gagner avec la sardine, star des présentoirs
  • Les idées de l’Agadir Haliopole Cluster et l’INRH pour des coproduits à partir de tous les poissons
L’innovation est la condition sine qua non pour faire du secteur un vrai levier  de développement et pour préserver les ressources qui connaissent une diminution notable ces dernières années (Ph. Bziouat)

L’innovation est la condition sine qua non pour faire du secteur un vrai levier de développement et pour préserver les ressources qui connaissent une diminution notable ces dernières années (Ph. Bziouat)

Dans le secteur de la pêche, l’innovation est une source incontournable de création de richesse. En effet, en plus de la création de la valeur, elle permet l’optimisation de la ressource et présente un avantage concurrentiel certain. Il faut rappeler dans ce sens le plan Halieutis qui fixe comme but stratégique à la recherche halieutique d’être en mesure de produire à l’horizon 2020 toute la connaissance scientifique nécessaire à une gestion durable du secteur halieutique. Et ce, d’autant plus que la nourriture de demain, c’est le poisson. Tout le monde s’accorde à le dire. Et cette nourriture doit être disponible, facile à consommer, pas cher. Elle doit aussi être diététique, favoriser la longévité et être produite dans des conditions qui respectent le développement durable. «Tous ces critères rentrent en jeu dans la production de la nourriture de demain, ces paramètres sont d’ailleurs des indicateurs qui doivent nous guider pour faire de l’innovation à travers la recherche développement, qui doit inclure tous ces éléments», explique Mohamed Bouayad, président d’Agadir Haliopole Cluster (AHP). «C’est à partir de là que nous devons orienter la recherche, les essais», a-t-il ajouté. Il faut noter qu’il y a un autre critère tendance qui vient s’ajouter à la liste. C’est la recherche du produit le plus naturel possible, pas trop énergétique, avec par exemple, trop de sucre ou de matières grasses néfastes pour le cœur. Il faut également qu’il contienne le moins d’additif possible. L’endroit où on pêche doit être indemne de produits toxiques, de rejets industriels ou ménagers. Il est essentiel en effet qu’il soit exempt de toute substance toxique, insecticide, pesticide ou autre antibiotique, pouvant provoquer des maladies. C’est dans ce sens qu’entre en compte le système de labellisation des pêcheries qui permet d’obtenir les certifications nécessaires. «Bien que ce soit difficile, le fait de respecter tous ces éléments est une innovation en soi, car cela nous permet de dépasser le stade primaire et même la transformation industrielle qui se contente de fabriquer des produits à moindre frais possible mais avec le plus de bénéfices», insiste Bouayad.
L’innovation, c’est aussi le respect des conditions de durabilité et de régénération de la richesse halieutique. Elle implique aussi que les pêcheurs qui exploitent ces richesses en donnant de leur vie, santé et temps, puissent en profiter en partageant la valeur au niveau des ventes. Or, l’évaluation de l’étude de la chaîne de valeur démontre que c’est ce premier maillon, qui pourtant fournit le plus d’efforts, qui en profite le moins.

sardines_070.jpg

Si la valorisation est étendue à l’extrême, elle peut alors concerner environ 55% des captures.  Pour le moment, seule 45% de la sardine est utilisée par la conserve et la congélation. 25% du corps de la sardine est tout simplement jetée car ne correspondant pas au calibrage des boîtes de conserve. Les 30% restants et qui concernent la tête, les viscères, la queue, les nageoires et les écailles peuvent être utilisés pour la fabrication de pâtés ou saucisses de sardines, de sauces

Sachant que même ce petit gain n’est pas assuré étant donné que des fois, il récolte d’autres fois non. Et quand bien même c’est le cas, il vend le produit à un faible prix. In fine, c’est le détaillant qui profite le plus de la chaîne de valeur. «Pour répartir les richesses de manière juste et professionnelle, il faudrait éliminer un certain nombre d’intermédiaires d’où l’intérêt d’organiser les pêcheurs en coopératives», selon les professionnels. En effet, ces structures font le conditionnement et la transformation et à la limite vendent directement aux consommateurs. La notion de répartition équitable des richesses est ainsi une attitude innovante en soi.
Innover, c’est aussi avoir une vision et une visibilité sur les exigences des consommateurs et avoir une réponse industrielle adéquate. L’objectif étant de vendre plus et surtout mieux. Il est donc essentiel de savoir ce que veulent les consommateurs pour s’adapter à la demande, réduire les rations afin de réduire les prix et limiter le gaspillage. C’est ainsi que sur les marchés, au lieu des barquettes d’un kilo d’anchois marinés par exemple, l’offre est passée à 400 gr puis à 150 gr. Les industriels réfléchissent aujourd’hui à la production de barquettes de 50 gr plus économiques. «Il faut anticiper sur les marchés du futur et sur les habitudes des consommateurs, c’est à partir de là qu’on peut faire de l’innovation en termes de produits  variés et bons pour la santé», note Mohamed Bouayad.

Eliminer les intermédiaires

Le challenge aujourd’hui pour les industriels est de réduire le taux de déchets. L’idée est de vendre le produit le moins cher possible. Pour ce faire, il faudrait récupérer le manque à gagner quelque part en valorisant, notamment les déchets. Qui sont désormais appelés «coproduits» et qui sont vendus au même prix, voire plus, que les produits directement propres à la consommation humaine. Un exemple, avec les coproduits utilisés pour la farine de poisson, on peut fabriquer du pâté de poisson qui, pour le même conditionnement et grammage est vendu plus cher que la boîte de conserve de sardines. Etant donné que la réalisation de pâté exige tout un savoir-faire. Alors que le processus est plus simple pour la conserve de sardine qui est juste mise en boîte avec au choix, de l’huile, une sauce, un brin de persil ou un poivron… Pour précision, c’est le collet qui est utilisé pour la fabrication du pâté. Cette partie de la sardine, entre l’abdomen et la tête, n’est pas comestible directement mais elle le devient grâce à un processus très ancien qui s’appelle la fermentation. C’est d’ailleurs le même procédé qui est utilisé dans la fabrication de sauces à base de poisson. Le Nuoc mam  par exemple est une sauce salée, issue de poisson fermenté, dans la préparation de laquelle sont utilisés têtes et viscères qui contiennent les enzymes et bactéries permettant la fermentation. Sur le marché, le flacon d’un huitième de litre de cette sauce coûte 20 DH (Soit près de 160 DH le litre)! Alors qu’elle est produite à partir d’une partie de la sardine qui se vend habituellement à 3 DH le kilo! Ainsi, avec une simple sardine, on peut fabriquer une boîte de conserve,  des sardines en pâte ou en saucisses, du Nuoc mam… «L’innovation, c’est la valorisation jusqu’à zéro déchet», commente Bouayad. Dans le même contexte rentrent les condiments alimentaires comme les arômes de poisson qui peuvent aussi être vendus sous forme de poudres. Goût de crevettes, crabes, langoustes… au choix. Par exemple, la poudre de crevettes qui peut être fabriquée à partir des carapaces. Mise dans des salières, elle servira à aromatiser les pâtes et autres plats. C’est un projet sur lequel travaille Agadir Haliopole Cluster avec le Centre spécialisé de technologie et de valorisation des produits et coproduits de la mer (INRH). Dans le programme 2016 est prévu également un travail sur d’autres produits: des raviolis ou pâtes à base d’algues de poisson. L’autre innovation pour les chercheurs de ces deux structures est d’essayer de fabriquer un aliment pour l’aquaculture. Ces produits étant en général importés à un prix trop cher et pas rentable pour les entreprises. L’enjeu est donc de fabriquer cet aliment le moins cher et le plus efficace possible et avec des ingrédients marocains.

Produits de la mer : Une structure pour encourager l’innovation

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 11/05/2016

produits-de-la-mer

  • Les pôles de compétitivité, nouvelle forme d’organisation industrielle
  • Agadir Haliopole Cluster en exemple
  • Recherche, développement, innovation… les engagements

Améliorer la compétitivité des entreprises du secteur de la pêche et l’industrie de transformation des produits de la mer. C’est la mission du pôle de compétitivité Agadir Haliopole (AHP). Un pôle reconnu aussi en tant que Cluster et soutenu dans un contrat-programme par le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique dans le cadre de la stratégie Emergence. Conçue dans la Région Souss Massa, cette structure accompagne la mise en place du parc industriel Haliopolis de façon à promouvoir l’installation d’entreprises innovantes et à valeur ajoutée au sein de la région. «Agadir Haliopole Cluster fédère un réseau d’entreprises et d’institutions de recherche et de formation autour d’ambitions communes, de projets collaboratifs innovants et d’actions permettant la promotion du secteur de la pêche et de l’industrie de transformation des produits de la mer», explique Mohamed Bouayad, président de la structure. Il faut préciser que les entreprises adhérentes à l’AHP bénéficient d’accompagnement dans l’investissement afin d’augmenter le capital «compétitivité». Elles intègrent ainsi un réseau de professionnels et d’experts permettant d’accéder à de nouvelles possibilités de collaboration. L’AHP joue de plus un rôle de référence pour l’émergence, l’accompagnement, la labellisation et la recherche de financement de projets collaboratifs innovants, afin de développer de nouveaux procédés. Avec le souci d’encourager une pêche compétitive et durable. In fine, l’innovation, la R&D, l’accompagnement des projets, le financement… sont des actions dont la feuille de route doit contribuer à la promotion de la région et contribuer à l’attractivité du territoire.
Les projets labellisés, en plus d’être innovants, doivent répondre à un caractère collaboratif et regrouper au moins deux entreprises. D’un autre côté, le projet doit avoir des retombées économiques régionales. Pour rappel, les efforts concentrés d’Agadir Haliopole Cluster lui ont permis d’être distingué à l’échelle internationale. Il a ainsi obtenu le label européen «Label Bronze» «Striving for excellence» de la part de European Cluster Excellence Initiative.

Orientations futures

En plus des actions structurelles et habituelles, AHP Cluster continue en 2016 à concentrer ses efforts sur le renforcement de sa capacité à favoriser les partenariats et à construire des projets coopératifs. Et sur sa capacité à piloter des projets innovants. Tout en concrétisant des synergies régionales entre industriels et laboratoires en les faisant communiquer ensemble et en mutualisant leurs connaissances. En tant que catalyseur d’idées neuves et facilitateur de l’émergence de projets innovants et rentables, le pôle lancera des appels à projets et organisera des concours d’idées et d’innovation dans le secteur de la pêche et des industries annexes durant l’année en cours. Par ailleurs, un inventaire des organismes de financement publics et privés sera dressé en vue de mettre en place des axes de collaboration. «Il a été démontré dans d’autres pays à grande tradition de cluster que la labellisation d’un projet et le soutien de l’équipe permanente crédibilisent ce dernier lui ouvrant les portes des organismes de financement», nous indique-t-on.

Intempéries : Le ministère de la santé lance un plan médical

par Mohamed Badrane – aujourdhui.ma – 11/05/2016

«Les unités médicales mobiles vont intensifier les visites dans les zones touchées au niveau des cinq provinces ciblées ainsi que l’organisation de campagnes médicales spécialisées afin de fournir des prestations médicales, de la prévention et de la sensibilisation en faveur des populations touchées».

AL HOUSSAINE LOUARDI, MINISTRE DE LA SANTÉ

Le Pr. Al. Houssaine Louardi, Ministre de la Santé

Suite aux récentes intempéries dans plusieurs régions du pays, le ministère de la santé vient de lancer un plan médical en vue de renforcer les capacités d’intervention et de prise en charge des populations sinistrées. Selon les responsables du ministère, «le plan couvre cinq provinces, à savoir Khénifra, Chichaoua, Al Haouz, Ouarzazate et Taroudant à partir du lundi 9 mai jusqu’à la fin du même mois». Pour la même source, «il s’agit d’une opération spéciale visant le renforcement de la couverture médicale des zones sinistrées à cause des dernières pluies». Ces mesures interviennent après que le ministère de la santé a déjà mobilisé des moyens d’intervention urgents pour faire face aux premiers dégâts.
«Le nouveau plan repose sur la stratégie de couverture médicale mobile via les unités médicales nomades et les caravanes médicales spécialisées avec la prise en charge de tous les cas compliqués au niveau des centres hospitaliers de références au nombre de 11 (hôpitaux provinciaux, régionaux et universitaires)».

Plus concrètement, le ministère annonce que «durant toute la période du nouveau plan, les unités médicales mobiles vont intensifier les visites dans les zones touchées au niveau des cinq provinces ciblées ainsi que l’organisation de campagnes médicales spécialisées afin de fournir des prestations médicales, de la prévention et de la sensibilisation en faveur des populations touchées».
Au total, quelque 260 interventions sur place ont été effectuées, ainsi que sept campagnes spécialisées avec la mise en place d’un système de coordination entre les unités d’intervention, les caravanes médicales et le réseau de prise en charge urgente. Le ministère confirme la mobilisation de 169 cadres entre médecins, infirmiers et pharmaciens.

Sur le plan logistique, les responsables ont mobilisé 21 unités médicales mobiles, 21 ambulances ainsi que 4 camions et hôpitaux mobiles. Il faut dire que les premières pluies qui se sont abattues sur certaines régions du pays durant la première semaine du mois de mai ont causé des dégâts matériels et humains importants. Selon un bilan du ministère de l’intérieur, six personnes avaient trouvé la mort, suite aux inondations provoquées par les fortes pluies qui se sont abattues, mercredi et jeudi derniers, sur les provinces de Taroudant et d’Ouarzazate.

La province de Taroudant figure parmi les plus touchées avec quatre morts d’une même famille qui ont été emportés par l’oued Oughri. Dans la province d’Ouarzazate, une femme est décédée après que les eaux et la crue des inondations ont submergé sa maison au douar Tasmart dans la commune de Ghassat, alors qu’un individu est décédé lors d’une tentative de traverser oued Dadès au niveau du douar Aska, Caïdat de Skoura.
Les autorités affirment que des précautions ont été prises alors que les habitants des zones à risque d’inondation ont été informés des dégâts éventuels pouvant être causés par les mauvaises conditions climatiques.

S’agissant des prévisions météorologiques, un bulletin spécial publié hier, mardi, annonçait des pluies ou averses fortes et des vents forts, notamment dans les provinces d’Agadir Ida-Outanane, Agadir Ait-Melloul, Essaouira et Chichaoua ainsi que les régions de Ouazzane, Khemissat, Meknès et Taounate.

6ème édition du Symposium international sur les matériaux et technologies de l’aéronautique à Agadir

media24.com – 11/05/2016

Les travaux de la 6ème édition du Symposium international sur les matériaux et technologies de l’aéronautique ont débuté, mercredi à Agadir, avec l’esprit d’établir un rapprochement entre corps scientifique spécialisé, industriels et autorités compétentes dans le domaine de l’aéronautique.

a380_composite

Initié par l`Académie Internationale Mohammed VI de l`Aviation Civile (AIAC) en partenariat avec l`Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), l`Université de Québec à Rimouski, l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes (France), l’INSA de Rouen (France), Sup Meca de Paris, l’Université du Havre, l’Université de Technologie de Troyes et l’Association Marocaine des Matériaux et Technologies de l’Aéronautique (AMAMTA), ce symposium est organisé avec l’ambition de créer un pôle de recherche autour des nanomatériaux, de créer les conditions propices à l’émergence d’activités dans le domaine de l’aéronautique (notamment dans la maintenance) et d’accompagner la mise en oeuvre du plan émergence au niveau national.

« Il s’agit aussi de contribuer, par le biais de ce symposium, à l’attractivité de notre pays comme plateforme émergente pour i’accueil des industries dans ce secteur », a déclaré à la MAP le directeur de l’AIAC, Abdellah Menou.

Quelques 120 congressistes venant de plusieurs pays se pencheront, trois jours durant, sur des thèmes tels que « Matériaux composites de nouvelle génération », « Avancées technologiques dans les constructions aéronautiques et la maintenance », « Avancées techniques dans les transports aériens et la sécurité des vols », « Dimensionnements des pièces aéronautiques », « Fiabilité en aéronautique » ou « Les procédés de mise en œuvre des matériaux composites ».

Programmée par Binter : Une nouvelle liaison entre Tenerife et Agadir

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 11/05/2016

La ville d’Agadir dispose désormais d’une nouvelle ligne aérienne la reliant aux îles Canaries. Cette troisième connexion est programmée par la compagnie aérienne Binter et rentre dans le cadre de la mise en place d’une offre promotionnelle entre Tenerife et Agadir.

ATR-72-600-Binter

Il est à rappeler que le vol connectant les deux destinations a été programmé depuis le 2 mars dernier.
En effet, la compagnie aérienne a ajouté un vol direct avec Tenerife aux deux fréquences hebdomadaires déjà opérées entre Agadir et l’Île Gran Canaria les lundis et vendredis.

Cette troisième ligne vient ainsi compléter l’offre de Binter en opérant les mercredis avec une durée approximative d’une heure et cinquante minutes. Les avions utilisés pour ces fréquences sont du type ATR 72. «Les vols directs avec Tenerife ne sont pas totalement nouveaux pour Binter. Depuis l’été dernier la compagnie aérienne canarienne connecte cette île à la ville d’Agadir afin de promouvoir le tourisme et les relations entre les deux destinations. Cette liaison devient maintenant régulière», soulignent les responsables de Binter.

Cette offre promotionnelle est valable jusqu’au 30 juin et permet aux passagers d’acquérir leurs billets aller /retour à hauteur de 88,45 euros.  Pour rappel, la compagnie Binter arrive au terme de cet été à 12 fréquences aériennes au Maroc. Elle a ainsi commencé la liaison entre le Maroc et les îles Canaries depuis 2005 lorsque la compagnie a commencé son expansion internationale. Depuis, la fortification des liaisons a augmenté.
Les destinations Laâyoune et Marrakech ont été les premières à être desservies en 2005. En 2012, Binter a commencé à programmer Casablanca et Agadir.

De ce fait, l’aéroport Mohammed V disposera de deux vols par semaine (les jeudis et dimanches) et ce du 17 juillet au 8 septembre alors que l’aéroport Al Massira d’Agadir dispose de trois fréquences hebdomadaires tous les lundis, mercredis et vendredis.

%d blogueurs aiment cette page :