Archives de mai 16th, 2016

Le roi de la tomate marocaine dans les Pyrénées Orientales

par Frédérique Michalak – lindependant.fr – 16/05/2016

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Au Maroc, près d’Agadir, la société de Taquie-dine Cherradi produit un million de plants, dont 700 000 de tomates, sur plus de 300 hectares. Le reste de la production marocaine étant constituée de melons, courgettes, haricots, poivrons…

Matysha expédie 23 000 tonnes à l’export grâce à sa plate-forme commerciale installée sur 5 000 m2 du marché Saint-Charles, à Perpignan. Et désormais, Taquie-dine Cherradi entend également produire dans les Pyrénées-Orientales.

Rencontré le mois dernier au MedFEL, le salon professionnel des fruits et légumes de Méditerranée qui se tient à Perpignan, l’homme d’affaires a dévoilé un ambitieux projet local.

■ 28 emplois annoncés

«Pour l’instant, on ne produit qu’au Maroc, mais on va produire ici en 2017, annonce le PDG de Matysha. On commencera par une exploitation pilote de 10 hectares de serres». De quoi imaginer la taille de l’exploitation définitive… Et si le site n’est pas encore connu, l’homme promet déjà la création de 28 emplois et une production étendue des tomates aux salades, «et peut-être à la gariguette».

De quoi aider le groupe à atteindre son objectif : passer d’un à trois millions de plants produits «dans les années à venir». En attendant, Matysha affiche un chiffre d’affaires annuel de 35 millions d’euros «hors Russie, car il y a l’embargo», veut préciser Taquie-dine Cherradi.

Agadir: Clôture de La 6ème édition du Symposium International sur les technologies de l’aéronautique ACMA2016

aeronautique.ma – 15/05/2016

Agadir: Clôture de La 6ème édition du Symposium International sur les technologies de l’aéronautique ACMA2016
La 6ème édition du Symposium International sur les technologies de l’aéronautiqueACMA2016 s’est tenue à Agadir du 11 au 14 Mai 2016, organisée par l’’Académie Internationale Mohammed VI de l’Aviation Civile (AIAC).

La conférence était organisée en partenariat avec l’OFPPT, l’Université de Québec à Rimouski, l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes (France), l’INSA de Rouen (France), Sup Meca de Paris, l’Université du Havre, l’Université de Technologie de Troyes et l’Association Marocaine des Matériaux et Technologies de l’Aéronautique (AMAMTA).

L’événement visait à établir un rapprochement entre corps scientifique spécialisé, industriels et autorités compétentes dans le domaine de l’aéronautique. Il s’agit aussi de contribuer à l’attractivité de notre pays comme plateforme émergente pour l’accueil des industries du secteur.

Plus de 100 congressistes venant de plusieurs pays ont pris part à cette rencontre internationale, pour faire le point sur les derniers développements réalisés dans ce domaine tant sur les plans fondamental qu’appliqué.

Le Musée municipal du patrimoine amazigh d’Agadir: une mémoire pour un territoire

par Fatiha ABOULHORMA – mapexpress.ma – 16/05/2016

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Fort d’une riche collection de bijoux et d’objets de la vie quotidienne, le Musée municipal du patrimoine amazigh d’Agadir, sis en plein centre-ville, n’a point cessé, depuis il y a bientôt 16 ans, de rayonner en tant qu’institution culturelle, qui tente de restituer doucement les fragments épars d’une mémoire qui refuse de mourir.

Ouvert un 29 février 2000, date-anniversaire qui rend l’écho de la destruction de la ville d’Agadir par le séisme de 1960, ce Musée s’étend sur une superficie de plus de 1000m2.

La particularité de ce Musée, sis à proximité de la zone touristique, tient à la nature des collections qu’il renferme et qui concernent les régions de Souss-Massa et du Maroc pré-saharien. Elles rappellent, non seulement le timbre culturel des traditions amazighes et des nombreuses influences qui se sont croisées sur ce territoire, mais aussi celui des mutations contemporaines du patrimoine régional.

Le Musée comporte plus de 1500 pièces d’exposition, notamment des tapis (une dizaine), des bijoux (près d’un millier environ), des portes anciennes, des objets de poterie et des manuscrits, dont le plus ancien remonte au 16ème siècle.

Outre la visite d’une salle provisoire dédiée à des expositions thématiques (patrimoine, arts plastiques, photographies), le visiteur est admis, comme dans une première immersion, dans la salle des collections où il aura à apprécier les différentes facettes du patrimoine amazigh (portes, tapis, outils de conservation des aliments, récipients de cuisine et autres ustensiles d’art culinaire). Au regard s’offre une collection en cuivre de marmites «tikint » ou de tamis (couscoussier), ou en terre cuite des réchauds, des plats et écuelles à couscous ou des couscoussiers, mortiers et autres ustensiles en bois, courges vidées et séchées utilisées pour la conservation des liquides.

Après la visite de la “salle des techniques” où d’amples explications sont fournies sur les procédés, outils, formes et matériaux de l’orfèvrerie traditionnelle, le visiteur aura droit à une descente au sous-sol où sont regroupés, jalousement dans une grande vitrine, de rares spécimens de bijoux, dont certains comportent des talismans et autres produits à caractère prophylactiques.

On y apprend notamment que les bijoux, généralement portés en plusieurs exemplaires, n’ont pas seulement une valeur esthétique, mais revêtent de nombreuses autres fonctions prophylactiques, symbolique, identitaire et économique. Il s’agit au fait de trois grands ensembles: les parures frontales, les parures pectorales et les anneaux et les boucles. La parure quotidienne est généralement simple, alors que le port de la parure complète est réservé aux jours de fête.

Des explications sont aussi fournies sur les différentes techniques élaborées par les artisans (gravure, ciselure, poinçonnage, soudure, limage, filigrane, etc.), les métaux et matériaux utilisés (argent, verre coloré, émail, corail, bouton, coquillage, matière plastique, nielle, cire, …) et les différentes dénominations des bijoux (collier à boucle et pendeloque, “tizerzai” ou paire de fibules, ceinture avec fermoir, paire de boucles d’oreille à pendeloque, frontal, bandeau tressé à pendeloques, “biymi” ou bracelet , diadème à charnières, chaînes et crochets, boucles de ceintures, charnières à aiguille, etc.).

Toujours au sous-sol, surnommé “salle des talismans”, le visiteur aura à apprécier une vingtaine de pièces muséales, donation des Iles Canaries au Musée municipal du patrimoine amazigh d’Agadir, qui témoignent de la grande similitude culturelle et cultuelle entre les deux régions.

Une fois au premier-étage, on se retrouvera devant le caractère mystérieux et éblouissant des manuscrits ou encore des photographies reproduisant la grandeur des “Igoudars”, ces greniers collectifs de l’arrière-pays, qui après s’être grandement disséminés dans la région, ont fini par donner un nom singulier à un chef-lieu : Agadir.

C’est que, administrativement, le territoire concerné par le Musée inclut les préfectures d’Agadir Ida Outanane et d’Inezgane Aït Melloul et les provinces de Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit, Essaouira et partiellement Ouarzazate, Tata et Guelmim.

Naturellement, la région concernée par ce Musée, unique en son genre à être géré par une Commune urbaine au Maroc, présente une diversité de produits et d’objets qui en traduisent parfaitement l’étendue et les contrastes.

Limitée à l’ouest par la côte atlantique, au nord par les dunes anciennes et les collines du plateau de Haha-Chiadma jusqu’à l’oued Ksab, au sud par Jbel Bani et la vallée du Drâa, à l’est par le Jbel Saghro et l’Oued Dadès, cette région est composée de grandes unités physiques distinctes, alternant montagnes, plateaux, cuvettes et plaines.

Au Musée comme ailleurs, l’espace dicte ses droits tant et si bien que l’Anti-Atlas s’érige, ici comme dans les reliefs, en tant que barrage entre le Souss à l’ouest et un versant oriental dominé par l’altitude et les influences sahariennes, alors que le Jbel Bani, au sud, tel un véritable mur, sépare le territoire des sédentaires de celui des nomades, zone semi-désertique avec la plaine rocailleuse de Lahmada et les ergs.

De toute évidence, les ressources en faune et en flore ont naturellement influé sur la production culturelle de l’homme et de ses représentations du monde et de l’espace, comme en témoignent les gravures rupestres de Foum El-Hisn et d’Akka (représentations d’antilopes, éléphants, boeufs,  chars, etc.)… Autant d’échos qui évoquent une fertilité qui fut au versant sud de l’Anti-Atlas à l’époque préhistorique et d’une présence humaine ancienne et active.

Cette région, située au carrefour de plusieurs mondes, entre Océan et désert, entre l’Afrique subsaharienne et le Maroc septentrional, a toujours été ouverte aux influences extérieures, à tel point que les mouvements migratoires et les conditions naturelles ont bien déterminé des modes de vie, des traditions spécifiques que l’on retrouve dans la variété des danses et des chants, l’architecture, l’artisanat, la richesse des costumes et des bijoux.

S’il est vrai que la population était constituée de sédentaires ayant maitrisé l’appropriation de l’eau et de nomades dont la vie était réglée en fonction des pâturages, la région allait, néanmoins, subir l’arrivée d’une population juive, issue à la fois de mouvements très anciens et des migrations ibériques des XIVème et XVème siècles.

L’Histoire renseigne que cette autre population, active essentiellement dans les domaines de l’orfèvrerie et du commerce, allait jeter son dévolu sur certains villages de l’Anti-Atlas (Ifrane et Tafraout), du Bani (Akka et Tata) et les villes d’Essaouira, Inezgane et Taroudant.

Il va sans dire que les conditions géographiques et climatiques expliquent, un tant soit peu, la présence des végétaux et des animaux que l’on rencontre sur les bijoux, de façon figurative ou métonymique, dans le rapport qu’entretient l’être humain vis-à-vis de la Nature et des éléments.

Pour s’en apercevoir, il suffit de considérer les pétales des fleurs incrustées aux bijoux où l’on voit clairement la lettre arabe “waw”, la prédominance des palmes et des rinceaux stylisés, la représentation de l’amande et de la grenade aves ses nombreux grains, … Autant de motifs qui renvoient à la féminité, la fertilité et à la prospérité.

Il en va de même des représentations du chacal, du serpent, du petit lézard, du scorpion ou du poisson dessiné ou évoqué par ses écailles, tout comme de la prédominance de certains chiffres, principalement ceux allant de trois à neuf, et des figures géométriques qui les combinent, sur les tapis, sous formes de carrés, triangles, étoiles de toutes branches, en tant que représentations magiques, symboliques ou occultes.

Qu’à cela ne tienne, mais au-delà de la cosmogonie et de ses multiples représentations, le Musée municipal du patrimoine amazigh d’Agadir n’aura pas désempli en multipliant, depuis sa création, expositions de calligraphie, d’arts plastiques, de philatélie et de photographies, en plus de conférences régulières sur différentes thématiques liées à ce territoire.

1ère rencontre du Samaa Soufie à Agadir, le 3 juin 2016

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Atrium Architectes pour la revivification du patrimoine culturel marocain organise sa première rencontre du Samâa , sous le thème  » le voyage de l’âme à travers la musique soufie ».

Cette première édition vise à préserver le patrimoine marocain authentique en génral et de l’art Madih et du Samâa en particulier.

Objectifs:
– Mettre en avant les valeurs du Samâa à savoir le partage, l’amour, la beauté, l’harmonie et la morale. Nous espérons aussi faire d’Agadir un haut lieu de rencontres autour de ces valeurs.
– Proposer une animation saine et de montrer que les valeurs spirituelles ne sont pas à l’encontre du modernisme.
– Cette manifestation ambitionne de promouvoir le rayonnement de cet art et de favoriser sa transmission aux jeunes générations pour prendre la relève.
Ainsi, nous espérons que cette manifestation deviendra, au fil des années un rendez vous pour les fans de cet art millénaire qui contribue à purifier les âmes en se référant aux valeurs morales.

Programmes :
20H30 Accueil des participants
20H45 Mot de bienvenue
21H00 Lecture du saint Coran
Début du coktail dinatoire traditionnel servi à table
21H15 Concert du groupe Issawa dirigé par lmaalam Belmehdi
22H00 Concert du Samâa groupe Al aabassya dirigé par le maître Lhaj Mohamed Azzedine de Marrakech

Frais de participation 250 Dhs
Info & Résa 06 61 05 34 07

Source : agadirevenements.com

Lieu : Ryad Haj Lbachir AgadirPlan :

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Un autre ami de la presse récompensé : Abdou Halimi

Fatiha Nakhli et Abdallah Halimi à droite.

Fatiha Nakhli et Abdallah Halimi à droite.

J’ai fait état hier du prix de la Presse Régionale obtenu par Fatiha Nakhli pour son article « Marché de l’argent : Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement » paru dans « l’Economiste ».
Pour revoir l’article : http://wp.me/p6fgGS-2h5

Un autre de mes amis, Abdallah Halimi a également obtenu le Prix de la Presse Régionale pour son article sur les coopératives d’Argane paru dans « Libération ». Voici l’article pour lequel il a été récompensé :

Reportage : L’arganier, or vert et source de vie

L’arganier couvre une superficie de plus de 800.000 hectares et compte 20 millions de pieds.


8082626-12597862 Au sud-est du Maroc, les sources de revenu sont très réduites. C’est pourquoi les hommes se trouvent obligés de quitter leur village pour aller chercher du travail dans les grandes villes. Les femmes restent au douar pour assumer, à elles seules, les charges de la famille. L’arganier, ce don de Dieu,  considéré comme «arbre de vie», reste la source essentielle de revenu pour la femme rurale.
«L’arganier est sans doute le symbole le plus représentatif de ce pays montueux… ces arganiers rabougris et poussiéreux, d’un vert bouteille que jaunit l’ambre des noix pas encore mûres, élèvent au ciel une silhouette battue par les intempéries et le soleil bouillant. Arbres épineux mille fois battus et mille fois ressuscités », disait Mohamed Kheir Eddine (écrivain marocain, originaire de Tafraout, décédé le 18 novembre 1995).
Cet arbre, espèce propre au Maroc, pousse au sud-est du Royaume. Il couvre une superficie de plus de 800.000 hectares et  compte 20 millions de pieds. L’arganier est géré par un statut particulier (Dahir du 4 mars 1925). Sans cet arbre, cette région semi-aride serait totalement déserte car il résiste à la chaleur (plus de 50°), au froid (3°), à la sécheresse (pluviométrie de 100 à 500 mm/an). L’arganier est devenu un facteur de développement durable local, il a fait connaître des villages et douars reculés du sud-est du Royaume grâce à son produit très apprécié et dont la demande augmente chaque année.

L’arganier, un symbole de fierté de la femme rurale  

Tafraout, au sud du Maroc (province de Tiznit), est une ville de paix, gardée par un lion,  une ville qui est tombée du ciel, selon une légende locale et où «l’étranger n’est pas un intrus, c’est un pèlerin qu’on accueille avec égard» (Mohamed Kheir Eddine). L’arganier représente donc le symbole de fierté des habitants de Tafraout, une activité génératrice de revenus (AGR), surtout pour les femmes. Quand on parle de l’arganier, on doit penser à ces femmes rurales restées  attachées à cet arbre. Des femmes qui reconnaissent sa valeur dont toutes les composantes sont bénéfiques : le bois, le feuillage, le fourrage et surtout le fruit.
L’arganier est considéré comme une source de vie pour les habitants et leur troupeau : «La pulpe sert de fourrage pour les chèvres, la coque pour la combustion, les amandons torréfiés, malaxés et pressés pour produire le tourteau (tazgmout) et enfin l’extraction de  l’huile pour la consommation, un travail long et laborieux», nous explique  Mhamed Boulam. Les femmes  commencent par cueillir les fruits, font sécher la pulpe, puis cassent les noix pour en tirer les amandons qu’elles passent au concassage, l’opération la plus longue dans ce processus de production. Ensuite, elles torréfient et  pressent manuellement la pâte pour en extraire l’huile d’argan, destinée à la consommation, et les tourteaux (tazgmout) réservés à l’engraissement des bovins. Autrefois, les jeunes filles du douar avaient le droit de participer uniquement à la cueillette des fruits et au dépulpage alors que le travail de concassage, de moulinage et de malaxage de l’argan était l’affaire des femmes mariées. « La femme travaille plusieurs heures pour produire un litre et le mari se charge de le vendre au souk hebdomadaire», ajoute M. Boulam.
Pour améliorer leurs conditions de vie,  les systèmes de production et les techniques de commercialisation, ces femmes se sont mobilisées pour la création de coopératives agricoles féminines, un mouvement  initié par Pr Zoubida Charrouf (Faculté des sciences, Université Mohammed V, Agdal, Rabat) au début du siècle.

Les coopératives agricoles féminines 
8082626-12597889Sur place, les  coopératives  Aoumerk, Afra et la Maison Azerg ont été créées pour  participer à l’émancipation de la femme rurale restée isolée du monde, en vue d’améliorer ses conditions de vie.
En 2007, la coopérative «Aoumerkt» a été créée par l’Association d’Agued-Oudad pour le développement et l’entraide. Son objectif : «Améliorer la situation sociale des femmes et leur donner les moyens nécessaires pour faire face aux besoins de leur vie quotidienne», nous a confirmé Aicha Aala, présidente de la coopérative.
La coopérative «Aoumerkt» compte 13 adhérentes qui sont toutes conscientes de la valeur du travail en commun. Pour Rachida Houmad, la secrétaire: «La coopérative est une école où la femme rurale  apprend à s’impliquer dans le tissu social et économique de la région ». A la question : pourquoi ces femmes adhèrent-elles à la coopérative? elle répond: «C’est pour une raison purement économique, à savoir subvenir à leurs besoins quotidiens». Une autre adhérente  affirme : «Je suis très fière d’adhérer à la coopérative. J’ai appris à assumer seule mes charges familiales, améliorer mes sources de revenu et inscrire mes enfants à l’école ».

Mécanisation du système pour une meilleure qualité

Pour répondre aux exigences du marché international, surtout européen, au niveau de la qualité du produit, la coopérative «Aoumerkt» a modernisé son système d’extraction des huiles  en introduisant des machines de transformation mais l’opération de concassage est restée traditionnelle. La mécanisation de ce système a permis à la coopérative de produire, avec une grande qualité, deux types de produits : l’huile d’argan destinée à la consommations extraite à partir des amandons torréfiés et l’huile cosmétique extraite des amandons crus. La qualité hygiénique du produit a permis à la coopérative d’obtenir chaque année, depuis 2011, un certificat-qualité délivré par Norma Cert. Pour R. Houmad, la secrétaire de la coopérative : « Ce certificat est une forme de valorisation de notre produit. Il nous  permet de conquérir des marchés nationaux et internationaux, de participer aux différentes rencontres agricoles : SIAM (Meknès), SNAPT (Agadir) ». La coopérative participe aussi à l’amélioration du niveau d’instruction des femmes. En effet, l’alphabétisation fait partie du programme réalisé par l’association mère.
Au centre-ville de Tafraout, une maison d’argan a été créée dite «Maison Azerg». Elle est spécialisée dans l’extraction de l’huile d’argan à la méthode artisanale au moyen du moulin « azerg ». «La Maison Azerg» compte 8 adhérentes. Pour Aicha El Moudni, la présidente: «Ces femmes travaillent pour subvenir à leurs besoins. Elles apprennent à compter sur elles-mêmes au lieu de faire la manche ou compter sur la générosité des autres, surtout de leurs familles». Et d’ajouter : « La Maison «Azerg » offre aux visiteurs l’occasion d’assister aux différentes étapes d’extraction des huiles : huile de table et huile cosmétique ».
Cependant, ces coopératives sont confrontées à la concurrence des intermédiaires qui parcourent les villages et douars pour s’approvisionner en matière première vendue aux différentes sociétés de fabrication d’huile d’argan, surtout  cosmétique, d’où la délocalisation des fruits, un problème majeur pour les coopératives en place. D’autre part, plusieurs familles refusent de vendre leur propre récolte aux coopératives. Elles préfèrent la conserver pour l’écouler plus tard à un prix élevé.


Coopératives et tourisme rural
8082626-12597891  Les coopératives «Aoumerkt», «Afra» et la «Maison Azerg» contribuent par leurs propres moyens à la promotion du tourisme rural et du tourisme solidaire et écologique de la région. R. Houmad nous confirme : «Les touristes étrangers et marocains sont de plus en plus attirés par les vertus de l’huile d’argan. Ils veulent connaître la traçabilité du produit, sa qualité et surtout l’hygiène. Ils exigent de leur faire visiter les lieux d’extraction notamment l’atelier de pressage».
Bref, grâce à son travail à la coopérative, cette femme rurale de Tafrout «une déesse bienveillante» (Mohamed Khier Eddine), très accueillante, se sent utile à la société, au développement de sa région, et égale à l’homme.

Problématique de l’arganeraie   

L’arganier est menacé de dégradation à cause du climat aride qui sévit dans la région, des cultures massives en plein champ ou dans des serres, du surpâturage des troupeaux, du  déboisement pour la combustion et la fabrication du charbon et de l’urbanisation.
Même au niveau de la superfice, on assiste chaque année à la disparition de plus de 600 ha d’arganier avec la densité qui est passée de 100 à 30 pieds/ha. Il y a aussi l’absence de régénération de ce patrimoine. Cette situation alarmante met donc en danger le système écologique de la région, et peut même affecter les  sources de revenu des habitants qui en dépendent. Tous les intervenants, autorités compétentes et coopératives, sont appelés à agir pour la préservation et la conservation de cet arbre, un patrimoine universel reconnu par l’UNESCO le 8 décembre 1998. «Cet arbre est notre vie, un arbre béni de Dieu qu’on doit sauver de toute dégradation», déclare Aicha Aala, présidente de la coopérative.

Bravo Abdou !

Rencontre nationale du cinéma amateur et du film d’environnement de Chefchaouen. En lice : « Donnez-moi ma liberté » de Ouidad El Kachradi (Agadir) « J’ai besoin de la vie » d’Abdelhadi Belkhedar (Agadir)

libe.ma – 16/05/2016

Dix-huit films sont en lice pour la 8ème édition de la Rencontre nationale du cinéma amateur et du film d’environnement de Chefchaouen, prévue du 25 au 28 mai courant, a annoncé vendredi l’Association Talassemtane pour l’environnement et le développement.

9483125-15216104Selon un communiqué de l’association, dix courts-métrages de fiction ont été sélectionnés pour participer à la première compétition du « Grand Prix de Chefchaouen » et huit films ou documentaires sur l’environnement à la deuxième compétition du « Prix de Talassemtane pour les films environnementaux », parmi les trente demandes reçues par l’administration du festival, rapporte la MAP.
Le comité de sélection, composé de l’acteur Hamid Boukili et du directeur du festival Mohamed Setar, s’est basé sur plusieurs critères lors du choix des films participants, à savoir la qualité de la voix et de l’image, l’originalité de l’histoire et le respect des règles cinématographiques, le scénario et le respect des règles de la compétition officielle, l’année de production (2015-2016).
Il s’agit de « Saveur de pommes » d’Idriss El Bayn (Settat), « -18 » de Saida Sabir (Marrakech), « Retour vers le futur » de Youssef Kamich (Tétouan), « Derrière l’image » d’El Mahjoub Ayoub (Rabat), « Silence d’un chat » d’Aznak Ayat (Tétouan), « Amazigh » de Mustapha El Gouch (Tanger), « Ma mère » de Nabil Jawhar (Settat), « Donnez-moi ma liberté » de Ouidad El Kachradi (Agadir), « Pièces de sable » d’Ibrahim Jbilou (Zagora) et « La pomme » de Morad Aabari (Berrechid).
Ces films seront en lice pour remporter trois prix, à savoir: « Grand Prix de Chefchaouen », « Prix de Rass Elmaa » et « Prix Outta Hamam ». Le jury de la compétition officielle sera présidé par le réalisateur marocain Mohamed Zineddine.
S’agissant des films concourant dans le cadre de la compétition des films environnementaux, la sélection comprend « Ain Bani Harchan » de Mohamed Berrada (Tétouan), « La problématique de l’eau potable à Tétouan » d’Ahmad Senhaji Hamchaoui (Tétouan), « L’homme » d’Adil Machkour (Tanger), « J’ai besoin de la vie » d’Abdelhadi Belkhedar (Agadir), « L’arbre de la vie » de Hassan Amimi (Chichaoua), « Khouribga: la ville de la poussière »  d’Issam Chahbouni (Khouribga), « L’autre facette du cactus » d’Abdemajid Aoulid (Casablanca) et « Retour » de Mounir Olouane (Settat). Le « Grand Prix de Talassemtane pour les films d’environnement » sera remis au meilleur film ayant été désigné par le jury. Un deuxième prix de la « Meilleure idée pour la sensibilisation aux problématiques de l’environnement » sera aussi décerné.
Cette manifestation cinématographique, qui verra la participation de l’Espagne en tant qu’invitée d’honneur, est organisée en coopération et avec le soutien du Centre cinématographique marocain, l’Agence de développement du Nord, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et les autres partenaires locaux.

« Santé et environnement », thème d’une rencontre à Agadir

libe.ma – 16/05/2016

La ville d’Agadir a abrité, les 13 et 14 mai, les Premières journées scientifiques organisées à l’initiative de l’Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé d’Agadir (ISPITS) sous le thème « Santé et environnement ».

9482642-15215211Organisée en collaboration avec la direction régionale de la santé de Souss-Massa, cette manifestation a été marquée par des conférences d’enseignants-chercheurs, d’experts et de responsables des institutions opérant dans le domaine de la santé et de l’environnement.
L’objectif étant d’explorer les relations complexes entre l’environnement et la santé, échanger des expériences pour la mise en œuvre d’actions visant à réduire l’impact de l’environnement sur la santé et valoriser les travaux de recherches abordant la thématique.
« L’impact de l’environnement sur la santé constitue une préoccupation majeure dans le monde contemporain. En outre, un des défis de la santé environnementale est de mieux comprendre les relations systémiques et les effets synergiques et potentialisateurs des milliers de polluants présents dans l’environnement sur la santé », a déclaré à la MAP la directrice de l’ISPITS d’Agadir, Asma Fadi, précisant qu’au Maroc la charge de morbidité imputable à l’environnement représente 18% de la charge de morbidité totale selon des statistiques établies par l’OMS en 2011.  Des études scientifiques prouvent aujourd’hui, que les facteurs environnementaux sont en cause dans la recrudescence des cas des maladies chroniques dégénératives et neuro-dégénératives (cancers, accidents vasculaires cérébraux, maladie d’Alzheimer) et leur progression constante, a souligné Mme Fadi.
Plusieurs thèmes ont été au programme de ces journées scientifiques notamment  « Stratégie et programme de santé-environnement du ministère de Santé », « Influence des facteurs environnementaux sur la santé et sur le cerveau », « Pollution atmosphérique et accident vasculaire cérébral », « Effets des rayonnements ionisants et non ionisants sur la santé » ou « Effets de l’utilisation des pesticides en agriculture intensive sur la santé des utilisateurs et des consommateurs ».

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