Archives de mai 17th, 2016

Maroc / Tourisme – En dépit d’une mauvaise conjoncture, Marrakech et Agadir restent des destinations prisées

par Boualem Alami – maghrebemergent.com – 16/05/2016

Le tourisme marocain est en difficulté mais il arrive à survivre dans une conjoncture régionale difficile. 

La destination Maroc reste prisée, en dépit d’une stressante conjoncture politique dans la région. Marrakech et Agadir constituent à elles seules le vivier du secteur, avec 60% des nuitées enregistrées entre janvier et mars 2016.

 Fatalement, le secteur touristique marocain subit autant les effets de la crise économique mondiale que la mauvaise conjoncture géopolitique, faite de terrorisme et d’insécurité, dans l’Europe du Sud, son principal marché.

Selon les indicateurs de l’Office du tourisme rapportés par la presse marocaine, les arrivées entre janvier et mars se sont tassées à 0,5%, mais au mois de mars, une légère reprise avait été enregistrée (+1,2%). Cependant, les recettes engrangées sont en hausse, avec une amélioration de 6,6% à 12,1 milliard de dirhams (environ, 1,2 milliard d’euros).

Les arrivées depuis les principaux pays clients (France, Allemagne, Grande Bretagne) sont en régression, une baisse compensée, toutefois, par une amélioration des flux en provenance des Pays-Bas (+3%), de la Belgique (+4%) et de l’Espagne (+1%).

Les indicateurs de l’Office du tourisme montrent que les arrivées en mars dernier étaient en hausse de 6% depuis l’Espagne, de 15% depuis la Belgique et de 12% depuis les Etats-Unis. Globalement, les recettes engrangées sont de 4,6 milliards de DH, soit une hausse de 16% comparativement à mars 2015.

Les nuitées au 1er trimestre 2016 sont en recul de 0,9%, mais des villes comme Marrakech et Agadir gardent encore tout leurs attraits et trustent 60% des nuitées enregistrées entre janvier et mars 2016, alors que la capitale économique, Casablanca, enregistre une hausse de 6% et Tanger 6%.

Depuis les attentats terroristes du Musée du Bardo à Tunis (2015) et dans un complexe touristique à Sousse, en Tunisie également (2015), les tours opérateurs s’accordent sur le fait que la destination Maroc est impactée par le terrorisme au Maghreb et dans les pays arabes.

“Libération” primé par le SNPM : Troisième édition du Prix d’Agadir de la presse régionale

libe.ma – 17/05/2016

SNPM_2285A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le SNPM-Section Agadir a organisé, ce samedi 14 mai 2016,  la cérémonie de remise du Prix d’Agadir de la presse régionale.

En partenariat avec le Conseil régional Souss-Massa, la Direction régionale du ministère de la Communication et l’Université Ibn Zohr, le SNPM-Section Agadir a organisé dans un hôtel de la ville la 3ème édition du Prix d’Agadir de la presse régionale. Les trois Prix officiels ont concerné la presse écrite, électronique et audiovisuelle.
A l’ouverture de cette édition, le secrétaire du SNPM-Agadir, et le président du Conseil régional Souss-Massa, ont  tous mis l’accent sur l’importance de ce prix qui permet aux journalistes de réaliser des reportages pour la promotion de la région, un hommage aux journalistes pour leur compétence.
Cette troisième édition a connu plus de trente participations de la presse écrite, électronique et audiovisuelle. La sélection des productions a été confiée à un jury présidé par le professeur Abdelwahab Errami  et les membres Abdessalam Benchrif, Ali Karimi, Abdelkabir Akhchichne et Adeslam Fizai. Dans son compte rendu, M. Errami a affirmé que les écrits et reportages présentés sont d’une grande qualité et que la compétition était très serrée. « Cependant la participation des femmes journalistes est très faible surtout pour les genres de presse écrite et électronique ».
Dans la catégorie de la presse écrite, les deux reportages récompensés ont été réalisés respectivement  par Halimi Abdallah au nom du journal «Libération» et Fatiha Nakhli pour le journal «L’Economiste». Pour la presse électronique, le prix a été attribué à Said Ahmane pour l’Agence de presse «Anadole». Quant au prix du visuel, il a été attribué à la SNRT-Agadir  pour le reportage réalisé par Latifa Igri et la radio pour  Hafida Taaib de « Radio Plus ». De même, un prix hors compétition  a été  dédié aux futurs journalistes des différents instituts et établissements universitaires. Ce prix a été attribué à l’Université Ibn Zohr, Licence professionnelle de rédaction journalistique au nom de l’étudiante Naima Bakal.
Ont pris part à cette cérémonie Abdallah Bakalli, secrétaire général du SNPM, Younès Moujahid, président du Conseil national fédéral du SNPM, le président du Conseil régional Souss-Massa, des parlementaires de la région, le professeur Ahmed El Ghazali, ex-président de la HACA à qui l’édition a rendu hommage.

Brèves de l’Economiste :

■ Agadir se met à l’espagnol Ramadan prochain
imgxL’Institut Cervantès d’Agadir propose des cours intensifs pour apprendre l’espagnol. Et ce, dès le 8 juin et durant le mois de Ramadan prochain avec une formule appropriée à cette occasion. C’est ainsi que les inscriptions pour cette session d’été sont ouvertes dès le 16 du mois courant jusqu’au 7 juin prochain. D’autres inscriptions démarreront du 20 juin au 9 juillet pour une autre session de cours intensifs prévue dès le 12 juillet.
Il faut préciser que les cours d’espagnol dispensés par l’Institut Cervantès s’adressent à tous les niveaux.

■ Agadir: Le coup de pouce de Sanady
Sanady logo130. C’est le nombre de lycéens qui ont assisté au Forum des métiers et de l’orientation organisé dimanche dernier à Ait Melloul par la Fondation Sanady. L’optique étant d’apporter toutes les réponses aux élèves quant à leurs orientations après le baccalauréat. C’est ainsi que plusieurs ateliers ont été  animés par des professionnels représentant des métiers différents. Ils sont notamment relatifs à la santé, l’ingénierie, l’agronomie, au commerce et à la gestion. Mais aussi, aux métiers techniques, aux métiers de la sécurité et aux nouvelles technologies. Des conseillers en orientation ont également pris part à la rencontre et ont mis à la disposition des élèves la documentation nécessaire sur les différentes études à suivre après le baccalauréat. Pour rappel, la mission de la Fondation Sanady est d’offrir un accompagnement éducatif continu et de qualité aux enfants défavorisés des écoles publiques. L’objectif étant d’assurer leur réussite scolaire et de libérer leur potentiel. Tout en favorisant leur ouverture sur des valeurs humaines et citoyennes. 1000 élèves sont ainsi accompagnés dans la région d’Agadir. Notamment, à Sidi Bibi, Ait Amira, Ait Melloul, Tarrast, Tikiouine, Taddart, Dcheira…Ils bénéficient des cours de soutien dispensés par près d’une centaine de professeurs dans 12 écoles différentes.

Plages d’Agadir : Objectif zéro déchet!

par Sabrina Belhouari – leconomiste;com – 16/05/2016

L’impact humain est la principale cause des déchets aquatiques
La période estivale idéale pour engager les actions de sensibilisation.
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L’opération «J’aime ma plage» 2015 a permis tout au long de la période estivale de sensibiliser les estivants à l’importance de la préservation de la propreté des plages (Ph. SFM)

Les plages d’Agadir souffrent comme toutes les plages du Maroc de rejets de déchets, ménagers ou industriels, tout au long de l’année. La période estivale concentre à elle seule la majorité des apports en matière de déchets. Depuis plusieurs années, l’association de protection de l’environnement Surfrider Foundation Maroc travaille d’arrache-pied à sensibiliser les populations et les estivants à la question de la protection de l’environnement et notamment les plages. «Les déchets qui échouent sur les plages sont composés principalement de bouteilles et de sachets en plastique. Il n’en demeure pas moins que les fonds marins subissent également l’impact avec des objets plus lourds et aussi dangereux», explique David Lasmarrigues, étudiant en master de sciences pour l’environnement, collaborant avec Surfrider Foundation. En effet, même si le vent et les courants marins jouent un rôle dans le déplacement des déchets aquatiques, l’impact humain reste la principale source de pollution aquatique. Les déchets qui échouent sur les plages après les tempêtes ou les périodes de vents forts proviennent essentiellement des décharges sauvages à ciel ouvert. Plusieurs actions sont engagées par l’association Surfrider Foundation, dont le Surfrider Campus Tour 22. Ce tour pédagogique permet au citoyen de mesurer les enjeux liant océan et climat. Il est organisé dans le but de sensibiliser les populations rurales, les enfants défavorisés, les femmes en situation précaire aux questions environnementales et à la problématique de l’océan et du climat et les enjeux de protection des océans. Les associations et les établissements scolaires sont également concernés par cette action. Dans la même perspectives, «Océanes initiatives sont de grandes opérations de nettoyage des plages pour sensibiliser le grand public à l’invasion des déchets et notamment du plastique», note Rkia Driouch, de Surfrider Foundation Maroc. En outre, deux grandes initiatives sont prévues dans le cadre de la préservation des plages de la région. L’opération «Taghazout zéro déchet», prévue pour le mois de juillet, est un projet en collaboration entre Root Surf Fest et Surfrider Foundation. Taghazout, l’une des plages les plus fréquentées aux alentours d’Agadir, fait face à une augmentation constante de déchets se trouvant dans le village, dans l’oued ou sur la plage. Les objectifs de cette opération sont la sensibilisation de la population locale à la problématique des déchets ainsi que l’amélioration de la situation des infrastructures et des services liés à la collecte des déchets dans le village de Taghazout. En outre, l’opération «J’aime ma plage», qui en est à sa cinquième édition, commence déjà à prendre pied dans les plages d’Agadir les plus fréquentées pendant les vacances d’été. Surfrider Foundation Maroc organise cette opération comme à chaque année pendant la période estivale, en partenariat avec Coca-Cola, pour sensibiliser la population à la thématique des déchets sur les plages. L’opération vise à équiper les plages de panneaux d’information et de poubelles, avec l’aide d’une dizaine de responsables de plages. Le périmètre d’action couvre les plages d’Aourir, Imouran, Km17, Km 18, Taghazout, Madraba, Km25, Km26, Imi Ouaddar et Aghroud

 

Distinction pour une journaliste de L’Economiste

Leconomiste.com – De Bonnes Sources – 16/05/2016

IMG_6741Fatiha Nakhli, notre correspondante à Agadir et régions a remporté le Prix de la presse régionale pour son enquête publiée dans nos colonnes durant l’année écoulée : «Marché de l’argent, les artisans bijoutiers s’éteignent doucement». La cérémonie de remise des prix a eu lieu samedi dernier, en présence de Brahim Hafidi, président de la Région Souss Massa,  Jamal Anouar, secrétaire-général à la wilaya Souss Massa…Les élus de la région Guelmime Oued Noun, ainsi que d’autres personnalités du monde des affaires et de la presse ont aussi pris part à la manifestation.

Aéronautique : Préoccupations autour de la sécurité

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/05/2016

Près de 120 congressistes d’Europe, Canada et Afrique réunis à Agadir
Fiabilité en aéronautique, tolérance aux dommages des matériaux, sécurité des vols… au cœur du débat

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Qui dit aéronautique, dit technologie de pointe et industrie. Il est aussi question de matériaux efficaces et performants. Et ce, d’autant plus qu’en service, les structures et moteurs aéronautiques sont soumis à des milieux environnants plus ou moins  agressifs et à de fortes sollicitations. A titre d’exemple, la pressurisation du fuselage, les sollicitations des voilures, des cycles décollages atterrissages, expositions aux milieux environnants. Notamment, pluie, neige, grêle, vent, particules, oiseaux … Des facteurs pénalisants pour les matériaux et qui peuvent conduire à  une dégradation plus ou moins prématurée des pièces, voire à leur rupture. C’est pour débattre de ces différents aspects, entre autres, que près de 120 congressistes, venus d’Europe, Canada, Afrique,  se sont réunis à Agadir dans le cadre de la 6e édition du Symposium international sur les matériaux et technologies de l’aéronautique. La rencontre s’est étalée du mercredi au samedi dernier et a permis d’établir un rapprochement entre corps scientifique spécialisé, industriels et autorités compétentes dans le domaine de l’aéronautique.

Abdellah Menou

Abdellah Menou

«Notre objectif est aussi de dévoiler via les conférences, les programmes de recherche avancés pour l’instrumentation, le contrôle in-situ, les comportements des matériaux, dits “intelligents” et leur intégration future dans les applications aéronautiques, ainsi que les évolutions des contrôles non destructifs associés et obligatoires», explique Abdellah Menou, directeur de l’Académie internationale Mohammed VI d’aviation civile (AIAC). «Notre ambition est aussi de mettre en avant notre pays en tant que plateforme émergente pour l’accueil des industries dans ce secteur », a-t-il ajouté. In fine, les retombées attendues de cette manifestation scientifique dans le volet formation et recherche en aéronautique sont de mettre en place un pôle de recherche autour des nanomatériaux. Quant à lui, le volet économique vise la création de conditions propices à l’émergence d’activités dans le domaine de l’aéronautique, notamment dans la maintenance. L’accompagnement de la mise en œuvre du plan Emergence au niveau national est l’autre effet escompté.

Master-AIACPour rappel, la 6e édition du Symposium international sur les matériaux et technologies de l’aéronautique initiée par l’AIAC, est organisée en partenariat avec l’OFPPT, l’Université de Québec à Rimouski, l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI) de Tarbes (France), l’INSA de Rouen (France), Sup Meca de Paris, l’Université du Havre, l’Université de technologie de Troyes et l’Association marocaine des matériaux et technologies de l’aéronautique (Amamta).

Détails

La participation des chercheurs, scientifiques, ingénieurs, et étudiants nationaux et internationaux de différents champs disciplinaires a permis de présenter les travaux et d’échanger les points de vue sur les développements actuels et futurs. Une occasion aussi de partager expériences, nouvelles idées et résultats de la recherche sur tous les aspects de la technologie liée aux matériaux, à la mécanique, au calcul de structures, et aux  procédés de fabrication fiables et performants. Afin d’être notamment favorables à la réduction du gaz à effet de serre, nous indique-t-on.

Qualité : Un laboratoire de biologie décroche le sésame

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 16/05/2016
photo azulpress.info

photo azulpress.info

  • Situé à Agadir, Harguil a obtenu sa certification NM ISO 15189, version 2012
  • Il s’agit d’une première au niveau national

Le laboratoire de biologie médicale (LABM) Harguil, situé à Agadir, est sous le feu des projecteurs. En effet, cette structure vient de décrocher la norme internationale d’accréditation NM ISO 15189, version 2012. Et c’est une première au niveau national. Il faut préciser que cette distinction, délivrée par le Service marocain d’accréditation (Semac), spécifie les exigences de qualité et de compétences applicables aux laboratoires d’analyses de biologie médicale. «L’accréditation selon la norme NM ISO 15189 est la garantie que les résultats d’examens sont fiables», explique Dr Abdallah Harguil, directeur du LABM éponyme. «Pour les prestataires du système de santé et de protection sociale, l’accréditation est de même la démonstration objective que la prestation est effectuée avec des compétences techniques avancées, en toute sécurité et selon des normes universellement reconnues», a-t-il ajouté.  Ils sont au nombre de trois. Tout d’abord, le Guide de bonne exécution des analyses (GBEA) qui est le seul référentiel obligatoire. Il formalise et rend obligatoire la démarche qualité. Ensuite, la norme internationale ISO 9001 qui décrit les exigences relatives au système de management de la qualité. Elle s’applique à tout organisme et domaine d’activités, quel que soit le type, la taille ou le produit fourni. Toutefois, considérée comme généraliste, elle n’est pas assez adaptée au domaine des LABM étant donné que dans ce domaine, les aspects techniques sont prédominants. Enfin, la Norme d’accréditation internationale NM ISO 15189 est le plus haut degré de reconnaissance de la compétence et de la qualité. En effet, cette norme conjugue les exigences du système qualité de la norme NM ISO 9001 et les exigences techniques propres aux analyses de biologie médicale. Avec notamment, une partie «Exigences relatives au management» et une partie «Exigences techniques» qui prend en compte l’ensemble des étapes de l’examen biologique.
Aujourd’hui, avec cette première accréditation, le Maroc, à l’instar des pays développés, entame le chemin vers un respect des normes internationales dans le domaine particulier des laboratoires des analyses médicales. Et ce, d’autant plus que la biologie médicale joue un rôle fondamental dans le parcours des soins. Elle est estimée actuellement à 70% des diagnostics réalisés, nous indique-t-on. Ce rôle déterminant se retrouve aussi au niveau des suivis de maladies, de la surveillance des traitements et de la prévention.
Pour rappel, la cérémonie de distinction du premier laboratoire privé d’analyses de biologie médicale accrédité par le service marocain d’accréditation (Semac), a eu lieu vendredi dernier en présence de Zineb El Adaoui, wali de la Région Souss Massa, des élus, du corps médical et pharmaceutique, des biologistes, enseignants et membres de la société civile.

Analyses Laboratoire Harguil

Analyses Laboratoire Harguil

Certification à grande échelle

Qu’est-ce qu’une telle distinction peut signifier à plus grande échelle? Cela devrait servir de stimulus aux laboratoires marocains et les pousser à entreprendre la même démarche, afin qu’ils puissent se hisser à un niveau de qualité supérieure. Un tel niveau entre dans le droit fil des stratégies de l’Etat en matière de tourisme de santé et d’arrimage de notre économie à l’international, notamment, en direction de l’Afrique, vers l’Union Européenne aussi avec les perspectives de conclusion de l’accord de libre-échange approfondi (Aleca)… Ceci, en plus de la volonté de l’Etat de mettre en place des partenariats public-privé (PPP) en réponse aux énormes besoins en prestation de biologie médicale. Les établissements de santé publique pourront dans ce sens faire appel à des laboratoires de biologie médicale de qualité prouvée.

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