Archives de mai 29th, 2016

L’ancien pasteur de l’Eglise Evangélique au Maroc défend le roi

lesiteinfo.com – 28/05/2016

MontageAhmadBouzoubaa

Montage Ahmad Bouzoubaa

Le pasteur Samuel Amédro, a délivré un message fort pour défendre le roi Mohammed VI. Voici l’intégralité de son texte diffusé sur les réseaux sociaux:

« Je viens de voir un « reportage » à charge contre le Roi du Maroc et pour la première fois, je ressens la nécessité de faire entendre une autre voix en partageant ici un témoignage personnel sur ce que j’ai vécu ces 5 dernières années au Maroc en tant que Président de l’Eglise Evangélique Au Maroc.

Sans être un admirateur béat, je peux attester avoir vécu pendant 5 ans dans un grand pays qui change à très grande vitesse. Le Maroc est un pays qui s’est résolument engagé sur la voie de la modernité. Ce n’est pas seulement le Roi qui s’enrichit mais c’est tout le pays qui se modernise, qui construit, qui progresse, qui grandit et qui s’enrichit.

J’ai eu la chance et l’honneur de rencontrer, de côtoyer et de vivre au quotidien dans un pays avec une véritable société civile, avec des grands intellectuels à la liberté de parole incroyable, avec une classe moyenne qui s’enrichit, avec des gens moins pauvres, avec des infrastructures qui se construisent à grande vitesse, avec des artistes incroyablement libres.

J’ai eu la chance de rencontrer Sa Majesté et plusieurs de ses ministres et conseillers à plusieurs reprises. Responsable d’une église chrétienne dans un pays musulman, je peux témoigner n’avoir jamais subi de pression en tant que chrétien.

Bien au contraire, avec mon ami l’archevêque de Rabat, nous avons eu la liberté de créer le premier Institut Oecuménique de Théologie chrétien dans un pays musulman : l’Institut Al Mowafaqa pour travailler ensemble au dialogue des cultures et des religions, à l’éducation des religieux au dialogue interreligieux.

A chaque étape de la création de cet Institut Al Mowafaqa, les plus hautes autorités du pays nous ont accompagné avec bienveillance, discrétion et attention.

Si cet Institut existe aujourd’hui, c’est parce que Sa Majesté Mohamed VI l’a accepté sans jamais interférer. Pendant 5 ans, j’ai eu également à déployer des efforts intenses pour essayer de prendre soin des quelque 40 000 migrants bloqués au Maroc.

Je peux témoigner ici que le Maroc subit cette situation qu’il n’a pas choisie et que si ces migrants sont bloqués là c’est bien parce que l’Union Européenne exerce un chantage sur le Royaume du Maroc en exigeant de lui qu’il fasse le travail de police en bloquant la frontière à sa place et qu’il accepte de signer les accords de réadmission des migrants expulsés de l’UE.

Je peux témoigner ici de tous les efforts déployés par les autorités marocaines pour essayer de changer la situation de ces migrants et leur prise en charge (dans les écoles, les hôpitaux, le marché du travail…) : ce changement de politique est le résultat direct de la volonté du Roi d’humaniser cette situation souvent dramatique notamment par une régularisation immédiate et sans condition de toutes les femmes et de tous les enfants, par leur intégration gratuite et volontaire dans les écoles publiques et dans leur accès à des soins gratuits.

Dans sa politique vis à vis des migrants, le Maroc, sans être exemplaire, a fait preuve de beaucoup plus d’humanité et de compassion que la France. Connaissant la réalité de très près, je pense et j’affirme avec force que le Maroc n’a de leçon de morale à recevoir de personne et surtout pas de la France ! Alors, maintenant que je suis rentré en France et que je n’ai plus aucun intérêt personnel à défendre, je me sens la liberté de prendre la parole pour m’insurger contre ce procès à charge qui est porté à l’écran.

Non le Maroc n’est pas une dictature.
Non Mohamed VI n’est pas un dictateur ».

 

Un agréable moment entre amis

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Quel plaisir de se retrouver entre amis avant notre départ mardi matin pour nos vacances en France :

Nous étions au Parasol Bleu avec André et Françoise Leleyter mais aussi Marc et Fairouz ainsi que Mehdi et Camille

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de gauche à droite : Sandrine, Fairouz, Camille, Françoise, Mehdi et Nicole

20160529_124928C’était la fête des mamans et Fairouz était très heureuse de recevoir un beau bouquet de la part de Mehdi et Camille.

LE 26 MAI SERA LA JOURNÉE DE LA MÉDIOCRITÉ.

par Jean-Marc Henry – jeanmarchenry-maroc.com – 27/05/2016

Je suis triste de voir autant de médiocrité de la part de journalistes qui confondent informations constructives et calomnies gratuites sans fondement juste pour le plaisir de détruire l’image d’une personne.

Je suis triste de voir autant de médiocrité de la part de journalistes qui confondent informations constructives et calomnies gratuites sans fondement juste pour le plaisir de détruire l’image d’une personne.

Si et je dit bien si tous les chefs d’états faisaient rien que la moitié que ce que fait ce Grand Roi pour leurs peuples, le monde se porterait beaucoup mieux !!!

Comment peut-on expliquer que des foules entières se lèvent où qu’il aille si ce Roi n’était pas aimé par les siens et par les autres peuples. Au lieu de perdre votre temps dans la calomnie sans fondement, prenez le temps de comprendre la valeur d’un homme et ses actions avant de juger et de blasphémer juste pour le plaisir de dénigrer.

Pourquoi nous les français, les donneurs de leçons du monde, sommes-nous même pas capables de balayer devant notre porte. Arrêtons avec notre arrogance et soyons un peu plus humbles dans nos paroles et avant de critiquer la politique, la vie ou la richesse des autres, il faut prendre le temps de la réflexion et de l’humilité.

La force d’un pays c’est son peuple et son dirigeant. Moi qui ne suis pas marocain, je suis admiratif de ce peuple qui aime autant son Roi et encore plus admiratif de ce Roi pour ses actions pour son pays, pour son peuple et ce qu’il entreprend à travers le continent.

Je le répète à qui veut l’entendre, quel dirigeant au monde peut se promener dans une foule sans une armée de garde du corps et être respecté et adulé d’un amour profond que lui donne son peuple !!! Et vous vous permettez de juger et de salir? J’aurais honte à votre place!!! Vous nous salissez nous les français à travers votre médiocrité.

Sachez, peuple du Maroc, que nous ne sommes pas tous pareils car c’est une poignet d’individus FRUSTRÉS, MANIPULÉ, qui salissent nos couleurs, nos valeurs. Nous français, nous nous excusons pour la médiocrité de certaines personnes.

La jalousie et la cupidité de l’homme détruisent le fondement de l’humanité

“Il ne faut pas perdre son temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi.”
…………………………………………………………………Feu Hassan II

Dons de sang : Les mosquées marocaines mobilisées

infomediaire.net – 27/05/20146

Une campagne de don de sang sera organisée dans les mosquées de plusieurs villes du Maroc à partir du 1er Ramadan, ont annoncé le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux.

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Cette action, qui fut lancée par le Roi Mohammed VI sous le thème « Celui qui la sauve (une vie) c’est comme s’il sauve toute l’humanité », se déroulera dans des mosquées de Rabat, Casablanca, Meknès, El Jadida, Safi, Tanger, Oujda, Agadir, Tétouan, Marrakech, Laâyoune, Béni Mellal, Nador, Errachidia, Ouarzazate, Kénitra, Fès, Larache, et Ksar El Kébir, en coordination avec les délégations des Habous et des Affaires islamiques et les Conseils locaux des oulémas, précise un communiqué conjoint du Centre et de la Fondation.

Maroc : Le télépéage généralisé à toutes les sections d’autoroute

yabiladi.com – 27/05/2016

Le directeur général de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM), Anouar Benazzouz, a annoncé jeudi à Casablanca la généralisation, courant 2016, du service de télépéage Jawaz.

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« Après plus d’une année d’exploitation, la technologie Jawaz a été améliorée et adaptée aux besoins de notre clientèle. ADM est aujourd’hui convaincue de son efficacité et ambitionne d’étendre ce service à l’ensemble des sections autoroutières courant 2016 », a déclaré M. Benazzouz lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la troisième édition du rendez-vous ADM Press Meeting.

Lancée en juin 2014 afin de faciliter l’acquittement du péage et fluidifier le trafic au droit des gares de péage, Jawaz est une solution qui fonctionne à l’aide d’un boîtier collé au pare-brise et qui permet d’effectuer automatiquement la transaction de péage en levant la barrière et en décomptant le montant du péage du solde du client. Ses bénéfices sont triples : gain de temps, fluidité et confort.

Dans un premier temps, Jawaz a été déployé sur un périmètre d’autoroutes à système dit « ouvert » entre Kénitra et Berrechid, avec application des tarifs normaux de péage sans aucune majoration. Ce lancement a été réalisé de manière discrète, ADM ayant choisi d’observer une période de test et d’attendre la généralisation de la solution à l’ensemble du réseau autoroutier. Malgré ce « soft launch », le produit a rencontré un très grand succès, puisque 29.000 tags Jawaz ont été vendus à ce jour. Jawaz sera étendu à l’axe autoroutier Berrechid-Agadir avant le 15 juin 2016, afin de faire face à la forte augmentation du trafic durant la période estivale, et sera accessible sur le restant du réseau autoroutier avant la fin de l’année, indique-t-on de même source. Outre l’annonce de l’élargissement de Jawaz, M. Benazzouz est longuement revenu sur les résultats financiers d’ADM, qui a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires en progression de +9,15 pc avec 2,42 milliards de dirhams, avoisinant les 3 milliards de dirhams TTC.

Le directeur général d’ADM a également présenté les réalisations en matière de construction d’autoroutes dont le linéaire atteint 1.772 km en 2016. Avec cette performance, ADM aura rempli l’engagement pris dans le cadre du contrat-programme signé avec l’Etat.

Taroudant, zests d’Eden

Par Philippe DOUROUX – liberation.fr – 27/05/2016

Dans le Sud marocain, la cité connue pour son mur d’enceinte en pisé dissimule une multitude d’espaces verdoyants, secs ou luxuriants, qui évoquent souvent le jardin originel.

Le jardin Dar al Hossoun, un incroyable espace botanique. Photo Baptiste de Ville d'Avray. Hanslucas

Le jardin Dar al Hossoun, un incroyable espace botanique. Photo Baptiste de Ville d’Avray. Hanslucas

Le paradis était un jardin, dit-on. Alors Taroudant ne doit pas être très loin du paradis. Dans le sud du Maroc, entre le grand et le petit Atlas, entre Agadir à l’ouest et Ouarzazate à l’est, s’épanouissent de manière inattendue ces endroits où l’eau, même rare, permet de recréer quelque chose qui ressemble à l’endroit où Eve et Adam ont pu vivre un temps en toute innocence. Il y a tant de jardins à Taroudant, ouverts ou fermés, accessibles ou inaccessibles, secs ou luxuriants, que l’on se dit que le premier d’entre eux se trouvait peut-être là.

Le lieu défendu

Avant de franchir une porte sur laquelle est écrit «Sonnez et patientez un peu», il faut dire un mot d’un jardin dont les portes resteront closes aux «infidèles», aux chrétiens, et plus généralement à toute personne qui ne reconnaît pas Mahomet comme le prophète. La France, représentée à l’époque du protectorat par le maréchal Lyautey, avait admis et fait respecter cette règle intangible : l’accès des mosquées au Maroc est réservé aux musulmans. Aujourd’hui encore il faut respecter l’interdit qui nous empêche de dire quoi que ce soit sur la cour des orangers de la mosquée Frak Lahbab.

Le parc de l’église

Il est ouvert à condition donc de sonner et de patienter quelques instants. On entre dans un grand parc auquel il faut juste jeter un coup d’œil pour aller voir tout de suite, à gauche, le patio où le temps s’est arrêté au milieu du siècle dernier. Quatre hexagones surbaissés dessinent une croix, reprenant le schéma des jardins du paradis initié en Perse, avec une fontaine au milieu et quatre canaux d’irrigation. Là a grandi un immense laurier-sauce, que l’on appelle ici «feuille de Moïse», des Monstera deliciosa, de la famille de philodendron et des géraniums dont l’odeur a dû être créée pour éloigner le diable. Dans le parc, on peut s’asseoir à l’ombre des gigantesques ficus dont les racines ressemblent à des nœuds de cobras que les charmeurs exhibent sur la place Assaragh. Des citronniers de toutes les couleurs, des pamplemoussiers, et des orangers complètent le paysage. Une euphorbe paraît déplacée et elle l’est. Venu avec le vent ou les caravanes de l’Afrique australe, il marque le territoire des paysagistes Arnaud Maurières et d’Eric Ossart dont on retrouvera ici ou là l’empreinte dans les différents espaces verts de Taroudant.

Un Euphorbe candélabre, originaire d’Afrique du Sud. Photo Baptiste de Ville d’Avray. Hanslucas

Les patios de Claudio Bravo

En dehors des murs se trouvent deux jardins qui valent la demi-heure de route faite en taxis, devenus confortables – les Dacia ou les Nissan ont remplacé depuis peu les antiques Mercedes dont on ne comptait plus le nombre de kilomètres parcourus. Au nord, en prenant la direction des montagnes qui marquent la frontière entre le Nord et le Sud marocain, Claudio Bravo, le peintre chilien arrivé au Maroc au début des années 70, boudé par les collectionneurs occidentaux mais adorés des princes du Proche et du Moyen-Orient, fait construire un palais dans lequel les patios reconstituent des mondes en miniature. On fait un tour en Italie en profitant de l’ombre apportée le matin par le haut mur situé à l’est, avec de grands cyprès et des statues d’éphèbes, dont il a fallu cacher la nudité quand les ouvriers travaillaient à la construction de cette citadelle. Le jardin, qui sépare l’atelier du peintre et la salle à manger, applique le schéma classique de la fontaine et des quatre chemins en croix. Dans la palmeraie miniature, un dattier et les petits doums des montagnes du Maroc défendent leur territoire face aux grands washingtonia venus du nord des Amériques, aux Bismarckia nobilis de Madagascar et aux Roystonea regia, un palmier royal de Cuba, plantés là par nos deux jardiniers voyageurs. Pour se faire ouvrir les portes de la maison, il faut appeler la veille, cela évite la bousculade et donne l’impression d’être chez soi le temps de la visite.

L’oasis de Tiout

Au sud de Taroudant, en allant vers le petit Atlas que les Européens préfèrent appeler l’anti-Atlas, il faut impérativement aller à l’oasis de Tiout pour voir un jardin originel. Un jardin n’est pas un endroit où les plantes poussent naturellement, il s’agit d’un espace domestiqué, où l’homme a apprivoisé l’eau en créant des bassins de rétention pour irriguer des parcelles tracées à la règle. A Tiout, les grands réservoirs permettent d’avoir de l’eau tout au long de l’année, de récolter du blé dès le mois de mai et d’avoir de la luzerne en abondance. On peut suivre les canaux dont l’ouverture ou la fermeture sont décidées par une association des villageois qui veille à la bonne répartition de l’eau. Au milieu de l’oasis, on peut déjeuner ou dîner chez Saïd et sa femme. La tente berbère et la cuisine en plein air n’ont rien de folklorique, elles soulignent juste la distance qui nous sépare du tourisme d’Agadir. Là aussi, il faut téléphoner à l’avance pour commander.

Le jardin aride de Dar Igdad. Photo Baptiste de Ville d’Avray. Hanslucas

Dar al Hossoun et Dar Igdad

Le soir, en revenant en ville, on entre dans le vrai domaine d’Arnaud et Eric. Durant les quinze ans passés à l’intérieur et à l’extérieur des remparts, ils ont planté une trentaine de jardins et construit autant de maisons avant de traverser l’Atlantique pour s’installer au Mexique. Les plus aboutis d’entre eux se trouvent au-delà de Zraïb, ils s’appellent Dar al Hossoun et à Dar Igdad. Devenu un hôtel, Dar al Hossoun est en soi un incroyable espace botanique. Le creusement des deux grands rectangles a permis d’ériger les bâtiments en pisé, et de construire une piscine de 30 mètres et un jardin en creux. Il y aurait là 998 plantes différentes. Un chiffre que personne n’ira vérifier, on pourrait tout aussi bien dire mille et une plantes. Les paons familiers complètent un décor hallucinant qu’il est difficile de quitter.

Dar Igdad est aussi différent que possible de son voisin. L’un ressemble à une jungle luxuriante, l’autre joue sur les perspectives de la savane. Les lignes droites quadrillent l’espace de Dar Igdad et déterminent des zones affectées aux différentes espèces. Ici, Arnaud Maurières et Eric Ossart ont décidé de se passer d’eau dans la mesure du possible et de concevoir un jardin aride dont ils ont fait l’éloge dans un ouvrage dans lequel ils livrent leur expérience (1).

Les cactus, les figuiers de Barbarie y prennent leurs aises dans un labyrinthe épineux qui rappelle les allées de buis que l’on trouve dans les châteaux le long de la Loire. Des palmiers dattiers, un avocatier, venu du Mexique, un papayé, des aloe vera en pagaille, d’immenses agaves, desOpuntia rufida – le cactus aux oreilles de Mickey – et, tout au fond, une pépinière de cactées achève de convaincre que la sécheresse n’empêche pas les plantes de pousser à condition qu’elles soient adaptées à ces endroits où l’eau devient un bien précieux. Dans la cour des oliviers, l’arbre du pourtour la Méditerranée donnent l’ombre indispensable pour prendre le thé.

(1) Eloge de l’aridité par Eric Ossart et Arnaud Maurières. Editions Plume de carotte, 163 pp., 29€.

A voir

Les visites des jardins de Taroudant sont organisées par Olivier de Dar al Hossoun. Contact: Daralhossoun@gmail.com
Pour visiter le palais de Claudio Bravo (Palaisclaudiobravo.ma), téléphoner la veille. Mobile: +212 6 91 24 21 61. Fixe: +212 5 28 21 60 78
A Tiout, les habitants se sont organisés pour offrir des visites de l’oasis à dos d’âne pour les enfants. Pour déjeuner à la palmeraie de Tiout, téléphonez la veille à Saïd: +212 6 61 77 74 06

Tiznit : La belle Aglou, nouvel Eldorado des résidences secondaires

par Sabrina Belhouari – leconomiste.com – 27/05/2016

  • Engouement sans précédent au niveau de cette magnifique ceinture littorale
  • A l’abri des regards, la petite commune se métamorphose sans bruit, au grand dam des pêcheurs
  • 13 complexes résidentiels mais une infrastructure et des services de base qui ne suivent pas
Depuis quelques années, les complexes touristiques poussent comme des champignons sur la ceinture littorale allant d’Aglou jusqu’à Mirleft

Depuis quelques années, les complexes touristiques poussent comme des champignons sur la ceinture littorale allant d’Aglou jusqu’à Mirleft

Loin des regards et du bruit, le littoral d’une vingtaine de kilomètres de la petite commune rurale d’Aglou se métamorphose peu à peu. Sur la route côtière allant de ce petit village de pêcheurs jusqu’aux abords de Mirleft, on ne peut rater ces quelques complexes résidentiels. Ce qui était il y a une dizaine d’années de simples villages de pêcheurs est devenu, en l’espace de quelques années, une destination de vacances privilégiée, et surtout une zone d’investissement importante pour Tiznit. Alors que Mirleft, Lagzira et Sidi Ifni étaient jusque-là les seules plages du Sud connues par les Marocains, Aglou et Arbaa Sahel ont depuis peu le vent en poupe. Avec une ouverture directe et privée sur l’océan, ces complexes touristiques attirent une clientèle à la recherche de discrétion et de calme. Depuis quelques années, cette plage qui longe la route côtière jusqu’à Mirleft, attise la convoitise des promoteurs immobiliers. Une attirance qui s’explique par le développement d’un produit fort rentable: la résidence secondaire. Cette nouvelle formule a commencé à prendre pied avec le projet Club Evasion, le premier complexe à avoir vu le jour dans cette zone, il y a de cela dix ans. Deux kilomètres plus loin, un autre projet encore en construction est visible de la route: Palmeraie d’Aglou. S’en suivent alors plusieurs projets à différentes phases de construction. Au total, ce sont 13 projets de complexes touristiques prévus dans cette zone, avec différents produits: villas, bungalow, studios, appart/hôtels, et pas moins de 13 hôtels, dont un 5 étoiles. Cette ceinture littorale de la province de Tiznit est vouée à un avenir immobilier fructueux. La résidence secondaire attire indéniablement. Ce produit a un fort impact sur la clientèle marocaine, mais aussi étrangère depuis peu. «La majorité de notre clientèle est marocaine, pour la plupart venant de Casablanca et Kénitra», affirme Meriem Sahbi, directrice clientèle au projet Aglou Center. Ce qui séduit le plus dans cette région, c’est la combinaison de trois atouts: le climat ensoleillé presque toute l’année, la proximité d’un centre urbain (10 km de Tiznit) et la proximité d’un aéroport (Agadir ). Il y a également un autre élément important: la gestion locative. Quelques promoteurs proposent la gestion locative aux clients qui le désirent. Cette offre se développe beaucoup pour ce genre de complexes, qui ne sont occupés par les propriétaires que quelques semaines de l’année. La rentabilité est ainsi assurée à la fois pour les propriétaires et les promoteurs. Alors que les promoteurs de certains projets sont des professionnels du tourisme et de l’immobilier, d’autres ne le sont pas, ce qui pose un problème au niveau du respect de certaines réglementations liées à la spécificité de cette zone.

L’environnement, la question qui fâche

Avec le développement des complexes touristiques, un nouveau mode de vie s’installe petit à petit dans cette zone longtemps connue pour être la destination des caravaniers européens

Avec le développement des complexes touristiques, un nouveau mode de vie s’installe petit à petit dans cette zone longtemps connue pour être la destination des caravaniers européens

Si la plage d’Aglou a décroché le pavillon bleu, label pour la qualité du site balnéaire, quatre fois de suite, c’est surtout pour sa beauté et sa propreté. Or, la multiplication de projets dans la zone littorale pose une réelle question sur l’environnement et le degré d’implication des promoteurs immobiliers dans sa protection. La particularité de ce type de projet est qu’il se trouve dans une zone d’aménagement et d’équipement touristique, à densité contrôlée ( faible densité ou moyenne). Comme il s’agit du littoral, il y a des réglementations supplémentaires à respecter pour ce qui est relatif à l’assainissement, à l’esthétique, à la préservation de la faune pour la protection des potentialités halieutiques, principale ressource économique pour la population locale. Or, avec 13 projets au total, l’impact sera inévitable. Certain projets sont réalisés par des groupements non professionnels qui n’opèrent pas dans le domaine touristique, mais sont des amicales ou associations. Quelques projets en place ont ainsi enregistré des infractions quant au respect du paysage et au Schéma directeur de l’aménagement urbain. Les dispositions du Sdau de la région prévoient des directives qui ne sont pas toujours respectées dans les cahiers des charges. Un projet de complexe résidentiel et touristique dans la commune de Tioghza a été par exemple retardé à cause du non-respect de ces dispositions. L’empiétement sur un talvegue (le lit d’un cours d’eau) pour la création d’une piste, à partir des déblais recueillit sur terrain est en effet interdit par la loi. En outre, les déblais ont dénaturé le terrain au lieu de permettre au projet de s’intègrer dans le site et le mur de soutènement a été réalisé d’une manière qui n’est pas esthétique. «La réglementation est claire pour la construction sur le littoral et une étude d’impact est exigée du promoteur avant de donner une autorisation de construire», assure Yahia Khabout, directeur du Centre régional d’investissement de Tiznit. Il s’agit notamment de la loi sur le littoral exigeant le respect des 100 mètres non constructibles relevant du domaine public maritime. Epouser la forme du terrain et s’intégrer dans le site qui est en pente vers la mer constituent une exigence dans le cahier des charges sur laquelle le contrôle de l’agence urbaine reste pointilleux.
La multiplication des projets suscite toutefois des interrogations pour les pêcheurs de cette zone du littoral, particulièrement pour ce qui est des eaux usées. «Il n’y a eu aucune communication ou échange avec nous les pêcheurs d’Aglou, nous sommes pourtant directement concernés», s’exclame Abdellah Aarab, président de l’association Amoud pour le développement à Aglou. L’enjeu économique pour la ceinture littorale d’Aglou est incontestablement important. Certes, aujourd’hui seuls 5 projets sont finis, mais la construction continuera pour quelques années encore. Or, l’infrastructure et les services de base ne vont pas à la même cadence. Les infrastructures existantes aujourd’hui se résument à quelques commerces et une seule station d’essence à Mirleft. Pour le côté sanitaire, un dispensaire seulement existe sur un rayon de 20 km. L’hôpital le plus proche étant celui de Tiznit. Pour la restauration, il y a beaucoup à faire.

Aglou Center: Projet écologique

La conceptualisation du projet Aglou Center  a nécessité à l’époque l’introduction d’une nouvelle technique de construction afin d’avoir une vue sur mer pour l’ensemble sans augmenter la hauteur des constructions

La conceptualisation du projet Aglou Center a nécessité à l’époque l’introduction d’une nouvelle technique de construction afin d’avoir une vue sur mer pour l’ensemble sans augmenter la hauteur des constructions

La petite commune d’Aglou connaît une problématique majeure liée à l’eau. En effet, l’eau des puits est saumâtre. Le taux de salinité de l’eau approche parfois les 60% du taux de salinité de l’eau de mer et varie selon les marées. Le promoteur du complexe Aglou Center a réfléchi à une solution, certes coûteuse, mais qui a le mérite d’être écologique et innovante dans cette partie du Souss. «La capacité de la station de dessalement de l’eau des puits est de 200 m3 par jour, ce qui permet d’arroser les espaces verts ainsi que le remplissage des piscines, et de réaliser par la même occasion des économies», explique Moustapha Bouderka, promoteur d’Aglou Center. Le complexe dispose de deux réseaux d’eau, l’un pour l’eau potable connecté à l’ONEP et un réseau lié à la station de dessalement. En outre, le complexe dispose d’une station d’épuration des eaux usées, réutilisées également dans l’arrosage des espaces verts. Il faut noter aussi que Aglou Center est le premier projet à faire rentrer la fibre optique dans la région du Sud pour desservir l’ensemble des habitations. Le promoteur du projet montre ainsi son engagement en matière de rationalisation de l’utilisation des ressources d’énergie et d’eau.

Dr Nisserine Slitine: Nous offrons de nouvelles opportunités à la jeunesse marocaine

par Dounia Essabban – aujourdhui.ma – 28/05/2016

Entretien avec Dr Nisserine Slitine, présidente fondatrice  de l’IHEPS

Dr-Nissrine-Slitine-IHEPS

Après 10 ans d’existence à Marrakech, IHEPS (Institut des hautes études paramédicales du Sud) s’installe à Casablanca. Objectif : faire de cet établissement la référence dans les études paramédicales. Dr Nisserine Slitine, la fondatrice de l’institut, nous livre sa vision et sa stratégie.

ALM : Basée depuis 10 ans à Marrakech, qu’est-ce qui vous a poussée à ouvrir une antenne à Casablanca ?

Dr Slitine : Notre vision est de faire de l’établissement la plus grande école de paramédical au Maroc. Elle l’est déjà par son effectif, par la qualité de ses formations et par ses références. Nous avons des étudiants qui proviennent de toutes les villes marocaines et au-delà des frontières (Europe, Afrique, Moyen- Orient). Nous serons la première école dans le paramédical à s’étendre sur tout le Maroc. Après l’ouverture à Casablanca, nous nous implanterons, prochainement, à Tanger, Fès et Agadir. Notre souhait est de pallier le manque crucial de professionnels qualifiés dans les filières de kinésithérapie, d’orthophonie et de diététique. Le choix de Casablanca s’est fait naturellement en raison des infrastructures hospitalières publiques et privées existantes.

Quels sont les critères requis pour ouvrir un établissement spécialisé dans le paramédical ?

L’autorisation préalable du ministère de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique est requise tout d’abord. Il faut remplir ensuite  un cahier des charges composé de 3 dossiers administratif, technique et pédagogique qui répondent aux nouvelles normes exigées par l’Etat.

Sur quelle base avez-vous retenu les formations proposées ?

Comme je l’ai dit ci-dessus, il y a un manque crucial de professionnels qualifiés dans les filières pour lesquelles nous formons, à savoir la kinésithérapie, l’orthophonie et la diététique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il existe 3.000 kinésithérapeutes alors que le besoin est de 35.000. 200 orthophonistes évoluent sur le marché alors que le besoin est de 22.000 ! Le Maroc compte 100 diététiciens alors que le besoin est estimé à 18.000.
Notre objectif est donc de répondre aux attentes des citoyens marocains en matière de réhabilitation et de prise en charge continue des patients. Nous ouvrons d’autres perspectives à nos étudiants avec de nouvelles formations qui leur permettront d’être formés à de nouveaux métiers encore très peu connus, à savoir l’ergothérapie, la neuropsychologie, l’orthoptie… C’est pour nous une façon de valoriser ces métiers et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse marocaine.

L’existence de certaines filières qui sont de plus en plus prisées comme celle qui donne lieu à devenir orthoptiste ne sont pas intégrées dans vos programmes… Est-ce dans vos prévisions?

Il y a un manque crucial en effet d’orthoptistes au Maroc. C’est aussi le cas pour d’autres professions telles que la psychomotricité, l’ergothérapie ou la neuropsychologie. C’est ce qui nous a amenés à prévoir l’ouverture de nouvelles filières. Nous sommes en cours de finalisation de ces projets qui seront mis en place très prochainement. Nous avons la volonté de former des professionnels paramédicaux multi compétents en conjuguant leurs professions avec d’autres compétences telles que le management, la qualité, la pédagogie et  les nouvelles technologies informatiques. Le but est de leur offrir d’autres possibilités d’insertion professionnelle dans les établissements de santé et leur permettre d’accéder à d’autres métiers tels que le management de la santé, le management du sport et les nouvelles technologies informatiques (prothèses et ortho thèses connectées)
Vos masters sont-ils des formations en double diplomation ?
Oui, en effet, nos diplômes Bac+5 sont jumelés avec des diplômes universitaires européens avec les facultés de médecine de Bordeaux et VIC Barcelone.

Combien de lauréats avez-vous formés depuis 2006 et quel est le taux d’insertion professionnelle ?

L’IHEPS  Marrakech a formé  265 lauréats diplômés avec un taux d’insertion professionnelle de 90%. 100 étudiants étrangers ont été formés depuis le démarrage.

Votre slogan en guise d’ouverture de l’antenne de Casablanca est « demain, vous nous direz merci!». Un mot sur votre choix…

Nos étudiants sont reconnaissants de la compétence acquise à l’issue de nos formations. En effet grâce à nos programmes axés sur la multi compétence, d’autres voies s’ouvrent pour eux dans le domaine professionnel. Une technicité et d’autres savoir-faire qui répondent aux normes européennes viennent renforcer les programmes classiques dans nos filières. Il ne suffit pas seulement de mettre des professionnels sur le marché. Nous ne faisons pas que lutter contre le chômage, nous répondons efficacement aux besoins du corps médical et des citoyens marocains.

Conférences de sensibilisation sur les troubles du sommeil et la sécurité routière d’Agadir à Tanger : Somnolence et endormissement au volant provoquent un accident mortel sur trois sur l’autoroute  

Par Dr Anwar CHERKAOUI – lopinion.ma – 28/05/2016

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La somnolence et l’endormissement au volant, sont la source d’un accident mortel sur 3 sur l’autoroute.
Devant ce constat macabre, plusieurs institutions et organismes se mobilisent pour sensibiliser sur les troubles du sommeil et les accidents de la circulation. La société marocaine du sommeil et de la vigilance (SMSV) organise une série de conférence à travers le Maroc. Sa présidente, Dr Fouzia Kadiri, animera le 31 mai à Rabat une conférence au profit des médecins qui délivrent les permis de conduire et le 4 juin 2016 au profit des médecins de Tanger. La SMSV projette d’organiser fin juin 2016 à Agadir, avec la délégation du ministère de la santé, une conférence sur la même thématique. Pour leur part le Rotary Club d’Agadir et AVAD Maroc, l’Amicale des médecins de la Wilaya d’Agadir et l’Association des pneumologues région Sud (APRES), ont programmé respectivement pour jeudi 26 et vendredi 27 mai, deux conférences sur la sécurité routière et les troubles du sommeil, qui ont été animées par Pr. M. El Biaz, spécialiste dans les maladies du sommeil du CHU de Fez.
A la veille du mois de ramadan et des vacances d’été, ou il y a un risque accru des accidents de la circulation, la Société Marocaine du Sommeil et de la Vigilance (SMSV), élargit son programme de dépistage des troubles du sommeil aux chauffeurs professionnels, indique Dr. Fouzia Kadiri, spécialiste dans les maladies du sommeil et présidente de la SMSV.
Cette action est un des maillons de la chaîne de la prévention routière qui concerne le médecin agréé à délivrer le permis de conduire, le médecin de travail, les spécialistes du sommeil, les entreprises, les assurances et enfin les autorités ( Ministères et comité national de prévention routière

Le principal trouble du sommeil à dépister, est celui désigné communément par les médecins du syndrome Aigu obstructif du sommeil ou (SAOS). Pourquoi le SAOS ? Parce que cette maladie représente la 1° cause d’accident chez les professionnels de la route alors qu’elle est peu connue et ses moyens de diagnostic sont peu vulgarisés. Pourquoi le chauffeur professionnel ? Parce que la moitié des accidents mortels de travail sont des accidents de la route. Ce sont toutes ces considérations, qui imposent de mettre ce programme, précise Dr Fouzia Kadiri.

L’Opinion : Qu’est-ce que le SAOS ?
Dr Fouzia KADIRI : Le SAOS se définit par un arrêt respiratoire pendant le sommeil du à une fermeture mécanique des voix aériennes supérieures. La confirmation du diagnostic ne peut se faire que par l’enregistrement du sommeil qui va détecter ces arrêts respiratoires et les chiffrer.
Le SAOS est généralement la complication d’un ronflement chronique, important qu’on voit surtout chez l’homme de plus de 55 ans. Ce syndrome est souvent associé à de l’obésité, de l’hypertension arterielle ou un diabète. Il n’y a pas de signes cliniques directs du SAOS, c’est généralement le conjoint qui remarque que son époux ronfle très fort et s’arrête de respirer pendant son sommeil.
C’est la fragmentation du sommeil et sa mauvaise qualité qui est à l’origine de l’apparition d’une somnolence pendant la journée, une fatigue et une baisse de la vigilance. Chez le conducteur les facultés de perception, d’analyse et de décision vont être perturbés et un accident est vite arrivé.

L’Opinion : Quels sont les rapports entre le SAOS, la somnolence et l’accidentologie ?
Dr Fouzia KADIRI : Il est prouvé depuis quelques années que la somnolence, indépendamment de sa cause, est à l’origine d’un accident mortel sur 3 sur autoroute. Des études récentes publiées en 2013 et 2014 rapportent que 30% des accidents sur autoroute sont dus à l’endormissement au volant et que la somnolence au volant est la première cause de mortalité sur les routes. Au Maroc le dérapage isolé, c’est-à-dire en rapport avec la somnolence ou la fatigue représente la première cause de mortalité routière
Dans le cadre professionnel, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a rapporté que la moitié des accidents de travail mortels sont les accidents de la route. Ces accidents impliquent généralement les véhicules de gros gabarit qui occasionnent 12% des tués de la circulation d’après la même source.

L’Opinion : Pourquoi ce programme vise les chauffeurs professionnels ?
Dr Fouzia KADIRI : Une étude faite en Italie rapporte que 41% des chauffeurs professionnels ont eu au moins un épisode de somnolence au volant par mois. Les causes de cette somnolence n’ont pas été déterminées mais l’étude a montré que les facteurs prédictifs de cette somnolence sont l’âge supérieur à 55 ans, un indice de masse corporel IMC supérieure à 30 (surpoids). Ces deux caractéristiques sont également prédictives du SAOS.

L’Opinion : En quoi consiste le programme de dépistage du SAOS chez les chauffeurs professionnels des villes de Casablanca, Fez, Rabat, Tanger et Agadir?
Dr Fouzia KADIRI : Pour mieux cadrer la somnolence et comprendre l’implication du SAOS dans celle-ci, une équipe médicale taiwanaise a enregistré tous les chauffeurs professionnels d’une entreprise de transport. La moitié des 524 chauffeurs enregistrés présentaient un SAOS avec comme principal facteur aggravant un indice de masse corporel élevé.
Pouvons nous réaliser un tel programme de dépistage dans notre pays ? C’est à dire examiner le sommeil de tous les Chauffeurs Professionnels comme on examinera l’acuité visuelle ou la Tension artérielle (TA). Cela semble très difficile, car nous n’avons ni les moyens ni le nombre de spécialistes suffisant ni les infrastructures adéquates.
Le programme de la Société Marocaine du Sommeil et de la Vigilance, indique sa Présidente, Dr. Fouzia Kadiri, consiste donc à mettre en place un plan d’action à chaque niveau de la chaîne de la prévention routière : le médecin agréé à délivrer le permis, le médecin de travail, les spécialistes du sommeil, les entreprises, les assurances et enfin les autorités.
La 1ère étape consiste en la mise en place d’un programme de formation des médecins qui ont la responsabilité de délivrer le certificat médical du permis de conduire et les médecins de travail qui ont la responsabilité du suivi médical des employés des entreprises de transport. C’est un programme de formation sous forme de conférences, de tables rondes et d’ateliers que la SMSV a déjà lancé depuis 2015 avec l’Association des Médecins Agrées à Délivrer le Permis de Casablanca et l’Association des Médecins du Travail Settat-Casablanca. Ce programme va aider le médecin à identifier les personnes à haut risque des troubles du sommeil.

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