Souss / Braconnage : La gazelle de Cuvier toujours menacée

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par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 29/07/2016

  • Mise en place de plans d’actions pour contenir le phénomène
  • Paiement d’amende, peine de prison… les risques encourus
La présence relativement abondante de la gazelle de Cuvier dans la région Souss Massa suscite la convoitise de braconniers sans scrupules (Ph. F.N.)
La présence relativement abondante de la gazelle de Cuvier dans la région Souss Massa suscite la convoitise de braconniers sans scrupules (Ph. F.N.)

Dans la région Souss Massa, le fléau du braconnage sévit toujours. Tiznit-Chtouka Ait Baha et Taroudant sont les territoires les plus touchés. Avec un risque moindre, la zone d’Agadir, et aussi celle d’Ouarzazate dans le Draâ Tafilalt, peuvent être classées zones noires. Plusieurs tentatives de braconnage y ayant été signalées.

La gazelle de Cuvier est l’espèce la plus soumise à la pression du braconnage dans ces zones. En fait, suite aux efforts du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) pour la protection de la faune sauvage et de mise en place de lots d’amodiation de droit de chasse, il y a un retour en effectif de la gazelle de Cuvier. Et qui est facilement observable au niveau de la zone de l’Anti-Atlas. Cette présence relativement abondante a suscité la convoitise de braconniers sans scrupules qui s’adonnent à leur activité plutôt la nuit et dans des zones accessibles par voiture. Les informateurs, qui sont souvent des locaux, jouent un rôle primordial dans ces opérations interdites. En fait, ils sont motivés par l’appât du gain, le braconnage étant une activité qui mobilise des sommes d’argent relativement importantes. L’informateur reçoit donc sa part, de même que l’éclaireur. Quant à lui, le braconnier a la possibilité dans certains cas, de vendre la viande et le trophée. «Dans la plupart des cas, les braconniers proviennent de la région de Souss Massa et des provinces avoisinantes mais rarement des grandes villes du pays», explique un responsable à la Direction régionale des eaux et forêts et de lutte contre la désertification (DREFLCD). Devant cet état des choses, HCEFLCD a pris des mesures pour contenir la situation. C’est ainsi que des plans d’action régionaux ont été mis en place. Ils sont relatifs à  la mise en œuvre de la loi n°29-05 concernant la protection des espèces de faune et de flore sauvages et au contrôle de leur commerce. Sachant que le Dahir du 21 juillet 1923 sur la police de la chasse et l’arrêté annuel de la chasse considèrent la gazelle comme espèce protégée interdisant sa chasse et son colportage.
Aujourd’hui, le HCEFLCD procède à des opérations de ratissage au niveau des points noirs de la Région Souss Massa. Autorités locales, Gendarmerie royale et Sûreté nationale ont été mobilisées pour prêter main forte dans le but de freiner et de mettre fin à ce fléau. La sensibilisation des associations et de la population locale pour appuyer la conservation des espèces protégées de la région est aussi à l’ordre du jour. Sur le terrain, plusieurs actions ont été faites dans la région de Tiznit. Ainsi, la dernière opération dans ce sens a été menée le 8 juillet dernier, par la Direction provinciale des eaux et forêts de Taroudant, avec l’appui des partenaires concernés. Notamment, la Gendarmerie royale d’Ait Abdallah. Résultat des courses, arrestation de trois délinquants détenant deux spécimens sous forme de deux têtes de gazelle de Cuvier, tués au niveau de la zone d’Ait Ahmed. Cet acte illégal est passible d’une amende importante et d’une peine de prison de plus de 6 mois. Aujourd’hui, l’appel est lancé pour la mobilisation de la société civile, des associations et des élus pour protéger la faune sauvage de manière générale, notamment la gazelle de Cuvier, un bel animal en mouvement sur le territoire de la Région Souss Massa.

Les objectifs de la loi 29-05 

Cette loi est axée sur la protection et la conservation des espèces de flore et de faune sauvages, notamment par le contrôle du commerce des spécimens de ces espèces. Elle vise à fournir un cadre de protection juridique particulier pour les espèces de flore et de faune sauvages et à réduire la surexploitation des espèces menacées. Et de même à répondre aux principes des conventions et traités internationaux sur la protection de l’environnement, et en particulier la Convention relative au commerce international des espèces de flore et de faune sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée par le Maroc le 21 octobre 1975. Les amendes prévues par cette loi vont de 5000 DH à 100.000 DH, selon le cas. Elles tiennent compte de la nature et de la gravité de l’infraction et de la catégorie dans laquelle est classée l’espèce. Les conséquences de l’infraction sur la conservation et la survie de l’espèce dans le milieu naturel sont de même prises en considération. Pour rappel, la loi 29-05 prévoit des mesures de confiscation, de conservation et de réparation civile ainsi qu’une panoplie de sanctions pénales dissuasives.

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AGADIR-IDA OUTANANE : LANCEMENT DE PLUSIEURS PROJETS DE DÉVELOPPEMENT

par Yassine SABER – leseco.ma – 29/07/2016

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La wali de la région Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Zineb El Adaoui, a lancé mardi dernier plusieurs projets de développement à l’occasion de la Fête du Trône. Elle a ainsi donné le coup d’envoi des travaux de réalisation de la voie de contournement de la route provinciale n°1.001 au niveau de Tamzergout sur 29 km.

À la commune rurale de Drarga, elle a lancé les travaux de réalisation du barrage collinaire «Taourirt» pour un investissement de 45 MDH. Elle s’est également renseignée sur l’état d’avancement du projet de restructuration de l’infrastructure électrique au niveau de la même commune qui nécessitera une enveloppe de 22,2 MDH. En parallèle, la wali a inauguré le projet de raccordement du quartier Ighil Adardour au réseau d’eau potable.

Le programme d’animation d’Agadir de fin juillet à fin août 2016

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Communiqué par le CRT d’Agadir

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Un message d’Isabelle Derlon

Isabelle Derlon va quitter Agadir en septembre 2016.

Isabelle était Conseiller Consulaire à Agadir et habitait à l’Orangeraie Dyar Shemsi.
Une figure sympathique d’Agadir nous quitte pour aller vivre ailleurs de bons moments.
Nous la regretterons ; nous lui adressons tous nos voeux et lui souhaitons bonne chance pour la suite.
Grosses bises à toi Isabelle !

Isabelle en février dernier au cours de la réception de Monsieur l'Ambassadeur de France à Rabat
Isabelle en février dernier au cours de la réception de Monsieur l’Ambassadeur de France à Rabat

Bonjour à Toutes et Tous,

Je viens vers vous pour vous faire part que je quitte le Maroc en Septembre 2016.

Au bout de presque 20 belles années de vie à Agadir, j’ai rencontré des personnes extraordinaires, dont vous !
Je ne pourrais pas vous oublier !

Merci à toutes et tous pour ces bons moments !.

Je tourne moi aussi une jolie page du livre de la vie.

Merci encore à toutes et tous…!!!

Je reviendrai toujours avec le même plaisir vous rencontrer.

Je suis et serai toujours joignable par mail ou téléphone.
Adresse mail : isbaelledutrai@hotmail.fr ou isabelle@la-baule.com
GSM : 00 212 6 68 44 11 88

Très Amicalement,

Isabelle Derlon

Pêche maritime / Durabilité : La Ceinture bleue pour relever le défi dans le Souss

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/072016

  • Observation côtière, pêcheries durables et aquaculture… les 3 axes de l’initiative
  • Signature d’une convention entre l’INRH et Agadir Haliopole Cluster
Photo M. Terrier
Photo M. Terrier

Le secteur halieutique recèle un important potentiel qui doit être exploité de façon harmonieuse afin de l’inscrire dans la durabilité dans un contexte de changement climatique. En fait, il est question aujourd’hui d’assurer le développement durable de la pêche et de promouvoir des pratiques responsables qui permettent de gérer les équilibres du développement. L’enjeu étant de développer le potentiel halieutique tout en sauvegardant la biodiversité. C’est la raison d’être même du projet de la «Ceinture bleue» mis en place par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Afin de mettre en lumière cette initiative complémentaire à la COP22 portée par le Maroc, une rencontre a été organisée mardi dernier à Agadir. La Ceinture bleue est un projet qui s’inscrit dans la continuité de l’initiative «Croissance bleue» promue par la FAO et qui s’appuie sur le principe de l’économie verte et  circulaire. «Le projet Ceinture bleue dépasse la Croissance bleue du fait qu’il considère que le changement climatique n’est plus une contrainte, mais une opportunité pour réduire la cadence de la pollution marine et contribuer à la dépollution des océans», explique Mohamed Bouayad, président d’Agadir Haliopole Cluster (AHP). «Ce qui permettrait de développer tout le système de pêche au niveau de l’extraction et de l’exploitation», a-t-il ajouté. Dans le détail, ce projet tourne autour de trois axes fondamentaux. Le 1er est relatif à l’émergence des systèmes d’observation côtière en favorisant leur intégration au niveau mondial. A ce propos, les pêcheurs seront positionnés en tant qu’utilisateurs-observateurs. Le 2e axe concerne l’encouragement des actions en faveur de la pêche durable sur l’ensemble de la chaîne de valeur jusqu’au consommateur. Le respect de l’environnement, la valorisation des ressources et la réglementation seront pris en compte pour une pêche responsable qui permet aux ressources marines de se renouveler. Le 3e axe est relatif au développement d’une aquaculture durable, en particulier de l’algoculture. En effet, l’élevage est appelé à combler le déficit causé par la pêche sauvage (par opposition à l’aquaculture). L’initiative de la « Ceinture bleue » est ainsi amenée à jouer un rôle majeur pour le développement durable. Les actions menées dans des écosystèmes maritimes vulnérables aux changements climatiques constituent aussi un réservoir de bonnes pratiques et de solutions qu’il faut accélérer avec le soutien de la communauté internationale et de tous les partenaires de développement.

La rencontre d’information sur le projet de la Ceinture bleue a été organisée par la CGEM Union régionale Souss Massa, AHP, la Fipromer et la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) Souss Massa. Elle a été clôturée par la signature d’une convention entre l’INRH et AHP pour un certain nombre de projets collaboratifs de développement de recherche appliquée. A cet effet, une plateforme sera développée au sein du Centre de valorisation relevant de l’INRH.

Un bateau du futur en projet…

Il est impératif de faire des économies d’énergie d’autant plus qu’elle représente plus de 50% des charges des armateurs et qu’elle est polluante. Dans ce sens, AHP travaille sur le projet «Bateau du futur». Non énergivore, il sera moins polluant et plus rentable. En même temps, le confort des marins pêcheurs sera assuré. Aujourd’hui, la pêche responsable du futur oriente la réflexion vers une remise en question de toute la flotte actuelle qui doit être modernisée afin de mieux s’inscrire dans un développement et une pêche durables.

SOUSS-MASSA : LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT LANCÉ

par Yassine SABER – leseco.ma – 28/07/2016

La région Souss-Massa souffre d’une récession en matière d’investissement. Un plan est sur les rails pour rectifier le tir

Conformément à l’article n°83 de la loi organique des régions, le conseil régional Souss-Massa vient de donner le coup d’envoi à son plan de développement régional (PDR). Il doit être mis en place durant la première année du mandat de ce conseil. Pour la 3e fois consécutive, c’est le cabinet McKinsey qui a été chargé, à l’issue d’un appel d’offres lancé par le conseil régional Souss-Massa, de la réalisation de cette feuille de route, la 3e mouture de la stratégie de développement économique de la région, après les feuilles de route élaborées par l’actuelle présidence lors des mandats de 2003-2009 et 2010-2015. Bien que l’actuel découpage administratif ait permis l’amélioration des indicateurs économiques et sociaux de la région Souss-Massa, après le transfert de Drâa à Tafilalet et l’intégration de Tata, le bilan des précédents reste perfectible du point de vue de la dernière feuille de route, qui a fait l’objet d’une évaluation réalisée par le bureau d’étude Valyans Consulting.

L’intervention du Conseil régional dans le cadre de sa stratégie a permis d’injecter  722 MDH, dont 21% ont été dédiés aux secteurs productifs et 79% aux secteurs transverses et sociaux. Cependant, malgré les efforts consentis, la région qui contribue actuellement à 6% du PIB et représente 8% de la population marocaine, soit 2,6 millions d’habitants, souffre d’une récession en matière d’investissement et un recul sur le plan de sa compétitivité économique.

Dans le détail, l’état d’avancement du bilan réalisé a fait ressortir que 41% des dossiers lancés en 2010 ont été réalisés en 2015 alors que 43% sont en cours d’étude ou de réalisation;  5 ans après le lancement de la seconde feuille de route régionale en 2010. Un retard est ressenti au niveau de la concrétisation de certains projets structurants, qui relèvent essentiellement des instances centrales et régionales, tels que le parc Haliopolis, l’agropôle, les zones logistiques, le schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU), les stations de dessalement de l’eau de mer, le marché de gros à vocation régionale, le plan des déplacements urbains du Grand Agadir, en plus de la connectivité aérienne et de plusieurs projets touristiques, notamment la cité de loisirs de Tamaounza, le pôle d’animation Founty, sans oublier les écarts énormes au sujet de la répartition de l’investissement public.

Les équipes du cabinet McKinsey  réaliseront  un diagnostic avec une évaluation de la situation actuelle qui sera suivi par une vision étalée sur 20 ans et un plan d’action de 6 ans. La contractualisation et à la structuration des actions prioritaires, elle seront le fait de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP).

 

LE « FESTIVAL DES PLAGES DE MAROC TELECOM » EST DE RETOUR !

lnt.ma – 28/07/2016

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Le « Festival des plages de Maroc Telecom » est de retour pour une 15ème édition qui a démarré le 15 juillet.

Comme chaque année, des concerts et spectacles gratuits sont organisés dans plusieurs villes côtières du Royaume, notamment Al Hoceima, Kénitra, Martil, M’diq, Saidia, Agadir et Tanger.

De nombreux artistes locaux, nationaux et internationaux seront au rendez vous pour offrir une programmation variée sur les plages marocaines : chanson marocaine moderne, Hip Hop, R&B et Fusion, Chaâbi, Rai et Amazigh.

Des stars comme Fares Karam, Dounia Batma, Saâd Lamjarrad, Douzi, Latifa Raâfat, Najat Atabou, Hamid Kasri, Abdelaziz Stati, Haj Mouguit, Saida Charaf, Hassan Al Maghribi, Hoba Hoba Spirit se produiront sur les différentes scènes du Festival.

A l’occasion de la fête du Trône, ne pas rater ce weekend : Fares Karam, Najat Atabou, Hamid Kasri, Hassan Al Maghribi, Hoba Hoba Spirit, et d’autres.