Archives de juillet 5th, 2016

15 écoles polytechniques et plusieurs nouvelles facultés verront le jour au Maroc

media24.com – 01/07/2016

Le Conseil de gouvernement a adopté ce 30 juin, deux projets de décrets relatifs aux établissements universitaires et fixant leur vocation, ainsi qu’aux cycles des études supérieures et diplômes nationaux correspondants, présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur.

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Le premier projet de décret, n 2-15-644, modifie et complète le décret n 2-90-554 relatif aux établissements universitaires et aux cités universitaires, et édicte des dispositions particulières, a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d’un point de presse, à l’issue de la réunion du Conseil.

Ce texte, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’élargissement de la carte universitaire, vise à répondre aux besoins réels du marché de l’emploi, à rapprocher l’université des étudiants et à diversifier les formations au niveau des établissements universitaires, tout en améliorant leur qualité et en les liant à leur environnement socio-économique, a relevé M. El Khalfi.

Une faculté des lettres et des sciences humaines à Fès

Le projet prévoit la création d’un institut des sciences du sport relevant de l’Université Hassan 1er de Settat, de facultés de médecine et des sciences de la santé au lieu des facultés de médecine et de pharmacie et des deux facultés de médecine dentaire qui existent actuellement et de l’école supérieure de technologie de Sidi Bennour, relevant de l’Université Chouaib Doukkali à El Jadida, en vue d’élargir l’offre éducative.

Le texte prévoit également la création d’une faculté des sciences juridiques, économiques et sociales à Aït Melloul, relevant de l’Université Ibn Zohr à Agadir, afin d’alléger la grande pression que subissent les trois facultés à accès libre relevant de l’Université et de surmonter les contraintes d’encadrement administratif et éducatif.

Ce projet de décret porte également sur la création d’une faculté des lettres et des sciences humaines à Fès, en fusionnant la faculté des lettres et des sciences humaines de Dhar El Mahraz et la faculté des lettres et des sciences humaines de Saiss, outre la création de 15 écoles polytechniques réparties sur 11 universités via la fusion des écoles supérieures de technologie, des facultés des sciences et techniques et des écoles nationales des sciences appliquées ou en transformant l’un de ces établissements en école polytechnique.

Fusion de plusieurs universités dans des pôle unifiés

S’agissant du deuxième décret n° 2-15-645, il modifie et complète le décret n° 2-04-89 du 18 rabii II 1425 (7 juin 2004), fixant la vocation des établissements universitaires, les cycles des études supérieures, ainsi que les diplômes nationaux correspondants.

Ce texte, qui vise essentiellement à fixer la vocation d’un nouveau type d’établissements universitaires et à identifier les diplômes nationaux correspondants, est applicable aux facultés de médecine et des sciences de la santé, dont les attributions porteront sur la formation dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, de la médecine dentaire et des formations paramédicales et sur la remise des diplômes nationaux correspondants.

Ces facultés seront ainsi à même de remplir les compétences dévolues aux facultés de médecine et de pharmacie et aux facultés de médecine dentaire et à assurer les formations paramédicales.

D’après M. El Khalfi, en mettant en place ce type de facultés, il est possible de créer de nouvelles facultés semblables et de fusionner les facultés de médecine et de pharmacie et les facultés de médecine dentaire en une seule faculté, à savoir la faculté de médecine et des sciences de la santé.

Deux instituts vont disparaître

Le ministre a également évoqué les écoles polytechniques qui auront toutes les attributions dévolues actuellement aux écoles supérieures de technologie, aux facultés des sciences et techniques et aux écoles nationales des sciences appliquées, relevant que ces écoles polytechniques remettront aux lauréats les différents diplômes correspondants à ces établissements universitaires.

Ce nouveau type d’établissements permettra, de même, de fusionner dans la même ville les trois établissements précités en un seul établissement, à savoir l’école polytechnique, a-t-il relevé, notant qu’en vertu de ce deuxième texte, l’Institut des sciences du sport aura pour attributions, la formation et la réalisation de tous les travaux de recherche ayant trait aux sciences du sport et aux domaines y afférents.

Le projet entend également supprimer l’Institut de la pensée et de la civilisation musulmanes de la liste des instituts prévus dans l’article 13 du décret n 2-04-89, vu qu’il est devenu l’un des établissements relevant de l’Université Al Qaraouiyine, ainsi que l’institut national des plantes aromatiques et médicinales, en raison de sa transformation en établissement public, en vertu de la loi n 111-12 relative à l’Agence nationale des plantes médicinales et aromatiques.

Enseignement : Première promotion marocaine de l’école Canavia pour pilote de ligne

par KAOUTAR GUENNOUNI – lavieeco.com – 01/07/2016

Ecole de pilotage aux Iles Canaries avec licence européenne (EASA) pour les Marocains. Tous les moyens humains et matériels sont fournis : 15 mois de formation intensive, avions dernière génération, équipe d’instructeurs hautement qualifiée.

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Canavia est une école de formation au pilotage fondée en juillet 2009 et basée à l’aéroport international de Grande Canarie. Située dans les Iles Canaries en Espagne, à seulement quelques kilomètres du Maroc, l’école de pilotage Canavia fut la première école espagnole à obtenir l’autorisation d’AESA comme Organisation d’Enseignement Approuvé ATO (Approved Training Organisation) par l’Agence européenne de sécurité aérienne EASA.

Cette année, pour la première fois, des cursus de formation sont ouverts aux étudiants marocains qui souhaitent s’engager dans une carrière de pilote de ligne. La formation dispensée en anglais se base aussi bien sur les cours théoriques magistraux en classe que la formation à distance grâce à Internet, permettant ainsi aux élèves une grande flexibilité dans les horaires. Les moniteurs de l’école totalisent des milliers d’heures de vol et de formation, étant pour la plupart d’entre eux des pilotes de transport de ligne aérienne. Canavia a visé des standards supérieurs à la moyenne afin de garantir tant la sécurité en vol que la formation théorique des étudiants, sans oublier la flexibilité de l’enseignement.

Aujourd’hui, Canavia opère suivant la normative EASA, avec l’autorisation (E-ATO-172), qui inclu le cours de pilote d’avion commercial (CPL), les habilitations de vol aux instruments (IR), les cours d’instructeurs de vol (FI), les cours d’instructeurs d’avion multi-moteur (CRI MEP), les cours d’instructeurs de vol aux instruments (IRI), les cours de pilotes professionnels de drones et cours théoriques de pilotes de ligne ATPL, ce dernier à la fois en cours présentiel comme en cours à distance, en utilisant le prestigieux système de Bristol GS.

Pas moins de 15 mois de formation intensive, 759 heures de théories, 217 heures de vol minimum, dernière génération d’avions et une équipe d’instructeurs de renom sont aux services des étudiants. Il s’agit d’une possibilité de devenir pilote de ligne dans l’une des grandes compagnies aériennes internationales. Il faut savoir que les principales qualités pour être pilote sont la maturité, la rigueur, la maîtrise de soi, le sens du travail en équipe, les qualités relationnelles, la disponibilité, la résistance physique et nerveuse ainsi que l’humilité.

Les licences octroyées sont accréditées EASA (European Aviation Safety Agency) et sont reconnues au Maroc et dans toute l’Europe.

La formation inclut aussi bien l’hébergement, la demi-pension, le transport, l’uniforme et le matériel sur la période de 15 mois. Pour les étudiants nécessitant un VISA, nous vous communiquerons toute l’information nécessaire et appuierons votre demande de VISA auprès du Consulat espagnol.

Les tests de présélection (médicale, mathématique, physique et anglaise) seront organisées entre le 4 et le 10 juillet prochain au Maroc à: Casablanca, Marrakech et Agadir.

Par ailleurs, et selon une récente étude publiée par Boeing, il va falloir embaucher d’ici à 20 ans près de 560 000 pilotes de ligne dans le monde pour répondre à la croissance du trafic aérien. Les compagnies aériennes vont augmenter leur flotte de plus de 38 000 avions et devront également recruter plus de 600 000 techniciens de maintenance sur la même période.

Les besoins les plus importants se situent dans la région Asie-Pacifique. Mais on recherche aussi des pilotes au Moyen-Orient, aux États-Unis et en Europe. Un jeune qui accepterait de s’expatrier aurait de grandes chances de trouver un emploi à l’issue de sa formation.

Extraction traditionnelle de l’huile d’olive L’Université Ibn Zohr met au point une nouvelle technique de traitement des margines

par Samir Benmalek – lematin.ma – 04/07/2016

Le laboratoire biotechnologies et valorisation des ressources naturelles et le laboratoire de biotechnologies microbiennes et protection des végétaux de la Faculté des sciences d’Agadir ont réussi une expérience de traitement des margines, déchets liquides issus de l’extraction de l’huile d’olive.

Au Maroc, les huileries traditionnelles sont source de pollution. Le ministère de l'Environnement a consacré, entre 2014 et 2015, 86 millions de DH pour lutter contre deux sources de pollution : les margines et les fours traditionnels des poteries.

Au Maroc, les huileries traditionnelles sont source de pollution. Le ministère de l’Environnement a consacré, entre 2014 et 2015, 86 millions de DH pour lutter contre deux sources de pollution : les margines et les fours traditionnels des poteries.

Une nouvelle méthode de traitement de déchets organiques liquides issus de l’extraction de l’huile d’olive, les margines, a été mise au point par le Laboratoire biotechnologies et valorisation des ressources naturelles et le Laboratoire de biotechnologies microbiennes et protection des végétaux de la Faculté des sciences d’Agadir (Université Ibn Zohr).

Selon un communiqué de la présidence de l’Université, cette innovation, menée dans le cadre d’un partenariat avec l’Université de Marseille, s’inscrit dans le cadre des travaux de la quatrième édition de la manifestation scientifique «École recherche», organisée récemment par la Faculté des sciences d’Agadir et placée sous le thème «Biodiversité et biotechnologie au service de la société».

Les margines sont considérées comme un facteur contribuant à la pollution des eaux et des sols, souligne le communiqué, précisant que la Faculté des sciences d’Agadir a créé une unité pilote sur un espace de 116 m² qui sera utilisée comme terrain d’expérimentation de fertilisation via l’utilisation de la première matière organique extraite des déchets végétaux ou ménagers mélangés aux margines.

Cette initiative annonce d’autres techniques censées éliminer et valoriser les déchets organiques pour en fabriquer un engrais biologique et préserver l’environnement du danger de la pollution de l’eau, du sol et de l’air.

Une étude réalisée en 2011 à Marrakech, par les départements des sciences de la terre de la Faculté des sciences, sur la pollution de l’eau potable par les margines, a révélé que «la pollution par les margines est manifestement observée du fait de leur teneur en polyphénols située entre 1,76 et 7,47 mg par litre, proportion qui dépasse généralement la norme fixée par le Conseil national de l’environnement (0,01 mg/l) pour
la qualité des eaux destinées à la production de l’eau potable.

Au niveau national, le programme de prévention de la pollution industrielle a permis la réalisation de 13 projets pour un coût global de 103,4 millions de DH, dont 41,4 comme subvention du ministère de l’Environnement qui donne ces chiffres dans son bilan 2014.
Le Fonds national de l’environnement a, quant à lui, financé deux projets pour un coût global de 9,7 millions de DH, dont 3,9 comme subvention du MDE.
Selon le bilan 2014 du département de Hakima El Haïti, ces deux fonds qui totalisent 86 millions de DH, sont orientés pour lutter essentiellement contre deux sources de pollution, à savoir les margines des huileries d’olives et les fours traditionnels des poteries.

Idir et Sidi Bémol à l’affiche du 13e Festival de Timitar à Agadir

aps.dz – 04/07/2016

Idir et Sidi Bémol à l'affiche du 13e Festival de Timitar à Agadir

 
 

AGADIR – L’auteur et interprète de musique kabyle Idir et le chanteur de rock Cheikh Sidi Bémol prendront part au 13e Festival de Timitar, prévu du 13 au 16 juillet à Agadir (sud du Maroc), ont indiqué les organisateurs sur le site du festival.

Idir et Cheikh Sidi Bémol se produiront en concert aux côtés d’une quarantaine d’artistes en provenance d’Afrique,  d’Europe et d’Amérique à l’image de la Marocaine Aicha Tachinwite et l’Egyptien Thamer Housny.

Habitué à ce produire à ce festival, Idir compte de nombreux fans au Maroc où il a été récemment récompensé du Prix « Rabab d’or ».

En 2011, l’interprète de l’éternelle « A Vava Inouva », de son vrai nom Hamid Cheriet, s’était produit sur scène à Rabat dans le cadre du 10e Festival Mawazine.

Son dernier album « Adrar innu (Ma montagne) sorti en 2013, a eu un large succès en Algérie où il ne s’est pas produit depuis plus de trente ans.

Dans son prochain opus, attendu cette année, Idir s’associera à l’artiste français Charles Aznavour et, dans un autre duo, avec le compositeur et interprète de la chanson française, Francis Cabrel.

Le musicien Cheik Sidi Bémol, du nom du groupe de rock qu’il a formé en 1992, se distingue par son style alliant rock, gnawi, chaâbi et kabyle.

De son vrai nom Hocine Boukella, Sidi Bémol qui a entamé sa carrière dans les années 1990, évoque dans ses chansons différents thèmes comme l’exil, le chômage, la pauvreté, la politique et l’émotion.

Ses chants s’abreuvent dans le patrimoine algérien dont il puise également ses musiques s’inspirant notamment du chaâbi et du gnawi.

Sa discographie comprend sept albums dont  « Cheikh Sidi Bémol », son premier album sorti 1998, « El Bandi », Gourbi Rock ( 2007) et « Chants des marins kabyles » (2013).

Fondé en 2004, le festival de Timitar est considéré comme un rendez-vous artistique annuel qui réunit  des artistes amazighes du Maroc avec des artistes du monde.

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