Handi-basket / Championnat arabe : l’Algérie remporte le tournoi d’Agadir

radioalgerie.dz – 18/07/2016

handisportsLa sélection algérienne de handi-basket a remporté le championnat arabe « Open », en dominant en finale le pays organisateur le Maroc (71-36), samedi soir à Agadir, dans un match à sens unique.

Les champions d’Afrique en titre étaient en effet trop forts pour le Maroc, dominé lors des quatre quarts-temps de jeu sous les yeux de membres de la Confédération africaine de handi-basket (CAHB) dont son président, le Marocain Hamid El Aouni et son vice-président, l’Algérien Rabah Halimi.

Conduits par leur stratège Nabil Gueddoun, les Verts ont confirmé le parcours sans faute réalisé lors du premier tour où ils avaient battu, successivement, l’Irak (48-24), l’Afrique du Sud (79-53), le Koweït (87-25), l’Arabie Saoudite (63-33) et cette même équipe du Maroc (77-72).

« C’était un très bon tournoi pour l’équipe, un très bon test pour le groupe et une autre opportunité au staff technique composé de l’entraîneur Lahcene Tagmi et son assistant Mustapha Brahimi pour évaluer ses joueurs individuellement et collectivement. Malgré le sacre, il reste quelques réglages à faire lors du prochain tournoi international (le dernier avant les Paralympiques) à Londres début août », a indiqué Halimi.

Lors de la demi-finale du tournoi d’Agadir, l’Algérie a éliminé une accrocheuse équipe d’Irak (62-49), alors que le Maroc s’est qualifié aux dépens de l’Afrique du Sud (62-44).

La 3è place du podium est revenue à l’Afrique du Sud, vainqueur (68-56) de l’Irak contre laquelle elle avait perdu lors du match d’ouverture du tournoi.

L’Arabie Saoudite a terminé en 5è position en battant logiquement le Koweït (71-49).

Six pays ont pris part au rendez-vous d’Agadir qui a enregistré la participation de l’Afrique du Sud comme invité d’honneur.

Le championnat arabe « Open » d’Agadir de handi-basket servait aussi de préparation pour la sélection algérienne aux jeux Paralympiques de Rio (7-18 septembre). Une préparation qui avait commencé quelques mois après le sacre africain en Algérie en novembre dernier, et prendra fin après le tournoi international de Londres, prévu du 1er au 5 août, et auquel l’Algérie sera présente.

Ce tournoi a permis ainsi au staff technique algérien de tirer les enseignements nécessaires avant le tournoi paralympique.

Lors du rendez-vous de Rio, l’Algérie évoluera dans le groupe B, aux côtés de l’Iran, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, des Etats-Unis et du Brésil, alors que le groupe A est composé de l’Espagne, de l’Australie, du Canada, de la Turquie, des Pays-Bas et du Japon. APS

Timitar, festival de tolérance

fr.euronews.com – 18/07/2016

Le festival Timitar à Agadir au Maroc est un trait d’union entre la musique berbère et des stars internationales des musiques du monde. Ahidous Tighassalines s’est produit lors de la soirée d’ouverture.

Ahouzar est célébre pour sa maîtrise de la langue berbère dans ses chansons.
Une langue reconnue comme langue officielle au Maroc en 2011. Le festival dont le nom veut dire “signes” se veut vecteur de liberté d’expression et de tolérance.

Brahim El Mazned, directeur du festival : “Je pense qu’aujourd’hui dans cette turbulence que connaît ce monde, notamment dans les régions voisines, il est plus qu’urgent de donner un peu plus d’espace aux expressions artistiques. Il n’y a pas que des turbulences dans le monde. Il y a aussi des créateurs, les gens qui sont très sensibles à l’univers artistique, il est plus qu’urgent de donner plus d’espace pour les expressions culturelles et artistiques.”

Timitar ce sont des rencontres comme celle de la chanteuse Karmia Boutadout qui a rejoint le groupe
Inouraz groupe marocain de musique berbère amazigh qui s’est formé en 2006 et qui a aussi joué avec le contrebassiste norvégien Steinar Rankes.

Le groupe algérien Sidi Bémol fondé par Hocine Boukella construit lui des ponts entre les musiques populaires comme la musique Gnaoua ou Châabi et d’autres styles comme le rock et le blues.

Enfin gros succès pour le groupe marocain Hoba Hoba Spirit.

Wolfgang Spindler euronews : “Ce festival n’est pas seulement une plateforme internationale pour la culture musicale berbère c’est aussi un appel à plus de tolérance.”

Les hôtels luxueux poussent comme des champignons à Taghazout

par RISTEL TCHOUNAND – yabiladi.com – 20/07/2016

Après la récente annonce de Fermont, un nouvel hôtel de luxe arrive Taghazout : le Hilton. L’accord vient d’être signé par le Hilton Worldwide et la Société d’Aménagement et de promotion de la Station de Taghazout (SAPST). Une multiplication de projets luxueux au moment où la fréquentation hôtelière au Maroc souffre.

Hilton Worldwide a signé un accord de gestion avec la Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout (SAPST) pour ouvrir un hôtel dans le Taghazout Bay Resort, rapporte la presse spécialisée ce mardi. L’établissement dont l’ouverture est prévue en 2018 comportera notamment 170 chambres ainsi que des piscines extérieures spacieuses donnant sur la plage de la baie, avec accès direct à la rive.

Le luxe, le produit qui marche ?

En moins de deux mois, c’est le deuxième projet d’hôtel de luxe annoncé à Taghazout après celui de Fairmont qui devrait être finalisé en 2019. Ils viendront s’ajouter au Hyatt Place Taghazout et Sol House Taghazout Bay Surf. Réel coup de souffle pour la station balnéaire ou trop plein d’hôtels du même standing ?

Lancé en 2009 dans le cadre du plan Azur, le projet de Taghazout Bay accuse depuis de nombreux retards. Cette arrivée d’investisseurs étrangers est vue par certains dans le milieu comme une « bonne chose » pour l’avancée du projet. « Taghazout est une station balnéaire avec un écosystème important et varié. Les gros investissements se font parce qu’il y a une demande », indique à Yabiladi une source à l’Observatoire du Tourisme au Maroc.

Le succès de Taghazout pourrait cependant prêter à réflexion, dans la mesure où à quelques 20 km de là, à Agadir, les professionnels peinent à sortir la tête de l’eau. Depuis plusieurs mois maintenant les hôtels font difficilement le plein et de nombreux établissements accusent un déficit. « Agadir souffre beaucoup mais tous les hôtels situés en front de mer n’ont aucun problème de rentabilité », affirme la même source. D’après elle, ce sont les hôtels de deuxième et troisième ligne situés à l’intérieur de la ville qui sont en difficulté. « Généralement, ils ne font pas des travaux de rénovation, ils n’améliorent pas leurs services…, alors que les touristes recherchent la qualité. Si vous regardez à Marrakech, Casablanca, Tanger ou Rabat, tous les nouveaux hôtels qui s’implantent sont des hôtels de luxe, c’est parce qu’il y a une demande de qualité ».

Les réserves des professionnels

Les professionnels cependant font une toute autre analyse de la situation. A la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH), l’arrivée de tous ces hotels de luxe dans la baie de Taghazout ne fait ni chaud, ni froid. Et pour cause, « le secteur souffre », lâche sans détours le président, Lahcen Zelmat, dans un entretien avec Yabiladi. « Sans accompagnement (promotion, aérien, …) de l’existant, on pourra avoir tous les beaux hôtels qu’on veut, mais la situation ne changera pas pour autant », ajoute-t-il, estimant qu’Agadir ne peut servir de référence pour illustrer le succès des hôtels de luxe au Maroc. « Les hôtels situés en front de mer à Agadir sont au nombre de six. Qu’est-ce que cela représente sur l’ensemble du tissu hôtelier de la ville, quasiment rien ».

Selon le patron des professionnels de l’hôtellerie marocaine, la réalité de Taghazout est qu’elle ne fonctionne pas à la hauteur des attentes. « Il ne faut pas regarder à juillet-août. Un hôtel 5 étoiles qui tourne à moins de 70%, qu’on se le dise, ce n’est pas intéressant pour l’investisseur », affirme-t-il.

Si l’arrivée de grands hôtels de luxe de renommée internationale peut servir de levier pour la nouvelle station balnéaire, le temps nous renseignera sur la pertinence de ce positionnement.

Pullmantur Cruises : La ville d’Agadir incluse dans l’itinéraire Îles Canaries dès le 26 novembre prochain

 yabiladi.com – 19/07/2016

Les clients pourront visiter, durant sept nuits, plusieurs villes espagnole à l’instar de Las Palmas ainsi qu’Agadir à bord du navire Horizon. /ABC

La Pullmantur Cruceros, une compagnie maritime spécialisée dans les croisières, filiale espagnole de la Royal Caribbean International a annoncé ce mardi qu’elle compte inclure une étape à Agadir dans ses croisières qui déservent plusieurs villes aux Îles Canries à partir du port de Santa Cruz.

Les passagers pourront visiter durant sept nuits les villes de Santa Cruz de Tenerife, Las Palmas, Lanzarote, Fuerteventura et Agadir à bord du navire Horizon, indique le quotidien espagnol ABC. Un nouvel itinéraire qui devrait attirer 25 000 personnes, estime l’entreprise.

« C’est un initinéraire très attractif non seulement pour les passagers du continent qui peuvent profiter du meilleur climat au monde pendant l’hiver mais aussi pour les Iles des Canaries », indiqude Javier Marin, directeur de la planification de Pullmantur.

La première des seize croisières effectuera son départ depuis le port de Santa Cruz le 26 novembre prochain.

AGADIR : LE RDTR RÉCLAME PLUS DE SIÈGES AU CRT

par Yassine Saber – leseco.ma – 19/07/2016

Alors que le Réseau de développement du tourisme rural (RDTR) a demandé le renforcement de sa représentativité au sein du CRT d’Agadir Souss-Massa, d’autres professionnels ont jugé que le réseau est assez représenté à travers sa présidence de la Commission marketing & documentation, en plus de la représentation de l’arrière pays par les CPT de Taroudant, Tiznit et Chtouka-Aït Baha.

Sans surprise, les membres adhérents du Conseil régional du tourisme d’Agadir Souss-Massa ont fini,   jeudi dernier, par procéder à l’approbation et l’homologation de la refonte des statuts après leurs examens dans le cadre d’une assemblée générale extraordinaire. Il va sans dire que malgré l’approbation à l’unanimité de cette refonte par les professionnels du tourisme, un débat houleux a été engagé dès l’ouverture de la réunion par Guy Marrache, président du CRT d’Agadir Souss-Massa ; c’était surtout la question de la représentativité de certaines administrations et associations professionnelles qui a suscité ce débat. C’est le cas notamment du Réseau de développement du tourisme rural (RDTR) qui dispose selon les nouveaux statuts d’un seul siège au sein du Conseil d’administration. Ce dernier est composé de 36 membres dont 21 élus parmi les membres du collège du secteur professionnel privé y compris le RDTR, en plus des membres représentant les chambres professionnelles, de commerce et d’artisanat ainsi que la CGEM régionale.

À cela s’ajoutent les membres du collège des représentations provinciales du tourisme et du collège de personnalités civiles ainsi que les membres permanents. La réplique ne s’est pas fait attendre à propos de la question de la représentativité du RDTR, qui n’a pas satisfait Hakim Sabri, nouveau président dudit réseau, lequel remplace désormais Hassan Aboutayeb. Selon Chafik Mahfoud Filali, directeur délégué du CRT d’Agadir Souss-Massa, «le RDTR est certes représenté au Conseil d’administration par un seul siège, mais il préside également la Commission marketing & documentation à travers son actuel vice-président, en plus de la représentation de l’arrière pays par les CPT de Taroudant, Tiznit et Chtouka-Aït Baha et la Confédération de surf», explique-t-il.

Toutefois, selon Mahfoud, la problématique n’est pas là. «Les contributions des professionnels doivent davantage s’orienter vers les six commissions du CRT pour apporter leurs plus-values au CRT et l’ensemble des entités sont toujours les bienvenues», ajoute-il. En attendant les concertations prévues à ce sujet, sur 12 MDH dédiés cette année à la promotion et le marketing, 4 MDH ont été consacrés au milieu rural. Par ailleurs, d’autres points ont été soulevés, notamment la nomination de 10 membres désignés par l’Association de l’industrie hôtelière (AIH) au Conseil d’administration du CRT dans le cadre de sa prochaine assemblée, en plus de l’intégration de la délégation régionale du tourisme dans les instances du CRT, qui n’a pas trouvé écho chez une partie des professionnels, en particulier le président du Conseil régional Souss-Massa qui a considéré que le CRT doit rester une entité purement professionnelle.

Massily s’implante à Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 19/07/2016

massillyLe Groupe français Massily prend ses quartiers dans le parc Haliopolis sur un terrain de 10.000 m². Ce projet, mené avec le soutien et l’accompagnement de la wilaya de la région Souss Massa, a fait récemment l’objet d’une rencontre à Agadir entre Patrick Rousseau, Directeur général du Groupe Massily, Ali Zaher du Cabinet «KTZ Consulting» et Zineb El Adaoui, Wali de la Région Souss Massa. Aujourd’hui, l’usine est totalement achevée et la première machine est déjà installée. L’inauguration  est prévue pour le 24 novembre prochain.

Haro sur le trafic du chardonneret

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 19/07/2016

  • Mise en place de plans d’action régionaux pour protéger cette espèce d’oiseau chanteur
  • Intensification des patrouilles dans les zones suspectes
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Les trafiquants interviennent pour  transporter les chardonnerets en grande quantité à l’extérieur de la région, afin de les exporter vers d’autres pays, notamment l’Algérie 

 

C’est avec fermeté que le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) s’attaque de nouveau à la lutte contre le commerce illicite du chardonneret, ce petit oiseau chanteur très prisé. Des plans d’action régionaux ont ainsi été élaborés pour mettre en œuvre la loi n°29-05. Cette loi, décrétée en juin 2015, est relative à la protection des espèces de faune et de flore sauvages, et au contrôle de leur commerce. Parallèlement, des actions de sensibilisation sont menées auprès des associations et des populations locales, afin d’appuyer la conservation de cette espèce d’oiseau.

Dans la région Souss-Massa, des opérations de ratissage ont été menées au niveau des points où se concentre ce type de chasse. Notamment dans la zone d’Ouled Teima, Tiznit et Ouled Berhil. Des associations œuvrant pour la sauvegarde de l’oiseau chanteur ont également apporté leur soutien à ces campagnes, en dénonçant des trafics. Plusieurs saisies ont ainsi été réalisées. La dernière en date a été effectuée début juillet, par la Direction provinciale des eaux et forêts, avec l’appui de l’équipe de la police judiciaire de la Gendarmerie royale d’Ouled Berhil. Une visite à domicile, effectuée au niveau du quartier Ouled Brahim au centre d’Ouled Berhil, dans la Province de Taroudant, a permis une grosse saisie. Près de 149 chardonnerets élégants ont été trouvés au niveau du local. Les instruments utilisés pour la capture ont été saisis. Les oiseaux  en captivité, eux, ont été relâchés immédiatement près d’une ferme à Ouled Berhil. «Les dispositions du dahir n° 1-11-84 du 02/07/2011 portant loi sur la protection des espèces de flore et de faune sauvages et au contrôle de leur commerce seront strictement appliquées à l’encontre du délinquant», assure un responsable à la direction provinciale.
Avec ses différents partenaires, à savoir les autorités locales, la Gendarmerie royale et la Sûreté nationale, le HCEFLCD continue à procéder à des opérations musclées pour contrer la vente et le transport du chardonneret, entre autres, via les  visites surprises aux domiciles suspects.
Les actes de chasse par «piégeage» sont généralement pratiqués par des jeunes des villages. Ces derniers vendent ensuite leurs trouvailles à des  intermédiaires locaux qui en font la collecte. D’autres trafiquants interviennent pour transporter les chardonnerets en grande quantité vers des destinations externes à la région. Ils sont ensuite exportés vers d’autres pays, notamment l’Algérie. Le prix de vente  aux intermédiaires varie entre 20 DH et 30 DH. A l’extérieur de la région, le tarif grimpe pour atteindre jusqu’à 150 DH. Des centaines d’unités sont mises en vente à chaque fois.

Ressources hydriques agricoles Il faut assurer la résilience

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 15/07/2016

  • Akhannouch fait le point à la veille de la COP22
  • Le programme intégré de modernisation du secteur irrigué avance bien
  • 3 fois plus de production avec 2 fois moins d’eau, grâce au plan Maroc Vert

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La valorisation de l’eau d’irrigation pour une meilleure adaptation aux changements climatiques est l’objet de la conférence présidée jeudi dernier à Agadir par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Cette rencontre rentre dans le cadre de l’initiative «Adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques» (Triple A) lancée par le Maroc à la veille de la COP22 et organisée conjointement par le ministère de tutelle avec le ministère délégué chargé de l’Eau et en partenariat avec la FAO pour présenter les progrès et les acquis du PMV en matière d’amélioration de la valorisation de l’eau d’irrigation.
«Depuis la mise en œuvre du plan Maroc Vert, les actions menées dans ce domaine sont encourageantes et montrent la pertinence de l’option de la maîtrise et de la rationalisation de l’eau comme levier essentiel et déterminant pour l’amélioration de la productivité et l’adaptation aux changements climatiques», a déclaré Aziz Akhannouch lors de la rencontre. En effet, les avancées, depuis le lancement des programmes d’irrigation en 2008, sont probantes sur le plan de la généralisation des techniques d’irrigation localisée, de l’extension de l’irrigation à de nouvelles terres et de la promotion du partenariat public-privé avec toutes les retombées en matière d’augmentation de la productivité agricole et des revenus agricole ainsi que de conservation des ressources en eau.
La valorisation de l’eau agricole se présente comme levier essentiel promu par le plan Maroc Vert pour l’adaptation aux changements climatiques. L’optique étant de mettre en évidence l’expérience du Maroc en matière de valorisation de l’eau agricole impulsée par le programme de modernisation de l’irrigation. Sachant qu’un tel programme n’est pas exempt de défis. Notamment en matière d’accompagnement des agriculteurs et de mobilisation des acteurs. Il faut rappeler qu’en vue d’atténuer les impacts du déficit hydrique et d’améliorer la résilience de l’agriculture irriguée aux changements climatiques, le Maroc a déployé des efforts considérables. Le programme intégré de modernisation du secteur irrigué recentre le secteur irrigué sur les nouvelles technologies et des modes de gestion économe en eau qui permettent d’améliorer l’efficience d’irrigation et d’augmenter la productivité de l’eau. Ce qui donne à l’agriculture irriguée un nouvel essor. Il faut rappeler que ce programme porte sur trois composantes principales. A savoir la modernisation intégrale d’une superficie irriguée de près de 550.000 ha, à travers la reconversion à l’irrigation localisée, l’extension de l’irrigation efficiente à de nouvelles terres sur 160.000 ha, et la promotion et la mise en œuvre du partenariat public-privé (PPP) pour la conception, le cofinancement et la gestion des projets d’irrigation. Dans un contexte marqué par des ressources en eau de plus en plus limitées et une augmentation accrue de la demande, ce programme cible l’optimisation de la productivité de l’eau dans le secteur agricole. Aussi bien en termes de production des cultures et de valeur ajoutée qu’en termes d’augmentation des revenus, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie de la population rurale. A travers une approche collaborative d’accompagnement et de mobilisation des acteurs du développement agricole, l’idée est de réaliser des marges importantes de progrès en matière d’économie d’eau et d’amélioration de la valorisation agricole de l’eau. Le pays se trouvant de la sorte doté d’un important levier d’adaptation de son agriculture irriguée aux changements climatiques.
La conférence sur la valorisation de l’eau d’irrigation pour une meilleure adaptation aux changements climatiques est organisée par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le ministère délégué chargé de l’Eau. Et ce, en partenariat avec  l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La rencontre s’est distinguée par la présence massive des représentants des structures centrales et régionales des départements de l’Agriculture et de l’Eau et les établissements sous tutelle, des Chambres d’agriculture, des agriculteurs et de leurs associations professionnelles, institutions de recherche, autorités régionales… et élus.

Passeport bleu…

Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, Charafat Afilal, ministre déléguée chargée de l’eau (qui n’a pas pu assister à la rencontre) et Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa ont reçu le Passeport bleu pour  leur implication en matière de protection, conservation et  gestion de l’eau.  Cette reconnaissance officielle est décernée par le Réseau international des organismes de bassin (RIOB). Elle valorise l’action citoyenne individuelle et/ou collective au profit de la ressource hydrique.

Avancées

Les objectifs réalisés dans le cadre du programme intégré de modernisation du secteur irrigué  sont déjà considérables. Les retombées se faisant sentir aussi bien au niveau de l’économie et de la valorisation de l’eau qu’au niveau des revenus des agriculteurs, nous indique-t-on au sein du ministère de tutelle. D’ailleurs, les superficies équipées en irrigation localisée par le secteur privé ont plus que triplé. En effet, elles sont passées de 160.000 ha à près de 500.000, et la modernisation intégrale des réseaux collectifs d’irrigation est achevée sur près de 65.000 ha. Alors qu’une superficie additionnelle de 55.000 ha est en chantier de modernisation. Les économies d’eau réalisées à l’échelle de l’ensemble des superficies dotées d’irrigation localisée sont, quant à elles, estimées à 800 millions de mètres cubes d’eau. De même, les premiers projets de modernisation collective dans les périmètres irrigués ont enregistré des résultats encourageants en matière de valorisation d’eau. Les agriculteurs ont pu ainsi diversifier leurs systèmes de production et réaliser jusqu’à 3 fois plus de production avec 2 fois moins d’eau. Les revenus ont par conséquent augmenté de manière substantielle pour tous les agriculteurs, atteignant jusqu’à 300% pour bon nombre d’entre eux.