Parasite de la cochenille : Le Souss épargné


.

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 27/07/2016

.

Les figues de barbarie indemnes selon la direction de l’Agriculture
L’ORMVA a fait le nécessaire pour contenir le virus qui vient de Sidi Bennour, Rhamna et Youssoufia.
.

figue_de_barbarie

.Parasite de la cochenille maîtrisé dans le Souss. La figue de Barbarie de la Région Souss Massa ne court aucun risque. «Nous avons pris les mesures nécessaires pour qu’il n’y ait pas de propagation», a déclaré à L’Economiste Hro Abro, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) Souss Massa et de la direction régionale de l’agriculture. Une annonce appelée à rassurer agriculteurs et consommateurs d’autant plus que les exploitations dans les Provinces de Sidi Bennour, Rhamna et Youssoufia ont été attaquées par le parasite de la cochenille du cactus. A ce propos, un plan d’urgence a été mis en place mercredi dernier par le ministère de l’Agriculture. Il comporte, notamment, l’incinération des plantations fortement infestées et le traitement chimique d’environ 2.000 ha, insistant sur le fait que les produits utilisés ne sont pas toxiques, indique un communiqué du ministère de tutelle. Paradoxalement, l’utilisation pour la consommation humaine ou animale de fruits ou raquettes infestés ne présente aucun risque pour la santé. De plus, la cochenille est un insecte spécifique au cactus et ne présente pas de risque pour les autres cultures, est-il indiqué. De quoi rassurer surtout que la figue de Barbarie communément appelée «Karmous» ou «Aknari», a vraiment la cote en cette période estivale auprès des consommateurs. Etant donné son goût agréable et l’effet rassasiant qu’elle procure.

Il faut préciser que c’est la région Guelmim Oued Noun qui est classée première région productive de figues de Barbarie au niveau national. Et ce, avec près 400.000 tonnes produites annuellement pour une superficie de 85.000 Ha. Des projets piliers II sont d’ailleurs menés dans le cadre du Plan Maroc vert (PMV) pour la valorisation de la production de cactus. Et ce notamment, à travers l’aménagement de pistes pour faciliter l’accès aux vergers. Et aussi via la construction et équipement des unités de conditionnement et de valorisation des dérivés du cactus par le biais de la transformation. A ceci s’ajoutent des programmes de formation au bénéfice des coopératives, de labellisation et de promotion de ce produit sur le marché national et international. La région Guelmim Oued Noun n’est elle aussi pas concernée par le parasite de la cochenille, nous indique-t-on au niveau de la Direction régionale de l’agriculture de Guelmim. Pas pour le moment en tout cas.

figue_4822.jpg

La figue de barbarie, un levier de croissance

Très nutritif, le fruit du figuier de Barbarie est riche en vitamine C. Il contient de l’albumine, du sucre incristallisable et du mucilage. Son goût, agréable et rafraîchissant, fait son succès auprès des consommateurs. L’huile extraite de ce produit est très recherchée et très chère. Son prix peut atteindre jusqu’à 10.000 DH le litre. L’autre avantage de la figue de Barbarie est que ses plantes protègent contre l’érosion des sols et contre la désertification. Il faut noter que la filière de la figue de Barbarie est considérée comme un levier de croissance important, générateur d’emplois et de richesses. Pour rappel, en avril 2011, au Siam, le Groupement d’intérêt économique (GIP) Cactus Aït Baâmrane a décroché l’Indication géographique protégée (IGP) «Sobbar Aït Baâmrane». Parmi ses objectifs, la promotion des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (sol, biodiversité…) et la promotion d’une démarche qualité bénéfique pour les acteurs de la filière (Cf. notre édition du 24/4/2013). L’optique est aussi d’assurer une commercialisation équitable pour soutenir les familles qui cultivent et exploitent le cactus dans la région. Et de créer des emplois localement. Il faut préciser que l’aire géographique concernée par l’IGP s’étend, d’un côté, sur les limites administratives du cercle de Sidi Ifni, à savoir Sidi Ifni ville, Mesti, Sboya, Tioughza, Amellou, Imi N’Fast, Aït Abdallah Mirleft et Tangarfa. De l’autre, sur le cercle de Ksabi de la province de Guelmim (Tiliouine).

Catégories :Actualités

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :