Archives de août 5th, 2016

Le Plan Azur peut-il encore être sauvé ?

Par Ibrahima Bayo Jr  – huffpostmaghreb.com – 04/08/2016


SADIA

Vue de la station balnéaire de Saïdia | DR

 Le Plan Azur, c’est un peu la montagne qui accouche d’une souris. Lancé en 2001 dans le cadre de la Vision 2010, stratégie touristique du royaume qui ambitionnait de porter de 4 millions en 2001 à 10 millions en 2010 le nombre de touristes au Maroc, le Plan Azur vise à positionner le Maroc en tant que destination phare du tourisme balnéaire.

Véritable pilier de la Vision stratégique du ministère du Tourisme, le Plan Azur prévoyait la création de six grandes stations balnéaires, à savoir Mediterrania Saïdia (Berkane), Mazagan Beach Resort (El Jadida), Mogador Essaouira, Port Lixus (Larache), Taghazout Bay (Agadir) et Plage blanche (Guelmim).

Six stations balnéaires dont aucune ne tourne à plein régime

La construction des six stations balnéaires, qui devaient atteindre une capacité de près de 80.000 lits, était censée s’accompagner de la création de plus de 10 golfs et de la promotion d’activités d’animation. Le Plan Azur devait également attirer les groupes internationaux parmi lesquels l’Espagnol Fadesa, le Belge Thomas & Piron ou encore le Sud-africain Kerzner à Mazagan, qui finiront par se désengager les uns après les autres des projets dans lesquels ils étaient impliqués, révélait le magazine TelQuel dans un dossier publié en novembre 2013.

Toujours est-il que les stations déjà sorties de terre ou bien entamées ne pouvaient être délaissées. Résultat: l’Etat reconduit le Plan Azur dans la Vision 2020 tout en accompagnant le développement des stations à travers la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) et le Fonds marocain de développement touristique (FMDT).

Seulement, aujourd’hui, plus de quinze ans après son lancement, le Plan Azur n’a pas tenu ses promesses. Si les stations Mazagan, Saidia et Taghazout ont ouvert leurs portes sans atteindre l’attractivité espérée, les chantiers des stations d’Essaouira et de Larache ont accusé des retards importants. La Plage blanche de Guelmim, elle, est la grande oubliée du projet, puisque les travaux de construction n’ont pas encore été lancés.

Le Plan Azur peut-il encore être sauvé? La réponse à cette question vaut son pesant d’or, au moment où le tourisme marocain traverse une passe difficile, marquée par une réduction du nombre d’arrivées des touristes en provenance des marchés européens, émetteurs traditionnels pour le Maroc.

Remanier le projet ou le réajuster?

Hamid Bentahar, président du Conseil régional du tourisme de Marrakech, plaide pour la poursuite du Plan Azur, non sans proposer de rectifier le tir à temps. Joint par le HuffPost Maroc, il estime que « le Plan Azur est un bon plan. Seulement, avec les problèmes rencontrés sur certaines stations, je pense qu’il faut se concentrer sur les stations une à une, dans l’objectif de pouvoir y mettre les ressources qu’il faut afin de les relancer et leur permettre d’atteindre une taille critique. Il faudra aussi accompagner cette relance d’actions de promotion pour certaines des stations, pour mieux les faire connaître, ou encore mieux encadrer d’autres au niveau de l’animation proposée“.

Un confrère qui a suivi de près le dossier n’est pas du même avis. Pour lui, le Plan Azur est un échec que les autorités en charge du tourisme refusent de reconnaître. Notre source pointe du doigt « la désertion des promoteurs dans certains sites, les hôtels qui, même ouverts, parviennent difficilement à tourner à plein régime, sans compter des taux de remplissage dérisoires sur d’autres sites. Les objectifs du Plan Azur étaient beaucoup trop ambitieux. Et les experts du secteur les avaient déjà jugés ‘irréalistes' ».

Pour notre interlocuteur, « le Plan Azur doit être remanié avec des objectifs revus à la baisse, qui soient réalisables. Il faudrait accorder la priorité à certaines stations afin d’achever leur construction. A cela s’ajoute la construction autour des hôtels d’infrastructures liées au divertissement, car la capacité d’accueil à elle seule ne permet pas d’attirer des touristes. Il faut aussi que l’offre soit structurée et qu’elle s’accompagne d’une bonne campagne de promotion.“

« Erreurs d’appréciation »

Même son de cloche chez certains professionnels du secteur. « Le Plan Azur était ambitieux et, avec du recul, quasi irréalisable. Il faut être honnête. Aucune destination touristique n’a jamais lancé autant de stations simultanément en comptant uniquement sur l’investissement privé. […] Il faut revoir la totalité du modèle en priorisant les sites les plus avancés. Nous ne pouvons pas aujourd’hui abandonner et nous devons assumer nos erreurs d’appréciation » confiait à l’Economiste Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme.

Le ministère du Tourisme semble avoir entendu l’appel du pied des professionnels du secteur. “Nous avons décidé de redimensionner l’offre, en allant plutôt vers deux ou trois stations. Le reste sera programmé pour les moyen et long termes“, avait alors confié Lahcen Haddad au quotidien économique.

En février dernier, le ministre du Tourisme avait mandaté le cabinet Boston Consulting Group pour la réalisation d’une étude d’évaluation de la stratégie 2020. Une étude qui, selon Le Desk.ma, « pointera d’abord les insuffisances de la vision 2020, pour proposer une nouvelle feuille de route sectorielle », qui portera aussi sur le Plan Azur.

Nécessité d’un sauvetage

A l’heure actuelle, l’Etat a fait le choix de prioriser quatre stations balnéaires du Plan Azur, à savoir la station Saïdia, celle de Taghazout, de Lixus et de Mogador.

Concernant la station Saïdia, la mise à niveau de l’aménagement sera réalisée avec un budget de plus de 300 millions de dirhams, selon les informations dévoilées en juin 2016 par le ministère du Tourisme lors de la présentation de son bilan 2012-2016. Deux nouvelles unités d’hébergement et un parc aquatique thématique sont prévus, pour un montant d’investissement engagé de plus de 580 millions de dirhams. La mise en service de ces installations est prévue pour 2017.

Il faudra ensuite offrir plus de visibilité à la station de Taghazout, qui compte s’appuyer sur l’attractivité d’Agadir pour voir ses premiers clients débarquer. Si les travaux de réalisation des réseaux d’eau et d’électricité sont achevés, les travaux d’amélioration de la desserte routière sont en cours de réalisation avec un investissement global de 500 millions de dirhams, selon le rapport du ministère. La deuxième tranche des travaux d’aménagement in site sont en cours et devraient se faire entre 2017 et 2018.

La station Lixus est quant à elle à l’arrêt avec les difficultés financières du groupe Alliances. « Depuis décembre 2014, l’aménageur développeur de cette station rencontre de sérieuses difficultés financières, ce qui rend difficile le maintien de la dynamique sur ce projet. Les discussions sont en cours afin de trouver les solutions les plus adaptées aux intérêts du projet et dans le respect des engagements des différentes parties », se défend le ministère.

Concernant la station Mogador, « compte tenu de ses difficultés financières, l’aménageur développeur de la station n’a pas pu honorer ses engagements en termes de développement de la première phase, hormis la réalisation d’une unité hôtelière », note le rapport du ministère. « Dans ce contexte, (…) il a été procédé au repositionnement du projet et à la restructuration de tour de table, afin d’atteindre le seuil critique au niveau de la phase I. Une étude de repositionnement conceptuel de la station est en cours de finalisation ». Avec autant de difficultés pour parvenir à atteindre les objectifs, c’est tout le plan qu’il faudrait revoir pour envisager son sauvetage.

Les nouvelles de Surfrider Foundation Maroc

 

Opération Coca Cola J’aime ma plage

’’L’opération Coca-Cola J’aime ma plage’’ célèbre sa 5 éme édition en partenariat avec Surfrider Foundation Maroc. Des efforts et des engagements ont été fournis par l’ensemble des partenaires afin d’améliorer ce projet qui a un impact très important sur l’état du littoral marocain et notamment dans la région d’Agadir.

Mes vacances sans déchets

Le projet « Mes vacances sans déchets » est un ensemble d’animations pédagogiques et ludiques liée à l’environnement. Ces animation sont organisés sous forme de théâtres de marionnettes, des séances de sensibilisation à l’environnement, des expositions Art et recyclage et des actions de nettoyage…

Initiative Océane: Tildi Beach

Une campagne de nettoyage sera organisée sur la plage de Tildi-Imessouane dimanche 07 août, à l’initiative du Comité de l’Association Jeunes d’Imessouane en partenariat avec la Commune d’Imssouane et Surfrider Foundation Maroc. Venez nombreux !

Félicitation PARADIS PLAGE

Surfrider Foundation Maroc félicite son partenaire prestigieux Paradis Plage pour l’obtention de la Clef Verte et pour son engagement dans la protection de l’environnement.

Quelle est votre plage préférée ?

De la ville d’Agadir, les belles plages ne manquent pas. Et vous, quelle est celle que vous préférez ? Pour quelles raisons ? Donnez-nous votre avis !

Vos avis seront recensés. Ce qui permettra d’établir un classement qui sera publié dans notre site durant l’été.

Temps caniculaire au moins jusqu’à dimanche au Maroc, 46 degrés attendus

bladi.net – 03/08/2016

Après un bref épisode pluvieux, le Maroc retrouve à partir de ce mercredi de grosses chaleurs avec des températures dépassant largement les 40 degrés dans la majeure partie du pays.

L’alerte a été donnée par la Direction de la Météorologie nationale (DMN) hier. Ainsi, des températures comprises entre 42 et 46 degrés sont attendues à Zagora, Tata, Assa-Zag, Smara, Boujdour, Oued Eddahab, TanTan, Guelmim, Sidi Ifni, et Taroudant dès ce mercredi et jusqu’à vendredi.

Il en est de même à Aousserd, Chichaoua, Marrakech, Youssoufia, Rhamna, Kelâa Seraghna, Settat, Fkih Ben Saheh, Beni Mellal, Khouribga, Khenifra, Khemissat, Fès, Moulay Yakoub, Sefrou, Taounat, Taza, Guercif, Oujda, Figuig, Errachidia, et l’intérieur des provinces de Laâyoune, Tarfaya, Tiznit, Chtouka Ait Baha, Agadir et d’Essaouira où le thermomètre enregistrera des températures variant entre 38 et 42 degrés.

A Zagora, Tata, Assa-Zag, Smara, Taroudant, Marrakech, Fkih Ben Saleh, et l’intérieur des provinces de Tantan et de Guelmim, les températures seront comprises entre 42 et 45 entre samedi et dimanche et 39 à 42 à Sidi Kacem, Sidi Slimane, Taounate, Ouezzane, Moulay Yakoub, Fes, Sefrou, El Hajeb, Khemissat, Khenifra, Khouribga, Settat, Ben Slimane, Rhamna, Kelâa Seraghna, Beni Mellal, Azilal, Youssoufia, Chichaoua, Errachidia, et l’intérieur des provinces de Larache, Kenitra, Safi, Essaouira, Agadir, Chtouka Ait Baha, Sidi Ifni, Boujdour et Oued Eddahab.

COP 22 : La Ceinture bleue met le paquet sur la pêche et l’aquaculture

par Yassine Saber – leseco.ma – 04/08/2016

L’initiative bleue, qui s’inscrit dans la continuité de l’initiative «Croissance bleue» de la FAO, s’articule autour de trois axes prioritaires qui doivent être interconnectés, selon l’INRH, via deux leviers: la recherche et la gouvernance.

Hausse de la température, élévation du niveau des mers, acidification de l’océan… Aujourd’hui, il n’est plus à démontrer que le changement climatique reste le principal facteur qui expliquant l’amplification de phénomènes extrêmes, et il faut maintenant trouver des solutions pour minimiser leur impact sur les zones côtières. C’est pourquoi le Maroc, qui accueillera la COP 22 en novembre prochain à Marrakech, compte présenter trois initiatives complémentaires, notamment la «Ceinture bleue», dédiée à la pêche maritime.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la «Croissance bleue», dirigée par la FAO, qui assure une collaboration avec 10 pays en développement dont le Maroc. Présentée lors d’une rencontre d’information organisée mardi dernier à Agadir par les acteurs économiques de la région, notamment la CGEM-Souss-Massa, Agadir Haliopôle cluster, les chambres de commerce et de pêche maritime la FIPROMER, la Ceinture bleue, initiée par le ministère de l’Agriculture et la pêche maritime, permettra de mettre en avant des projets d’atténuation et d’adaptation, soutenus par la promesse des pays développés de mobiliser «au moins 100 milliards de dollars par an» à partir de 2020 dans les pays en développement.

«La Ceinture bleue est un espace dédié à la zone côtière, la plus sollicitée économiquement. Une zone à laquelle il faut porter l’attention nécessaire avec des projets bancables et des financements pour transformer les activités économiques non durables en activités durables», souligne Abdelmalek Faraj, directeur général de l’INRH. Dans le détail, cette initiative s’articule autour de trois axes prioritaires qui doivent être interconnectés via deux leviers: la recherche et la gouvernance.

Alors que le premier axe vise la mise en place de systèmes intégrés d’observation côtière en favorisant leur intégration au niveau mondial, le second quant à lui, concerne la pêche durable. «Il faut davantage protéger les ressources et mieux pêcher avec moins de rejets de poissons, en plus d’une meilleure valorisation des captures», ajoute Faraj. Cependant, le succès de cette initiative continue à reposer sur l’outil de production qu’est le bateau. Ce dernier devrait consommer, en fonction des segments (hauturier, côtier ou artisanal) moins d’énergie, réduire ses émissions de gaz à effet de serre et être performant sur le plan de la pêche et la valorisation des débarquements. Le dernier axe est relatif au développement d’une aquaculture durable, en particulier l’algoculture qui peut séquestrer le carbone et décontaminer les océans.


 

Abdelmalek Faraj
DG de l’INRH

Quel que soit le scénario envisagé, il y aura un impact très important et des conséquences sur l’ensemble des services écosystémiques à cause des changements climatiques. Cependant, il y aura également des opportunités économiques à saisir, pour certains secteurs d’activité, mais aussi en ce qui ce concerne la ressource qui migrera vers le Nord. Au niveau mondial, il existe plusieurs initiatives, notamment la «Croissance bleue» qui vise le renforcement de la résilience des communautés côtières et de rétablir le potentiel productif de la pêche. Cependant, le Maroc veut aller au-delà de cette initiative, car il est convaincu que la pêche et l’aquaculture peuvent contribuer à l’atténuation et l’adaptation du changement climatique. L’idée est de proposer une initiative qui puisse transformer une contrainte en une opportunité économique. Aujourd’hui, la proposition marocaine se veut la plus inclusive et elle vise à relier l’ensemble des efforts dans le cadre d’un package de solutions qui peuvent être financés après les négociations par les fonds verts pour le climat».

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