Archives de août 14th, 2016

La croisière s’amuse au large d’Agadir

Par Stéphanie Jacob – leconomiste.com – 12/08/2016

  • Direction le large, à bord du Cala Iris
  • Pêche et baignade au programme

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La marina d’Agadir est encore endormie en ce petit matin d’août. Seuls quelques plaisanciers s’activent à bord de leur bateau pendant que les serveurs des cafés déploient leur terrasse

Il est 9 heures du matin, en ce début août. Seul moment de trêve sur les plages d’Agadir encore désertes avant le grand rush estival. La marina est écrasée sous une brume épaisse, les cafetiers déploient leur terrasse, tout est calme. Dans ce petit port de plaisance, les pêcheurs briquent le pont de leur rafiot et chargent tout le nécessaire à la traversée. Le capitaine Ahmed a le sourire.

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 Un bon filon. Ils sont nombreux aujourd’hui à proposer des excursions en mer. Voilà comment certains ont préféré gagner leur vie avec les touristes plutôt qu’avec le poisson

Une trentaine de touristes, Marocains, Russes et quelques Français, embarquent à bord de son Cala Iris. Un bon filon. «J’ai été le premier à Agadir à proposer des excursions en mer», nous confie-t-il.
«Aujourd’hui, nous sommes nombreux sur ce créneau. Le tourisme rapporte plus que la pêche». Voilà comment son bateau construit à Concarneau en Bretagne, à la pointe ouest de la France, est passé de la sardine à la plaisance. Pour un peu moins de 400 DH, le programme est alléchant. Naviguer au large des côtes qui, dans quelques heures, seront prises d’assaut, taquiner le rouget et le maquereau avant de les déguster et s’offrir un bain en pleine mer. Quand tout le monde est à bord, l’ancre est levée. Le moteur rugit.

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La balade peut commencer. Si tous les passagers semblent ravis de ces 5 heures de traversée qui s’annoncent, une poignée va pourtant rapidement déchanter. Le mal de mer fait très vite ses ravages. Penchés par-dessus bord, certains visages blêmissent alors que pour les pieds marins, la fête est déjà bien amorcée.

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Ahmed, le chaleureux capitaine, a été le premier à convertir son bateau de pêche en bateau de plaisance pour offrir aux touristes des excursions en mer

Les Russes sortent la bouteille de Vodka discrètement emballée dans un sac, tout en étalant la crème solaire ultra protection pour ne pas trop souffrir du soleil qui, sans pointer le bout de son nez, reste pourtant une menace. Chaque nationalité fait son camp sur le bateau pendant que les 4 membres d’équipage s’activent à leurs tâches. Le capitaine à la barre, l’un à préparer les appâts pour la pêche, l’autre à tout nettoyer à grande eau pendant que le dernier coupe en rondelles les légumes et les fruits qui viendront agrémenter le poisson on ne peut plus frais. L’ambiance est douce et chaleureuse. Ahmed invite les enfants à découvrir la cabine et à manier la barre. Quelques explications sur l’utilité du radar, essai radio, analyse météo, il partage ses longues années d’expérience de marin avec une réelle générosité. Il est temps de plonger les lignes. Ceux qui le souhaitent immergent leurs appâts et remontent très vite de nombreux maquereaux. La pêche est miraculeuse et les touristes ravis. Cala Iris a jeté l’ancre à l’endroit même où un banc de poissons a été repéré.

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Avec la célèbre colline d’Agadir et sa fameuse inscription “Dieu, Patrie et Roi” en toile de fond, le bateau jette l’ancre pour la baignade

Au fur et à mesure que les passagers pêchent, l’équipage vide, écaille, coupe les filets avant de les assaisonner pendant que les braises du barbecue embarqué rougissent. La préparation du déjeuner à bord est à elle seule un spectacle. Il faut dire que tout est parfaitement huilé. A chacun sa tâche, les gestes de ces marins aguerris sont automatiques et précis. C’est au cuisinier d’entrer en scène. Sur le large comptoir en bois central, il étale ses victuailles avec art. Armé de ses tomates, poivrons, salades et oignons, il y dessine un poisson géant qui fascine les invités. L’eau à la bouche remplace les petites nausées. Tous les visages ont repris des couleurs. C’est l’heure du grand plongeon. Ahmed remet les gaz et ramène tout ce petit monde plus près des côtes offrant la célèbre colline d’Agadir et sa fameuse devise “Dieu, Patrie et Roi” en toile de fond.

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Le point fort de la traversée pour certains passagers qui, à peine l’ancre jetée, goûtent à la fraîcheur du large sous la surveillance du capitaine

Sur les plages au loin, les baigneurs ont déjà posé leur serviette, mais ici en pleine mer, les passagers du Cala Iris sont seuls à profiter du large.
Le capitaine veille, bouée de sauvetage à la main. Le courant est fort et aurait tendance à ramener le nageur trop près de la coque du bateau. Les touristes peu enclins à plonger dans ces flots à 20 degrés immortalisent sur leur Smartphone la baignade de leurs compatriotes. Une fois tout le monde remonté et séché, les assiettes naviguent de main en main et chacun déguste le poisson qui, il y a à peine une heure, nageait insouciant sous la coque.

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Parfois, les heures passent très vite. Signe que l’ennui n’existe pas. Il est déjà temps de regagner la terre ferme. Cala Iris rejoint lentement son point d’attache dans une marina parfaitement réveillée en ce début d’après-midi. Les marins remballent et nettoient pour le prochain départ et les touristes se dispersent ravis de l’expérience. Cette promenade en mer n’a rien d’une virée en yacht ou sur un paquebot de croisière. Voilà justement tout l’intérêt et l’attrait de l’excursion, partager la vie d’un marin et se nourrir de ce que l’on a soi-même attrapé dans ses filets. Une trêve vivifiante pour le citadin, qu’il vienne du Maroc ou de contrées lointaines.

Communiqué du Centre Régional du Tourisme d’Agadir

Conjoncture mois de juillet et Cumul année  2016 

CRTL’activité touristique du mois de juillet 2016 dans les établissements hôteliers classés d’Agadir a enregistré une augmentation en termes d’arrivées de 26%, soit 104 814  en 2016 par rapport à 83 308  en 2015 et 24% au niveau des nuitées, soit 496 173 en 2016 par rapport à 400 244  en 2015.

Cette hausse de chiffre s’explique par l’augmentation de certains principaux marchés émetteurs à leur tête le marché national avec une performance de 59%:

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Le Taux d’Occupation Moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois de Juillet 2016 a enregistré une augmentation de +22.37% soit  57,31% en 2016 par rapport à 46,84% en 2015.

Notons que seulement 26 établissements hôteliers (5*, 4,3, VVT de 1ère , 2ème  et 3ème catégorie) , d’une capacité de 13 190 lits ont enregistré un taux moyen de 75.76% et 44 établissements hôteliers (5*, 4*, 3*, 2,  VVT de 1ère,2ème  catégorie, Résidences de 1ère, 2ème et 3éme catégorie et MD) d’une capacité de 10 13 023 lits, ont enregistré un taux moyen de 43.28% et 22 autres établissements hôteliers (5, 4*, 3*, 2*, 1* et résidences de 1ère, 2ème et  3ème  catégorie, VVT 2ème catégorie) d’une capacité litière de 3028, ont enregistré un taux moyen pondéré de 21.63%.

L’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistrées dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant les sept premiers mois de l’année en cours  par rapport à l’année précédente, fait ressortir une légère baisse de -2.85%, soit 473 043 visiteurs reçus durant au cours des sept premiers mois de l’année 2016 par rapport à 486 906 visiteurs reçus en 2015.

Les nuitées également ont connu une baisse de -3.04%,  soit 2 193 893 nuitées enregistrées pour cette période de l’année 2016 par rapport à 2 262 788 pour 2015.

La Durée Moyenne de Séjour durant les sept premiers mois de l’année a enregistré une légère baisse, soit 4,64 en 2016 par rapport à 4,65 en 2015.

Le Taux d’Occupation Moyen pour la même période a enregistré également une baisse de -1,51, soit 42,42%  en 2016 par rapport à 43.93% en 2015.

A titre de rappel, le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa  en collaboration avec l’Office National Marocain du Tourisme, a lancé  une campagne publicitaire dédiée au tourisme nationale au titre de la saison estivale 2016.

La première phase lancée en mois de ramadan a connu la diffusion d’un Spot TV sur la 2éme Chaine marocaine ainsi qu’une campagne d’affichage sous le concept « Follow Me » déclinés  en banners publiés sur le Web.

La deuxième phase qui sera lancée prochainement fera l’objet d’une campagne Radio avec la diffusion d’une web série composé de 5 épisodes selon le contenu suivant :

Épisode 1 : Acrobranche, Tyrolienne, Toboggan, Karting.

Episode 2 : Flyboard, Jet Ski, Parachute Ascensionnel, Sortie en mer, Kite Surf

Episode 3 : souk el had, gastronomie – restaurant,  produits du terroir, Argan, Ferme Limoun.

Episode 4 : Spa, tennis, Golf, Relaxation Bien-être.

Episode 5 : Nightlife, Spectacle, Image de Timitar, Tolérance.

Agadir : L’offre immobilière ne colle pas aux besoins

par Yassine Saber – leseco.ma – 12/08/2016

Eu égard à la typologie de l’offre, 54% de la production actuelle concernent le moyen et le haut standings, alors que 81% de la demande devraient être orientés vers le logement économique et social à hauteur de 52,2% et à 29,3% pour celui à faible valeur immobilière (VIT).

Le marché de l’immobilier à Agadir ne correspond pas aux besoins et attentes des clients. Résultat, un sérieux coup de frein, à cause de l’inadéquation de l’offre et la demande, en plus de l’engouement des promoteurs pour le segment social et économique, qui a entraîné une juxtaposition de groupements sans équipements de base et un détournement de conditions d’éligibilité de la part des bénéficiaires. C’est en tout cas le constat largement partagé par les participants à la table ronde, initiée, mardi dernier, à Agadir, par le Centre régional d’investissement (CRI) et la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la Région Souss-Massa, en marge du Salon régional de l’immobilier, qui se tient du 9 au 14 août, à l’espace d’exposition de la chambre.

Bien que la demande en logement soit estimée à 11.600 unités à Agadir, la production annuelle, quant à elle, est à peine de 6.600 unités. Ce n’est pas tout. Eu égard à la typologie de l’offre, 54% de la production actuelle concernent le moyen et le haut standings, alors que 81% de la demande devraient être orientés vers le logement économique et social à hauteur de 52,2% et à 29,3% pour celui à faible valeur immobilière (VIT). Toujours est-il, le recadrage de l’offre de l’habitat, en fonction des segments au niveau l’agglomération du Grand Agadir, est une nécessité pour répondre aux nouveaux besoins. Mais au-delà des chiffres, d’autres phénomènes ont été relevés par les participants, notamment la question des désistements, qui constitue un manque à gagner pour la direction des impôts, la spéculation, mais aussi les résidences secondaires qui portent préjudice au segment social et économique, malgré le besoin croissant sur ce type d’habitat. Sur le terrain, plusieurs projets sont construits à l’entrée de la ville.

Cependant, cette disponibilité formelle, en termes d’offre, est un trompe-l’œil à cause de la fermeture de ces appartements et magasins, confirmée par les compteurs de consommation d’eau et d’électricité de la RAMSA et l’ONEE. Du côté du fisc, qui doit, selon les intervenants, contrôler les logements fermés, la problématique est plus complexe qu’elle ne paraît, puisque les promoteurs immobiliers doivent communiquer les listes des bénéficiaires pour procéder au contrôle de ces appartements exonérés de l’IS et l’IR, en plus des droits d’enregistrement, des taxes sur le ciment et des taxes locales.

Sur le plan de la répartition géographique, il ressort des différentes présentations effectuées par l’Inspection régionale de l’urbanisme et la Direction régionale de l’Habitat et de la politique de la ville que la production de l’habitat social et économique se concentre essentiellement sur Agadir et la préfecture d’Inzegane Ait Melloul. Pour preuve, plus de 90% de l’offre se situent dans le Grand Agadir qui concentre environ la moitié de la population.

Aujourd’hui, la Région Souss-Massa  et le Grand Agadir  sont confrontés, selon l’Inspection régionale de l’urbanisme, à des problèmes qui pèsent  sur leur organisation spatiale avec un déséquilibre intra-régional dans la répartition de l’armature urbaine, mais aussi l’éclatement des tissus urbains au niveau du Grand Agadir, ce qui a engendré l’émergence de petits centres dépourvus d’équipements de base et une faible connectivité de certains centres au niveau régional, en plus de la fragilité de l’environnement urbain. Par ailleurs et depuis le lancement en 2013 du programme de la Politique de la ville, 8 conventions ont été signées par le ministère de tutelle selon la Direction régionale de l’Habitat de Souss-Massa, tandis qu’une seule convention est actuellement en cours de signature. S’agissant du bilan entre 2010 et 2016, prés de 20.395 unités sont achevées, dont 17.252 sont certifiées conformes. La majorité de ces unités au niveau de la région a été réalisée par le secteur privé.

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