Archives de août 16th, 2016

Souss-Massa : 1,5 MMDH pour des projets de développement

par L. B. – leseco.ma – 15/08/2016

Une enveloppe d’1,5 MMDH a été allouée à la réalisation de 136 projets approuvés à fin juin dernier par le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Souss-Massa. Ce montant est en hausse de 8,5% par rapport à la même période en 2015 et concerne, pour la majorité, des projets touristiques en premier lieu.

La note publiée par le CRI Souss-Massa indique l’opportunité de création de plus de 3.000 postes d’emploi durant les six premiers mois de 2016. Ces projets s’inscrivent en augmentation de 61% par rapport à la même période en 2015.
La même source indique que 50% du total des investissements engagés dans la région de Souss-Massa concernent les projets d’hébergement et d’animation touristiques. Ces derniers ont pour objectif de consolider l’attractivité de la destination Agadir.

Le secteur du commerce occupe la deuxième position avec 19% du total des investissements engagés au niveau de la région, suivi du secteur des mines (11%), du BTP (7%), de l’industrie (6%), des services (5%) et de l’artisanat avec moins d’1%.

Par ailleurs, le CRI de la région a initié 344 demandes de création d’entreprises au cours du 1er semestre de l’année 2016, avec un montant d’investissement de plus de 164 MDH ayant généré 1.569 emplois.

Malgré les quelques pluies, temps chaud jusqu’au mercredi au Maroc

h24info.ma – 15/08/2016

Le temps sera chaud du lundi au mercredi sur plusieurs régions du Royaume, avec des températures pouvant atteindre localement 43° C.

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Le temps sera chaud du lundi au mercredi sur plusieurs régions du Royaume, avec des températures pouvant atteindre localement 43° C, a annoncé lundi la Direction de la météorologie nationale (DMN) dans un bulletin spécial.
Du lundi au mercredi, les températures maximales varieront entre 38° C et 43° C, à Assa-Zag, Taroudant, Aousserd, Oued Eddahab, ES-Smara,
Béni-Mellal, Fqih Ben-Saleh, Khouribga, Settat, Rhamna, El Kelaâ des Sraghna, Marrakech, Fès, Sefrou, Moulay Yacoub, Guercif, Errachidia, Zagora, Tata, Guelmim, l’intérieur d’Agadir, Tiznit (intérieur), Tan-Tan, Larache, Ouezanne, Khemisset, Ben Slimane, Sidi Kacem, Sidi Slimane et Kénitra.
Par ailleurs, des cellules nuageuses instables se développeront cet après-midi et en soiree sur l’0riental, le Rif et le Haut et Moyen Atlas et pourront
occasionner par endroits de fortes averses orageuses avec des rafales de vent pouvant soulever localement de la poussière entre 15H00 et 23H00 sur les régions d’Al Hoceima, Al l-iaouz, Khénifra, Ifrane, Sefrou, Bouiemane, Taza, Jerada, Berkane, Taourirte, Oujda et Béni Mellal.

Rachid Bouksim, Directeur du festival international du film amazigh d’Agadir : « La 10e édition sera grandiose »

Hafid Azzouzi – elwatan.com – 14/08/2016

Dans cet entretien, Rachid Bouksim, directeur du Festival international du film amazigh d’Agadir, précise que la 10e édition du Finifa, prévue du 1er au 5 novembre prochain, revêt un cachet particulier. Elle sera, selon lui, le rendez-vous des acteurs du cinéma amazigh à l’échelle mondiale

Cette année, vous allez organiser le 10e Festival international du film amazigh (Finifa), peut-on savoir comment se prépare cette édition ?

La préparation de chaque édition se fait juste après la clôture de la précédente. C’est une tradition qui a permis à notre festival un bon niveau et une renommée internationale. L’édition de cette année a sa spécificité. Elle marque les 10 ans d’existence de notre festival et, de ce fait, les préparatifs ont un cachet particulier. Toute l’équipe Issni N Ourgh s’est mobilisée pour que le rendez-vous de cette année soit au niveau de 10 ans de travail d’arrache-pied pour la promotion du cinéma amazigh.

Quelle sera justement la particularité du 10e Festival international du film amazigh par rapport aux éditions précédentes ?

Nous travaillons, jour et nuit, pour que cette édition soit un événement international qui réunira, d’abord, des acteurs du cinéma amazigh à l’échelle mondiale et, ensuite, nous espérons partager ce 10e anniversaire avec le maximum de militants amazighs, notamment la génération des fondateurs. Ce sera ainsi un grand moment de retrouvailles afin de faire un bilan de ce qui a été fait pour l’amazighité. Cette édition s’organise sur le thème «Cinéma et société», avec un slogan révélateur «Agadir : capitale de la culture amazighe», et ce, pour rendre hommage à cette ville et à ses militants qui ont marqué l’histoire de la revendication identitaire.

Pouvez-vous nous faire le bilan du festival depuis son lancement à ce jour ?

Le Festival Issni N Ourgh international du film amazigh a commencé, il y a 10 ans. Au début, on est parti presque de rien pour une grande idée, comme disait Mohand Arab Bessaoud à propos de la naissance de l’Académie berbère. Comme toute idée noble, la nôtre a pu, au bout de quelques années de galère, trouver le soutien de quelques institutions, comme le Conseil communal d’Agadir et l’Institut royal de la culture amazighe ainsi que quelques sponsors privés. Nous avons commencé par l’organisation d’une caravane du cinéma en plein air qui sillonnait les villages du Sud marocain avant de mettre en place ce Festival international Finifa. Le bilan est très positif, car  notre travail a permis à cette manifestation une continuité dans le temps. Des centaines de films y sont projetés, des centaines d’acteurs et cinéastes nationaux et internationaux ont pris part aux différentes éditions de cet événement.

Des activités d’accompagnement ont été également organisées, à l’image des ateliers de formation en matière de métiers du cinéma, de débats et conférences à l’université d’Agadir, l’édition de livres sur le cinéma amazigh, la production d’une série de  courts métrages en amazigh et la participation à de grands festivals internationaux (Paris, Genève, USA…). Nous avons invité aussi une dizaine de cinémas. Il s’agit d’un bilan très riche et varié.

Peut-on savoir aussi quelles sont les perspectives de votre festival ?

Après dix années d’existence, notre festival arrive à l’âge adulte. Il s’impose comme l’un des rares festivals dédiés au cinéma amazigh, qui a commencé avec les propres moyens de ses acteurs. Son seul soutien est son public. Les perspectives de notre festival sont de rester fidèle à l’idée noble qui l’a fait naître et travailler au service du cinéma en général et le cinéma amazigh en particulier. Notre association pense avoir des locaux pour être une référence en matière de cinéma amazigh et mettre en place des structures de formation dans le domaine. Nous espérons que l’Etat, via les ministères de la Culture et de la Communication et le Centre cinématographique marocain comprennent l’importance du travail que nous faisons depuis 10 ans pour le bien de la culture.

Comment évaluez-vous l’apport du Finifa dans la promotion du cinéma amazigh ?

L’apport de notre festival à la promotion du cinéma amazigh est considérable. Il a permis aux intervenants du domaine du cinéma de faire des échanges d’expériences et de mettre en place des projets communs. Notre festival est aussi un grand soutien aux acteurs amazighs via les différents prix qu’il discerne à chaque édition. Cela, sans oublier «le prix de solidarité» qu’il offre aux acteurs les plus démunis. Il fait connaître également ce cinéma dans les festivals internationaux. De même, chaque édition de notre festival est une occasion où les différents intervenants du cinéma amazigh se réunissent pour débattre de leurs problèmes.

Que sait-on vraiment des météorites ?

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 15/08/2016

  • Météorites, perles du désert marocain, un premier livre sur le sujet voit le jour
  • Origines, classification, croyances… l’écrivain décrypte l’univers des roches célestes
  • Un recueil de 244 pages signé par le spécialiste Abderrahmane Ibhi et préfacé par Dr Alain Carion de Paris VI

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«Météorites, perles du désert marocain» est le premier livre dédié aux météorites du Maroc. Il est signé par  le chercheur Abderrahmane Ibhi. La préface est d’Alain Carion, propriétaire de la plus grande collection privée de météorites exposée dans plusieurs universités européennes (Ph. A.I.)

Le premier livre dédié aux météorites du Maroc vient d’être publié par l’Université Ibn Zohr (UIZ) et le Musée des météorites d’Agadir.  Composé de 244 pages, l’ouvrage vient combler un besoin et enrichir le répertoire bibliographique marocain. Il met en avant le patrimoine céleste marocain et en dévoile quelques mystères. C’est un travail de longue haleine signé par le scientifique et collectionneur Dr Abderrahmane Ibhi, professeur chercheur à la Faculté des sciences d’Agadir et responsable du Musée universitaire des météorites. «La lecture de ce livre donnera envie aux lecteurs de découvrir encore plus ce monde mystérieux et de partir à la chasse aux étoiles filantes», annonce l’auteur. «Météorites, perles du désert marocain» est le titre de ce livre de valorisation et de vulgarisation scientifique qui s’articule en trois parties principales. La première permet aux novices de maîtriser les bases pour comprendre ce sujet. Elle comporte notamment  une classification des météorites avec des éclaircissements sur leurs origines, leurs âges et leur identification. Et aussi les croyances développées autour de cette thématique. Quant à elle, la deuxième partie qui s’étale sur plus de 60 pages, dévoile l’essentiel à savoir sur les météorites du Maroc. Elle présente une étude scientifique et synthétique des roches célestes tombées et ou récoltées au Maroc. Et dont certaines sont particulièrement plus développées comme celle de Tissint, la plus chère météorite au monde.
Enfin, la troisième partie est consacrée à la préservation et à la valorisation de la collection Ibn Zohr. Elle présente aussi, entre autres, un glossaire et un index pour faciliter la compréhension. Et des tableaux présentant les données sur les météorites du Maroc enregistrées entre 1932 et 2015.  Pour rappel, «Météorites, perles du désert marocain» est disponible en librairie pour la somme de 60 DH. Il est préfacé par Dr Alain Carion (Paris VI), propriétaire de la plus grande collection privée de météorites et exposée dans plusieurs universités européennes. Il est de même auteur de plusieurs ouvrages sur le même thème dont «Météorites» et «Les Météorites et leurs Impacts».

Musée des météorites

Le premier musée dédié exclusivement aux météorites a ouvert ses portes en février dernier à Agadir. Cet espace scientifique comprend une collection de 100 échantillons, représentant des masses principales, des fragments frais et complets, des pluies de météorites, des artefacts tels que les tranches, les lames minces et les sections polies d’une grande valeur scientifique. La collection, amassée sur une dizaine d’années par le Club d’astronomie de l’université, correspond à 9% à des chutes observées, et à 91% à des trouvailles, composées de météorites découvertes par hasard. Ces échantillons sont présentés dans sept vitrines selon leur classe. Des fiches de présentation permettent d’ailleurs au public  de découvrir le nom, la localité, les coordonnées GPS, la classe, le poids et le nombre de fragments. Ainsi que l’illustration photographique de chaque météorite (Cf. notre édition du 16/2/2016). Le Musée des météorites d’Agadir est un projet réalisé par l’Université Ibn Zohr, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le Club d’astronomie de l’UIZ et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites.

                                                                          

Pour mieux comprendre

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Chaque jour, les spécialistes recensent près de 230 météorites de plus de 10 grammes qui tombent sur Terre, essentiellement dans les océans. Autrement dit, chaque année, 84.000 météorites arrivent sur notre planète depuis l’espace,  selon la Nasa. Astéroïdes, météoroïdes, comètes, étoiles filantes, météorites…bien faire la distinction pour mieux comprendre les mystères de l’univers.
Un astéroïde est un petit corps du système solaire composé de roches, de métaux et de glace. Il peut présenter une taille allant de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres. Lorsqu’un astéroïde se désintègre partiellement ou perd des fragments, il donne naissance à des météoroïdes. Selon la définition de l’Union astronomique internationale (UAI), ils correspondent à des «objets solides se déplaçant dans l’espace interplanétaire, d’une taille beaucoup plus petite qu’un astéroïde et considérablement plus grande que l’atome». Lorsque le météoroïde entre dans l’atmosphère se crée un phénomène lumineux et il change alors de nom en fonction de sa masse: si celle-ci est très faible de l’ordre du gramme c’est une étoile filante. Par contre, si elle est de l’ordre du kilo, on parle de météore.
Selon les spécialistes, lorsque le corps n’est pas totalement désintégré à son entrée, des fragments peuvent toucher la surface de la Terre. A partir de là, ils parlent de météorite. Celle-ci, selon la définition de l’UAI, est «un météoroïde qui a atteint la surface de la Terre sans être vaporisé». C’est dans les déserts chauds et froids (antarctique et pôle nord) que les météorites sont le plus facilement détectées.  Un grand nombre de ces roches tombe au Maroc. Beaucoup sont retrouvées grâce à des nomades et sont célèbres auprès des chercheurs comme auprès des collectionneurs. C’est une véritable chasse au trésor qui est engagée au cœur du désert.

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