Archives de août 24th, 2016

Agriculture : Le biogaz commence à faire des adeptes

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 22/08/2016

  • Méthanisation des déchets organiques, un substitut à l’électricité et au gaz
  • Biodôme du Maroc, une entreprise spécialisée, développe une expertise autour du procédé
  • Réduction des gaz à effet de serre, traitement des déchets, commercialisation du compost produit… les résultats

La méthanisation des déchets organiques pour la production de biogaz est la solution idoine pour les agriculteurs marocains obligés de supporter les coûts élevés de l’électricité et du gasoil, énergie nécessaire à l’irrigation de leurs terres (Ph. BM)

La méthanisation des déchets organiques pour la production de biogaz est la solution idoine pour les agriculteurs marocains obligés de supporter les coûts élevés de l’électricité et du gasoil, énergie nécessaire à l’irrigation de leurs terres (Ph. BM)

Une technologie pour la production de biogaz. C’est la solution innovante que propose Biodôme du Maroc, première entreprise marocaine spécialisée dans la méthanisation des déchets organiques. La cible? Les agriculteurs marocains obligés de supporter les coûts élevés de l’électricité et du gasoil, énergie nécessaire à l’irrigation de leurs terres. A titre d’exemple, pour irriguer un hectare de maïs, il faut 100 bonbonnes de gaz butane, nous indique-t-on. Ce qui enclenche des tonnes de déchets dans les exploitations qui ne subissent aucun traitement et qui sont la source principale d’émissions de gaz à effet de serre (CH4, CO2…). Il est vrai que ces dernières années, les agriculteurs ont eu recours aux bonbonnes de gaz butane subventionnées par l’Etat, mais cette aide est possible uniquement pour un usage domestique. D’où l’intérêt de développer une nouvelle technologie pour la production de biogaz et qui, dans un premier temps, a vu le jour au sein du laboratoire de l’Université Hassan Ier de Settat. «L’idée est d’apporter une solution innovante qui assure aux agriculteurs une indépendance énergétique grâce à l’implantation d’une installation de méthanisation des déchets de leur ferme», explique Fatima-Zahra Beraich, porteuse du projet et fondatrice de «Biodôme du Maroc» qui conçoit et réalise des unités de méthanisation des déchets agricoles clés en main. «L’opération biologique mise en place permet la dégradation de ces déchets organiques et agricoles pour produire du biogaz (le méthane) et du compost  ou fertilisant», a-t-elle ajouté. C’est ainsi que l’objectif visé par la jeune chercheuse est d’adapter au mieux cette solution aux besoins des agriculteurs pour optimiser la qualité et la quantité de biogaz produit. Et pour que le fonctionnement de l’unité de biogaz soit performant, des accélérateurs biologiques ont été développés. Afin de vérifier le bien-fondé de cette solution, une première installation a été mise en place sur une exploitation agricole de la région de Khouribga où le biogaz a remplacé une source d’énergie non renouvelable.

Une première installation a été mise en place sur une exploitation agricole de la région de Khouribga où le biogaz a remplacé une source d’énergie non renouvelable (Source: BM)

Une première installation a été mise en place sur une exploitation agricole de la région de Khouribga où le biogaz a remplacé une source d’énergie non renouvelable (Source: BM)

 Il faut préciser que ce type d’installation présente aussi d’autres avantages pour l’agriculteur. Lors du processus de fermentation, aucun nutriment n’est retiré des déchets organiques. La valeur de fumure de la masse organique n’est pas seulement préservée, elle est accrue du fait de la minéralisation partielle de l’ensemble de l’azote. En plus du biogaz, l’unité génère donc un fertilisant biologique produit par la décomposition de la matière organique en éléments nutritifs assimilables par le sol. L’engrais organique contribue ainsi à l’amélioration de la structure des sols vu qu’il peut être absorbé par de nombreuses plantes. «Actuellement, nous travaillons en collaboration avec nos partenaires pour un projet appelé «Biodôme collectif» qui permettra aux petits agriculteurs adhérents d’une coopérative agricole de bénéficier d’une installation collective et d’un accompagnement pour la mise en œuvre de la technologie de production de biogaz», précise Beraich. «Cette installation permettra la génération de revenus à travers la commercialisation du compost produit par l’unité de biogaz, un volet du projet sur lequel nous mettons l’accent dans notre programme d’accompagnement», a-t-elle ajouté. Pour rappel, Biodôme du Maroc a pour partenaires l’Université Hassan ler de Settat,  le Cluster Solaire Masen, le green business Incubator, et switchmed SCP/ RAC. La jeune entreprise  a fini, en juin dernier, dans le top 10 des meilleurs business-plan primés à l’issue de la 3e édition du Forum international francophone «Jeunesse et emplois verts (Fijev)». Une bourse de 4000 euros lui a été octroyée pour son projet. (Cf. notre flash info du 5/7/2016).

Résultats obtenus…

Aujourd’hui, la sensibilisation et l’initiation à la production de biogaz dans le monde rural sont déclenchées. Et ce, via la mise en place d’une unité de production de biogaz fonctionnelle qui permet d’atteindre plusieurs résultats. Notamment, l’emploi d’une énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le traitement des déchets de l’exploitation. De plus cette nouvelle technologie permet aux petits agriculteurs de générer des revenus à travers la commercialisation du compost produit par l’unité de biogaz.

La prolifération de sangliers dans la région du Souss-Massa

par Sophia Maazouz – agrimaroc.ma – 23/08/2016

Dans la région du Souss-Massa, la prolifération de sangliers est à chaque fois redoutée par les habitants et surtout par les agriculteurs. En effet, la présence de sangliers dans certaines régions (notamment celles du Souss) infligent des dégâts aux cultures vivrières. Les agriculteurs n’ont pas d’autres choix que de tirer sur les sangliers qui ravagent leurs cultures.

Une mesure d’urgence a été menée, afin de régler ce problème lié à l’incessante prolifération des mammifères dans les régions touchées. Selon nos confrères de LesEco.ma, sur 40% du territoire marocain, 302 points noirs sont recensés. Parmi ces points noirs, 75 d’entre eux sont situés dans la région du Souss-Massa.

Les régions les plus touchées sont: La province de Tiznit, Chtouka Aït-Baha, Sidi Ifni, Taroudant. La chasse et les battues sont les moyens les plus utilisés pour réguler la prolifération de cet animal. La Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification du Sud-Ouest à Agadir vient de lancer un appel d’offres pour la définition des points noirs et l’élaboration d’un plan de gestion visant la maîtrise des effectifs du sanglier. Cette mesure devrait prendre effet dans sept mois.

Plus de 80% battues sont organisées, chaque année, par les amodiataires du droit de chasse et sous forme de battues administratives.

AGADIR : LA CORNICHE ENVAHIE PAR LES MARCHANDS AMBULANTS

par Yassine Saber – leseco.ma – 23/08/2016

Il est impossible de se promener sur la corniche de la ville sans remarquer l’anarchie que créent les loueurs de bicyclettes et jeux d’enfants sans autorisation, mais aussi les marchands ambulants «fixes».

La destination Agadir est actuellement prise d’assaut par les touristes nationaux et visiblement ce rush d’estivants continuera jusqu’à la fin de ce mois d’août. Leurs destinations préférées sont la mer, les restaurants, mais aussi la promenade où les activités nuisibles ont proliféré ces derniers temps d’une façon alarmante, sans risque d’être inquiétées.

Actuellement, il est impossible de se promener sur la corniche de la ville sans remarquer l’anarchie que créent les loueurs de bicyclettes et jeux d’enfants sans autorisation, mais aussi les marchands ambulants «fixes» qui invitent les acheteurs à acquérir leurs marchandises, à tel point que la corniche est devenue aujourd’hui une foire permanente à ciel ouvert où tout est proposé à la vente : gadgets, jouets, appareils électroménagers, pop-corn, produits de décoration et de bazar. Résultat de cette situation, qui a fait l’objet de plusieurs interventions sans efficacité de la part des autorités locales : la corniche est squattée surtout lors des heures de pointe et la nuit.

Cela entraîne forcément une anarchie menaçant la sécurité des estivants, provoquant de grandes perturbations de la mobilité urbaine et occasionnant une dégradation de l’environnement à cause des ordures. Tout le long de la corniche, comme dans plusieurs rues, les vendeurs ambulants, dont le nombre exact est inconnu, sont postés partout, notamment sur les passages pour piétons liant la zone balnéaire au centre-ville, en plus des places publiques de la ville. Ce n’est pas tout : les parkings de la ville sont en désordre.

Certes, la Commune a imposé des tarifs unitaires pour le stationnement des véhicules (2DH la journée et 3DH la nuit) pour endiguer l’anarchie gangrénant le gardiennage des véhicules. Cependant, la pagaille des gardiens persiste toujours au sein de cette activité. À cet égard, nombreux sont les automobilistes qui dénoncent le dérapage provoqué par les gardiens informels, en plus de l’occupation de l’espace public. S’ajoutent à cela les activités exercées dans les parkings de la ville, notamment le lavage et le nettoyage des voitures, qui impactent négativement l’environnement urbain de la destination.

Par ailleurs, le développement du tourisme (1er secteur employeur à Agadir) passe selon plusieurs intervenants par la mise à niveau urbaine du cœur battant de la destination, allusion faite à la zone touristique et balnéaire ainsi qu’au centre-ville, qui sont actuellement en mal d’attractivité. En plus des passages et espaces verts, actuellement délabrés, les kiosques d’informations édifiés pour mettre à la disposition des visiteurs d’Agadir une information touristique de proximité sont toujours des points noirs qui nuisent à l’esthétique de la ville.

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