ZI Ait Melloul : Grabuge autour de la ceinture verte

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 01/09/2016

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  • Al Omrane procède à l’ouverture des plis
  • Il n’est plus question d’environnement pour l’Adizia

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C’est à n’y rien comprendre. L’Association des investisseurs de la Zone industrielle d’Ait Melloul (Adizia) change de position sans crier gare.  Il y a à peine un an, elle criait au non-respect de l’environnement et s’insurgeait contre  la construction par Al Omrane de 50 showrooms, à l’endroit même où s’étend la ceinture verte limitrophe à la ZI. (Cf. notre édition du 19 octobre 2015).
Aujourd’hui, l’Adizia réagit parce qu’elle n’a pas été informée de l’ouverture des plis par Al Omrane. «Toute action concernant, de près ou de loin la structure de notre zone industrielle, doit être prise en concertation préalable avec notre Association», précise une note de l’Association dont L’Economiste détient copie.
Les entreprises intéressées ont été appelées ce lundi à envoyer par mail   à l’Association, «une demande d’investissement le plus vite possible… au nom du directeur régional de la société Al Omrane pour bénéficier de ce projet». L’idée étant de «donner la priorité aux entreprises de la zone industrielle d’Ait Melloul». Et qui sont donc déjà bénéficiaires.
La nouvelle attitude d’Adizia qui semble s’impliquer désormais dans la commercialisation des showrooms est des plus étonnantes. Surtout que l’association a mené une bataille ferme pour interdire la réalisation de ce projet, qui va empiéter sur la ceinture verte censée être un véritable poumon pour la ZI d’Ait Melloul. Différentes correspondances avaient alors été envoyées en 2013 et 2014 au ministère de tutelle et aux responsables locaux. Sans toutefois recevoir l’écho escompté. Adizia avait alors continué à invoquer, dans un contexte pré-COP22, le respect de l’environnement et l’avenir des zones industrielles à moyen et long termes. Et ce, d’autant plus que 20 millions DH ont été injectés dans la requalification de la zone industrielle. Un financement issu des fonds publics avec la participation d’institutions régionales et nationales. Les travaux avaient concerné la ceinture verte, l’entretien de l’éclairage, la signalisation, l’assainissement, l’adduction en eau potable… Le reboisement en palmiers et oliviers a quant à lui nécessité un montant de près de 300.000 DH. Comment s’explique donc ce revirement? Qu’est-ce qui justifie cette nouvelle attitude en opposition avec le combat mené jusqu’alors par l’Association? Il est vrai qu’entre-temps, l’Adizia a changé de bureau. «Nous ne sommes pas concernés par les décisions et positions de l’ancien bureau», a déclaré Abdallah Moussawi, le nouveau président de l’Association en poste depuis quelques semaines. «Notre priorité est la requalification de la zone industrielle», a-t-il ajouté. Pour rappel, près de 35% des lots de la ZI qui s’étend sur plus de 350 hectares, ne sont toujours pas viabilisés et constituent de véritables points noirs…

Souss-Massa : Le changement climatique comme priorité régionale

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 01/09/2016

 

  • Un atelier sur le plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique
  • Approche participative, la politique adoptée

A la veille de la COP22, les initiatives se multiplient pour apporter des éco-solutions et s’inscrire dans la durabilité. C’est la raison d’être même du plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique, communément appelé PTRC.

o-CHANGEMENTS-CLIMATIQUES-facebookEn effet, dans l’esprit d’une démarche stratégique concernant les pratiques en matière de lutte contre le changement climatique, ce plan vise l’atténuation des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, notamment, en déterminant les moyens à mettre en œuvre localement pour apporter des solutions d’adaptation du territoire face aux conséquences du changement climatique. «Le PTRC s’inscrit comme une action  dans le cadre d’une convention intégrée relative à la gestion des changements climatiques, signée entre le ministère délégué auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’environnement, chargée de l’Environnement via l’OREDD/SM et la Région de Souss Massa», explique Khadija Sami, responsable de l’Observatoire régional de l’environnement et du développement durable (OREDD) Souss-Massa. Il faut préciser que cette convention est d’un montant global de 3 millions DH dont 2 millions avancés par le ministère de tutelle et 1 million financé par la Région Souss Massa. Ce qui permettra, outre l’élaboration du PTRC comme priorité régionale et selon une approche participative, le renforcement des capacités, la création d’un pool de compétences et la réalisation de projets pilotes. «C’est une occasion pour la région de se démarquer et d’apporter une véritable réflexion inédite sur les changements climatiques, la perception locale et les solutions durables», insiste Khadija Sami. Le ministère est appuyé par la Coopération technique allemande GIZ -ProGEC, qui développe toute une expertise à l’échelle des deux régions Souss Massa et Marrakech Safi, sur la gouvernance environnementale territoriale, particulièrement en matière d’adaptation au changement climatique.
Actuellement, le projet a atteint la vitesse de croisière, et des ateliers sont prévus dans plusieurs provinces de la région, pour inclure l’esprit collaboratif et participatif. Ce qui permet aux différents acteurs institutionnels, privés ou société civile, de formuler un avis sur le changement climatique ainsi que le besoin en matière d’atténuation et d’adaptation. Après celui de Tata, un 2e atelier est organisé dans ce sens ce jeudi 1er septembre à Taroudant par la région, la province de Taroudant, l’OREDD et le comité changement climatique.
Pour rappel, le PTRC est également l’occasion de capitaliser  sur les bonnes initiatives locales en matière d’atténuation ou/et d’adaptation au changement climatique. Un recueil des bonnes pratiques est un des livrables à prévoir dans le cadre de ce projet.

Composition

Scindé en deux grandes phases, le PTRC prévoit l’élaboration d’un état de lieux et une situation territoriale de lutte contre le réchauffement climatique (STRC). En plus d’un plan d’action, fixant les priorités du territoire en matière d’investissement, de planification, ou de renforcement de capacités, ainsi que les budgets à allouer. Le plan de communication et l’aspect genre constituent les axes transversaux à traiter par rapport à l’ensemble des axes thématiques entre autres,  l’eau, l’agriculture, le tourisme, l’aménagement du territoire, la santé, le littoral et la biodiversité.  Le PTRC est ainsi l’opportunité pour les deux régions Souss-Massa et Marrakech Safi pour plaider lors de la 22e session de la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), qui se tient à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain.

Infrastructures autoroutières Trois nouveaux axes d’une longueur de 184 km en projet

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 01/09/2016

Le ministère de l’Équipement veut renforcer le réseau national des infrastructures autoroutières. Il a lancé un appel d’offres pour mener une étude d’évaluation préalable pour la réalisation et l’exploitation de trois nouveaux axes autoroutiers. Il s’agit de Rabat-Casablanca-Continentale (57 km), Marrakech-El Kelâa des Sraghna (65 km) et le contournement d’Agadir (62 km).

L’étude en projet analysera la faisabilité de réalisation et d’exploitation des projets d’autoroutes selon le fameux principe PPP, en procédant à une analyse comparative des différentes alternatives envisageables.

L’étude en projet analysera la faisabilité de réalisation et d’exploitation des projets d’autoroutes selon le fameux principe PPP, en procédant à une analyse comparative des différentes alternatives envisageables.

Le département de l’Équipement planche sur de nouveaux projets d’infrastructures autoroutières. Il prévoit la réalisation de trois nouveaux axes à savoir Rabat-Casablanca-Continentale (57 km), Marrakech-El Kelâa des Sraghna (65 km) et le contournement d’Agadir (62 km). Les services de Aziz Rabbah comptent commanditer le 18 octobre prochain une étude d’évaluation préalable pour la réalisation et l’exploitation de ces projets dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Un budget de 2,228 millions de dirhams a été réservé à cette étude. Son objectif, analyser la faisabilité de réalisation et d’exploitation de ces projets d’autoroutes selon le fameux principe PPP en procédant à une analyse comparative des différentes alternatives envisageables (PPP, concession, gestion déléguée, marchés publics).

Le consultant retenu pour mener l’étude devra prendre en considération plusieurs éléments dont le contexte et les caractéristiques des projets et des besoins auxquels ils répondent et la détermination de la nature du service public à fournir et de la mission globale y afférente à confier au partenaire privé. Sans oublier la complexité du projet, son coût global prévisionnel pendant la durée du contrat, sa soutenabilité budgétaire notamment ses conséquences sur la capacité de financement de l’autorité concernée pour assurer sa réalisation et son suivi. «Le consultant devra présenter l’historique de la situation et l’état actuel. Il devra s’appuyer sur le contexte stratégique dans lequel les projets s’insèrent, le contexte physique, c’est-à-dire son intégration dans un ensemble plus large de services ou d’infrastructures à réaliser ou déjà en exploitation. À cela s’ajouteront l’évolution du service fourni aux usagers dans le temps, l’identification des défaillances et des faiblesses du service et la présentation des nouveaux objectifs auxquels le projet doit répondre», explique l’Équipement dans le cahier des prescriptions spéciales (CPS) accompagnant l’appel d’offres de l’étude.

Analyse du potentiel et des opportunités

Le consultant se basera par ailleurs essentiellement sur les études réalisées par la Direction des routes et mettra en relief l’ensemble des éléments ayant un impact dans la prise de décision par rapport aux aspects techniques, environnementaux, socio-économiques, institutionnels, juridiques et financiers des projets autoroutiers. Il identifiera, en outre, le potentiel, les opportunités, les contraintes et les risques éventuels liés à la réalisation des projets. «Le consultant devra réaliser une analyse exhaustive du cadre juridique, institutionnel et réglementaire du projet. Pour ce faire, il procédera à un inventaire et une analyse des textes légaux et réglementaires à prendre en compte et examinera tous les schémas juridiques envisageables notamment par une société anonyme (SA) à capitaux publics via un emprunt, par l’État via un financement par le budget général ou par un partenaire public-privé sous toutes ses formules envisageables puis vérifiera si l’on peut juridiquement y recourir», précise l’Équipement.

Notons que les nouveaux axes autoroutiers projetés figurent dans le Plan Routes 2035. Ce dernier a formulé plusieurs recommandations notamment la révision de concession globale et d’ouverture sur d’autres formes de concession en analysant les avantages et les inconvénients de chaque mode opératoire et en mesurant les impacts à la fois financiers et organisationnels sur le réseau routier. Et ce n’est pas tout. La feuille de route a recommandé l’accélération du processus de participation du secteur privé dans la réalisation et l’exploitation de l’infrastructure routière et le développement du concept PPP.

Marche de la paix et de la santé : Terminus à Agadir pour la quatrième édition

lematin.ma – 01/09/2016

La quatrième édition de la Marche de la paix et de la santé a pris fin, mardi à Agadir, après un périple d’environ 200 km qui a relié la plage d’Essaouira à celle d’Agadir.

La marche de la paix et de la santé a pour objectif de relier, sur 200 km, les villes d'Essaouira et d'Agadir et de promouvoir les bonnes pratiques quant à la santé, la paix et l'environnement auprès des populations rencontrées sur le chemin. Ph : DR

La marche de la paix et de la santé a pour objectif de relier, sur 200 km, les villes d’Essaouira et d’Agadir et de promouvoir les bonnes pratiques quant à la santé, la paix et l’environnement auprès des populations rencontrées sur le chemin. Ph : DR

La cérémonie de clôture a été marquée par une réception traditionnelle durant laquelle les participants ont pu partager leur expérience et leur joie avec la communauté d’Agadir.

Cet événement social, sportif et culturel se veut un appel à l’action pour les jeunes marocains afin d’enclencher une véritable révolution de changements positifs des comportements dans tous les domaines, a indiqué Mohamed Arif, le directeur de cette édition de la marche de la paix et de la santé et président de l’Association «Initiatives sans frontières».

Placée sous le signe «Marchons pour l’environnement», cette initiative a réuni cette année un groupe de jeunes de plusieurs profils, nationalités et confessions, dont 11 Américains et un Espagnol, encadrés par des leaders associatifs marocains et américains, qui ont sillonné plages, montagnes, forêts et pistes dans le noble but d’enseigner les comportements et modes de vie sains aux communauté vulnérables et isolées dans les régions traversées, d’organiser des séances de sensibilisation à la santé et d’éduquer les futures générations à la culture de la paix.

Organisée par l’Association «Initiatives sans frontières» en partenariat avec l’»Association Essaouira-Mogador», l’»Association des Infirmiers d’Essaouira» et «Peace Corps Morocco», ainsi que plusieurs acteurs associatifs avec la participation des conseils communaux d’Essaouira et d’Agadir, cette Marche s’est assignée comme objectif principal de promouvoir auprès des populations cibles les bons comportements et pratiques liés à la santé, à la paix et à l’environnement.

Il s’agit aussi d’encourager la pratique sportive, d’engager des actions de protection de l’environnement et d’initier des débats et conférences autour du dialogue des cultures, du leadership et de l’écologie.

Cette manifestation s’assigne aussi pour vocation la promotion du tourisme social, à travers la mise en valeur de la diversité et de la richesse de cette région.

Plusieurs actions ont été programmées, notamment la réalisation de séances de l’éducation à la santé, des consultations médicales spécialisées en ORL et ophtalmologie, dépistage précoce du diabète et hypertension artérielle et l’organisation de compétitions, de jeux et d’animation en faveurs des enfants, outre la sensibilisation sur l’importance de la diffusion des valeurs de paix et de citoyenneté.

Cet événement a été aussi une occasion pour organiser des ateliers pratiques en faveur des populations quant aux bonnes pratiques de la protection de l’environnement encadrés par des acteurs associatifs et des ingénieurs en agronomie et environnement.

Des débats-conférences ont été organisés abordant notamment «le leadership», «L’entrepreneurship», «La technologie verte», «Dialogue des cultures et religions» et «Santé publique et droits de l’Homme», animés par une pléiade de jeunes intellectuels et leaders du Maroc, Suède et des Etats-Unis, dans une salle mobile au sein de certaines plages.