Les méthodes de culture de la tomate sous abri

par Ikram Ajaanid – agrimaroc.ma – 09/09/2016

Les méthodes pour une bonne production de la tomate sous abri.

La culture de la tomate a des exigences particulières - (ph:DR)

La culture de la tomate a des exigences particulières – (ph:DR)

La culture sous serre de la tomate est une production intensive. Ce type de production exige que les facteurs soient maximisés, afin d’assurer une certaine rentabilité. La zone de culture de la tomate sous serre s’étend le long du littoral atlantique: De la région de Rabat-Kénitra à Safi et du Souss-Massa. On peut observer une concentration de la superficie au niveau de la région d’Agadir qui est considéré comme la région leader dans ce domaine. 

La culture de la tomate a des exigences particulières. En effet, elle est sensible au froid et aux vents chauds. La tomate est une plante de saison chaude, le zéro de germination est de 12°C . L’optimum de la croissance des racines est de 15 à 18°C . En phase de grossissement des fruits, l’optimum de la température ambiante est de 25°C. La serre froide offre un abri contre l’humidité ambiante, les fortes rosées et la pluie. Elle crée un environnement chaud pour le mûrissement des tomates et la production des variétés tardives. 

La réussite de la culture de la tomate dépend de la qualité des plants issus de la pépinière. Les pépinières maraîchères doivent répondre à plusieurs critères afin d’optimiser la production sous abri. La maîtrise de la technique du greffage permet efficacement d’échapper aux maladies phytosanitaires telluriques.

Les conditions d’installation d’une pépinière spécialisée dans la culture de la tomate: La pépinière doit être placée dans le meilleur endroit du champ. Le milieu doit être bien ensoleillé, bien aéré et à l’abri du vent. Le substrat de cette culture doit assurer une bonne rétention en eau, une bonne porosité et une faible concentration saline. La tomate préfère les limons légers. Elle doit être bien drainé, avoir un PH allant de 5,5 à 6,8. L’asphyxie racinaire, même temporaire est préjudiciable à la culture. La teneur en matière organique du sol doit être assez élevée (2 à 3 %) pour obtenir de bons rendements. Une pépinière de tomate dure au maximum 25 jours.

La préparation du sol: Avant la mise en place de la pépinière, il faut procéder à une préparation du sol qui consiste en un labour et un désherbage afin d’éliminer les résidus. Le labour a pour objectif l’enlèvement des objets solides (tels que les cailloux, le fer, les racines et les plastiques) afin de permettre un meilleur enracinements des jeunes plants. Après le labour, il faut procéder à un piquetage afin de délimiter avec des piquets des planches de 1m de largeur. Le sol peut être traité avec un insecticide 1 à 4 jours avant le semis en cas d’infestation de nématodes et/ou d’insectes.

Le choix du matériel: Les serres utilisées dans le cas de la tomate se caractérisent par une hauteur de 3m. Presque 0,7 à 1,1 tonnes de fil de fer est utilisé avec 3 à 4,5 tonnes de plastique. Le plateau doit respecter les exigences de la plante concernée. Il est préférable d’utiliser des plateaux de couleur sombre qui absorbent mieux la chaleur, et aide à accélérer le développement des plants. La dimension des alvéoles a un impact sur le comportement du plant en pépinière et au repiquage. Les alvéoles profondes favorisent une croissance plus rapide car les plantules disposent d’un plus grand volume de substrat, d’eau et de nutriments. Il est conseillé d’utiliser les plateaux alvéolés (35 cm x 60 cm) pour confectionner le semis (7 x 11 = 77 mottes/plateau et 300 plateaux/ha, on utilise aussi des plateaux à 425 trous: 40 cm x 80 cm). Le choix de la semence est une étape importante pour la réussite de la production de plants. Les principales variétés utilisées au Maroc sont Daniela et Gabriela. D’autres variétés sont disponibles sur le marché: Madrila et Clx. Il est indispensable d’utiliser des semences saines, traités à un taux de germination de 90%.

La mise en place de la pépinière: La période de semis de la tomate débute vers mi-juillet. Avant le semis, la pépinière doit être abritée sous serre. Elle doit couvrir le sol par un paillage plastique (noir ou vert) afin d’éviter les mauvaises herbes et la contamination des racines des plants. Le nombre de graines par gramme de semence est de 250 à 350, à raison d’une graine par alvéole. Pour assurer une bonne germination, les plateaux doivent être couverts d’un film plastique à partir du 2ème ou 3ème jour qui suivent le semis. Il faut installer un filet insect-proof au niveau de toutes les ouvertures des serres. Il est recommandé d’irriguer les plateaux à partir du 3ème jour de semis à l’aide d’un arrosoir (tous les 2 ou 3 jours). Le système goutte-à-goutte est le plus convenable pour apporter les quantités d’eau suffisantes aux plants de la tomate. La quantité et la fréquence d’irrigation dépendent des types d’alvéoles, du substrat et des conditions climatiques. Des apports quotidiens de fertilisants permettent de cumuler de réserves nutritives afin d’assurer un développement rapide. Les doses de l’apport de fond doivent être déterminées en fonction de la richesse du sol par des analyses chimiques. Un apport fertilisant comprend 50 à 60 T/ha de fumier et 100 kg N/ha + 200 kg P2O5/ha + 250 kg/K2O. L’utilisation des engrais solubles mélangés à l’eau d’irrigation peut être appliquée régulièrement tous les 15 jours, afin de répondre aux besoins quotidiens.

Les traitements phytosanitaires: Les traitements phytosanitaires doivent être appliqués d’une manière préventive, et ce afin d’éviter l’attaque de tout agent pathogène. Au moins une fois par semaine, il faut surveiller la culture avec des fongicides et des insecticides. Cela permet d’éviter le développement des maladies et les dégâts des ravageurs. Il faut surveiller les nématodes, les taupins, les vers gris, les pucerons, la mineuse, les acariens en temps chaud, les maladies cryptogamiques et la bactériose. Plusieurs mesures préventives peuvent prévenir l’apparition des ravageurs ou des maladies. Le désherbage manuel peut être bénéfique. Cette technique est utilisé pour l’élimination des mauvaises herbes qui sont susceptibles d’héberger des organismes pathogènes. Un contrôle régulier de l’ouverture de la serre et la désinfection du matériel utilisé permettent la prévention des maladies fongiques.

Métiers du golf : Une formation pour des greenkeepers plus qualifiés

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 09/09/2016

Métiers du golf : Une formation pour des greenkeepers  plus qualifiés

La qualification des ressources humaines des parcours golfiques est le nouveau terrain d’engagement de l’OFPPT et la Fédération royale marocaine de golf (FRMG).

Le métier de greenkeeper, ou intendant de terrain, a été l’objet de formation à Agadir les 5 et 6 septembre.

Le Maroc s’attaque à l’un des maillons d’importance dans le golf. La formation des ressources humaines travaillant dans le secteur golfique est entamée. Plusieurs formations seront ainsi données dans les différents métiers du golf afin de répondre au défi de faire du Maroc l’une des 20 premières destinations golfiques mondiales à l’horizon 2020.

Le plan de formation a été initié suite à la signature d’une convention entre la FRMG et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Ladite convention vise à renforcer les compétences des ressources humaines travaillant dans le secteur golfique. Plusieurs destinations golfiques marocaines ont pu profiter de ce programme, notamment la ville de Marrakech. Agadir a connu, pour sa part, l’organisation d’une formation au profit des greenkeepers des golfs d’Agadir. Une occasion pour 14 spécialistes des golfs d’Agadir de débattre des problématiques de leurs métiers avec un spécialiste en la matière, au Golf Royal d’Agadir, les 5 et 6 septembre. Pour la directrice d’exploitation de golf à Agadir, cette formation est une occasion d’améliorer les services de son établissement. «L’intérêt professionnel de cette formation est crucial. Dans le cadre de mes fonctions je suis appelée à gérer l’exploitation du golf et cette formation me permettra de connaître en détail les différents segments qui permettent de suivre et de contrôler les étapes d’entretien et de gestion de notre espace golfique. J’avais déjà un bagage mais cette formation m’a permis d’apprendre beaucoup d’informations sur les maladies qui attaquent les parcours, sur le sol, le gazon, l’arrosage et cela va m’aider à garder un très bon parcours golfique». 

Pour rappel, l’élaboration de cette initiative est le fruit des recommandations issues d’une étude portant sur l’opportunité de la mise en place d’un dispositif de formation dans les métiers du golf. L’enquête menée par l’OFPPT, en partenariat avec l’Association du Trophée Hassan II de golf, la FRMG et l’Office national marocain du tourisme, auprès de tous les clubs de golf du pays, a révélé que le secteur emploie près de 3.000 personnes. Ces personnes travaillent essentiellement dans les métiers du terrain et des services aux joueurs, dont 60% ne dépassent guère un niveau d’enseignement collégial alors que 30% n’ont aucune formation. Et ce ne sont que 12% qui ont suivi une formation professionnelle.

L’une des révélations de cette étude montre que les plus bas niveaux sont enregistrés dans les familles de métiers du terrain et des services aux joueurs, notamment les jardiniers, les fontainiers, les mécaniciens et les caddies. La même enquête a révélé un besoin en matière du personnel compétent. 87% des professionnels du golf ont déclaré qu’ils trouvent difficilement du personnel ayant les compétences requises tandis que 50% des golfs recrutent du personnel étranger pour des postes de directeur de golf, greenkeepeer ou moniteur de golf.

La sélection des objets de cette formation se fait ainsi en réponse aux besoins émis par les concernés. Par ailleurs, la convention vise dans le cadre de ce partenariat à mettre en place des programmes de formation qualifiante au profit des employés des clubs de golf, la validation des acquis de l’expérience professionnelle des employés du golf ainsi que la certification des personnes ayant réussi leurs épreuves. L’importance de ces formations pourrait avoir un impact direct sur plusieurs volets. Elle permettra, entre autres, de rehausser la qualité des services, l’image du Maroc en tant que destination golfique de haut niveau.

La qualification du personnel des golfs a également des répercussions directes sur la bonne gestion des espaces golfiques et la minimisation des charges d’entretien. Citons à titre d’exemple l’importance de la qualification des greenkeepers qui se chargent de l’organisation du travail des jardiniers et la gestion du budget relatif à l’entretien des parcours. Le métier des mécaniciens du golf est également inscrit au programme des formations. L’objectif à long terme de cette série de formations est de créer un institut dédié à la formation aux métiers du golf.

VOICI LE PLAN D’URGENCE DE L’ONMT POUR RELANCER LE TOURISME

Par Younès Tantaoui – le360.ma – 08/09/2016

tourisme  Rabat

© Copyright : DR

Lors d’une récente réunion à Casablanca, l’ONMT et les opérateurs du secteur ont débattu du plan d’action pour relancer la destination Maroc. Une liste de mesures d’urgence ont été ainsi présentées dont voici les principales en avant-première.

Lancement de nouvelles lignes aériennes, promotion publicitaire sur les marchés émetteurs et stratégie digitale à 360°, appui sur l’organisation de la COP 22 à Marrakech en novembre pour renforcer la notoriété de la destination Maroc… Ce sont là les principales mesures sur lesquelles veut se baser l’ONMT pour relancer le secteur du tourisme qui est plongé dans une crise sans précédent.

Lors d’une réunion tenue à huis clos le 31 août dernier dans un grand hôtel casablancais, l’Office a en effet rassemblé ses partenaires du secteur privé pour leur présenter son plan de relance pour tenter de remédier à la situation que traverse actuellement le tourisme.

Dans cette liste d’action, l’Office dirigé par Abderrafii Zouiten, se consacre d’abord à l’impact des derniers attentats en Europe sur les principales destinations touristiques mondiales, et particulièrement sur les pays arabes comme le Maroc qui souffre d’une baisse sensible des arrivées surtout en provenance des marchés dits matures: France, Benelux, Allemagne et Royaume-Uni.

Si aucune formule miracle n’a été proposée, l’Office a néanmoins insisté sur la nécessité de renforcer les routes qui relient le royaume aux marchés émetteurs. Ainsi, il a été annoncé le lancement d’une trentaine de nouvelles routes dès la prochaine saison hivernale 2016/2017. Au moins neuf marchés devraient être concernés, à savoir: Allemagne, France, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Royaume-Uni, Emirats Arabes Unis, Qatar et Arabie Saoudite. Ces nouvelles routes devraient renforcer le nombre de dessertes sur six villes marocaines à vocation touristique, à savoir Agadir, Marrakech, Oujda, Fez, Tanger et Rabat.

Selon les prévisions présentées aux opérateurs présents lors de la réunion du 31 août, 54 fréquences hebdomadaires générant 213.396 sièges par semaine sont prévues.

Par ailleurs, l’ONMT a déjà lancé fin août un appel à concurrence à l’international auprès de 8 compagnies marocaines et étrangères afin de sélectionner une ou plusieurs compagnies susceptibles de baser un avion au niveau de quatre aéroports nationaux, ceux de Marrakech, Agadir, Fez  et Tanger. En plus de la RAM et Air Arabia, l’ONMT a consulté JetairFly, Transavia, Ryanair, Easyjet, Norwegian et Vueling.

Un budget supplémentaire est nécessaire

Selon les échos que nous avons eus de cette réunion, l’objectif de l’ONMT à travers cet appel à concurrence est de lancer 28 nouvelles routes au départ de 8 marchés émetteurs que sont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Pologne, la Hollande, l’Italie ainsi que la Scandinavie. L’ONMT ambitionne également de pouvoir mettre 2 nouveaux avions à Marrakech et Agadir pour aller chercher des touristes en provenance de Tchéquie, Hongrie, Russie, Finlande et Norvège. Cette dernière action devrait néanmoins nécessiter la mobilisation d’un budget supplémentaire d’au moins 230 millions de DH, chose qui n’est pas acquise compte tenu des moyens limités mis à la disposition de l’ONMT.

L’autre axe du plan d’action considéré comme prioritaire est celui du développement de nouvelles lignes pour développer le tourisme religieux et interne. A ce titre, l’ONMT aurait déjà lancé un appel à concurrence auprès des compagnies aériennes marocaines pour la mise en place d’une ligne Dakar–Fès, route importante pour le développement du tourisme religieux au départ du Sénégal en particulier et de l’Afrique en général à destination de Fès. D’ailleurs, des réunions entre compagnies et les autorités locales de Fès avaient déjà eu lieu dans ce cadre il y a quelques mois.

Un autre appel à concurrence a été lancé auprès des compagnies marocaines pour la mise en place de la ligne Marrakech–Fès à bord d’avion à réaction. Cette route est, pour les professionnels, primordiale pour développer le tourisme interne et favoriser les séjours combinés entre Marrakech et Fès aussi bien pour les touristes nationaux qu’étrangers.

Capitaliser sur la COP22

Sur un tout autre registre, il n’est un secret pour personne que les yeux du monde seront braqués sur Marrakech et sur le Maroc en novembre prochain à l’occasion de la COP 22. L’ONMT veut capitaliser sur cet événement pour donner plus de visibilité aux destinations touristiques, notamment via l’initiation d’évènements avant, pendant et après la COP 22. Pour l’heure, il est prévu des projections de films promotionnels mettant en valeur l’engagement du Maroc pour le tourisme durable.

Enfin, le plan d’action mis en place prévoit une stratégie digitale à 360°, le renforcement de la présence sur les réseaux sociaux et la mise en place d’une plateforme B to C avec la participation de tous les acteurs nationaux (Agents de Voyages, hôteliers, Riads, loueurs de voitures, golfs, parcs de loisirs).

C’est toute une batterie de nouvelles mesures qui viennent d’être arrêtées pour tenter de sauver le secteur du tourisme de la léthargie dans laquelle il est plongé suite à la détérioration du contexte sécuritaire en Europe et les amalgames qui en ont découlé. Reste maintenant à voir si ces mesures seront appliquées et surtout si elles permettent de relancer le tourisme.

Tourisme : Les TO désertent Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 08/09/2016

  • Faute de se renouveler, la destination est difficilement vendable
  • De gros déficits dans la restauration et l’animation

tourisme

Le Centre régional de tourisme d’Agadir Souss Massa se targuait,  il y a un mois, d’une forte hausse des touristes russes sur la destination : plus de 360% des arrivées entre juillet 2015 et le même mois de cette année. Or, à y voir de plus près, c’est une augmentation en trompe-l’œil. Les volumes sont ridicules. De 1.105 touristes russes en 2015, la destination est passée à 5.180 touristes en juillet 2016. «Les touristes russes qui viennent aujourd’hui à Agadir appartiennent à une clientèle bas de gamme puisqu’ils déboursent en all inclusive à peu près 180 DH et ne peuvent donc pas investir les hôtels 5 étoiles avec leurs faibles moyens», déclare un professionnel de la région. «Les gros TO russes n’envoient pas leurs clients à Agadir parce que le produit ne correspond pas à leurs attentes».
En fait, il semble que la destination ait atteint ses limites en termes d’atouts. Avec une capacité litière dont près de 2/3 sont délabrés et un produit qui n’est plus compétitif ni de point de vue restauration, ni animation. Un produit vieilli et qui est difficilement vendable au regard de la concurrence dans la Méditerranée. En fait, les opérateurs sont conscients que la grande contrainte à Agadir c’est sa capacité qui bat de l’aile en permanence avec des hôtels en difficulté qui ont mis la clé sous le paillasson. C’est le cas des hôtels Kasbah ou Assalam. D’autres établissements sont sur le point de fermer et d’autres doivent être rénovés pour être commercialisés mais manquent affreusement de moyens à cause des difficultés financières dans lesquelles ils se noient. Pendant ce temps, les responsables locaux et nationaux de tourisme s’emmêlent les pédales dans les stratégies, les visions… «Nous avons tout ce qu’il faut pour être la première destination de la Méditerranée, la sécurité, la situation géographique, le patrimoine culturel… or, il n’en est rien car nous sommes sur la mauvaise voie», s’insurge Rachid Dahman, président de la promotion du produit au CRT d’Agadir. «Le tourisme est une industrie, une science, c’est aussi un échange culturel… si aujourd’hui nous sommes classés dernière destination balnéaire de toute la Méditerranée c’est parce que nous n’avons pas de structures de base, ni de fondements, ni de vraie vision», a-t-il déploré. C’est ainsi qu’aujourd’hui, avant de crier à une carence de connexions aériennes, il faut d’abord travailler en profondeur le produit pour donner envie aux touristes de revenir. Il est aussi question de renforcer le volet restauration et animation. La destination est désormais boudée par les marchés traditionnels français, anglais et allemands, ses vrais piliers. A quel tourisme peut-elle aspirer quand même les nationaux s’y ennuient faute de prestation de qualité et d’animation à la hauteur ?

Un secteur, deux vitesses…

Il faut signaler toutefois que le tableau n’est pas si sombre pour tous les hôtels de la ville. Certains s’en sortent très bien car ils appartiennent à des TO dont la force est la technique commerciale et la qualité des hôtels qu’ils proposent à leur clientèle. Hôtels Robinson, Tikida Dunas, Tikida Beach pour exemple. Dans le cas de ce dernier, et depuis qu’il a été rénové, il n’accepte plus les enfants de moins de 18 ans, pour le confort d’une certaine catégorie de clients. Pour les familles avec enfants, le groupe propose le Club Tikida Dunas. Des créneaux mis en place suite à des études, analyses et écoute par des TO qui maîtrisent le marché. Récemment, le président de TUI en personne n’a pas hésité à faire le déplacement à Agadir pour encourager ses équipes et voir les hôtels.

Newsletter September 2016 – Surfrider Foundation Maroc

unnamed

Mes vacances sans déchets

Les colonies de vacances sont des expériences inoubliables de vie collective, des moments de socialisation, d’égalité, apprentissage pour des enfants et des adolescents issus de milieux variés.

C’est la raison pour laquelle Surfrider Fondation Maroc a décidé d’intégrer le projet « Mes vacances sans déchets » initié par le club de l’environnement « 4 saisons » à son large projet d’éducation populaire Surfrider Campus Tour 22.

 J’aime ma plage 2016

Surfrider Foundation Maroc et ses partenaires ont clôturé la 5 édition de l’opération estivale « Coca J’aime ma plage ».   L’opération qui s’est déroulée du 09 juillet au 04 septembre sur dix plages( Aourir, Imouran, Taghazout, Madraba, Km 25, Km 26, Imi Ouaddar, Aghroud 1,Aghroud 2 et Imssouane) a connu un grand succès cette année.

Le surf aux JO

Le surf  a rejoint la famille olympique, il sera donc présent à Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020. Bonne nouvelle pour la glisse certes, mais aussi pour nous puisque cela permettra une mise en avant des vagues et du patrimoine naturel.

Prochains événements

  • Territoire de Souss Massa face au défi du changement climatique: Du 13 au 15 septembre à Agadir.
  • Conférence Internationale sur la Mobilité Durable: Le 21 septembre à Rabat.
  • Sensibilisation des chefs d’entreprises de la region Souss Massa sur l’adaptation au changement climatique:  Le 22 septembre à Agadir.
  • Climate Days Workshops organisés par l’association Zéro Zbel : le 24 et 25 septembre à Casablanca.
  • Journée Climat 2016 organisée par l’Ambassade de France au Maroc :le 01 octobre à Rabat.
  • Morocco Solar Festival du 14 au 16 octobre à Ouarzazate.

Agadir : Le tourisme d’affaires redynamisé

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 05/09/2016

  • Le projet Agadir City Center pour un élan économique de la ville
  • Palais des congrès, centre d’expositions, centre d’affaires, mall de loisirs, cinémas…

agadir

Le tourisme d’affaires a désormais un meilleur avenir dans le chef-lieu du Souss. En effet, la ville sera dotée d’un palais des congrès. La nouvelle a été officiellement annoncée récemment à la Wilaya Souss Massa lors d’une réunion de travail organisée pour présenter le bilan des projets d’investissement validés par le Centre régional d’investissement (CRI).
Ce nouveau projet est d’ailleurs l’une des composantes d’Agadir City Center. Dans le détail, cet espace multifonctions sera composé d’un palais des congrès, d’un centre d’expositions, d’un business Park avec bureaux et restauration, un hôtel 5* Marriott de 150 chambres et 12 riads en plus d’un mall de loisirs avec 7 salles de cinéma, un Bowling, un Kids Park, un grand jardin, Food-Court… Le tout autour d’une grande esplanade circulaire, qui est un lieu de promenade et d’événementiel en plein air.
La superficie globale, propriété de la société Martinelli et le Centre d’exposition et de développement des deux filiales d’Al Maghribia Lil Istitmar, est de 8,08 hectares. Cette situation, à l’intersection de l’Avenue Mohammed V et l’Avenue Abderrahim Bouabid, confère au projet une importance particulière et un rôle d’articulation entre l’ancien centre-ville et le Founty.
Le délai de réalisation a été fixé à quatre ans. A terme, ce sont 720 emplois directs et 1.700 indirects attendus. Ce programme ambitieux va permettre de redynamiser la ville d’Agadir et symboliser l’essor économique du chef-lieu du Souss. En effet, l’investissement, très important, dépasse 1,4 milliard DH et aura des retombées économiques prometteuses pour la ville et toute sa région. Avec une architecture audacieuse et un volume iconique alliant symboles amazighs et langage high-tech, le futur palais des Congrès & Expositions offrira une attraction certaine pour des événements nationaux et internationaux. Pour rappel, les travaux d’infrastructures ont déjà démarré afin de préparer le terrain.