Agroalimentaire : un prêt de 2,5 millions d’euros de la BERD à deux coopératives

Par le360.ma (avec MAP) – le 21/09/2016

BERD © Copyright : DR

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé mercredi l’octroi d’un prêt de 2,5 millions d’euros à Maïsadour Maroc et Maïsadour Agri-Maroc, dans le cadre d’un soutien au secteur agroalimentaire marocain.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé mercredi l’octroi d’un prêt de 2,5 millions d’euros à Maïsadour Maroc et Maïsadour Agri-Maroc, filiales du Groupe Coopératif Maïsadour, importante coopérative agricole française.

Ce financement soutient l’agriculture dans le sud du Maroc et permet de booster la production de fruits et de légumes du groupe Maïsadour dans la région d’Agadir, a précisé la banque européenne dans un communiqué.

Ce prêt aidera Maïsadour à développer sa production de fruits et de légumes de qualité au Maroc, et particulièrement dans la région rurale de Souss-Massa dans le sud.

La production est organisée à la fois sur les propres plantations de Maïsadour et en coopération avec 25 fermes locales. Grâce à ce projet financé par la BERD, Maïsadour multipliera ses partenaires locaux, ce qui permettra à un plus grand nombre d’exploitations agricoles de bénéficier de son savoir-faire, d’un appui technique et d’un accès aux marchés internationaux.

La dimension environnementale est également au cœur de cet accompagnement. Une équipe spécialisée aide les producteurs dans l’implantation des bonnes pratiques environnementales.

La production porte essentiellement sur le maïs doux, les fruits rouges et divers types de salade qui sont distribués par des spécialistes internationaux de renom comme Barfoot’s of Botley, Bonduelle Fresh, Driscoll’s of Europe et Florette en Allemagne, en France, en Espagne et au Royaume-Uni.

« Le Maroc, qui bénéficie de bonnes conditions climatiques et qui est proche des marchés européens, dispose d’un secteur agricole très attrayant pour les exportations. Après les deux premières opérations de la BERD avec Maïsadour en Ukraine, nous nous réjouissons de soutenir la coopérative pour l’expansion de ses opérations dans les régions rurales du Maroc », a dit Victoria Zinchuk, directrice des agro-industries à la BERD.

« Cette opération sera essentielle pour le programme d’expansion de Maïsadour au Maroc et pour atteindre nos objectifs de croissance. Ce nouveau financement renforcera le partenariat constructif à long terme entre Maïsadour et la BERD », a dit Régis Fournier, directeur du développement international de Maïsadour.

A rappeler que la BERD a commencé à investir au Maroc en 2012. À ce jour, la Banque a investi plus de 1 milliard d’euros répartis sur 26 projets à travers le pays.

Rallye-Raid – Le Team X-Raid en force au Rallye du Maroc

par Jacques-Armand Dupuis – autohebdo.fr – 22/09/2016

 

Le Team X-Raid emmènera ses équipages disputer le Rallye du Maroc pour se préparer à la prochaine édition du Dakar.

_mch44445Mikko Hirvonen sur son Mini All4 Racing © X-Raid

Le Team X-Raid aura fort à faire pour affronter les nouveaux Peugeot 3008 DKR avec ses Mini All4 Racing. Les quatre équipages (Yazeed Al Rajhi / Timo Gottschalk, Mikko Hirvonen / Michel Périn, Orlando Terranova / Paulo Fiuza et Kuba Przygonski / Tom Colsoul) feront le voyage à Agadir pour disputer le Rallye du Maroc où ils retrouveront déjà Carlos Sainz au volant de la nouvelle voiture sochalienne et Cyril Desprès sur un 2008 DKR.

Yazeed Al Rajhi s’est concentré sur les épreuves de longue distance en participant à l’Abu Dhabi Desert Challenge, à la Baja d’Italie, au Sealine Rally au Qatar et au Silk Way.

Mikko Hirvonen a célébré sa première victoire en Rallye-Raid cette année après avoir remporté la Baja de Hongrie.

Orlando Terranova retrouvera son ancien copilote Michel Périn avec qui il a terminé en cinquième place aux éditions 2013 et 2014 du Dakar.

Quant à Kuba Przygonski, le Polonais n’a disputé que l’Abu Dhabi Desert Challenge et la Baja de Pologne. Le groupe sera rejoint par Mohamed Abu Issa qui pilotera un Buggy.

Le Rallye du Maroc sera disputé du 2 au 7 octobre et proposera un parcours de 1885km dont 1317 chronométrés.

Éducation et formation : Investir dans l’avenir des jeunes

par El Mahjoub Rouane – lematin.ma – 22/09/2016

Group of students in CampusL’offre pédagogique nationale compte actuellement plus de 2.400 filières accréditées, réparties sur l’enseignement supérieur public avec près de 2.000 filières et l’enseignement supérieur privé à hauteur de 400 filières. Ph. Fotolia

Le Maroc ne cesse de multiplier les stratégies pour développer le niveau de l’éducation et de l’enseignement dans le but ultime d’offrir aux jeunes de réelles perspectives de formation, de développement personnel et professionnel. Fondée sur une approche participative et de concertation et s’inscrivant dans cette même volonté, la vision stratégique 2015-2030 ambitionne l’édification d’une école nouvelle qui sera l’école de l’équité et de l’égalité des chances, l’école de la qualité pour tous, et l’école de l’intégration de l’individu et du progrès social.

En attendant la mise en application de la vision stratégique 2015-2030 élaborée par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, le secteur de l’enseignement souffre de nombreux dysfonctionnements et de difficultés. Il s’agit de l’inadaptation des programmes et des curricula de l’enseignement scolaire avec celui supérieur et de la formation professionnelle, ce qui induit une faible maitrise des connaissances, des langues et des compétences et mène souvent à l’abandon scolaire, du fait que l’élève trouve des difficultés à suivre les cours dans des niveaux supérieurs. L’enseignement actuel n’offre pas suffisamment de chance aux élèves de renforcer leurs compétences en matière de nouvelles technologies, ce qui ne contribue pas à éveiller leurs penchants pour la création et l’invention.

Pour sortir de ce dilemme, la mise en application de la vision stratégique 2015-2030 devient une priorité. Fondée sur une approche participative et de concertation, cette vision ambitionne l’édification d’une école nouvelle qui sera l’école de l’équité et de l’égalité des chances, l’école de la qualité pour tous, l’école de l’intégration de l’individu et du progrès social. En effet, à travers cette réforme, le pays aspire à terme à passer de la logique de la transmission linéaire du savoir et de la mémorisation, à une logique d’apprentissage et de développement du sens de la critique, de la construction du projet personnel, de l’acquisition des langues, des connaissances et des compétences, ainsi que les valeurs et les technologies numériques. La réforme vise également l’amélioration continue du rendement interne et externe de l’école et la création des conditions favorables pour que l’école puisse remplir les missions de socialisation, d’éducation aux valeurs nationales et universelles, de recherche et d’innovation.

La vision stratégique vise aussi la valorisation de la formation professionnelle, l’extension de sa capacité d’accueil et la reconnaissance de son rôle et de son statut en tant que vivier des compétences individuelles capables de répondre aux exigences de la compétitivité économique, en général, et aux attentes des entrepreneurs et du marché du travail, en particulier. Elle prévoit également l’adoption d’un nouveau dispositif linguistique qui s’appuie sur le plurilinguisme et sur l’alternance linguistique et qui vise l’apprentissage par tous les apprenants, sur un pied d’égalité, de trois langues dans l’enseignement préscolaire et primaire, avec la langue arabe comme langue principale, la langue amazighe comme langue de communication, et la langue française comme langue d’ouverture. À ces trois langues viendra s’ajouter la langue anglaise à partir de la première année du secondaire collégial, et une troisième langue étrangère, au choix, à partir de la première année du secondaire qualifiant. Elle vise aussi la diversification des langues d’enseignement, à travers la mise en place progressive de l’alternance linguistique en tant que mécanisme de renforcement de la maîtrise des langues par leur utilisation dans l’enseignement de quelques contenus et modules dans quelques matières, en français à partir du secondaire collégial, et en anglais à partir du secondaire qualifiant. Aujourd’hui, un début de changement a permis notamment de doubler le nombre d’enfants à mobilité réduite scolarisés. De plus, un partenariat en faveur de l’accès à l’éducation des personnes en situation de handicap (PSH) a été signé par le ministère de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social et le ministère de l’Enseignement supérieur pour la mise en place des filières de formation dans les domaines liés au handicap (langue des signes, gestion des institutions sociales des personnes en situation de handicap, éducation spéciale et accompagnement social…), pour l’examen de la possibilité de l’élaboration d’un programme pour dresser un état des lieux des acquis des employés sociaux dans ce domaine, l’encouragement de la création d’une chaire universitaire spécifique aux questions du handicap, outre la promotion de la recherche scientifique dans les différents domaines liés au handicap.

S’agissant de l’enseignement supérieur, l’année 2016 est surtout marquée par l’ouverture de trois nouveaux établissements universitaires dans les domaines des études médicales, du commerce et de gestion. Il s’agit des deux Facultés de médecine et de pharmacie à Agadir et Tanger et de l’École nationale de commerce et de gestion à Dakhla. Un décret gouvernemental prévoit également la création de l’Institut des sciences du sport à l’Université Hassan 1er de Settat, l’École supérieure de technologie à Sidi Bennour (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida), la Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales à Aït Melloul (Université Ibn Zohr d’Agadir) et la Faculté des lettres et des sciences humaines à Fès, suite à la fusion des deux Facultés des lettres et sciences humaines Dhar El Mahraz et Saïss. Le même décret prévoit aussi la création de 15 Écoles polytechniques, réparties sur onze universités, et ce à travers la fusion des Écoles supérieures de technologie, des Facultés des sciences et techniques et des Écoles nationales des sciences appliquées ou la transformation de certains de ces établissements en Écoles polytechniques. L’année en cours est aussi et surtout marquée par l’adoption, le jeudi 15 septembre, par le Conseil de gouvernement, du projet de décret portant sur l’autorisation de la dénomination «Faculté privée» ou «Université privée».

À signaler que l’offre pédagogique nationale compte actuellement plus de 2.400 filières accréditées, réparties sur l’enseignement supérieur public avec près de 2.000 filières et l’enseignement supérieur privé à hauteur de 400 filières. En dépit de cette offre, les bacheliers qui ont fait le choix des écoles et des universités privées ou encore des établissements à l’étranger pour poursuivre leurs études supérieures sont confrontés au défi du financement de leurs études. Pour ces jeunes, les banques marocaines proposent des crédits couvrant l’allocation départ scolarité, les frais de scolarité, de séjour, les loyers et les charges correspondantes, les frais d’acquisition de matériel informatique, les remboursements des crédits étudiants, les frais de stages à l’étranger et les frais d’inscription. Malgré les multiples problèmes qu’enregistre le secteur, les efforts des acteurs nationaux conjugués à une volonté réelle de mise en application de la vision stratégique 2015-2030 permettront certainement de hisser le niveau de l’enseignement et de l’éducation au niveau des standards internationaux.

Rallye Oilibya du Maroc, 17e édition Le plus grand Rallye tout-terrain d’Afrique reprend ses droits le 1er octobre

Youssef Moutmaïne – lematin.ma – 21/09/2016

Rallye-Oilibya-du-Maroc-17e-edition.jpgLa présentation de l’événement a été faite lors d’un point de presse, tenu mardi à Casablanca.

Le Rallye OiLibya du Maroc, comptant pour finale des Championnats du monde FIM et avant-dernière manche de la Coupe du monde FIA des Rallyes tout-terrain, reprendra ses droits du 1er au 7 octobre 2016 et rassemblera plus de 1.000 participants, dont 300 compétiteurs de tous niveaux.

Àpartir du 1er octobre prochain et jusqu’au 7 du même mois, le Rallye Oilibya du Maroc conviera quelque 300 pilotes de renommée mondiale sur les circuits du Sud marocain, avec l’objectif de succéder au Qatari Nasser Al Attiyah, vainqueur de l’édition 2015. Cette 17e édition du Rallye OiLibya du Maroc s’annonce encore une fois palpitante, d’abord par son parcours varié, mais aussi grâce à ses nouveautés et la qualité de ses participants, professionnels ou amateurs. Ce rendez-vous incontournable, et référence internationale, est le plus grand rallye «tout-terrain» d’Afrique et le second rallye «tout-terrain» au monde après le Dakar, où les pilotes, professionnels et amateurs, ainsi que l’équipe d’organisation composent une caravane de plus de 1.000 personnes. Cet événement d’exception sera encore une fois disputé en quatre catégories phares : voitures, camions, quads et motos.

L’édition 2016 du Rallye OiLibya du Maroc, initiée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fera office de finale du Championnat du monde moto FIM (Fédération internationale de motocyclisme) et avant-dernière manche de la Coupe du monde FIA (Fédération internationale automobile) des Rallyes «tout-terrain». L’enjeu sera donc de taille et les 300 pilotes en lice feront de leur mieux pour briller au Maroc et postuler pour le titre mondial. Gagner le Rallye OiLibya du Maroc est devenu un réel challenge, un défi pour les concurrents. Le spectacle sera donc certainement au rendez-vous, en présence de géants comme Al Attiyah, Giniel De Villiers ou encore Vladimir Vasilyev. À noter que le coup d’envoi de cette édition sera donné à Agadir, alors que l’arrivée est prévue à Erfoud.

Al Attiyah en quête d’une troisième victoire successive

Depuis son lancement en 2000, le Rallye Oilibya du Maroc a vu deux pilotes décrocher le titre à trois reprises ou plus : le Sud-Africain Giniel De Villiers (3 titres), le Français Stéphane Peterhansel (3 consécrations) et son compatriote Jen Louis Schlesser (4 titres), qui a enregistré trois victoires de suite en 2000, 2001 et 2002. Ce record pourrait être égalé dès la 17e édition par le Qatari Nasser Al Attiyah, qui a imposé sa suprématie en 2014 et 2015 et s’apprête à remettre le couvert le 1er octobre prochain. Mais encore faudra-t-il tenir à l’écart de redoutables outsiders comme De Villiers mais également le Russe Vladimir Vasilyev et le tout jeune Saoudien Yazeed Al Rajhi.

Agadir-Ida Outanane : Plus de 70.000 bénéficiaires de l’Initiative royale « un million de cartables »

MAP/medias24.com – 22/09/2016

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Quelque 70.330 élèves de divers établissements d’enseignement primaire et  secondaire relevant de la préfecture d’Agadir- Ida Outanane ont bénéficié de  l’opération de distribution de fournitures scolaires, dans le cadre de  l’Initiative royale « un million de cartables » au titre de l`année scolaire 2016-  2017.

Une enveloppe budgétaire de l’ordre de 6.652.739 dirhams a été consacrée à  cette opération, s’inscrivant dans le cadre du programme horizontal de  l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

Le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Mme Zineb El Adaoui, s’est félicitée, à l’occasion d’une  réunion du comité provincial du développement humain tenue mercredi, du  bon déroulement de cette opération en dépit du court délai imparti à se mise  en œuvre.

Lancée par SM le Roi Moharmned VI en 2008 et reconduite chaque année  depuis, cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre des efforts de réforme et de  réhabilitation du système éducatif, vise à donner une forte impulsion à la  généralisation de l’enseignement fondamental et à l’affirmation de son  caractère obligatoire, à garantir l’égalité des chances en matière  d’enseignement et à lutter contre le phénomène de déperdition scolaire.

Marché russe : Quel repositionnement pour la destination Agadir ?

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 21/09/2016

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Vols point à point, programmation en période d’hiver, prix du package…

La reconquête du marché russe a bien démarré cette année 2016. Signature de conventions, renforcement du volet aérien, organisation d’un méga-éductour et lancement d’une campagne de communication en Russie. Les attentes se sont multipliées au vu des efforts consentis pour se positionner sur la destination, la situation géopolitique des destinations concurrentes (Turquie, Egypte et Tunisie) aidant à offrir de meilleures opportunités au Maroc et à la destination Agadir en particulier. L’objectif d’atteindre 200.000 touristes russes à l’horizon 2018 et 70.000 au cours de l’année 2016 a atteint 50% puisque le Maroc a reçu un flux de 35.000 touristes russes. Et à quelques mois de l’échéance 2016, la destination a eu droit à un Forum maroco-russe, et ce le 15 septembre dernier à Agadir. Une délégation composée de représentants des deux tour-opérateurs Anex Tour et Coral Travel, des agences de voyages de MICE et du représentant de l’ONMT Russie, a pris part aux travaux du Forum tout en effectuant un séjour s’étalant jusqu’au 18 septembre à la ville d’Agadir. Un panel dédié au tourisme a été au rendez-vous lors de ce Forum et qui a constitué un moment de vérité et de rencontre avec les professionnels de la ville pour un diagnostic des demandes des deux parties et des forces et faiblesses à prendre en considération pour un meilleur repositionnement. Retour sur une question épineuse.

Pour le directeur de l’ONMT, Abderrafie Zouiten, la stratégie de positionnement de la destination Maroc ne repose pas sur un tourisme de masse mais sur un tourisme de qualité. Un avis loin d’être partagé par les deux représentants des deux TO (Coral Travel et Anex Travel) qui programment aujourd’hui la destination marocaine. «Pendant le forum le représentant du tourisme marocain a dit que le Maroc n’est pas intéressé par un tourisme de masse mais nous ne sommes pas d’accord puisque le touriste moyen peut faire bouger la destination», souligne à ALM Rashad Bunyadov, chef du département de la planification stratégique d’Anex Tour. Argument appuyé par des chiffres. «La tranche d’âge des touristes qui choisissent aujourd’hui la destination va de 20 à 45 ans. C’est une clientèle qui opte pour le balnéaire et achète des excursions sur place. Si les séjours demandés ont été d’une durée de 10 à 11 jours ces derniers temps, la durée de séjour a diminué pour arriver à 7 ou 8 jours, conséquence de la crise. Par ailleurs, nos analyses de la tendance des hébergements montrent que 60% des touristes russes choisissent les hôtels quatre étoiles, 30% choisissent les trois étoiles et 10% les cinq étoiles. Alors que 10% seulement est une clientèle de luxe. Le profil intéressé par la destination est plutôt une classe moyenne et des personnes âgées pour qui le voyage est offert et payé par les enfants ou membres de la famille», explique Anton Abramov, chef du département tours MICE, FIT et VIP de Coral Travel. Mais qu’est-ce qui empêche aujourd’hui la destination Agadir d’avoir un meilleur positionnement ? La réponse semble être partagée et par les professionnels russes et leurs homologues d’Agadir. L’aérien est, à ce jour, la première entrave qui affaiblit l’offre de la destination.

Le manque d’animation pour enfants fait défaut à la destination

Pour le responsable d’Anex Tour, les touristes russes choisissent la destination d’Agadir parce que le climat est agréable et ce sont les couples sans enfants qui viennent. Toutefois, ce profil peut changer si la destination crée des activités de loisirs pour les couples avec enfants. La ville est loin d’être aménagée pour répondre aux besoins des familles avec enfants. Il faudra dans le même sens mettre en place des loisirs et programmes d’animation pour cette catégorie et en langue russe. Par ailleurs, la clientèle russe est demandeuse d’hôtels en front de mer. Agadir a de grands potentiels et peut être programmée tout au long de l’année mais seuls 11 hôtels se retrouvent en première ligne.

«Nous sommes convaincus que la mise en place par notre compagnie nationale de vols réguliers point à point peut être le premier support de la promotion d’Agadir. Nous insistons et demandons à la RAM de mettre en place une ligne Moscou-Agadir directe sans escale à Casablanca», déclare le vice-président du Conseil régional du tourisme de Souss-Massa, Chafik Mahfoud, dans le cadre des recommandations des professionnels de la destination, lors du panel. Même son de cloche de la part des représentants des deux TO russes. «Un tourisme de qualité ne peut passer que par des vols réguliers et directs. Et si le Maroc veut avoir cette image de destination de luxe il faudra mettre en place des vols réguliers et sans escale entre Moscou et Saint-Pétersbourg/Agadir avec des business class tout au long de l’année. Une clientèle de luxe n’opte pas pour des vols charters. Le handicap d’une programmation en période d’hiver découle de ce même constat», livre à ALM le représentant de Coral Travel. Le volet aérien étant la première pierre angulaire de ce repositionnement, une autre donne pourra constituer dans le futur un bon point en faveur de la destination dans le ciblage de la clientèle de luxe. «La destination de Taghazout pourrait faire office de produit de luxe pour la clientèle russe sauf que le produit accuse beaucoup de retard dans sa livraison», déplore le responsable de Coral Travel.

Certes, la destination a de grandes potentialités, mais l’idéal recherché par les professionnels de la ville est loin d’être réalisé. La programmation en période d’hiver est le cheval de bataille des professionnels. «Les professionnels d’Agadir sont disposés, même à partir de la semaine prochaine, à partir avec des décideurs de l’ONMT pour contacter directement nos partenaires russes et les pousser à développer leurs flux vers Agadir. Nous sommes prêts à revoir les prix et signer des contrats sur trois et cinq ans mais notre demande est de programmer la destination pendant l’hiver. Nous avons fait un effort colossal pour maintenir les programmations de ce marché durant la période d’été mais notre objectif est de remonter le flux en période d’hiver», assure le vice-président du CRT. Du côté russe, la programmation de vols directs et réguliers est la première action qui peut assurer un positionnement de la destination tout au long de l’année. Et il est déjà très risqué pour un TO de programmer des vols charters puisque cela demande de bien étudier la demande avant d’injecter de l’argent dans la mise en place des vols vers une destination.

Retour à un autre élément qui est le prix du package. Les professionnels de la destination sont prêts à revoir les prix à condition d’avoir une programmation assurée pendant la période d’hiver. Sur ce volet, le prix répondant à la bourse de la clientèle russe de classe moyenne est à revoir. Selon le responsable du TO Anex Tour, «si on prend les pays de l’Afrique du Nord, le Maroc reste la destination la plus chère en comparaison avec la Tunisie et l’Egypte. Les professionnels de la destination ont promis de travailler sur ce point. Le prix moyen pour le touriste russe en hiver est de 18 à 20 dollars par nuitée, pour une personne, en quatre étoiles et en all inclusive».

Aujourd’hui, le seuil des 100.000 à 200.000 touristes russes est à la portée de la destination marocaine, selon le DG de l’ONMT, et des partenariats à moyen terme seront développés avec le marché russe. Par ailleurs, le Maroc ambitionne également d’augmenter sa capacité en lits avec 200.000 lits supplémentaires dans les cinq années à venir.

Une campagne pour la période d’hiver

Saeroport-agadir-al-massirai l’objectif des professionnels est d’arriver à une programmation de la destination en période hivernale, une campagne de communication est demandée.

L’ONMT mettra en place, en plus de sa communication d’été, une deuxième campagne pour la période d’hiver tout en multipliant ses road shows et workshops.

Pour le représentant de Coral Travel, cette campagne devrait mettre en exergue que c’est une destination balnéaire qui peut être programmée tout au long de l’année tout en expliquant au touriste les avantages que lui offre cette destination plus que les autres.

Toujours dans le même volet, le représentant d’Anex Tour estime que la meilleure manière de cibler le touriste russe est de multiplier les actions de communication en Russie.

Des vendeurs sénégalais à la sauvette attirés plutôt par un retour à leur pays : L’idée de traverser vers l’Europe ne fait plus recette

par Hassan Bentaleb – libe.ma – 22/09/2016

10256174-16740819 Ce vendredi matin, la corniche d’Agadir est presque déserte. Il fait un peu frais et le ciel est couvert. Seuls quelques adeptes de jogging et de la marche parcourent cette large allée pavée longeant le front de mer. Osman, Boubacar, Diao, Fatou et Niang font partie des habitués des lieux. Chaque jour, ils débarquent tôt isolés ou en groupe avec leurs sacs à dos bien remplis, chaussées de baskets et vêtus de leurs tenues légères. Ils ne sont ni des sportifs de haut niveau ni de simples promeneurs, mais plutôt des vendeurs à la sauvette. Ils sont une trentaine à traîner aux quatre coins de la place avec leurs marchandises ou installés sur un pliant devant leurs moquettes.

Nouveau visage des migrants sénégalais au Royaume   

Il est dix heures, Osman sort de son sac une moquette blanche d’un mètre et tant d’objets artisanaux. Cela fait maintenant six mois que ce Sénégalais de 24 ans vient tous les jours proposer aux touristes des porte-clés, des masques, des statuettes et des tableaux, le plus souvent made in Sénégal : «Ce sont des produits importés de Dakar», nous a-t-il indiqué, lui qui est arrivé au Maroc, dans l’espoir d’intégrer l’un de ces clubs de foot. «J’ai voulu tenter ma chance au Maroc en tant que footballeur professionnel mais c’était difficile. Il y avait une concurrence acharnée du côté des joueurs et des agents sportifs marocains. Certains entraîneurs marocains ont cru à mes talents, mais n’ont rien pu faire pour moi à cause des pressions de certaines parties qui ne voulaient pas de moi dans leurs clubs», nous a-t-il confié. Racisme ou xénophobie ? «Non, répond Osman. C’est plutôt de la préférence nationale». Un choix qu’il admet avec philosophie. «Les Marocains sont chez eux et il est normal qu’ils défendent les intérêts de leurs joueurs nationaux», a-t-il précisé. Son ami Boubaker (32 ans) a également tout quitté à Dakar pour venir chercher du travail au Maroc. Depuis six ans,  il n’a cessé de multiplier les petits boulots avant de devenir un vendeur à la sauvette sur la corniche d’Agadir. «Comme beaucoup d’autres, j’ai entendu parler du Maroc et je voulais tenter ma chance mais il s’est révélé que c’est très difficile de trouver du travail. Et même si vous réussissez à être embauché, les conditions de travail sont ardues comme c’est le cas dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture qui recrutent la main-d’œuvre migrante avec des salaires très bas et  des horaires dépassant les 12 heures de travail par jour», nous a-t-il expliqué. Une réalité que connaît très bien Diao, 22 ans, fraîchement installé au Maroc. «J’ai débarqué à Dakhla et j’ai pu décrocher un emploi dans les usines de conserves de poissons, mais c’était dur car j’étais contraint de travailler de 7h à 19h pour un salaire de misère. Après un mois, j’ai tout plaqué et je suis parti vers Agadir où je vends aujourd’hui des articles d’artisanat à des touristes», nous a-t-il affirmé.
Fatou, 24 ans, a débarqué elle aussi au Maroc un certain septembre 2013. Aujourd’hui, elle propose des tresses africaines aux touristes. «Il y a beaucoup de femmes  qui arrivent au Maroc, seules ou accompagnées par leurs conjoints ou membres de leurs familles. Souvent, elles sont recrutées comme domestiques. Moi, j’ai choisi la coiffure parce que c’était mon métier à Dakar», nous a-t-elle expliqué.
Comme Osman, Boubacar, Diao, Fatou et Niang, nombreux sont les Sénégalais commerçants, sans emploi et des ouvriers sans qualification qui débarquent au Maroc. Ils représentent le nouveau visage du migrant sénégalais au Royaume. Le profil des cadres et des étudiants n’est plus dominant.  Ils viennent agrandir les rangs d’une communauté sénégalaise en nette progression. Selon des statistiques approximatives de l’Association des ressortissants et stagiaires sénégalais au Maroc, le nombre de Sénégalais (ARSSM) atteint actuellement 50.000 personnes dont 500 à Marrakech, 1.500 à Agadir, entre 5.000 et 6.000 à Tanger, 18.000 entre Rabat et Fès et 20.000 à Casablanca.
«Ils sont en majorité des jeunes entre 18 et 30 ans qui travaillent dans le commerce (artisanat, vente de téléphones portables, coiffure, importation des produits du terroir…) et installés d’une manière temporaire  au Maroc puisqu’ils ne cessent de faire des allers-retours entre les deux pays tous les trois mois ou plus», nous a précisé Boubaker.
Selon Fatima Aït Ben Lmadani, sociologue et chercheuse à l’Institut d’études africaines, les débuts de l’émigration sénégalaise vers le Royaume remontent aux années 60-70 avec les pèlerinages à la Zaouia Tijania de Fès et s’est poursuivie avec les étudiants insérés dans le marché du travail, en particulier dans les centres d’appels.
«Les relations entre le Maroc et le Sénégal sont historiques comme en attestent la forte coopération et les échanges entre les deux pays. Les étudiants et les cadres ont constitué le profil principal des Sénégalais au Maroc, mais depuis trois ou quatre ans, on assiste à une diversité des profils et à une migration massive des commerçants et des travailleurs. Le développement des transports routiers via la Mauritanie a également amplifié ces flux migratoires puisqu’auparavant il n’y avait que les compagnies ariennes », nous a précisé une source de l’ARSSM.

Entente oui, mais pas trop

Un touriste s’approche. Il regarde de près une statuette en bois avant de changer d’avis et de continuer sa promenade. Un autre arrive avec sa femme et ses deux petites filles qui cherchent  des boucles d’oreilles. Ces deux dernières ont du mal à faire un choix mais leur mère a fini par décider pour elles. Souriant, Boubacar suit la scène de près sans intervenir et il a même laissé le touriste marchander le prix. Les négociations ne vont pas durer longtemps. Il lui a suffi de quelques minutes pour convaincre la famille qu’elle a conclu une bonne affaire. Les Sénégalais sont réputés partout au monde comme de bons commerçants. «On gagne juste de quoi vivre et entretenir nos familles restées au bled. Il est impossible de faire des fortunes avec ce commerce», nous a-t-il lancé. Et d’ajouter : «La concurrence rend également les choses plus difficiles. Certains jeunes Marocains vont même jusqu’à nous accuser devant les touristes de vendre de faux articles à des prix exorbitants et qu’on les arnaque  en leur vendant un produit de 100 DH à 300 DH».
Pourtant, Boubacar et les nombreux vendeurs rencontrés sur la corniche sont unanimes à considérer que les Marocains sont sympas et accueillants et que les ressortissants sénégalais sont les bienvenus au Royaume. «J’habite au quartier El Jourf il y a plus de trois ans et je n’ai jamais eu de problèmes avec les Marocains. Idem à Dakhla ou à Marrakech où j’ai habité auparavant», nous a-t-il confié. Même son de cloche de la part d’Osman : «Ça se passe bien avec les Marocains et avec les autorités, c’est encore mieux. Les policiers sont plus indulgents avec nous et nous favorisent parfois s’il y a un malentendu avec un touriste ou même avec un Marocain. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui cherchent un passeport sénégalais et prétendent être des Sénégalais pour bénéficier d’un tel accueil».
Pourtant, l’entente entre les deux communautés fait défaut dans certains quartiers ou chez certaines catégories de la population marocaine. Tel est le cas à Hay Lkhyam où Niang vit depuis près de trois ans. «Les jeunes t’insultent parfois sans motif valable. Certains de mes compatriotes ont été agressés physiquement et pas mal de fois rackettés», a-t-il témoigné.  «Il n’y a pas que les jeunes,  même les vieux nous regardent de travers et nous disent qu’on est devenu  plus nombreux. Pis, ils n’hésitent pas à nous demander de «dégager». Les Noirs sont mal vus et il y a beaucoup de problèmes même si les habitants du Sud sont plus gentils que ceux de Rabat ou Casablanca», nous a raconté Fatou.
Sabah fait partie de ces Marocains qui estiment qu’il y a trop de vendeurs migrants sur la corniche de la ville. Ils sont partout, selon elle, et donnent une mauvaise image de la plage. «Ils ont envahi la côte et ont chassé même les vendeurs marocains alors que nos jeunes en chômage ont la priorité», a-t-elle lancé. La quarantaine, gérante d’une boutique de vêtements pour femme, Sabah n’a pourtant rien d’une raciste ou d’une xénophobe. Elle affiche même une certaine sympathie ou compassion à l’égard des Subsahariens qui font la manche aux carrefours de la ville. Mais, elle pense, comme disait l’autre, que le Maroc ne peut pas accueillir toute «la misère de l’Afrique», d’autant que les ressources du pays  sont limitées et une grande partie de sa jeunesse est en chômage.
Des comportements qu’Osman et d’autres Sénégalais qualifient de normaux dans une société d’accueil. «Les gens d’ici ont leur mode de vie et leurs coutumes et c’est tout à fait normal qu’ils ne peuvent nous accueillir à bras ouverts. Le Marocain est chez lui et c’est à nous en tant que migrants de le comprendre. Il ne faut pas non plus généraliser puisqu’il y a des gens qui sont méchants et d’autres gentils comme partout dans le monde.
Aujourd’hui, je connais bien les Marocains et j’essaie d’être le plus discret possible», a-t-il expliqué. Pas le temps de dire plus, il est coupé par Boubacar qui estime que les comportements des jeunes Marocains est compréhensible dans la mesure où ils ne savent rien de la situation des migrants au-delà des frontières ni d’où ils viennent, ni ce qu’ils ont enduré pour arriver ici.  «On est au Maroc uniquement pour gagner de l’argent et  repartir chez nous. En attendant, nous aussi on paie nos loyers, les transports pour nos déplacements, la nourriture et tout cela grâce à notre travail», nous a-t-il confié.

Gagner un peu d’argent et repartir

« Repartir chez soi» semble donc la phrase la plus reprise par les Sénégalais de la corniche d’Agadir. «Rares sont ceux d’entre eux qui pensent transiter vers l’Europe ou rester longtemps au Maroc. Ça fait un bon bout de temps que je suis ici au Maroc et je n’ai jamais mis les pieds à Tanger et je ne pense pas le faire», a précisé Diao. Et d’ajouter : «Les Marocains font souvent l’amalgame entre les Sénégalais et les autres Subsahariens. Ils pensent qu’on est tous pareils. Nous sommes ici uniquement pour gagner un peu d’argent à la sueur de notre front. Les Sénégalais sont des bosseurs».
Pourtant, les chiffres de l’opération exceptionnelle de régularisation des personnes en situation administrative irrégulière en disent le contraire. Sur les 60% des  demandes de régularisation déposées par des étrangers vivant au Maroc depuis cinq ans, les Sénégalais viennent en tête du classement avec 24% suivis respectivement par les Syriens (19%), les Camerounais (8,9%) et les Nigériens (8,7%°).  Ils sont également les premiers bénéficiaires avec 6.600 personnes contre 5.250 Syriens, 2.380 Nigériens et 2.281 Ivoiriens.
Une absurdité ? «Pas du tout. C’est tout à fait normal et cela pour deux raisons. D’abord par le fait que les Sénégalais représentent la communauté subsaharienne la plus importante au Maroc ; il est donc évident que cette diaspora constitue un pourcentage important au niveau des demandeurs et des bénéficiaires. Ensuite, nombre de Sénégalais pensent effectivement  retourner dans leur pays mais ils estiment également que tant qu’ils sont encore au Maroc, il leur faut un titre de séjour pour exercer une activité commerciale ou autres et être à l’abri des refoulements. Mais cela ne remet pas en question cette volonté de retour », nous a souligné notre source à l’ARSSM.
Mais les Sénégalais ne disposent-ils pas déjà d’un droit d’installation au Maroc en vertu de l’accord entre le Maroc et le Sénégal de 1963? «Effectivement,  les ressortissants de chaque pays bénéficient dans l’autre d’un visa de touriste automatique de trois mois ainsi que de la non-opposabilité du marché du travail marocain au recrutement d’un Sénégalais. Mais on estime que la régularisation complète l’application de cet accord puisque pour en bénéficier, il faut être régularisé», nous a expliqué la même source. Diao ne fait pas partie des bénéficiaires de cette  campagne de régularisation. Il en sait peu de choses ainsi que sur la nouvelle politique migratoire initiée par le Maroc depuis 2013. «J’ai entendu parler de toutes ces questions via RFI puisqu’on n’a pas accès aux médias marocains dont la majorité est en arabe mais le sujet reste flou pour moi et ne me dit pas grand-chose, mais cela n’empêche pas  qu’un titre de séjour dans la poche soit un plus. Il va me permettre au moins de rester plus de trois mois au Maroc», nous a-t-il lancé, souriant, avant de partir. En fait, il est 19h30, la corniche s’est vidée de ses promeneurs et touristes. Il est temps peut-être pour Osman, Boubacar, Diao, Fatou, Niang et les autres de remballer leurs marchandises et de rentrer chez eux. Un long chemin les attend avant de rejoindre les quartiers périphériques de la capitale du Souss.

Monsieur Dominique Doudet, notre nouveau Consul Général de France à Agadir

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J’ai eu le plaisir d’avoir aujourd’hui au Consulat Général de France, un entretien avec Monsieur Dominique Doudet qui a pris récemment ses fonctions de Consul Général de France à Agadir en remplacement de Monsieur Marc Peltot qui a été récemment appelé à d’autres fonctions.

20160922_105147Photo M. Terrier

Monsieur Doudet est un expatrié dans l’âme : il est né de parents qui assuraient l’enseignement au titre de la Coopération au Cameroun puis au Sénégal en Casamance et à Dakar.
Déjà au Sénégal, il avait un rêve : être Consul Général de France à Saint-Louis du Sénégal.
Rentré en France à l’âge de 15 ans, il a poursuivi ses études : Droit et Relations Internationales.

Sa formation : Licence de droit. Brevet d’administration consulaire appliquée.

Les étapes de sa carrière
de 1994 à 1996, Coopérant du Service National au Consulat de France à Tanger où il a connu le Maroc.
de 1996 à 1998 : à la direction des Français a l’étranger et des étrangers en France du ministère des Affaires étrangères.
de 1998 à 2000 : au consulat à Libreville (Gabon)
en 2000 : secrétaire des affaires étrangères stagiaire
de 2000 à 2004 : chargé du secteur Angola, Malawi, Zambie à la direction d’Afrique australe et de l’océan Indien du ministère des Affaires étrangères
en 2001 : secrétaire des affaires étrangères
de 2004 à 2007 : deuxième conseiller à l’ambassade de France a Dakar (Sénégal)
en 2007 : secrétaire des affaires étrangères principal de 2ème classe
de 2007 à 2010 : premier secrétaire a l’ambassade de France à Bangkok (Thaïlande) pendant une période difficile où il a fallu gérer l’évacuation de tous les français.
de 2010 à 2013 : en mission à l’administration centrale au ministère des Affaires étrangères à la Direction des Ressources Humaines.
de 2013 à 2016 : premier conseiller à l’ambassade de France à Saint-Domingue (République dominicaine)
en mai 2016, il a eu le plaisir d’être nommé Consul Général de France à Agadir ce qui était son premier choix en ce qui concerne les demandes de mutations.

Dès les premiers jours qui ont suivi son arrivée M. Dominique Doudet, a été reçu très chaleureusement par les autorités politiques et administratives à Agadir et, en particulier :

par Madame le Wali, Mme Zineb El Adaoui :  767de149b86a18fee97eb7635c881a8e-94d5c

par le Président du Conseil Régional, M. Brahim Hafidi :ed1d430487710fa2d3cc0b76440e6883-c2d94et par le Maire d’Agadir, M. Salah El Malouki :61425e383306eddfe4a1fb96a36d52db-73d47

 

Monsieur Dominique Doudet est très enthousiaste et prêt à s’impliquer rapidement dans la mise en valeur de la région et le développement des échanges économiques, universitaires et culturels entre la France et le Maroc ce qui constitue pour lui un travail passionnant.

Le « Mot du Consul » paru sur le site du Consulat Général de France à Agadir

Chers compatriotes,

Chers amis marocains,

Je suis très heureux de vous accueillir sur le site du consulat général.

Ayant pris récemment mes fonctions de consul général à Agadir, j’ai déjà pu mesurer la très grande qualité de la relation franco-marocaine et l’accueil exceptionnel qui nous est réservé dans ce pays. La communauté française dans cette circonscription, qui recouvre les régions de Souss Massa et de Guelmin Oued Noun, est en augmentation constante depuis plusieurs années. C’est la marque de la qualité de vie et des opportunités que nous offrent ces belles régions du Maroc.

Que vous soyez actifs ou retraités, chacun d’entre vous contribue aux échanges économiques, culturels et humains entre la France et le Maroc. J’entends pour ma part oeuvrer au renforcement de ces liens, en collaboration avec vos conseillers consulaires et avec tous ceux qui se mobilisent chaque jour en faveur du rayonnement de notre pays et de l’amitié franco-marocaine : les associations, la Chambre française de commerce et d’industrie et la communauté d’affaires française, et bien sûr le Lycée français et l’Institut français d’Agadir, dont j’ai déjà pu apprécier le dynamisme.

Sachez aussi que vous pouvez compter sur le consulat général pour vous aider dans vos démarches. Avec toute mon équipe, je poursuivrai l’objectif d’un service public accueillant et moderne.
Dans cet esprit de modernisation, je vous encourage à vous inscrire au Registre des Français : cette démarche, très importante comme vous le savez, vous est désormais accessible en ligne. C’est une innovation récente qui vous évite de vous déplacer.

Je vous rappelle par ailleurs que des bureaux de vote seront ouverts au consulat général d’Agadir pour les élections présidentielles et législatives : veillez à bien vérifier votre inscription sur la liste électorale consulaire avant le 31 décembre.
Enfin, soyez certains que je resterai toujours à l’écoute de vos suggestions et de vos préoccupations. J’espère ainsi avoir l’occasion prochainement de faire connaissance et d’échanger avec le plus grand nombre d’entre vous.

Jeune, dynamique et passionné comme il l’est, il est certain qu’il sera très présent dans tout ce qui va concerner le rayonnement de notre pays et l’amitié franco-marocaine.
Il va, dans un premier temps falloir remettre en route les services du Consulat dont presque tout le personnel français a changé, ce qui ne posera aucun problème tant les nouveaux arrivants sont motivés.

Nous souhaitons à Monsieur Dominique Doudet et à sa famille un très heureux séjour dans notre belle ville d’Agadir qu’il me dit déjà beaucoup apprécier.