Archives de novembre 4th, 2016

Des nouvelles du « Sanza » des mers !

Un message de nos amis navigateurs Béa et Jean-Pierre img_2145
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Salut les terriens,
Ca y est la grande aventure a commencé !!! nous sommes partis d’Agadir le 27 dernier ( avons décalé de 48h pour cause de mauvaise météo ) et avons mis le cap sur la Graciosa.
Finalement, en cours de route nous avons opté pour Lanzarote à Arécife où nous sommes arrivés 2 jours plus tard.
Après une bonne douche et une nuit de repos nous avons loué le dimanche une voiture pour faire le tour de l’île et les copains ont été emballés surtout par le paysage lunaire et les vignes cultivées dans des trous ; bien sur nous nous sommes arrêtes dans une bodéga pour faire une dégustation et acheter quelques bouteilles de remontant pour tout l’équipage.
Départ le lundi fin d’après-midi pour la Graciosa qu’on ne voulait surtout pas rater comme escale tellement nous y avons de bons souvenirs. On s’est fait refouler mais quand même bien accueillis en nous mettant à un ponton d’attente ce qui nous a permis de passer une bonne nuit après celle en mer.
Nous sommes maintenant à Fuerteventura à Gran TARAJAL ; la météo n’est vraiment pas bonne et nous sommes coincés surement jusqu’à lundi prochain. Il n’y a pas grand chose à faire sur l’île mais le moral est bon ; une fête se prépare pour cette fin de semaine ( francofolies locales ) on va aller s’amuser….
A bord de Sanza tout le monde a pris ses marques ; encore une fois nous avons pu tester que le moteur marchait bien car nous eu soit le vent dans le nez soit pas du tout mais la pêche a été bonne car nous avons pris 2 petits thons rouges qui ont été délicieux (nous avons perdu à 3 reprises sans doute des trop gros poissons dont certains ont cassé la ligne ! )
A bientôt la suite de nos exploits,
Nous vous embrassons,
Béa et J.Pierre
Un grand plaisir les amis de recevoir de vos nouvelles. Il semble que tout va bien !
Bonne continuation. On embrasse tous les membres de l’équipage.
A bientôt !

Feu d’Artifice sur la plage d’Agadir le 6 novembre 2016 : Communiqué du CRT

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous informer que la ville d’Agadir célèbre le 41ème anniversaire de la  »Marche Verte », le Dimanche 6 Novembre 2016, par un Feu d’Artifice sur la plage d’Agadir, devant la Grande Roue.
Cette belle initiative est organisée par la Wilaya d’Agadir, le Conseil Communal d’Agadir et le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa, en faveur de la population locale d’Agadir et des visiteurs étrangers et nationaux.
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Ne ratez pas ce Rendez-Vous attractif qui aura lieu à partir de 19h00 juste après le Discours Royal prononcé à l’occasion de la Marche Verte
 
Nous vous souhaitons une agréable Fête.

Vernissage de l’exposition le Mur de Réflexion de Hans Silvester à Crocoparc

Cet après-midi à Crocoparc Agadir, vernissage de l’exposition de Hans Silvester « le Mur de Réflexion »

De nombreuses personnalités étaient présentes et témoignaient ainsi leur intérêt pour une attitude écologique qu’il est urgent d’adopter maintenant !

Philippe Alléon accueille Madame le Waliimg_2528ainsi que Hans Silvester img_2533 et Luc Fougeirolimg_2534 img_2537 Philippe Alléon et Hans Silvester ont rapidement présenté cette exposition et l’ont située dans le contexte actuel de la COP 22 de Marrakech.img_2539

Après son exposition de début avril 2016 sur « Les Hommes Fleurs », Hans Silvester a là, changé complètement de genre : autant la première exposition était gaie, plaisante et optimiste, autant cette nouvelle exposition dérange, met mal à l’aise et oblige à réfléchir sur ce que nous faisons actuellement de notre planète.

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Voici quelques unes des photos exposées :

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De gauche à droite, M. Dominique Doudet, Consul Général de France à Agadir, Luc Fougeirol, Hans Silvester, Philippe Alléon (à l’arrière), Madame Zineb El Adaoui, Wali de la Région Souss Massa et M. le Colonel Major Marsou, Commandant de la Place d’Armes d’Agadir.img_2542 img_2544 img_2546 img_2551 img_2552 img_2557

La VoIP débloquée définitivement sur le territoire marocain

lesinfos.ma – 04/11/2016

Les communications gratuites sur Internet, dites VoIP ont été rétablies au Maroc. Un déblocage très attendu et désormais définitif.

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Donc les logiciels Skype, Viber, Imo, Whatsapp… devraient fonctionner de nouveau (à vérifier…)

Grand ouf de soulagement pour les usagers marocains ! Après de longs mois de blocage et une grogne restée sans réponse, les communications gratuites sur Internet, dites VoIP, sont à nouveau opérationnelles au Maroc.

Selon nos confrères de Médias 24, citant « une source sûre » et proche du dossier, ce déblocage est désormais définitif et concerne l’ensemble du territoire. Le gendarme des télécommunications, l’ANRT, souligne par ailleurs que les différents opérateurs ont été autorisés à rétablir l’ensemble des services et applications de communications sur IP, sur les réseaux fixes et mobiles.

Par voie de communiqué, l’Agence nationale de régulation des télécommunications précise que cette décision a été motivée par « l’évolution, tant au niveau national qu’international, de la situation des marchés des télécommunications et du contexte réglementaire, d’une part, et compte tenu des exigences d’un développement harmonieux du secteur au bénéfice des usagers ».

Campagne de Propreté et de Sensibilisation à Agadir Ou-Fella

A l’occasion de la Conférence COP22 sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, l’Equipe de Recherche Archéologie Patrimoine Développement, affilié à l’Université Ibn Zohr organisera, en collaboration avec l’Association Marocaine du Patrimoine, une Campagne de Propreté et de Sensibilisation à Agadir-Ou-Fella et ce, les 5 et 6 novembre 2016

Sous le thème :

Impact du changement climatique sur le patrimoine culturel et naturel. Cas d’Agadir-Ou-Fella

Ce changement climatique qui menace notre planète, n’épargne pas le patrimoine culturel et naturel de l’humanité.

L’état de détérioration dans lequel se trouve actuellement notre patrimoine naturel et bâti, exige des efforts adéquats aboutissant à la diminution des risques naturels et anthropiques qui menacent ce patrimoine.

C’est dans le cadre du projet en cours : «  Mise en valeur du site historique d’Agadir-Ou-Fella » sur lequel travaille notre équipe de recherche depuis des années, que se déroulera cette Campagne de Propreté et de Sensibilisation à Agadir-Ou-Fella, et à laquelle participeront des étudiants de l’Université Ibn Zohr, exprimant ainsi leur détermination et leur engagement à la sauvegarde de ce patrimoine naturel et humain.

Fouilles d'Agadir Ou-Fella (photo prise en mars 2014)

Fouilles d’Agadir Ou-Fella (photo prise en mars 2014)

Programme :

Samedi 5/11 : Journée consacrée au nettoyage du site d’Agadir-Ou-Fella

– Dimanche 6/11 : interventions de chercheurs spécialisés sur : Impact du changement climatique sur le patrimoine culturel et naturel. Cas d’Agadir-Ou-Fella

img_1657Abdelouahed OUMLIL, coordinateur

Equipe de Recherche Archéologie Patrimoine Développement

Université Ibn Zohr, Agadir

 

 

Conférence de Presse pour le triathlon International d’Agadir au Royal Atlas

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Hier soir avait lieu à l’hôtel Royal Atlas, une conférence de presse concernant l’organisation de la nouvelle édition du Triathlon International d’Agadir qui aura lieu le samedi 5 novembre 2016

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Nombreux étaient les journalistes qui étaient venus assister à cette conférence de presse :

img_2505 img_2507Le Triathlon International d’Agadir :img_2488

De gauche à droite : M. Christophe Legrand de la Fédération Française de Triathlon qui a été présent à toutes les éditions du triathlon d'Agadir ; M. Saïd Belallam Reso Events, Directeur de Course ; Mme Asmaa Oubou Directrice Adjointe du CRT Agadir ; et M. Alain Saint-Louis Délégué Technique de l'African Triathlon Union (ATU)

De gauche à droite : M. Christophe Legrand de la Fédération Française de Triathlon qui a été présent à toutes les éditions du triathlon d’Agadir ; M. Saïd Belallam Reso Events, Directeur de Course ; Mme Asmaa Oubou Directrice Adjointe du CRT Agadir ; et M. Alain Saint-Louis Délégué Technique de l’African Triathlon Union (ATU)

M. Christophe Legrand

M. Christophe Legrand

M. Saïd Belallam

M. Saïd Belallam

Mme Asmaa Oubou

Mme Asmaa Oubou

M. Alain Saint-Louis

M. Alain Saint-Louis

Cette nouvelle édition verra la participation d’environ 500 athlètes de 22 nationalités, avec la présence, en particulier chez les hommes de :
Uxio Abuin Ares (Espagne) vainqueur en 2016 des coupes du monde de Miyazaki et Tongyeong
Diogo Sclebin (Brésil) présent aux J. O. de Londres 2012 et Brésil 2016, 6ème à la coupe du monde 2016 de Huatulco

et chez les femmes de :
Zsanett Bragmayer (Hongrie) Championne de Hongrie 2016, vainqueur de la coupe d’Europe de Tartu en 23015, 21ème à la coupe du monde de Tongyeong 2016
Camila Alonso (Espagne) 13ème de la coupe du monde de Tongyeong 2016, 27ème de la coupe du monde de Miyazaki 2016, 5ème à la coupe d’Europe de Melilla 2016

Présentation de l’épreuve :triathlon
Le programme :triathlon_0001
Les parcours :triathlon_0002
Un bel événement de portée internationale à Agadir !

Une start-up représentera le Maroc lors du forum mondial Impact²

par Reda Benomar – leconomiste.com – 03/11/2016

  • Cinq start-up en lice
  • Espace Bidaya, une vitrine pour les entrepreneurs sociales et environnementales
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Hanane Rifai, porteuse du projet HydroBarley, lauréate de l’événement Impact² Maroc (Ph. Hardlight)

Le Comptoir de l’Innovation  est un acteur reconnu de l’entrepreneuriat social et environnemental qui accompagne, en France et dans le monde, les start-up qui souhaitent changer d’échelle. Il gère le 1er fonds d’investissement exclusivement destiné à une économie inclusive et durable (plus de 100 millions d’euros).
Depuis un peu plus d’un an, le premier incubateur en dehors de l’Hexagone a vu le jour à Casablanca sous le nom d’Espace Bidaya. Ce dernier cible les entreprises en amorçage, innovantes et à fort impact social et/ou environnemental. Les projets incubés bénéficient d’un accompagnement sur mesure pendant un an.
Le Comptoir de l’Innovation et Espace Bidaya ont organisé, mardi dernier, pour la première fois au Maroc, l’événement Impact². Une déclinaison locale du Forum mondial Impact² (Ndlr: vous avez bien lu, c’est Impact au carré) se tenant chaque année à Hôtel de Ville à Paris. Labellisé COP22, l’événement s’est déroulé  sous le thème «Pour une nouvelle économie sociale et durable». Cinq jeunes start-up marocaines incubées à l’Espace Bidaya étaient en compétition, afin de décrocher un ticket pour représenter le Maroc lors de la compétition finale Impact² World Award for Social and Green Startups qui se déroulera à Paris le 30 mars 2017. Lesdites start-up avaient cinq minutes pour «pitcher» et convaincre un jury qui devait prendre en compte la cohérence de leur business plan, l’impact social et environnemental, le degré d’innovation ainsi que la qualité de la prestation orale. Etaient présents, entre autres, Mohammed Fikrat, DG de Cosumar, ainsi que Kacem Bennani Smirès, PDG du groupe Delassus.

■ Une solution «miracle» aux problèmes des éleveurs de bétail

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HydroBarley, start-up de production et de commercialisation de fourrage vert, a été la grande gagnante de la soirée. Pour produire 365 tonnes de fourrage annuellement, on a besoin traditionnellement de 20 hectares et 200 millions de litres d’eau avec ajout d’engrais et de pesticides. Hanane, CEO, a développé une chambre de production d’une capacité d’une tonne par jour pour une superficie de 50 mètres carrés. Pour la même quantité annuelle de fourrage, HydroBarley n’a besoin que de ces         50 m2 et 130.000 litres d’eau. Une économie énorme. Le fourrage proposé est aussi deux fois moins cher. Son prix reste stable tout au long de l’année, car il ne dépend pas des conditions climatiques. Le fourrage est proposé actuellement au prix de 2 DH le kilo au lieu de 7 et une livraison journalière personnalisée est assurée. Un avantage qui permet aux petits agriculteurs d’optimiser leurs dépenses. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 55.000 DH lors sa première année d’existence. Sa fondatrice, Hanane Rifai, s’est lancée dans l’aventure HydroBarley après avoir obtenu un PhD dans le domaine des énergies renouvelables.

■ La surveillance par drone au service des centrales solaires

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Farasha Systems propose une solution de diagnostic automatique en temps réel et non interruptif des champs solaires. Le concept s’appuie sur une supervision par drone qui scanne avec des systèmes de capture la totalité de la centrale puis envoie les données vers un système d’information géographique qui affiche un tableau de bord pour l’exploitant. Ce dernier a alors une vue détaillée sur les différentes défaillances localisées. L’impact environnemental durable de la start-up est de pouvoir rendre les énergies renouvelables en général et l’énergie solaire en particulier plus concurrentielles par rapport aux énergies conventionnelles. En augmentant la production annuelle et en diminuant le coût de maintenance de ces centrales.
La solution est adaptable aux panneaux cylindro-paraboliques, photovoltaiques et même aux éoliennes. Une phase de beta test sera amorcée à la fin de la COP22 pour tester le dispositif sur la centrale Noor 1.
L’idée est portée par Abderahman Kriouile, docteur ingénieur spécialisé dans les systèmes embarqués, qui s’est engagé dans ce projet pour mettre les avancées des systèmes embarqués et du traitement d’images au service du développement durable.
■ Du bio-charcoal à la rescousse des oliviers   

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BioChar Maroc est spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets agricoles qui, autrement, partent en fumée. La start-up, qui sera présente à la COP22, propose notamment un charbon biologique comme engrais pour les terres agricoles qui permet de stimuler la biologie du sol, la rétention des nutriments et la stabilisation du PH. L’entreprise pourrait contribuer à réduire de 40% les émissions de CO2 dues aux déchets agricoles dans la province de Souss-Massa. Le fondateur de BioChar, Hassan El Hemer, est titulaire d’un master en entrepreneuriat strategique des PME. Le projet de charbon carbonisé faisant office d’engrais connaît déjà plusieurs intéressés. Parmi ceux-ci, une association néerlandaise, Justdiggit, spécialisée dans la reforestation, qui a acheté le produit pour faire face à la sécheresse qui nuit à la croissance des oliviers dans la province de Rhamna. Son utilisation va débuter prochainement pour la reforestation de 3.000 hectares.

■ Le pressing «écolo»

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Cleanzy est une franchise marocaine de pressing écologique qui a pour objectif de bannir le perchloroéthylène. Un solvant cancérigène interdit au Danemark et en France. Son fondateur, Mohamed Khachani, diplômé de HEC Paris, promeut l’aquanettoyage. Une solution qui permet de réduire la consommation d’eau par cycle à 50-70 litres au lieu des  250-400 litres par cycle pour le nettoyage à sec. Une premiere enseigne a ouvert ses portes à Rabat. La jeune start-up peut se targuer d’un chiffre d’affaires mensuel de 130.000 DH pour une capacité machines de 16 kg. Et ouvre la porte, à travers un partenariat contrat de licence de marque, à tout entrepreneur souhaitant rejoindre le réseau de franchise.

■ Le camion médicalisé itinérant

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Medtrucks fournit à destination des «déserts» médicaux des infrastructures médicales itinérantes et permet ainsi aux patients ne pouvant pas se déplacer, en particulier dans les zones rurales, d’accéder à des soins adaptés à leurs conditions.
Le projet a retenu l’attention de la région Languedoc-Roussillon en France. Qui se cache derrière ce projet? Une équipe composée respectivement d’Anas El Hilal, ingénieur en biomécanique, Asmae El Hilal, titulaire d’un master en commerce international, et Jamir, ingénieur en mécanique.

Biofertilisants : comment le Suisse Éléphant vert veut booster sa croissance au Maroc

par Nasser Djama – usinenouvelle.com – 04/11/2016

Le prêt de financement de 24 millions d’euros que vient d’accorder la BERD à la filiale marocaine du groupe Suisse Éléphant Vert, producteur de biofertilisants a décidé les banques marocaines de financer ce dernier pour environ le même montant. Des investissements qui permettent selon Sebastien Couasnet, directeur général d’Éléphant Vert Maroc de prévoir un doublement de l’activité par an ces deux prochaines années.

Biofertilisants : comment le Suisse Éléphant vert veut booster sa croissance au Maroc© elephantvert

 

Ça roule pour Éléphant vert au Maroc. La filiale marocaine du groupe Suisse, producteur de biofertilisants, prévoit un doublement de son activité deux années consécutives au moins et ce suite au quasi doublement du prêt de 24 millions d’euros obtenu auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et suivi par les banques marocaines. L’Usine Nouvelle a rencontré à Paris Sébastien Couasnet, directeur général du groupe Eléphant Vert qui détaille la stratégie de son groupe au Maroc.

Producteur au Maroc de biofertilisants, de biopesticides et de biostimulants, Éléphant Vert est la première entreprise dans la partie orientale et méridionale du bassin méditerranéen (région Semed) qui se consacre exclusivement au développement et à la production d’une gamme complète d’intrants biologiques innovants.

L’Usine Nouvelle : Pourquoi avoir choisi de vous implanter au Maroc ?
Sebastien Couasnet : Pour plusieurs raisons. Le Mali nous a appris à privilégier des pays stables. Le Maroc est un pays exportateur de denrées agricoles. Les marchés importateurs sont de plus en plus bio. Cela va impacter forcément une demande de production bio au Maroc. C’est aussi un cadre institutionnel unique du fait du volontarisme de l’État. Nous avons été accueillis au Maroc à bras ouverts. L’Etat nous a donné des terrains, solutionné les problèmes administratifs, fait accéder au fonds Hassan II et au fond de promotion des investissements. Et le Plan Maroc Vert crée aussi un cadre favorable à nos investissements.

À quoi va servir le prêt de 24 millions d’euros que vous venez d’obtenir auprès de la Berd ?
À financer notre croissance. Avec le suivi des banques marocaines pour une vingtaine de millions d’euros, nous envisageons de doubler cette année les 3 millions de chiffre d’affaires réalisés en 2015 et d’espérer 15 millions d’euros en 2017. Nous avons revu à la hausse notre programme d’implantations industrielles et aujourd’hui nous envisageons deux unités de production supplémentaires à Casablanca et Agadir après celle de Meknès.

Justement, où en est votre dispositif industriel ?
Aujourd’hui, nous avons au Maroc une usine de fabrication de biopesticides à Meknès qui fabrique même des produits pour des sociétés étrangères. La compétence de notre usine est reconnue au niveau international. Nous y assurons la production de biofertilisants d’une capacité de 50 000 tonnes par an. Sur ce site, nous avons développé le concept de bio blending.

Qui consiste en quoi ?
À fabriquer des engrais sur mesure à partir de différentes sources de matières premières organiques d’azote, de phosphore ou de potassium. Cette production s’appuie sur un réseau d’approvisionnement basé sur du sourcing local au niveau des élevages, de l’arboriculture, de l’agroalimentaire et de l’industrie énergétique pour faire à la fois des composts sous la gamme Organova et des engrais et des fertilisants sous la gamme Fertinova. Sur ce site, on occupe environ 120 personnes.

Et votre deuxième usine ?
Elle se trouve près de Rabat au niveau de la plateforme où on fait le compostage des déchets verts et où nous avons un partenariat avec Pizzorno, le délégataire de cette décharge qui gère les déchets. Nous avons accès sur ce site à 30 000 tonnes de biomasse par an. Le démarrage a eu lieu il y a deux mois. Une petite équipe d’une vingtaine de personnes s’en charge. Le site de Rabat est important pour nous dans la mesure où c’est le siège opérationnel de tout le groupe avec environ 70 personnes.

Comment comptez-vous vous déployer ?
Les financements de la Berd nous permettent de développer des stratégies au plus près des matières premières. Nous nous sommes pour l’instant focalisés sur Casablanca et Agadir parce que c’est sur ces deux villes que nous avons identifiés les plus gros gisements. Nous avons mis notre projet Berkane en sommeil pour l’instant car nous avons auparavant une équation à résoudre entre la capacité du marché en aval et la matière première nécessaire en amont.

Qu’allez-vous faire sur Casablanca et Agadir ?
L’idée est de reproduire notre concept de Meknès et être capable de produire 50 000 tonnes de biofertilisants. Il faut pour cela un site industriel central, une capacité de stockage d’assemblage blending et une capacité de granulation. En amont, il s’agit de mettre en place tout un réseau d’approvisionnement en matière première. Il faut faire du sourcing végétal, animal et celui issu de l’agriculture, de l’élevage et de l’agroalimentaire. Grâce aux financements obtenus, on peut développer deux usines de blending sur le même modèle que celui de Meknès avec tout le réseau d’approvisionnement satellite nécessaire. Nous nous y attèlerons début 2017 à Agadir où il n y a pas d’usine pour le moment mais juste une approche commerciale.

D’où viennent vos matières premières ?
Du Maroc. Nous y récupérons toute une gamme de déchets d’origine animale et parfois végétale riches en azote. Ces déchets sont ensuite sourcés, traités et concentrés sous forme d’azote, de potassium et de phosphate car on achète à l’OCP aussi de la roche de phosphate.

Comment se répartit votre chiffre d’affaires ?
Il est quasiment réalisé sur le sol marocain. L’export dont la part est d’environ 10% concerne l’exploitation de biopesticides et de biostimulants qui eux sont soumis à homologation dans les pays ciblés. Ces homologations effectives fin 2017 sont en cours d’obtention en Europe et en Afrique de l’Ouest où nous sommes présents au Mali et on effectue des tests en Côte-d’Ivoire et au  Sénégal.

Quel est votre plan produit pour 2017?
Notre catalogue comprend aujourd’hui une vingtaine de produits. Notre objectif est d’arriver à 35 produits d’ici l’an prochain avec un catalogue plus fourni et plus diversifié.

Que représente pour vous l’organisation d’une manifestation comme la COP22 ?
Il faut que les décideurs politiques et économiques comprennent que des solutions alternatives industrielles financières, commerciales et bancables existent et qu’elles sont plus compétitives, plus efficaces et plus saines que les solutions chimiques. Pour cela, il faut être plus exigeant sur les bonnes pratiques agricoles, encourager l’introduction de nouveaux produits respectueux de l’environnement et de la santé. Beaucoup de déchets peuvent être recyclés pour faire des fertilisants. Il faut aussi un cadre pour mieux former les agriculteurs pour qu’ils aient accès aux connaissances en ayant accès aux produits car aujourd’hui, ils ne sont pas assez formés et pas n’ont pas suffisamment accès aux produits. Il faut aussi que l’État oriente ses subventions vers les produits qui respectent l’environnement.

Avez-vous des exemples plus concrets ?
Nous fabriquons des biostimulants qui permettent d’économiser de l’eau. D’autres produits permettent de diminuer la dose d’azote à l’hectare. On sait faire des amendements organiques à base de compost enrichi qui augmentent la qualité du sol au lieu de l’épuiser. Il y a sur le marché des pesticides naturels qui sont aussi efficaces que les produits chimiques.

Propos recueillis par Nasser Djama

Au Maroc, les oasis toujours plus menacées par le désert [Vidéo]

lesinfos.ma – 3/11/2016

Dans le sud-est du Maroc, la périphérie d’Er-Rissani illustre l’assêchement dramatique des oasis, menacées de disparaître avec le réchauffement climatique. Un reportage édifiant signé par l’AFP, à quelques jours de l’ouverture de la grand-messe climatique, la COP 22 à Marrakech.

Trek-randonnée effectué par Rando8000 Agadir UFE du 17 au 23 octobre au Jbel M’Goun (suite)

Une autre équipe de randonneurs était partie avec les trekkers, mais, sans monter au sommet.

Voici le compte-rendu de leur randonnée et quelques photos.

Lundi 17/10 :
arrivée au gîte « Chez Ali » à Agouti en soirée, après avoir quitté le groupe des 
trekkeurs.

Mardi 18/10 :
départ 9H45 accompagnés de Mohamed, le guide, et du muletier avec son mulet. On est 
parti à pieds à l’endroit où nous avions quitté le groupe des « vrais » marcheurs la veille. Traversée de villages, avec un arrêt dans une école primaire où nous avons pu discuter avec l’institutrice fort sympathique et parlant extrêmement bien français. Traversée du ruisseau « Assif n’Arous ». Déjeuner  à l’ombre de noyers sur une esplanade située au-dessus du cours d’eau. En contre-bas, des femmes lavent leur linge entourées d’enfants. Petite sieste et retour au gîte par le même chemin.

Mercredi 19/10 :
nous avons remonté la vallée, plein Est, vers Tabant à travers les cultures et 
multiples cours d’eau, sous un très beau soleil. Déjeuner préparé par Mohamed et le muletier, à l’ombre d’un énorme noyer en bordure d’un champ. Trois d’entre nous décident de monter au Sidi Moussa, un ancien agadir très bien aménagé, où vivait un marabout. Ce remarquable site situé au sommet d’un mamelon rocailleux se visite. L’ascension nous pris une demi-heure environ. Puis retour à travers les cultures luxuriantes. Très gros orage juste après notre retour au gîte ! Nous avons été chanceux !

Jeudi 20/10 : prospection de la vallée heureuse (qui porte bien son nom) vers l’ouest en direction des Gorges d’Assif n- aït Bou Guemez. Le chemin serpente entre des villages aux maisons de terre qui se confondent avec les flancs des montagnes. Toujours beaucoup d’enfants au large sourire. Arrivée sur une esplanade située au-dessus des Gorges. Au-delà, le terrain n’est plus accessible aux mules ! C’est ici que nos accompagnateurs ont préparé notre déjeuner, toujours aussi savoureux ! Sitôt, le déjeuner terminé, nous avons repris le chemin du retour car de gros nuages noirs menaçaient, et un grand vent  froid s’était levé. Nous avions une pensée émue pour nos camarades, car nous pouvions voir que les sommets des montagnes environnantes étaient pris dans ces nuages, et qu’il devait neiger car ils se recouvraient d’un voile blanc ! Nous avons eu juste le temps d’arriver au gîte avant qu’une grosse pluie s’abatte sur le village. Encore une fois, nous étions chanceux !

Vendredi 21/10 :
Départ en voiture pour rejoindre le groupe des trekkeurs, pour partager le déjeuner,
au-dessus de Tabant, au village d’Aït Imi. Le beau temps était de retour. Le point de rencontre était situé à l’ombre de genévriers, au bord d’un oued. Peu de temps après notre arrivée, les mules sont arrivées, suivies, une demi-heure plus tard, de nos vaillants camarades. Nous étions heureux et très admiratifs de les retrouver. Puis retour vers le gîte où nous allions passer une soirée chaleureuse et animée de leurs conversations relatant leur périple.

Samedi 22 et Dimanche 23 :
Programme commun avec les trekkeurs .

Les photos :unnamedunnamed-1 unnamed-2 unnamed-4 unnamed-5 unnamed-6

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