Archives de novembre 6th, 2016

Souss : Des méthodes britanniques pour réduire la facture CO2

Par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com – 04/11/2016

  • Coopération pour le climat entre l’Université de Hull et Universiapolis
  • L’irrigation permettrait d’économiser jusqu’à 60% des coûts d’énergie
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Pour Lord Leslie Prescott ex-vice-Premier ministre du Royaume-Uni, chef des négociateurs européens des accords de Kyoto, «si nous continuons sur le modèle «ancien» de la croissance économique basée sur le charbon et le pétrole, nos demandes seront insoutenables et nous irons droit dans le mur» (Ph. F.N)

«Il y a urgence pour un consensus universel sur la lutte contre le réchauffement climatique». L’avertissement de Lord Leslie Prescott, ex-vice-Premier ministre du Royaume-Uni et chef des négociateurs européens des accords de Kyoto, rappelle l’impératif du changement dans les modes de vie pour un développement durable. Invité par Universiapolis à Agadir, le politicien n’a pas mâché ses mots quant à cette urgence mondiale, rappelant l’histoire et le rôle de l’Accord de Kyoto, ainsi que les nouveaux objectifs fixés afin de maintenir l’augmentation de la température mondiale à 2 °C d’ici 2050. «Si nous continuons sur le modèle «ancien» de la croissance économique basée sur le charbon et le pétrole avec peu de production d’énergie renouvelable, nos demandes seront insoutenables et nous ne parviendrons pas à réaliser les changements nécessaires à la croissance verte durable», a martelé le politicien devant une assistance massive. «Aujourd’hui, le changement climatique est la plus grande menace pour le développement durable au niveau mondial», a-t-il ajouté. Seul un consensus universel pourrait instaurer une relation plus équitable entre les pays développés qui luttent avec une croissance lente et les pays en développement à forte croissance. «Le principe des «responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives» des Nations unies doit être au cœur d’un nouvel accord de Paris», fait-il observer .

Le politicien n’était pas là que pour un discours vert, mais aussi pour permettre à l’Institut de la logistique à l’Université de Hull, qui est à l’origine de sa présence, de partager et mettre en pratique son expérience avec Universiapolis. L’université britannique a ainsi contribué à l’installation d’un observatoire logistique régional à Agadir (OLA) dont le rôle est de renforcer les capacités de la chaîne d’approvisionnement de la région et de saisir des données cruciales pour l’analyse. La collaboration a aussi permis aux deux universités de conduire des recherches en vue de réduire les émissions de carbone dans l’agriculture dans le Souss Massa. Un secteur qui, dans cette région du Maroc, souffre de stress hydrique et d’un climat de plus en plus chaud. Les cultures sont actuellement irriguées par des puits dont la profondeur peut dépasser les 250 m. Et le pompage de l’eau nécessite beaucoup d’énergie, créant ainsi de fortes émissions de CO2.
L’étude conjointe a été menée sur une base de données de 9.000 puits en fonction de leur profondeur, type de pompe et surface recouverte par cette pompe. Cette recherche a révélé que si toutes les fermes se convertissaient au goutte-à-goutte, cela permettrait de réaliser des économies conséquentes: 33 à 60% des coûts d’énergie et une réduction de 37% des émissions de CO2. Ce qui correspond à l’élimination de 32.000 voyages de camion de 45 t entre Agadir et Tanger, nous indique-t-on.

Le solaire à moindre coût

Par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com – 03/11/2016

Innover en continu. C’est la mission que se fixe Alto Solution, la jeune entreprise marocaine à la recherche des solutions les plus rationnelles d’accès à l’eau et à l’énergie. C’est ainsi qu’a vu le jour son projet Parabolic Trough for solar energy (PaT). Ce dernier concerne la conception et la fabrication de concentrateurs solaires cylindro-paraboliques, «plus performants et plus économiques que les technologies actuelles».

Des vues 3D des nouveaux concentrateurs (PaT) fabriqués intégralement en béton (Source: Alto Solutions)

Des vues 3D des nouveaux concentrateurs (PaT) fabriqués intégralement en béton (Source: Alto Solutions)

Ils permettent de produire de la chaleur de procédés en milieu industriel, en substitution du fioul lourd n°2 ou du gaz naturel, explique Mehdi Berrada, fondateur de Alto Solution.  «Notre ambition est de promouvoir de nouveaux concepts de zones industrielles alimentées en grande partie par énergie solaire», ajoute-t-il. Le principe de base consiste à cintrer mécaniquement des miroirs plans et à les maintenir en position, de façon à créer une parabole parfaite. Cette technologie permet de réduire l’erreur optique et d’augmenter  la production énergétique, tout en garantissant une résistance très élevée au vent. Le coût, de l’ordre de 75 dollars/m2, est en accord avec les objectifs du programme Sunshot du DoE (US Department of Energy), indique Berrada. Le brevet de cette technologie a été déposé aux Etats-Unis. L’entreprise a déjà installé un démonstrateur à la coopérative Copag à Taroudant, dans le sud du Maroc. Ici, il est question de démonstrateur étant donné que la centrale dispose d’une petite puissance (50 kW), alors que l’optique est de travailler sur des unités d’une taille minimale de 500 kW, explique Mehdi Berrada. A terme, l’idée est de proposer cette solution pour la production d’électricité aux grandes entreprises, ayant besoin de concentrateurs performants et économiques.

Jusqu’à 450 °C

Une centrale solaire à concentration CST produit de la chaleur à des températures relativement élevées. Pouvant aller jusqu’à 450 °C, cette chaleur peut être mise au service des industriels d’une zone d’activités en substitution partielle, mais conséquente voire totale, de leur consommation en fioul ou en propane. La technologie CST est idéale en milieu industriel pour alimenter un réseau de vapeur, ou pour toute application nécessitant de l’énergie thermique: chauffage, séchage, cuisson, distillation, stérilisation, pasteurisation, évaporation, vaporisation, étuvage, rectification, torréfaction…

STATUT D’OPÉRATEUR ÉCONOMIQUE AGRÉÉ : LES OPÉRATEURS DU SOUSS PEU SÉDUITS

par Yassine SABER – leseco.ma – 05/11/2016

À ce jour, près de 340 entreprises ont signé la convention d’agrément «OEA-Simplifications douanières», l’un des statuts de ce programme qui a fait l’objet d’une circulaire (n°5517/313) en février 2015, alors que le nombre des entreprises catégorisées au niveau de la Région Souss-Massa demeure insignifiant.

Malgré sa vocation exportatrice, la Région Souss-Massa affiche peu d’engouement pour le statut d’opérateur économique agréé qui est lancé depuis 2006 par l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII). C’est du moins le constat dressé par la direction régionale des Douanes et impôts indirects, lors d’une rencontre de sensibilisation initiée, mercredi dernier, à Agadir, par le «collectif région» qui est constitué des chambres professionnelles de la région en plus de la CGEM-Union régionale Souss-Massa, dans le cadre «des Mercredis de l’entreprise», initiés avec la DGI, la Douane, la Trésorerie en plus de la CNSS.

À ce jour, près de 340 entreprises ont signé la convention d’agrément «OEA-Simplifications douanières», l’un des statuts de ce programme qui a fait l’objet d’une circulaire (n° 5517/313) en février 2015 alors que le nombre des entreprises catégorisées au niveau de la Région Souss-Massa demeure insignifiant. Moins de cinq entreprises se sont adhérées à ce programme qui est un élément clé pour une reconnaissance mutuelle (UE, USA, accord d’Agadir…) des contrôles entre les administrations douanières des pays d’importation et d’exportation en plus de la possibilité de certifier l’origine de marchandises.

Au-delà de la conformité aux standards d’éligibilité, le défi actuel à l’échelon de la Région Souss-Massa est de faire en sorte que les sociétés de la région aient recours à cette démarche qui garantit un allégement de contrôle, un passage rapide à la douane en plus d’un traitement personnalisé…Mais malgré les facilités accordées, la décision des entreprises ayant des difficultés aussi bien structurelles que financières d’adhérer à ce programme est basée avant tout sur l’analyse du coût, mais aussi les modalités d’octroi de ce statut, allusion faite à l’étude de l’éligibilité et l’audit qui sont compliqués sur la plan administratif du point de vue des professionnels. De surcroît, la généralisation du télépaiement et la télédéclaration a suscité plusieurs questions techniques. Mais du côté de la Direction régionale des impôts, il est souhaitable de ne pas attendre la dernière minute afin d’éviter la majoration, mais aussi les problèmes techniques.

En effet, l’adhésion à la plateforme en ligne se fait une seule fois et dans plusieurs banques (5 banques) qui sont conventionnées alors qu’en cas de perte de code d’accès, le bénéficiaire peut utiliser soit la question secrète ou adresser une demande à la direction. Par ailleurs, les opérateurs ont demandé en guise du système télédéclaration que l’administration fiscale instaure un système de suivi et traitement de dossiers à distance via son portail, notamment pour une demande d’attestation de taxe professionnelle au cas où il y a un manque de pièces administratives via le numéro de dépôt de la demande.


Abderrahman Laaroussi,
Président de la Commission fiscalité au sein de la CGEM-Union régionale Souss-Massa et expert comptable-Commissaire aux comptes.

La non-imposition des plus-values suite à la transformation des personnes physiques à une société s’achève à la fin de cette année. De ce fait, ces personnes ne peuvent pas adhérer à la télédéclaration qui oblige l’acquisition du numéro d’identification fiscal. Lequel numéro ne peut être attribué par l’administration fiscale à la société que suite au registre de commerce. Or, le tribunal de commerce ne peut délivrer le registre de commerce qu’après une publication au Bulletin officiel et à un journal. Cependant, parfois une tierce personne s’oppose, notamment à la CNSS pour motif de créance et la société en question ne peut donc pas procéder aux déclarations fiscales courantes. De surcroît, la procédure de restitution demeure lente et peut parfois être impossible. Par ailleurs, pour les sociétés qui ne disposent pas de comptes bancaires, le paiement par carte bancaire, a résolu ce problème. L’autre point et non des moindres, est lorsqu’un litige entre l’administration fiscale et un contribuable est déclenché sur une créance fiscale et dans l’attente du traitement du litige, le Receveur ne peut pas délivrer l’attestation fiscale pour soumissionner aux marchés, ce qui peut mettre à tort la société en difficulté et en déficit de déclaration et de paiements. À cela s’ajoute l’obligation de la signature de convention entre le ministère des Finances et le ministère de l’Équipement. Ce dernier ne reconnaît pas les attestations du chiffre d’affaires délivrées par le site de l’administration fiscale qui ne sont pas revêtues du cachet et la double signature ainsi que l’absence de mention de l’activité de la société sur l’attestation. Cette attestation sert pour le ministère de l’Équipement à délivrer aux sociétés les permis de circulation.

Agadir : Tombée de rideau sur la 10e édition du festival international « Issni N Ourgh » du film amazigh

MAP-atlasinfo.fr – 06/11/2016

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Rachid Bouksim

Rachid Bouksim

Intervenant lors de la cérémonie de clôture, le président du festival, Rachid Bouksim, s’est félicité de la dynamique créée par ce festival ayant pour objectif de mettre en exergue la production cinématographique amazighe tant marocaine qu’internationale et de hisser le film amazigh à un rang honorable dans les festivals et les manifestations cinématographies nationales et internationales.

Cette cérémonie de clôture a été marquée par la remise des prix aux films ayant remporté le prix réservé à la catégorie « fiction court et long métrage » et la catégorie « documentaire », de même que le prix le Prix national de la culture amazighe, catégorie film, décerné par l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM).

Ainsi, le long-métrage « Slimane » du réalisateur José Alayon a remporté le prix de la catégorie « fiction ».

Le prix du meilleur scénario dans cette catégorie a été attribué au même film, le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu, quant à lui, à Benaissa Mestiri, tandis que Laura Pendiomo et Louisa Nahar ont remporté ex-æquo le prix de la meilleure interprétation féminine pour leurs rôles dans « Mah » et « ça, c’est l’espoir ».

Le prix du meilleur court métrage a été décerné ex-æquo à Amar Amarni pour « In Our Home » et à Mohamed Bouzaggou pour « 2 faces, 1 vie ».

Le prix du meilleur documentaire a été attribué à Ithri Irhoudane pour « Tisseuses de rêve » et le prix mention spéciale du jury a été décerné à la tunisienne Jihane Ayyari pour « Mon pays ».

Le Prix national de la culture amazighe, catégorie film, décerné par l’IRCAM a été attribué ex-æquo à Aziz Oussaih pour son film « Assigul » et à Ahmed Baidou pour « La guitare libre ».

Dans la catégorie des hommages, le prix « Ajmil » (reconnaissance) a été attribué cette année au chanteur kabyle Maatoub Lounes, assassiné en 1998, ainsi qu’à l’artiste plasticien Abdellah Aourik en guise de reconnaissance pour leurs contributions au rayonnement de la culture amazighe.

Un prix a été en outre décerné à l’acteur Ahmed Badouj, la star du premier film amazigh « Tamghart n wurgh » (femme en or) réalisé par Lhoussain Bouizgaren.

Placée sous le signe « Agadir, capitale de la culture amazighe », cette édition a accueilli les Iles Canaries en invité d’honneur avec à l’affiche huit films présentés tout au long du festival.

Fruits et légumes : L’APEFEL se mobilise contre l’impact du changements climatique sur la filière

MAP-lematin.ma – 04/11/2016

L’Association a tenu, jeudi à Agadir, son AGO sous le thème : «Quelle adaptation du secteur des fruits et légumes face aux changements climatiques». Ph : MAP

L’Association a tenu, jeudi à Agadir, son AGO sous le thème : «Quelle adaptation du secteur des fruits et légumes face aux changements climatiques». Ph : MAP

L’Association marocaine des producteurs et producteurs-exportateurs de fruits et légumes (APEFEL) s’est réunie, jeudi au complexe horticole d’Aït Melloul, avec pour principal enjeu la mise en place d’une stratégie pour juguler les effets du changement climatique et contenir les autres contraintes qui pèsent sur le secteur.

Selon son président, Lahoucine Aderdour, les contraintes qui entravent le développement souhaité de cette filière, ont trait notamment aux volets fiscal et social, ainsi qu’au problème du stress hydrique dont souffre la région du Souss.

L’impact du réchauffement climatique représente en outre un enjeu de taille pour ce secteur important de l’économie nationale, a-t-il ajouté devant les professionnels en conclave pour une assemblée générale ordinaire placée sous le thème : «Quelle adaptation du secteur des fruits et légumes face aux changements climatiques».

Une série d’ateliers et de rencontres de réflexion sont envisagées en vue d’établir une stratégie appropriée à cet effet, a poursuivi Lahoucine Aderdour qui s’est attardé sur l’importance de la tenue au Maroc de la COP22 qui s’ouvre la semaine prochaine à Marrakech.

Au programme de cette assemblée générale ordinaire figurent l’examen et l’approbation des rapports moral et financier.

Par ailleurs, une assemblée générale extraordinaire a été tenue immédiatement dans la journée avec pour agenda l’approbation du nouveau statut de l’Association, la nomination d’un commissaire aux comptes et l’élection des membres du conseil national et du bureau national.

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