Archives de novembre 9th, 2016

Davantage de soutien à l’école rurale à Tata

MAP-lematin.ma – 09/11/2016

Tata_Ecole-rurale.jpg Le programme Tayssir vise à juguler l’abandon scolaire en apportant un soutien aux élèves issus de familles pauvres en réduisant les coûts de scolarisation directs ou indirects. Ph : DR

«Une série de mesures et d’actions ont été entreprises par la direction régionale dans le cadre de la discrimination positive au profit de la délégation provinciale de Tata en octroyant des allocations financières dans le cadre du budget d’investissement et d’exploitation», a indiqué le directeur régional de l’Académie de l’éducation et de la formation de Souss-Massa (AREF), Mehdi Rahoui au cours d’une rencontre du conseil provincial tenue récemment pour faire le point sur la rentrée scolaire 2016/2017.

Le secteur de l’éducation dans la province de Tata a bénéficié cette année de moyens financiers et d’investissements supplémentaires dans le cadre de la discrimination positive au profit de l’école rurale, a indiqué le directeur régional de l’Académie de l’éducation et de la formation de Souss-Massa (AREF), Mehdi Rahoui.

«Une série de mesures et d’actions ont été entreprises par la direction régionale dans le cadre de la discrimination positive au profit de la délégation provinciale de Tata en octroyant des allocations financières dans le cadre du budget d’investissement et d’exploitation», a-t-il indiqué au cours d’une rencontre du conseil provincial tenue récemment pour faire le point sur la rentrée scolaire 2016/2017.

Selon un communiqué de l’AREF, ces actions ont concerné l’édification, l’extension et la rénovation d’écoles ainsi que le raccordement des établissements à l’électricité et à l’eau, relevant «le soutien exceptionnel» apporté aussi pour les internats et à l’équipement des établissements scolaires outre l’appui pédagogique et en terme d’encadrement administratif et financier.

Par ailleurs, une convention a été conclue entre l’Académie d’éducation Souss-Massa, la commune rurale Talit et une association locale portant sur la gestion du transport scolaire au profit des élèves de cette localité reculée.

Il a été procédé à la remise des clés d’un véhicule de transport scolaire à ladite association, une initiative qui tend à juguler le décrochage scolaire.

Lors de cette rencontre, le directeur de l’Académie régionale de l’éducation Souss-Massa a été interpelé, selon la même source, sur le besoin d’accroître le nombre de familles bénéficiaires du programme de transferts monétaires conditionnels «Tayssir» au niveau de la commune rurale de Ben Yacoub.

Les critères pris en compte pour l’octroi de ce type de transferts obéissent, a-t-il répondu, aux indicateurs de vulnérabilité et de précarité fixés par l’Initiative nationale de développement humain (INDH).

Le programme Tayssir vise, rappelle-t-on, à juguler l’abandon scolaire en apportant un soutien aux élèves issus de familles pauvres en réduisant les coûts de scolarisation directs ou indirects.

Ouverture d’hôpitaux : Louardi en colère

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 09/11/2016

Ouverture d’hôpitaux : Louardi en colère
 Ils ne le sont toujours pas à Salé, Témara et Essaouira

Les nouveaux hôpitaux provinciaux de Salé, Témara et Essaouira tardent à ouvrir leurs portes alors que ceux-ci devaient être opérationnels au cours de l’année 2016. Pour s’enquérir de l’état d’avancement de ces établissements, le ministre de la santé, El Houssaine Louardi, a tenu lundi une réunion à Rabat avec les directeurs régionaux de Rabat-Salé-Kénitra et de Marrakech-Safi. Les contraintes techniques, administratives et financières constituent, selon ces responsables, les principaux obstacles qui entravent la réalisation de ces structures. Face à cette situation,  le ministre de la santé a ordonné d’accélérer la mise en place de ces infrastructures hospitalières.  Il a ainsi appelé  «les responsables provinciaux à résoudre les problèmes à caractère local de manière urgente et immédiate»,indique un communiqué du ministère. Louardi a insisté sur la  formation d’une commission qui veillera, dans les prochains jours, au suivi des questions soulevées notamment  celles qui constituent une entrave à l’achèvement des travaux dans ces établissements hospitaliers. Notons que  le stade d’avancement a atteint 95% et que les dispositifs médicaux et les équipements biomédicaux ont été déjà acquis avec un budget s’élevant à des millions de dirhams.

Pour ce qui est des réalisations en matière d’infrastructures hospitalières, rappelons que  la construction  du CHU d’Oujda est suivie de la construction de CHU d’ Agadir et de Tanger, et la reconstruction du CHU Avicenne de Rabat, avant fin 2017.
Des hôpitaux régionaux ont également vu le jour notamment dans les villes d’El Jadida, Benguerir et Saïdia. Les travaux ont  débuté en 2015 pour la mise en place de deux hôpitaux régionaux à Salé et Témara. Ces projets devraient  ainsi permettre de doubler la capacité litière du Maroc à l’horizon 2017. Au niveau des hôpitaux, le plan d’action 2017 du ministère de la santé    prévoit la poursuite des actions entamées au titre des années précédentes, à savoir l’amélioration des conditions de prise en charge des patients et la mesure de la performance de l’activité hospitalière en menant des études portant sur la conception et la mise en place d’un système d’information hospitalier

Le secteur de la santé verra ses moyens baisser de 1,16% en 2017. Le budget de El Houssaine Louardi est passé de 14,28 milliards en 2016 à 14,11 milliards en 2017. Il en va de même pour le budget de fonctionnement qui connaîtra une légère baisse. Celui-ci a été fixé à 11,714 milliards DH en 2017  contre 11,780 milliards DH en 2016.

L’OLÉICULTURE ET LES AGRUMES SUBISSENT FORTEMENT LES ALÉAS CLIMATIQUES

par  Kaoutar Guennouni – lavieeco.com – 08/11/2016

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L’oléiculture a été affectée par ces phénomènes météorologiques auxquels s’ajoute celui de l’alternance, ce qui aura forcément comme conséquence une baisse de la production nationale.xolives-jpg-pagespeed-ic-raet3irywq

Force est de constater que la charge des arbres en olives est faible à travers différentes régions et l’oléogenèse ne permettra pas l’obtention des quantités d’huile auxquelles les Marocains sont habitués.

De même que pour les agrumes, les hausses de température ont coïncidé avec les périodes de floraison et de formation des fruits, avec un blocage de la croissance, ce qui ne manquera pas d’affecter la qualité et le calibre des fruits. Une étude faite par Agrotech sur l’impact des vagues de chaleur sur les rendements des agrumes dans le Souss Massa Draa montre que les rendements d’agrumes ont baissé de près de 40% suite à la vague de chaleur de 2012-2013.

Dérèglement climatique. La région Souss Massa fortement impactée

par N. F. – media24.com – 08/11/2016
Dérèglement climatique. La région Souss Massa fortement impactée
 

Les années passées ont confirmé l’impact négatif du changement climatique sur les cultures et l’élevage dans la région. Sécheresse, inondations, déficit en eau… sont devenus récurrents. L’Apefel s’est penchée sur le phénomène lors de son assemblée générale du 3 novembre. 

Augmentation des températures moyennes et maximales ainsi que celles des cours d’eau et des lacs, évolution du régime de précipitations, élévation du niveau de la mer (érosion et submersion permanente), diminution de l’enneigement, changement dans le cycle de gelées, perturbation dans les conditions de vent… la liste des problèmes liés au dérèglement climatique dans la région du Souss Massa est longue.

L’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel) en a fait la thématique de son AGE, tenue le 3 novembre à Aït Melloul, dans la région d’Agadir.

L’objectif a été de proposer des solutions à des problématiques devenues récurrentes, dans une région qui participe à hauteur de 50% environ à la valeur ajoutée dans le secteur primaire. « Ces phénomènes deviennent de plus en plus fréquents et violents », a expliqué ce jour-là Mohammed Messouli, professeur à la faculté des sciences Semlalia à Marrakech.

Il donne quelques exemples:

-En octobre 2014, une vague de chaleur hors normes s’est abattue sur la région. Parmi ses effets directs: retard de la campagne céréalière, dégâts dans les cultures bananières (la province de Chtouka Aït Baha est la plus touchée (94 ha), fortes chutes physiologiques dans l’arboriculture, brûlure de 10% des feuillages de l’olivier et chute de 20% de ses fruits, brûlure généralisée des feuilles de l’avocatier, avec des records négatifs de
-4° à -6 °C dans les zones de Ouled Taïma, Taroudant et Ouled Berhil.

-Au niveau de la nappe de Chtouka, le déficit en eau moyen atteint  57,5 millions m3/an, le total des sorties excédant de loin celui des entrées (en millions, 90,5 m3 contre seulement 33 m3). Les prélèvements des eaux d’irrigation étant le principal facteur de sortie, avec en contrepartie de faibles volumes comme ressources.

Et quelques pistes…

Parmi les recommandations formulées lors de cette AGE, outre la poursuite des projets de dessalement d’eau de mer déjà initiés et le recours aux énergies renouvelables, le  Pr Messouli a conseillé d’opter pour des serres multi-chapelles en acier au lieu des habituelles serres canariennes dont pullule la région (8.000 ha dont plus de 5.200 ha de tomates).

Les serres utilisées actuellement sont connues pour faire subir aux cultures les conditions de froid, de chaleur et les excès d’humidité, souligne Mohammed Messouli dans son exposé. Dépréciation qualitative des fruits et légumes, maladies… en sont quelques unes des conséquences.

Pour feuilleter la présentation du Pr Messouli dans son intégralité, cliquez ci-dessous. smassa(Cliquer sur l’image pour lire les slides et les feuilleter)

 

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