Tourisme durable : Tafraout, rendez-vous de l’alpinisme

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/11/2016

  • Les jeunes de la région formés aux activités de pleine nature pour développer le tourisme
  • Equipement de 15 nouvelles voies d’escalade à Tafraout
  • Jbel El Kest culmine à 2.359 m d’altitude et dispose de 700 voies d’escalade ouvertes
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Une formation sur les métiers de l’escalade a été organisée à Tafraout, commune connue pour ses multiples sites d’escalade qui attirent de nombreux grimpeurs de par le monde. Principalement des Anglais et des Français (Ph. RDTR)

Ils sont jeunes, ils sont issus de la région Souss-Massa et ils ont bénéficié d’une formation d’initiation aux métiers de l’escalade. Le lieu choisi pour cette action n’est autre que la commune de Tafraout qui est connue pour ses multiples sites d’escalade qui attirent de nombreux grimpeurs de par le monde. Principalement des Anglais et des Français. C’est aussi dans cette zone que se trouve Jbel El Kest, un point de l’Anti-Atlas culminant à 2.359 m d’altitude avec plus de 700 voies d’escalade ouvertes et des centaines d’autres à découvrir. Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme de coopération décentralisée liant le conseil régional Souss- Massa et le conseil départemental de l’Hérault, sous le projet «Développement durable des territoires par la promotion des activités de pleine nature au Souss Massa et en Hérault».
Le projet a bénéficié d’un fonds conjoint dédié à la coopération décentralisée franco-marocaine pour la période 2016-2017. Parmi les objectifs, le transfert d’expertise en matière de valorisation de la pratique sportive dans les espaces naturels et la promotion des territoires respectifs. Notamment à travers la promotion d’un tourisme durable en zone rurale, la formation  des jeunes  dans le domaine des sports de pleine nature, aussi bien l’escalade que les randonnées ou encore le VTT. Et aussi à travers la protection de l’environnement en priorisant des pratiques adaptées aux espaces naturels sensibles. Il faut rappeler que cette première session de formation de cinq jours a eu lieu durant le mois de novembre. Elle est organisée par le Réseau de développement du tourisme rural (RDTR) et le conseil régional Souss- Massa. Et ce, en partenariat avec le conseil départemental de l’Hérault et le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (CREPS) de Montpellier dont les formateurs ont encadré les jeunes apprenants. Par ailleurs, 15 voies d’escalade ont été équipées au village de Tazoult dans la commune d’Ameln. A ce propos, un topo regroupant ces voies sera réalisé et diffusé en vue d’en assurer la promotion.
D’autres sites d’escalade ont également été identifiés et seront équipés et développés au niveau de la région Souss Massa. Parallèlement, d’autres formations sont prévues. Elles porteront sur d’autres sports de plein air comme les randonnées et les VTT. Le RDTR, le CREPS, l’Hérault Sport et la GIZ sont partenaires de ce projet de sport de pleine nature. Etant donné les potentialités naturelles de la région Souss-Massa, cette niche promet de générer des richesses en tant que vrai levier économique local. Encore faut-il la structurer et l’organiser. Par la formation, l’identification et l’équipement des circuits. Et par la promotion nécessaire pour les faire connaître à la communauté des alpinistes à travers le monde.

Agadir / Tourisme : Les professionnels sont optimistes

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/11/2016

  • Ils estiment pouvoir terminer l’année avec un taux d’accroissement entre +2% et +4%
  • +1% durant les 10 premiers mois de l’année au lieu de -9% lors du 1er semestre
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Bon élève, le marché national continue sa domination sur les marchés émetteurs traditionnels, toujours en régression. Pour les reséduire, les professionnels doivent réadapter l’offre et miser sur de nouvelles potentialités, comme celles qu’offre l’arrière-pays

Il aura suffit d’un trimestre pour que le secteur touristique dans la destination Agadir dépasse sa crise conjoncturelle. En effet, les performances enregistrées durant les mois de juillet, août et septembre ont généré un gain de 11 points. Selon les données statistiques du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa, la reprise est de +1% durant les 10 premiers mois de l’année en cours, au lieu de -9% lors du premier semestre 2016. Les professionnels du tourisme sont aujourd’hui optimistes. Et estiment pouvoir terminer l’année avec un taux d’accroissement variant entre +2% et +4%. Dans le détail, l’analyse du cumul des arrivées et des nuitées enregistrées dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant les 10 premiers mois de l’année en cours fait ressortir une augmentation de +1% en arrivées, avec toutefois une légère baisse de -1,16% en nuitées. Les établissements d’hébergement classés d’Agadir ayant reçu 773.574 touristes  au cours des dix premiers mois de l’année 2016 contre 766.301 visiteurs en 2015. Ces mêmes hôtels ont comptabilisé 3.598.325 nuitées en 2016 contre 3.640.593 en 2015. Compte tenu de ces résultats, il ressort que le marché national maintient sa domination des marchés émetteurs avec +10,44% en arrivées et +11,10% en nuitées les 10 premiers mois de l’année. Il confirme sa position de principal client de la destination d’Agadir. Il est suivi par le marché russe avec +308,54% en arrivées et +325,30% en nuitées. La destination ayant reçu 26.939 touristes russes au cours de cette année contre seulement 6.594 les dix premiers mois de 2015. Ce qui représente un écart de 20.345 touristes. Par contre et sans surprise, les marchés traditionnels ont enregistré une baisse en termes d’arrivées et de nuitées. C’est le cas du marché français  avec -18% en arrivées et en nuitées et du marché anglais avec -6% en arrivées et -10% en nuitées. Quant à lui, le marché allemand a enregistré respectivement -3% et -0,04%.
Par ailleurs, la note de conjoncture du mois d’octobre 2016 fait ressortir que le mouvement touristique a enregistré une légère baisse des arrivées et des nuitées. Elle est respectivement de -0,91% et -3,55%. Le nombre de touristes est en effet passé de 74.969 en 2015 à  74.287 arrivées en 2016. Et ce, bien que le marché national maintienne ses performances avec 2,46% en arrivées et 2,36% en nuitées, et une bonne reprise du marché allemand. Cette régression est due à la baisse de fréquentation de certains marchés traditionnels. Comme le marché français avec -4% et le marché anglais avec -10 %. Quant à lui, le marché polonais maintient sa chute avec -34,95% en arrivées et -42,69% en nuitées.

Souss / Safran : Mobilisation autour de l’épice la plus chère au monde

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/11/2016

  • Le Maroc ambitionne de produire 9 tonnes à l’horizon 2020
  • Irrigation et besoins en eau, des facteurs clés pour le développement de la filière

La production actuelle du Crocus Sativus ou safran au Maroc est de près de 6 tonnes annuellement. Une performance réalisée suite à l’élargissement de la surface plantée qui est passée de 600 ha en 2009 à 1.650 ha aujourd’hui. «Nous tablons sur une production de 9 tonnes à l’horizon 2020 comme c’est prévu par le contrat-programme conclu entre la Fédération interprofessionnelle et le gouvernement», a déclaré Brahim Hafidi, président du conseil régional Souss-Massa lors du Ve Symposium  international sur le safran qui s’est tenu la semaine dernière à Agadir. Près de 200 participants, issus de différents pays, ont pris part à cette manifestation initiée par les départements du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. «Nous devons faire l’effort de nous tourner vers une agriculture intelligente et ce, dans un contexte mondial de changement climatique», a précisé Alireza Koocheki, président de l’association internationale des sciences horticoles (ISHS). Il faut préciser qu’un numéro spécial sera consacré aux travaux présentés lors de ce Symposium par  la ISHS, qui parraine les publications des Actes. Au Maroc, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a réservé une place importante au niveau de ses projets de recherche au safran. C’est ainsi que de nombreuses études scientifiques sur cette précieuse épice ont été menées. Elles visent aussi bien la phytotechnie (science dérivée de la botanique) et la génétique que la phytochimie (ou chimie des végétaux). Les recherches ont également concerné les techniques culturales, en particulier l’irrigation et les besoins en eau de cette culture et qui sont les facteurs clés de son extension et de son développement dans la région. Il faut rappeler que, en vue d’améliorer la qualité tout en augmentant la productivité, le contrat-programme prévoit l’approvisionnement des agriculteurs en bulbes de qualité, l’équipement hydro-agricole pour la mobilisation de l’eau au niveau des safranières. De même que le renforcement des programmes d’encadrement et de formation visant l’appropriation de techniques optimales de conduite des champs. Le renforcement des travaux de recherche appliquée visant la sélection clonale, la valorisation des ressources locales et l’incitation à l’agrégation des producteurs dans le cadre de projets intégrés sont les autres objectifs escomptés.

La valorisation va bon train…

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Avec le Plan Maroc Vert (PMV), le Maroc a engagé une dynamique pour la valorisation des produits du terroir dont le safran. Qui a ainsi reçu l’appellation d’origine «Safran de Taliouine», déposée par le conseil régional du Souss en 2010. Le «festival international du safran» est organisé annuellement à Taliouine qui est à l’origine de 90% de la production nationale. Par ailleurs, «La Maison du safran» dans la même commune, et en tant que plateforme dédiée à la promotion de la filière pour un développement économique territorial et environnemental, permet aussi la mise en valeur de cette épice, la plus chère au monde.

Invitation des nouveaux inscrits au Consulat, à la Résidence Consulaire

Hier soir (lundi 28/11/2016), une trentaine de nouveaux inscrits au consulat étaient invités à la résidence consulaire pour y découvrir les associations qui leur seront d’une grande utilité pendant leur séjour à Agadir.

Cette soirée avait été très bien organisée par Maryse Doudet :
Il y avait 5 espaces distincts où les convives étaient installés à table pour y déguster apéritif, plateaux de charcuterie, plateaux de fromage, dessert…

A chacune des tables, les invités recevaient la visite de :
–          la SFB,
–          l’ADFE,
–          l’UFE,
–          le Consulat (Dominique Doudet et Yves Chauchat),
–          Maryse Doudet accompagnée par Nicole et moi (pour parler des autres associations ainsi que du patrimoine touristique et culturel de la région).

Chacun a pu présenter son activité pour la communauté française d’Agadir et répondre aux questions qui étaient posées, dans une ambiance extrêmement amicale.

Une très heureuse initiative que tous ont beaucoup appréciée.

Trop occupé, je n’ai même pas pris de photo, mais c’était une très agréable soirée !

 

Bilan des forages gaziers au Maroc : les (très) bonnes nouvelles de l’ONHYM

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h24info.ma – 29/11/2016

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L’année 2015 a été marquée par le forage de 10 puits d’exploration dont trois se sont révélés positifs et deux ont montré des indices de gaz, selon l’Office national des hydrocarbures et des mines. Les détails.

Ainsi, l’ONHYM et ses partenaires ont procédé à l’acquisition de 1.795 km² de sismique 3D et 1.121 km de sismique 2D pour un investissement de plus de 3,30 milliards de dirhams, selon le rapport annuel de l’Office pour l’année 2015.

L’année écoulée a été également marquée par la signature d’un nouvel accord pétrolier, de 4 contrats de reconnaissance, d’un mémorandum d’entente, de 11 avenants aux accords pétroliers, de 4 addenda aux contrats de reconnaissance, d’un avenant au mémorandum d’entente, de 2 avenants aux protocoles d’accord et de 3 demandes de prorogation.

Au niveau de l’exploration minière, les travaux ont porté sur 40 projets dont 27 propres à l’ONHYM et 13 en partenariat, fait savoir le rapport, notant que les travaux propres de l’ONHYM ont concerné 27 objectifs dont 10 pour les métaux précieux, 9 pour les métaux de base et l’uranium, 3 pour les roches et minéraux industriels, 4 pour la reconnaissance minière et 1 projet spécial géothermie.

Les travaux en partenariat ont, quant à eux, intéressé 13 objectifs dont 6 pour les métaux de base, 4 pour les métaux précieux et 3 pour les roches et minéraux industriels. L’Office a diversifié les thèmes de recherche en matière d’exploration minière en se concentrant sur les zones les plus prometteuses, relève le rapport.

En termes d’exploration pétrolière, les travaux ont été axés sur l’évaluation du potentiel pétrolier des zones libres de l’offshore atlantique et du Mésorif. Ainsi, deux nouveaux projets, sur les zones de Lemsid, dans les provinces Sud et du Moyen Atlas oriental, ont été lancés afin d’évaluer le potentiel pétrolier, indique le rapport.

Le rapport précise que 28 sociétés sont partenaires de l’ONHYM dans le cadre d’accords pétroliers et contrats de reconnaissances qui couvrent une superficie totale de 338 797,69 km².

 

Marché de Noël de l’Amicale Francophone de Taroudant

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Nous vous informons que l’Amicale Francophone de Taroudant organise, un MARCHE DE NOËL, les 10 et 11 décembre 2016, au lieu dit La Ferme (derrière la gazelle d’Or – GPS : 30°27’22, – 8°54’14).
Entrée gratuite pour tous les visiteurs.

Ce marché est ouvert à TOUS ; si vous souhaitez vous inscrire afin de vendre vos réalisations, c’est possible dès maintenant.

Voici les modalités :
– Participation aux frais pour les exposants  :  60 dirhams pour les deux jours, les 3m linéaire.
– Inscriptions sans plus tarder, soit par mail Amicale, soit auprès de Roland coiffure : 06 00 14 53 87.

– Horaires d’installation pour les exposants : Vendredi 9 décembre toute la journée, et samedi 10 décembre de 8h à 10h.
– Horaires d’ouverture pour les visiteurs :
les 10 et 11 décembre 2016 de 10h à 17h.
Pensez à apporter votre matériel d’exposition : tables, chaises, nappes, décoration…
Sur place, il y aura un service de restauration rapide et de boissons diverses.

Compte-tenu de la forte demande pour réserver les espaces d’exposition, nous demandons aux personnes qui se sont inscrites de bien vouloir nous confirmer leur présence,
et pour celles et ceux qui SOUHAITENT s’inscrire de le faire au plus vite par mail ou par téléphone.

           Bien amicalement

Dégradation des sites le long de la côte au nord d’Agadir

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Voici deux photos de travaux en cours à l’endroit appelé « La Source – Mystery »

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Ces photos interpellent ceux qui, comme moi, sont amoureux de notre belle région, de la côte sud du Maroc avec ses sites merveilleux.
Mais elles nous amènent aussi à formuler quelques réflexions qui attendent des réponses :

Qu’en est-il de la loi 81-12 du 23 juin 2015 qui prévoit les principes fondamentaux d’une gestion intégrée durable du littoral en vue de sa protection, de sa mise en valeur et de sa conservation, qui stipule notamment « qu’il est institué une zone non constructible, adjacente au littoral tel que défini à l’article 2 ci-dessus, d’une largeur de cent mètres (100 m), calculée à partir de la limite terrestre de ce littoral » ?

Qu’en est-il du Plan national et du Schéma régional du littoral pour Agadir Souss Massa ?
Quand seront établies des directives claires pour protéger efficacement les richesses de notre patrimoine côtier ?

Les travaux de ce projet d’investissement privé vont totalement à l’encontre de cette loi, qui précise également que :
« II est interdit de porter atteinte à l’état naturel du rivage de la mer notamment par endiguement, enrochement, remblaiement, abattage d’arbres, défrichement ou modification de sa topographie. » article 13
– « Le libre accès au rivage de la mer et le passage le long de ce rivage constituent un droit pour le public« . article 29.

La société civile est choquée qu’une telle atteinte au littoral soit tolérée et se mobilise. Que font les autorités, censées garantir l’aménagement durable du territoire et la gestion intégrée du littoral ?