«LE PAVILLON MAROCAIN NE JOUE PLUS SON RÔLE COMME PAR LE PASSÉ»

par Yassine Saber – leseco.ma – 15/12/2016

Abdelaziz Mantrach, président de la «Commission logistique et formation» de l’ASMEX
Abdelaziz Mantrach, président de la «Commission logistique et formation» de l’ASMEX

Les Inspirations ÉCO : Plusieurs marchés ont été identifiés, depuis des années, par l’EACCE*  pour diversifier les exportations de primeurs et agrumes. Toutefois, les contraintes logistiques pénalisent l’accès à ces débouchés commerciaux en raison du coût. Quelle serait la meilleure formule pour pallier à cette problématique ?
Abdelaziz Mantrach: Effectivement, avec le triplement des volumes, prévu par le Plan Maroc Vert, il est indispensable d’avoir une stratégie des marchés à l’export. Le potentiel de diversification existe notamment dans des régions lointaines telles que le Moyen-Orient, le Japon, la Chine. La logistique doit également être adaptée. En effet, il faut que les exportateurs se regroupent en pôles pour la mise en place de lignes maritimes dédiées, directes, avec un transit time rapide. Ce regroupement est nécessaire pour mutualiser, massifier les volumes et réduire les coûts. .

Depuis des années, les producteurs-exportateurs de la région réclament qu’un quai de fruits et légumes leur soit consacré au niveau du port de commerce d’Agadir. Est-ce que la configuration actuelle des ports contribue à l’acheminement rapide des exportations de primeurs et agrumes ?
Il est difficile, voire impossible, de dédier un terminal au port d’Agadir pour une saison d’exportation qui dure à peine 3 à 4 mois. Cependant, compte tenu des augmentations de volumes, il est souhaitable de dédier un terminal avec une priorité aux navires chargeant les fruits et légumes durant la saison d’exportation, mais d’utiliser ce même terminal pour d’autres trafics durant le reste de l’année.

L’absence d’un pavillon national pèse lourdement sur la trésorerie des entreprises exportatrices. Au sein de l’ASMEX, comment concevez-vous ce déficit ?
Le pavillon marocain ne joue plus son rôle comme par le passé. L’absence d’incitation à l’investissement et l’absence d’amélioration de l’environnement du pavillon national fait que notre flotte n’est plus compétitive. Les autorités doivent trouver des solutions le plus rapidement possible pour améliorer la participation du pavillon marocain dans les transports maritimes en général et celui des fruits et légumes en particulier.

* Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations

Publicités

Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s