Archives de décembre 20th, 2016

Nouveau Gouvernement : Quel rôle pour Aziz Akhannouch ?

B. A. – lereporter.ma – 20/12/2016

Les feux des projecteurs se sont brusquement braqués sur le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, à la mi-octobre dernier, pour ne plus le quitter ces deux derniers mois.

Et pour cause… Devenu Président du RNI (rassemblement national des indépendants, il est celui que le chef de Gouvernement Abdelilah Benkirane et son parti le PJD (parti justice et développement), accusent de bloquer la formation du nouveau Gouvernement.

Cela fait plus de deux mois, en effet, que A. Benkirane (dont le parti a décroché la 1ère place aux dernières élections législatives, avec 125 sièges)  a été chargé de constituer une nouvelle majorité… Mais le pays est toujours dans l’attente d’un nouvel exécutif. Seule l’ancienne équipe, amputée des 12 ministres, qui ont dû démissionner après leur victoire aux législatives –la loi interdisant le cumul des mandats de député et ministre- assure la gestion des affaires courantes. 

Quel rôle se dessine pour Aziz Akhannouch et son parti dans le nouveau gouvernement et, au-delà, quel rôle dans la vie politique marocaine des 5 prochaines années (jusqu’aux législatives de 2021) ?

Qu’en pense l’opinion publique ?

Décryptage.

Tout commence le mercredi 12 octobre 2016. Les élections législatives viennent d’avoir lieu (7 octobre 2016). Les résultats sont donnés. Le RNI n’obtient que 37 sièges. Soit la 4ème position après le PJD (125 sièges), le PAM (parti authenticité et modernité, 102 sièges) et l’Istiqlal (46 sièges). A la surprise générale, le président du parti, Salaheddine Mezouar, prend note de l’échec et annonce sa démission. C’est alors que le bureau politique du RNI rend public, le 12 octobre, un communiqué faisant savoir qu’il venait de «solliciter» Aziz Akhannouch pour succéder à Salaheddine Mezouar à la tête du parti.

A partir de là, les projecteurs sont braqués sur Aziz Akhannouch. Car, aux yeux de l’opinion publique, la surprise n’est pas des moindres.

A. Akhannouch qui avait d’abord porté les couleurs du Mouvement Populaire, en 2003, avait certes rejoint le RNI en 2007 et avait même compté parmi les ministres de ce parti au sein du gouvernement Abbas El Fassi (Gouvernement dirigé par l’Istiqlal). Mais en 2012, il s’était défait de «l’étiquette Rniste» et, depuis, était considéré comme un ministre technocrate.

Revenir au RNI en 2016 –et y entrer par la grande porte, puisqu’il se voyait chargé de sa présidence- ne pouvait donc aller sans surprendre…

Premier suspense…

Mais si les lumières se sont portées sur Aziz Akhannouch avec autant d’insistance, ce n’est pas seulement pour sa prise de fonction à la tête du RNI (entérinée le 29 octobre, par un congrès extraordinaire du parti). C’est surtout à cause du contexte dans lequel a eu lieu cette prise de fonction.

Abdelilah Benkirane ayant été chargé de constituer une majorité (le PJD n’a eu que 125 sièges, alors que la majorité requiert 198 sièges), ses tractations avec les autres partis commençaient. Or, le Président sortant du RNI, Salaheddine Mezouar n’était plus habilité à négocier au nom du parti et Aziz Akhannouch ne l’était pas encore. Il fallait attendre que le RNI tienne son congrès extraordinaire et nomme officiellement Akhannouch Président. Premier suspense… Qu’allait décider le RNI, lors de ce congrès, concernant le nouveau Gouvernement ? L’arrivée de Aziz Akhannouch à la tête du parti était un signal fort, mais que signifiait-il ?

Les supputations commencent

Alors que l’Istiqlal avait annoncé sa ferme intention de participer au Gouvernement ; et que les autres partis, à l’exception du PAM et du PSU, avaient tous fait part de leur disposition à «dire oui» (bien que sous conditions), il ne restait plus à Benkirane qu’à obtenir la réponse du RNI pour savoir dans quel sens orienter sa nouvelle majorité.

Le Roi était en tournée en Afrique subsaharienne et Aziz Akhannouch faisait partie de la délégation royale. Le temps de Benkirane était donc suspendu… Jusqu’à sa rencontre attendue avec Akhannouch.

Une chose est sûre, ce dernier devait rentrer le 29 octobre pour la tenue du Congrès du parti et sa nomination officielle à la présidence.

En attendant, les supputations commençaient…

Pour les uns, l’arrivée de Akhannouch à la tête du RNI signifiait que lui et son parti entreraient nécessairement au Gouvernement, compte tenu de la confiance dont il jouit auprès du Roi.

Pour les seconds, une autre option était à envisager. Et si Akhannouch s’était vu confier le RNI pour en faire un grand parti en remplacement du PAM ? Il pourrait alors choisir de prendre le temps de se renforcer au sein de l’opposition ?

Les troisièmes enfin –dont plusieurs membres du PJD- commençaient à voir en Aziz Akhannouch l’homme qui pourrait bien tout «chambouler», non pas dans 5 ans (en 2021), mais maintenant.

Le blocage installé

Et c’est cette 3ème thèse qui allait prendre de l’ampleur, avec la suite des évènements. Quand Aziz Akhannouch est rentré au Maroc, interrompant sa mission dans le continent pour assister au Congrès et rencontrer Abdelilah Benkirane, la formation du nouveau Gouvernement semblait plus ou moins proche. Pour l’opinion publique, il suffisait que le RNI dise son choix et Benkirane préparerait sa liste à soumettre au Roi dès son retour de la grande tournée africaine (selon l’article 47 de la Constitution, c’est le Roi qui, sur proposition du Chef du Gouvernement, nomme les membres du gouvernement). Or, ce n’est pas au nom d’un RNI ayant 37 sièges seulement que Akhannouch s’est présenté à Benkirane, mais au nom d’une alliance parlementaire RNI-Union Constitutionnelle, forte de 54 sièges (37 du RNI + 17 de l’UC). Une alliance qui devenait la 3ème force sur l’échiquier politique, passant devant l’Istiqlal et ses 46 sièges et, donc, pouvant poser ses conditions.

Selon A. Benkirane -qui l’a déclaré publiquement- parmi ces conditions, un point de discorde essentiel: le RNI ne veut pas de son rival, l’Istiqlalien Chabat, au sein du Gouvernement ; alors que Benkirane dit avoir donné sa parole à Chabat pour l’y faire rentrer. Depuis lors, le blocage est installé.

A la recherche d’une issue à la crise

Depuis le constat de blocage, les avis sur les possibles voies de sortie de crise ont foisonné. Tout y est passé. Constituer une majorité avec tous les partis sauf le PAM et le PSU… Mais le RNI ne le veut pas. Ou laisser le RNI dans l’opposition et constituer un Gouvernement avec les partis de la Koutla (PPS, Istiqlal, USFP)… Mais l’USFP ne le veut plus. Ou bien, changer de chef de Gouvernement… Mais si le Roi, dans son discours du 6 novembre prononcé à Dakar, s’est dit contre le partage des portefeuilles ministériels comme d’un «butin électoral», il n’a pas pour autant émis l’hypothèse de démettre Benkirane de ses fonctions. Or, le Souverain est seul à pouvoir le faire. Ou encore, confier la formation du Gouvernement à une personnalité d’un autre parti… Mais l’article 47 de la Constitution énonce clairement que cette mission revient au parti arrivé en tête aux élections. De plus, SM Mohammed VI a montré sa ferme volonté de respecter la «méthodologie démocratique» (Al Manhajia addimocratia). Ou enfin, refaire les élections… Mais outre le fait que la solution serait trop couteuse, elle ne changerait pas grand-chose à la situation si les électeurs refaisaient les mêmes choix.

En définitive, seul un arbitrage royal pourrait mettre fin au blocage, obligeant les uns et les autres à des concessions.

Où est le problème ?

Le problème est dans le fait que, pour les PJDistes, leur parti  est sorti gagnant des urnes, il a donc la légitimité pour constituer la majorité de son choix et nul autre parti ne peut lui imposer de conditions. Tous les PJDistes, ainsi que ceux qui les  soutiennent, le disent et le répètent, allant jusqu’à émettre la thèse d’un putsch contre la volonté populaire.

Tandis que pour les autres partis –et notamment le RNI- même lorsqu’un parti arrive 1er, s’il n’a pas la majorité absolue, les alliés qu’il sollicite sont en droit de lui rendre la tâche la plus difficile possible, afin d’obtenir que les conditions qu’ils posent soient satisfaites. Ils en veulent pour exemple le plus récent celui du partido Popular d’Espagne qui, sorti 1er des urnes, a dû en passer par 2 consultations électorales et près d’un an d’attente avant de pouvoir gouverner.

Il n’est question ni de complot, ni de règlement de comptes, mais d’une simple et normale compétition politique.

Akhannouch et la compétition politique

Les tenants de la thèse du complot contre le PJD tournent toute leur colère contre Aziz Akhannouch. Pour eux, c’est le nouvel homme fort et donc la nouvelle cible.

Ils le disent parachuté, sans expérience politique et sans légitimité populaire.

Pour son parti et ses amis, le ministre de l’agriculture est aussi, indéniablement, un homme politique. Non pas qu’il ait été parachuté, mais il a depuis longtemps démontré qu’il avait bien une légitimité populaire… Sans parler de son expérience politique…

Aziz Akhannouch, rappellent-ils, a été élu en 2003 Président de sa région natale Souss-Massa-Drâa où, en tant qu’Amazigh (berbère du Sud du Maroc), il jouit d’une forte popularité. Son parcours politique est sans faute. Il a une excellente réputation. Jamais de politique spectacle. Jamais d’insultes échangées avec d’éventuels challengers politiques. De plus, homme d’affaires qui a formidablement réussi (Selon le magazine Forbes, il pèse 1,25 milliard de dollars, ce qui en fait la deuxième fortune du Maroc après Othman Benjelloun), il inspire confiance.

Il a porté les couleurs de deux partis politiques. D’abord, le Mouvement Populaire (parti des berbères, par excellence). Puis, le RNI, quand il a été sollicité pour rejoindre ce parti. Mais il n’y était pas particulièrement exposé.

A la différence d’aujourd’hui où, en qualité de chef de file de la formation et dans ce contexte particulier, il sera désormais aux avant-postes. La vraie compétition politique commence pour lui.

Ne pas brûler la carte Akhannouch…

La compétition sera rude. L’expérience du PAM braque encore l’opinion publique. Le RNI nourrit, depuis longtemps, de grandes ambitions. Fin 2011, le RNI avait déjà pris l’initiative du G8 (son alliance avec 7 autres partis) en prévision des élections. Mais nul n’évoque cela. Ce qui est évoqué, c’est la proximité d’Akhannouch avec le Palais. Tout ce qu’il fera sera jugé (notamment par ses détracteurs, mais pas seulement…) à cette aune. Aussi, lui faudra-t-il beaucoup d’efforts et de patience afin de donner une autre envergure au RNI.

Akhannouch a, selon ses premiers pas en tant que Président du RNI, bien compris la voie à suivre.

Dans les tournées régionales qu’il a d’ores et déjà entamées (Tanger, Laâyoune), lorsqu’il appelle les siens à «une action de proximité», à «être constamment en contact avec les citoyens pour s’enquérir de leurs attentes et de leurs préoccupations», à ce que «les locaux du RNI soient des espaces dynamiques en vue de renforcer la communication avec les citoyens, écouter leurs attentes et faire connaître les principes et les fondements du parti»… C’est qu’il a saisi l’essentiel de ce qui fait le succès d’une compétition politique: séduire, convaincre et servir le peuple. Il veut aussi restructurer le parti, y installer la démocratie. Il commence bien. Il commence tôt. S’il n’est pas «court-termiste» dans son action, s’il a du souffle et de la détermination, le RNI pourra réaliser l’ambition qu’on lui prête: devenir un jour le 1er parti du pays (pourquoi pas dès 2021)… Mais il ne faudra pas brûler la carte Akhannouch avec des initiatives destinées à lui faire prendre des raccourcis, mais qui réduiront à néant ses efforts de proximité avec le peuple… Il devra rester l’homme du terrain et son parti travailler sans relâche et avec sérieux, comme si de nouvelles élections avaient lieu demain (la thèse de la «permanent campaign»… Afin que le mérite de ce que le RNI fera revienne au RNI.

Le RNI rempilera sûrement au prochain Gouvernement, parce que nombre de ses ministres ont des chantiers à finir. Mais si, d’aventure, il se retrouvait dans l’opposition, le travail de terrain ne devra qu’en être plus acharné.

Les producteurs du Souss Massa dénoncent le faible prix des agrumes

par Wissal Boukaid – agrimaroc.ma – 19/12/2016

En fin de semaine dernière, lors d’une réunion organisée au sein de la chambre d’agriculture de la région Souss-Massa, de nombreux producteurs agrumicoles ont constaté que l’installation d’une station d’emballage et de conditionnement destinée à l’export pourrait résoudre le problème des prix sur le marché local.

Cependant la mise en place d’une station d’emballage et de conditionnement des agrumes ne peut garantir la résolution du problème - (ph:DR)

Cependant la mise en place d’une station d’emballage et de conditionnement des agrumes ne peut garantir la résolution du problème – (ph:DR)

Le prix de vente des agrumes passe de 40 centimes à 4 DH au niveau du marché local, ce prix pousse chaque année les petits producteurs de la région a réclamer sur la faiblesse du cours de leurs marchandises.

C’est la régulation du marché local qui pose encore problème, relativement à la maîtrise des circuits d’acheminement et aux prix de vente. Mais devant la grande production, c’est une autre contrainte qui surgit, surtout pour les petits producteurs.

LesEco.ma dans un article publié ce lundi 19 décembre précise que ces derniers ne peuvent pas emballer leurs agrumes puisque la production actuelle dépasse de loin la capacité des stations d’emballage, réservée par la production des grands groupes exportateurs. «Seules 50 unités opèrent au Maroc, avec une capacité d’environ 800.000 tonnes dont 20 stations traitant près de 420.000 tonnes dans la région du Souss», d’après une déclaration de Youssef Jebha, président de la Coopérative Zaouia.

Cependant la mise en place d’une station d’emballage et de conditionnement des agrumes ne peut garantir la résolution du problème. D’autres difficultés ont été rencontrées, notamment le transport des agrumes par camions, la mobilisation des caisses en plastique, vendues 60 DH, en plus de la question des certificats phytosanitaires pour les petits agriculteurs, de la transformation limitée des produits et de la congestion au sein du port d’Agadir, qui ne peut plus accompagner l’augmentation de tonnage et la diversification des marchés à l’export.

Les contraintes logistiques représentent un obstacle devant les efforts de diversification des marchés d’exportation d’agrumes au Maroc, surtout en Afrique subsaharienne, où les droits douaniers sont encore excessifs selon les professionnels.

Laâyoune-Dakhla-Agadir : Appel d’offres de l’Onee pour un réseau électrique

H. D. – lereporter.ma – 20/12/2016

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Œuvrant à améliorer le transport de l’électricité dans les provinces du sud, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) vient de lancer un appel d’offres pour le développement du réseau électrique très haute tension (THT) au niveau de la région du sud.

L’adjudicataire, qui sera connu le 1er février 2017, devra concevoir le schéma optimal de développement moyen/long terme du réseau entre Agadir, Dakhla et Laâyoune. Schéma qui doit à la fois assurer l’alimentation en électricité dans le sud d’Agadir et évaluer les différents moyens de production qui existent dans la région.

Les villes de Laâyoune, Boujdour et Dakhla étant au centre de projets de parcs éoliens importants, l’adjudicataire sera aussi dans l’obligation de déterminer les limites du réseau de transport actuel et les renforcements à y apporter. Il devra également déterminer les dispositifs de réglages, de compensation et de stabilisation de la tension à mettre en place pour une mise en service prévue en 2020. Il faut, en effet, lever les contraintes de fonctionnement.

L’autre mission du futur consultant consiste à trouver la variante technico-économique optimale pour augmenter la puissance transmissible du réseau dans le sud d’Agadir, à horizon 2030.

Tourisme : Agadir boucle l’année 2016 sous le signe de la résilience

par Omar Achy (MAP) – h24info.ma – 19/12/2016

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La première station balnéaire du Maroc boucle l’année 2016 sous le signe de la résilience. La fréquentation touristique s’est maintenue au même niveau que l’an passé grâce principalement à la clientèle nationale qui a pu combler le recul des marchés émetteurs traditionnels dans une conjoncture internationale difficile. « Le secteur touristique à Agadir a encore une fois confirmé sa forte résilience dans une période caractérisée par de grandes turbulences à l’échelle Internationale », relève le directeur du Conseil régional du tourisme (CRT), Fouad Hajoui qui note que l’année devrait se terminer avec un taux d’accroissement compris entre 2 et 4%. De ­-9 % au cours du premier semestre, le nombre de visiteurs a en effet passé sur les 11 premiers mois de l’année à plus de 2 %. Le marché national maintient sa position de principale demande touristique à destination d’Agadir avec 325.766 visiteurs et un taux d’accroissement de 9,2 %.

Malgré sa régression de 15 %, le marché français se maintient en seconde position avec 116 273 touristes, suivi du marché allemand avec 85.829 et un taux d’accroissement de 5,3 %. Le marché anglais avec 68.881 a marqué, quant à lui, une baisse de 5,6 %. Pour nombre de professionnels, il s’agit là d’une performance au vu du contexte international dans lequel le secteur touristique a évolué. Le ralentissement de la croissance économique mondiale, les répercussions des tourments sécuritaires dans nombre de pays arabes et les dommages collatéraux des attentats terroristes en France et en Belgique avec une montée du discours de haine et de peur ont fortement affecté l’industrie du tourisme. De l’avis de Guy Marrache, président du CRT d’Agdir Souss­Massa, face à ces facteurs exogènes, le Maroc a incontestablement fait preuve d’une forte capacité de résilience.

« Nous bénéficions de ce que l’on appelle +l’exception marocaine+ », relève-t­-il. Le royaume est l’unique pays au sud de la Méditerranée qui a été classé par le Ministère français des Affaires étrangères, le Foreign Office Britannique et le Département d’Etat Américain, comme une destination sûre. Guy Marrache qui préside un groupe hôtelier actif dans plusieurs villes du Royaume, n’en relève pas moins l’importance aujourd’hui pour les professionnels de la destination Agadir de s’adapter à la « révolution numérique » ainsi qu’aux nouveaux modes de gestion qui caractérisent le secteur. Le client n’est plus obligé de passer par l’agence pour l’achat d’un package. Avec internet, les To online et les compagnies aériennes Low Cost, le client confectionne lui-même son voyage à la maison. « Notre approche de promotion et de commercialisation doit donc évoluer et s’adapter à ce nouveau comportement », insiste-­t-­il. En vue de relancer la destination, le CRT en concertation avec les autorités locales, les élus et autres partenaires comme l’ONMT et la RAM, est engagé dans un vaste chantier. La diversification du produit balnéaire par une valorisation des potentialités culturelles et naturelles régionales est au cœur du plan mis en place qui comporte aussi des actions de promotion et de communication à destination des principaux marchés émetteurs, la prospection de nouveaux marchés émergents tels que le marché russe et ceux de l’Europe de l’Est, la promotion des réseaux de vente, de l’événementiel avec l’organisation de congrès des TO online, des compétitions de golf et de surf, outre des campagnes de promotion sur le marché national. Autre tâche aussi urgente concerne, indique-­t-­on, l’harmonisation du message autour de la destination pour qu’elle soit en phase avec l’image nationale. L’Office nationale marocain de tourismes s’attelle à cette mission de branding essentielle. S’agissant de l’aérien, élément clé du développement des flux touristiques, le CRT a annoncé avoir entrepris les démarches auprès de différentes compagnies aériennes nationales et étrangères régulières et Low Cost pour mettre en place une base aérienne à Agadir, susceptible de répondre aux besoins des différents marchés et d’assurer de nouvelles fréquences. Cette base aérienne permettra, par ailleurs, de développer les fréquences domestiques entre Agadir et Casablanca. Dans ce sens, le soutien du conseil régional par la création d’un fond d’aide aux compagnies aériennes est jugé indispensable pour réussir un tel pari par la mise en place d’un appareil capable de desservir les 14 routes hebdomadaires et renforcer les dessertes point à point. Dans un contexte international qui n’est pas appelé à changer de sitôt, seul un travail de fond de la part des opérateurs et des différents acteurs du secteur au niveau régional et national est à même de permettre à Agadir de garder toute son attractivité et gagner davantage de parts de marché dans une industrie des plus compétitives.

MARRAKECH & AGADIR : LA COP22 DYNAMISE LE MARCHÉ IMMOBILIER

Mubawab Publication – leseco.ma – 19/12/2016

Tout comme le mois précédent, la ville de Marrakech continue de tirer profit de la COP22. En effet, le prix de vente moyen des appartements a bondi, le mois de novembre, de 3,08% à 15.158 DH m² contre 14.443 DH un mois plus tôt, soit le prix le plus élevé des 24 derniers mois !

Le constat est le même pour la ville d’Agadir qui, après tout un trimestre de stabilité, a connu une hausse des prix de vente de ses appartements au mètre carré. De 10.450 DH le m² en octobre, le prix grimpe à 11.928 DH le m², soit une croissance de 14,14% ! Croissance largement impulsée par les nouveaux projets de haut standing mis en avant.

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La tendance n’est pas la même sur Casablanca, où le prix de vente des appartements a baissé de -3,32%, soit un prix de 16.281 DH le m². Quant à la ville de Tanger, elle continue sur une ligne stable, étant donné que le prix de vente moyen de ses appartements se situe aux alentours de 12.000 DH le m². Néanmoins, on observe une légère baisse de -1,75% le mois de novembre pour un prix de vente de 12.065 DH le m².

Finalement, la ville de Rabat a réussi à remonter la pente après un trimestre de chute. En effet, le prix de vente de ses appartements s’élève à 14.027 DH le m², soit une croissance de 2,36%.

Casablanca

À Casablanca, le prix moyen des appartements en vente se situe, en novembre, à  16.281 DH le m² , soit une chute de 3,32%. Il faut dire que, dans cette moyenne, seuls 4 quartiers enregistrent une baisse : le quartier Sbata affiche une régression de 2,28% à  6.345 DH le m². Vient ensuite le quartier Bourgogne qui passe de 14.910 DH le mois dernier à 14.724 DH le m² en novembre (-1,25%). À Aïn Diab aussi, les prix sont en chute de 1% à  22.104 DH le m² en moyenne, ou encore Hay Hassani qui enregistre une baisse limitée à 0,49% à 8.861 DH le m² en moyenne. Quant au quartier Maârif, il fait état de la plus forte hausse avec plus de 9% pour un prix moyen de 17.761 DH. Hay Mohammadi, pour sa part, se distingue par une croissance de 2,87% à 8.502 DH le m².

Rabat

Les prix des biens immobiliers à Rabat ressortent enfin en hausse le mois de novembre.   C’est le cas, en effet, pour les appartements dont le prix de vente a augmenté en moyenne de 2,36% à 14.027 DH le m² contre 13.704 DH le m² le mois passé. À la différence donc du mois d’octobre, la hausse concerne tous les quartiers de la ville.
À l’Agdal, le prix est passé en moyenne de 14.546 DH m² à 16.851 DH (+15,85%), alors que le prix moyen à l’Océan affiche une hausse de plus de 9% à 13.281 DH le m². D’autres secteurs ont connu, en novembre, des augmentations timides, comme c’est le cas à Riad dont la hausse des prix de vente des appartements a été de 1,87% à 19.014 DH le m² .

Tanger

Les prix sont restés stables à Tanger durant tout ce dernier trimestre. Le mois de novembre, le prix moyen des appartements s’est établi à 12.068 DH le m² en baisse de 1,75% sur un mois, même si cette évolution apparaît comme une correction juste après des mois de croissance. Certains quartiers de la ville ont vu le prix de vente moyen de leurs appartements diminuer. Commençons par le centre qui de 12.611 DH le mois passé a basculé vers un prix de vente moyen de 12.292 DH le m², soit une chute de -2,49%. Ensuite, vient Boukhalaf dont le prix de vente de ses appartements est de 5.423 DH le m², soit une légère régression de -0,39%. Toutefois, Achakar affiche une forte croissance d’un taux de 9,9% pour un prix de vente moyen de 16.125 DH au m².

Marrakech

La COP22 a été un évènement bien profitable pour Marrakech. La ville, a, en effet, connu une amélioration  du prix de vente moyen des appartements ces 2 derniers mois. En effet, le prix a basculé dans la tranche des plus de 15.000 DH le m² contrairement au trimestre dernier où il se situait à 14.000 DH. Ainsi, ce mois de novembre enregistre un prix de vente moyen des appartements de 15.158 DH le m² . Le quartier de Guéliz connaît une très légère baisse de -0,25% avec un prix établi à 13.711 DH le m². Le quartier d’Agdal quand à lui chute ce mois-ci de -4,77% par rapport au mois dernier où le prix de vente de ses appartements était de 19.401 DH le m². En novembre, le prix  était de 18.479 DH le m².

Fès

La chute des prix se poursuit à Fès. En effet, le prix de vente  moyen des appartements s’est situé, le mois de novembre, à 5.958 DH le m², soit une chute de 1,65% par rapport au mois passé où les prix des appartements étaient de 6.058 DH le m². Hormis le quartier Narjiss, qui est resté stable à 5.331 DH le m², tous les autres quartiers de la ville ont vu les prix de vente des appartements reculer. C’est le cas du centre-ville qui, en ce mois de novembre, affiche un prix moyen de vente de ses appartements à 5.404 DH le m², soit un taux de variation fixé à -9,01%. On peut dire que l’activité immobilière de cette ville tourne plutôt au ralenti, et ceci depuis de très nombreux mois.

Agadir

Agadir est notre plus grande surprise concernant ce mois de novembre, après un dernier semestre difficile. Le prix de vente de ses appartements a grimpé, en novembre, de 14,14% par rapport au mois d’octobre où celui-ci était de 10.450 DH le m² pour atteindre un prix moyen de 11.928 DH le m², mais cette hausse ne concerne pas tous les quartiers de la ville. Ainsi, de nombreux quartiers sont à la baisse comme Hay Mohammadi (-5,30%), Tilila (-6,47%), Hay Houda, (-1,73%) Hay Essalam, (-8,79%) ou même le Haut Founty (-8,48%). Néanmoins, certains quartiers, comme Hay Dakhla, affichent une croissance de 13,59%,  avec un prix prix de vente des appartements qui passe de 9.218 DH le m² en octobre à 10.471 DH le mois suivant.

Initiative Océane à Imi Ouaddar et Aghroud le 22 décembre par Surfrider Foundation Maroc

Surfrider Foundation Maroc organise durant toute l’année des initiatives océanes (http://www.initiativesoceanes.org/) pour éveiller les consciences et sensibiliser le grand public à l’invasion des déchets notamment plastique. C’est également l’occasion d’impliquer la population locale à la conservation de l’environnement !

A vos agendas ! La prochaine Initiative océane sur Imi Ouaddar & Aghroud est organisée jeudi 22 décembre de 10h à 12h !

15590733_1326447457476999_7643181740254772194_oAu programme : sensibilisation ludique à la problématique des déchets, et nettoyage de plages. C’est ouvert à tous, les enfants comme les adultes sont les bienvenus !

Venez nombreux !

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