Archives de décembre 28th, 2016

La crèche de l’hôtel Takoukt à Agadir

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Une belle crèche a été installée dans le hall d’accueil de l’hôtel Tafoukt à Agadir.
En regardant de près, on voit qu’un clandestin s’est installé près du berceau de l’enfant Jésus, à côté de l’âne et du boeuf :

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Fêtes de fin d’année : 50.000 policiers seront mobilisés, selon la DGSN

lesinfos.ma – 28/12/2016

Afin d’assurer la sécurité sur le territoire à l’occasion des festivités de fin d’année, près de 50.000 policiers seront mobilisés sur l’ensemble des grandes villes marocaines. 

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A l’approche des festivités de fin d’année, le maître mot est : sécurité. A cet effet, la DGSN renforce ses dispositifs et déploie près de 50.000 policiers, précise nos confrères de Médias 24, de source informée.

Des brigades d’interventions seront ainsi opérationnelles dans l’ensemble des grandes villes marocaines, dont Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès, Tanger, Agadir  et Oujda.
Par ailleurs, d’importants moyens humains et technologiques seront mobilisés : Groupe d’intervention rapide (GIR), groupe de sécurité public, police judiciaire, etc. Les forces de l’ordre recourront également à des caméras haute performance, des systèmes de reconnaissance faciale aux aéroports, du matériel de détection d’explosif…

Au-delà de ces mesures, le dispositif humain sera renforcé par des éléments d’autres services de sécurité dont la gendarmerie royale.

Selon la même source, la DGSN entend généraliser cette présence sécuritaire et ambitionne de la maintenir toute l’année.

Le Marriott Resort décroche un contrat à Taghazout Bay

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 26/12/2016

  • Un hôtel en front de mer pour une clientèle familiale et corporate
  • L’ouverture de l’hôtel prévue en 2019
  • 250 chambres et suites, Spa, piscine couverte, des salles de réunion…les composantes
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En intégrant la signature du groupe Marriott international à son portefeuille, la station de Taghazout Bay offrira de nouvelles expériences à une clientèle familiale et corporate (Ph. Amush.org)

La société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout (SAPST) vient de signer  ce vendredi un contrat d’exploitation relatif à la gestion d’un hôtel sous l’enseigne Marriott Hotels au sein de la station Taghazout Bay. «Nous sommes ravis de nous associer à un partenaire aussi prestigieux que Marriott International, le plus grand groupe hôtelier mondial» a déclaré Ahmed Oulahna, directeur général de la SAPST. Ainsi, en intégrant la signature du groupe Marriott international à son portefeuille, la station de Taghazout Bay offrira de nouvelles expériences. Notamment à une clientèle familiale et corporate. Prévu pour une ouverture en 2019, cet hôtel de 250 chambres et suites verra le jour sous le nom de «Taghazout Bay Marriott Resort». Situé en front de mer, l’établissement permettra à ses clients de profiter d’installations diverses incluant notamment deux piscines extérieures avec accès direct à la plage, plusieurs espaces de restauration, une salle de conférences adossée à plusieurs salles de réunions, un spa avec piscine couverte, un centre de remise en forme et une salle de spectacles. «De par sa dimension économique et son rôle de catalyseur pour l’offre touristique au Maroc, la station balnéaire de Taghazout est une excellente opportunité pour Marriott», note pour sa part Karim Cheltout, vice-président développement chez Marriott International.
Pour rappel, Taghazout Bay est située à 40 minutes de l’aéroport international d’Agadir. Ce projet s’inscrit dans la Vision touristique 2020 et se positionne comme une station balnéaire ouverte sur un arrière pays riche et diversifié. Jouissant d’un environnement naturel d’exception, Taghazout Bay promet des expériences touristiques autour des dimensions «Mer, culture, sport, nature et éco-tourisme». A terme, Taghazout Bay qui représente un investissement de plus de 10 milliards  DH, offrira plus de 12.000 lits, dont 7450 lits touristiques. De même que de nombreuses activités d’animation et de loisirs.

La filière agrumes cherche une sortie de crise

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 26/12/2016

  • La clémentine chute à 15 cts le kilo sur le marché de gros
  • La saison marquée par une sur-offre
  • La mise en place de plus de stations de conditionnement, une nécessité
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Les prix de vente au gros (15 cts le kilo) et au détail (3DH le kilo) étant loin de répondre aux attentes des producteurs, et ne leur permettant pas d’honorer leurs engagements financiers, ils préfèrent aujourd’hui laisser les fruits sur pied et ne pas procéder à la récolte (Ph L’Economiste)

Dans la Région Souss Massa, le prix de la clémentine dans les marchés de gros a chuté de manière vertigineuse. Il est de 15 centimes le kilo. Au détail, ces mêmes agrumes sont vendus aux consommateurs à un prix allant de 3 à 4 DH le kilogramme. Suite à cela et parce qu’ils n’arrivent plus à rentrer dans leurs frais, certains agriculteurs ont préféré ne pas procéder à la récolte et laisser le produit sur pied. Et ce sont ainsi 30 à 40% de la production de la clémentine qui sont concernées. Face à cette situation, la Chambre régionale d’Agriculture vient d’organiser une table ronde afin de discuter de la situation sensible que traverse la filière et proposer des voies d’amélioration. En fait, le secteur agrumicole a subi plusieurs variations autant au niveau des conditions climatiques, que des problèmes liés à la commercialisation. De plus, cette année il y a une sur-offre car le secteur commence à atteindre la vitesse de croisière de la production par hectare étant donné que les arbres aujourd’hui adultes donnent des tonnages normaux. Toutefois, ni le marché à l’export ni le marché local ne présentent des prix qui permettent aux producteurs d’honorer leurs engagements envers les employés, les banques, les fournisseurs d’intrants… «Actuellement l’effort doit être mis sur l’amélioration des conditions de commercialisation du marché intérieur. Il serait souhaitable de regrouper les agriculteurs sous forme d’agrégation autour des stations de conditionnement pour permettre de vendre des produits de qualité, sur les marchés local et extérieur», explique Hro Abro, directeur de l’Office de mise en valeur agricole (Ormva) Souss Massa
Face à la surabondance de l’offre, la première contrainte des producteurs est la capacité de conditionnement qui reste inférieure au tonnage de clémentine produit en cette période. Selon une enquête réalisée l’année dernière par l’Association  des conditionneurs d’agrumes au Maroc (Ascam), les 53 stations de conditionnement opérant au niveau national assurent une capacité de 1.000 tonnes par heure. Ce qui représente en tout 850.000 tonnes. L’autre contrainte aujourd’hui réside dans le fait que les marchés traditionnels d’exportation n’arrivent pas à absorber toute la production nationale. C’est le cas pour les marchés russes, européens, et nord-américains. «Même si la profession fournit des efforts, la part de marché sur ces destinations ne peut pas absorber tout le produit en cette période de production allant de novembre à décembre», explique Khalid Bounajma, président de l’Ascam. Qui rappelle que les stations de conditionnement bénéficient de l’agrément de l’ONSSA pour livrer le marché local. Les produits vendus dans les GMS (grandes et moyennes surfaces) doivent être livrés par les stations agréées par l’ONSSA. Mais malgré les relances des professionnels via l’Ascam cette loi n’est pas activée alors qu’elle est au bénéfice et du producteur et du consommateur  et aussi des recettes de l’Etat.
Une première solution consisterait à structurer le marché local. En faisant en sorte que toute la production passe par les stations de conditionnement comme c’est le cas en Espagne et en Turquie. L’objectif étant d’assurer un produit qui réponde aux normes internationales pour le consommateur marocain. Et surtout de stabiliser les prix pour qu’ils soient à la portée des ménages, tout en garantissant un prix décent aux producteurs, propose Khalid Bounajma. Avec cette méthode, l’intervention des intermédiaires sera limitée et la station jouera son rôle de stabilisation du fruit. Et cela représente un marché de près de 400.000 tonnes à travers les GMS. Il faut préciser toutefois qu’une grande partie des petits et moyens agriculteurs n’ont pas encore la possibilité d’accès aux stations de conditionnement afin de valoriser leurs produits. De plus, le nombre de stations de conditionnement est très inférieur par rapport à la quantité produite en agrumes faut-il rappeler. Le marché africain, qui représente près de 180.000 tonnes, est l’autre levier important pour sortir de la crise. Toutefois, sur ce volet, le secteur passe encore par l’informel pour livrer ces destinations. Par conséquent, les producteurs et les stations de conditionnement ne captent pas la valeur malgré la  politique déclarée et les décisions stratégiques du développement sud-sud. Aujourd’hui, les producteurs exportateurs attendent un accompagnement étatique pour ouvrir ce marché plus rémunérateur que les marchés traditionnels.

Les attentes des agriculteurs…

Les professionnels reconnaissent que la situation actuelle du secteur des agrumes est alarmante. Pour sortir de cette crise, les agriculteurs qui ont participé à la table ronde proposent une organisation en syndicat pour mieux défendre leurs intérêts. Ce qu’ils espèrent aujourd’hui, c’est la mise en place d’une plateforme de commercialisation et la création d’unités de transformation en jus afin de valoriser le produit en cas de baisse des prix de vente en frais. Mais aussi, l’appui en aval avec l’augmentation d’aides financières pour la mise en place de plus d’unités de conditionnement et l’appui logistique du secteur en ce qui concerne les unités frigorifiques, le port et le transport marin ne sont pas au niveau de la production et des quantités produites. L’intensification des opérations du Conseil agricole à travers des programmes de formation et de suivi figure aussi parmi les attentes.

De bons scores tout de même

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Le secteur des agrumes représente un pilier principal de la production agricole au niveau régional, compte-tenu des superficies occupées atteignant environ 41.000 hectares. Avec une production avoisinant 881.000 tonnes, dont près de la moitié est destinée à l’export. A lui seul, le Souss représente 65% des exportations au niveau national. Des résultats dus au déploiement des efforts dans le cadre du Plan Maroc vert (PMV) mis en place par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. Et aussi aux efforts consentis par les producteurs regroupés en des associations professionnelles et interprofessionnelles des agrumes.

 

Fort de ses institutions, le Maroc est un pays parfaitement sûr (spécialiste français de la sécurité)

par Omar ACHY – mapexpress.ma – 26/12/2016

Pierre Monzani D. G. Assemblée des départements de France

Pierre Monzani D. G. Assemblée des départements de France

Agadir – Le Maroc est un pays parfaitement sûr grâce notamment à la force de ses institutions, a indiqué l’ancien Directeur de l’Institut national français des hautes études de sécurité, Pierre Monzani.

«Dans une conjoncture marquée par l’instabilité, le Maroc se démarque par sa forte stabilité par rapport à d’autres pays dans la région grâce à des institutions fortes avec en tête la monarchie », a ajouté dans une déclaration à la MAP cet ex-préfet de Seine-et-Marne qui assure actuellement le poste de directeur général de l’Assemblée des départements de France (ADF).

Pour M. Monzani, qui a longtemps travaillé aux côtés de l’ex-ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, la sécurité est tributaire de la démocratie qui « doit être pleine et entière comme c’est le cas au Maroc avec des élections libres et une instance de régulation au dessus du débat partisan, incarnée au Maroc par le Souverain, Commandeur des croyants».

Sur le dossier de l’immigration, ce spécialiste des questions de la sécurité a estimé que le Maroc, par sa politique d’accueil des réfugiés et de régularisation de la situation de milliers de migrants, « contribue à la stabilité de la zone méditerranéenne ».

D’où l’importance, a-t-il dit, d’une coopération renforcée avec le Royaume avec davantage d’aide au développement harmonieux et une plus grande ouverture de l’Union européenne.

« Il est important de pleinement restaurer une relation forte entre la France et le Maroc qui appartient à notre histoire commune », ajouté M. Monzani.

Evoquant les récents attentats sur le Vieux continent sur fond de débat sur la question migratoire, il a estimé qu’il ne peut y avoir de maîtrise de l’immigration que dans le cadre d’une politique de coopération.

« L’Europe ne peut pas être un îlot de prospérité face à d’autres parties du monde qui connaissent des situations de misère », affirme-t-il.

Et d’enchaîner: la maîtrise des flux migratoires doit se faire néanmoins dans le cadre de la souveraineté nationale, la souveraineté de l’Europe. Mais à côté de cette maîtrise et cette fermeté, une politique de générosité est nécessaire.

« L’avenir de l’Europe en général, et celui de la France pour des raisons historiques et géographiques, de par sa position dans le pourtour méditerranéen, passe par le continent africain », a poursuivi le DG de l’ADF.

« Une politique d’amitié et de coopération avec l’Afrique et le reste du monde peut bien s’accommoder d’une politique de fermeté vis-à-vis de la délinquance et de la criminalité », rappelle-t-il encore une fois.

«Tout ne se réduit pas à la politique sécuritaire, il faut rétablir la liberté mais aussi la sécurité», insiste-t-il.

Fondée en 1946, l’Assemblée des départements de France rassemble les présidents des 102 départements ou collectivités ayant les pouvoirs d’un département en France. Cette institution se veut l’interlocuteur du gouvernement dès qu’il y a une réforme qui concerne les départements.

Elle est composée d’élus avec comme président Dominique Bussereau, président du Département de la Charente-Maritime et ancien ministre.

Pour son DG, cette association est « parfaitement ouverte » à la coopération avec le Maroc dans le cadre de sa nouvelle stratégie de coopération avec les pays francophones.

Tourisme : Fin d’année haussière à Agadir

infomediaire.net – 27/12/2016

Les nuitées touristiques enregistrées dans les établissements d’hébergement classés d’Agadir se sont élevées à 321 942 en novembre dernier contre 277 520 nuitées lors de la même période de l’année précédente, soit une hausse de 16,01%.
Selon des données du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir-Souss Massa, les touristes allemands arrivent en tête avec 90 126 nuitées en novembre 2016, contre 52 772 en novembre 2015, soit une hausse de 70,78%. Le marché français arrive en 2ème position avec 51 066 nuitées en novembre 2016, contre 52 772 un an auparavant.
Les nationaux ont totalisé, quant à eux, 46 236 nuitées en novembre 2016, contre 44 960 en novembre 2015. Les nuitées enregistrées par les touristes russes ont continué sur leur trend haussier, passant de 837 nuitées en novembre 2015 à 7 279 en novembre dernier. enfin, le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois de novembre dernier s’est établi à 4,6 jours/touriste.

Exploitation du domaine public : La grogne des commerçants et des restaurateurs monte à Agadir

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 27/12/2016

Exploitation du domaine public : La grogne des commerçants et  des restaurateurs monte à Agadir

L’affaire a éclaté suite à l’adoption du conseil de la commune d’Agadir d’une nouvelle décision fiscale ainsi que le changement du cahier des charges régissant l’exploitation du domaine public appartenant à la mairie.

Le bras de fer autour de la nouvelle décision fiscale afférente à l’exploitation du domaine public de la commune adoptée par le conseil communal de la ville d’Agadir continue. Un sit-in a été organisé récemment par les commerçants du souk Al Ahad et les restaurateurs de la ville devant la commune. Les concernés prévoient d’autres mesures de contestation, notamment une grève générale au niveau du souk. L’affaire a éclaté suite à l’adoption du conseil de la commune d’Agadir d’une nouvelle décision fiscale ainsi que le changement du cahier des charges régissant l’exploitation du domaine public appartenant à la mairie. Au niveau du souk Al Ahad, ce sont 3.000 boutiques qui sont directement touchées par cette décision. Les commerçants du souk ne sont pas les seuls concernés. Sur la liste des exploitants figurent également les commerçants du complexe de Talbourjt, les restaurants situés sur la première ligne de la corniche au niveau de la ville ainsi que les kiosques de ville. Plusieurs points de discorde opposent les deux parties. Le premier étant l’absence de concertation dans l’adoption de ces nouvelles mesures. La Chambre de commerce, d’industrie et des services au niveau de la ville a également exprimé son mécontentement quant à l’absence d’une approche participative intégrant la CCISA comme représentant dans la prise de décision, et ce comme le stipule l’article 4 du statut interne de la CCISA. Même son de cloche de la part des commerçants qui assurent ne pas avoir été concertés ou invités à échanger avec le conseil communal avant l’adoption de cette nouvelle décision.

Les points de discorde

L’un des points de discorde opposant les parties est l’article 12 du cahier des charges relatif à l’acquisition du fonds de commerce. Ledit article interdit toute constitution et acquisition du fonds commercial. Notons que certains commerçants disposent déjà du fonds de commerce. Le deuxième point de désaccord est l’article 14 du même cahier des charges qui régit la cession et la passation. Dans ce cas de figure, l’exploitant est dans l’obligation de demander l’accord de la commune ainsi que le paiement d’une somme variant d’une zone à l’autre et selon la superficie. «Je ne comprends pas le pourquoi des 5.000 dirhams exigés. Nous avons construit et équipé nos commerces et la mairie a été payée 28.000 DH dans les années 90 lors de l’aménagement du souk Al Ahad. Et dernièrement, les magasins construits dans les années 60 ont été refaits et nous avons payé de nos propres fonds l’équivalent de 90.000 dirhams pour les démolir et reconstruire. La mairie n’a donné aucune aide dans ce sens», souligne à ALM l’un des commerçants, présent lors du sit-in. «Avant de parler des redevances, nous nous posons des questions sur ce que la mairie fait pour ce souk qui manque de parking. Où est la signalétique qui guide vers le souk dans toutes les zones de la ville ? Les vendeurs ambulants occupent les trottoirs, les rentrées du souk, des mosquées et le souk. Jusqu’à maintenant le projet de couverture de la toiture du souk n’est pas achevé. Nous avons présenté au nom des associations du souk plusieurs demandes d’entrevue sans jamais avoir de réponse ou de rencontre. Nous sommes 16 associations. Nous voulons également connaître les critères de passation de certains magasins et s’il y a manquement à la loi, les responsables doivent être jugés», signale-t-il. Notons, à titre d’exemple, que la somme exigée du cédant et de l’acquéreur dans les zones d’Anza-Tikiouine et Bensergao est de l’ordre de 1.000 DH pour le magasin et 5.000 DH par mètre carré. Au niveau du souk Al Ahad, elle est de l’ordre de 5.000 DH pour le magasin et 10.000 DH pour le mètre carré alors qu’elle est de l’ordre 10.000 dirhams pour les établissements de front de mer. Pour les kiosques commerciaux et de services, elle de l’ordre de 10.000 DH par kiosque. Par ailleurs, la durée d’exploitation de 9 ans reconduite est également refusée. Ajoutons à cela l’obligation de paiement d’une redevance locative qui était de trois mois et qui est passée à un mois.

Agadir à l’heure du Festival national du théâtre hassani

libe.ma – 28/12/2016

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La 3ème édition du Festival national du théâtre hassani (FNTH) se tiendra du 29 au 31 décembre courant à Agadir, à l’initiative de la troupe « Wafae Agadir du Théâtre ».
Cette manifestation vise à promouvoir le théâtre hassani à travers le rayonnement de la culture hassanie à l’échelle nationale en tant que composante de la culture et de l’identité marocaines, le 4ème art étant un mode expressif qui permet le développement de visions artistiques et partant rapproche le spectateur de cette culture, indique un communiqué des organisateurs.
Ce festival ambitionne également de contribuer au développement de la pratique théâtrale professionnelle dans les régions du Sud du Royaume et de mettre en valeur les atouts et particularités du théâtre hassani, tout en renforçant les liens entre les artistes et comédiens de différents bords, ajoute la même source.
Parallèlement aux représentations théâtrales qui seront données dans la salle « Ibrahim Radi », le programme de cette édition prévoit d’autres manifestations notamment des rencontres, des ateliers de formation et des soirées musicales et poétiques.
La présidence du jury, devant départager les pièces théâtrales en lice, a été confiée cette année au dramaturge Houcine Chaâbi.
Cette édition rendra un hommage à l’artiste et directeur du Festival de Dakhla du théâtre hassani Tawfiq Charaf Eddine et au dramaturge Houcine Chaâbi. Cette édition est organisée en collaboration avec le ministère de la Culture, la commune urbaine d’Agadir, le Conseil régional du tourisme d’Agadir-Souss Massa, l’Association Souss-Massa pour le développement et la culture, le Conseil national des droits de l’Homme et la wilaya de la région de Souss-Massa.

COMMUNE D’AGADIR : EL MALOUKI DRESSE SON BILAN

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/12/2016

Salah El Malouki, Président du conseil communal


Plus d’une année après son élection, à la tête de la Commune d’Agadir, Salah El Malouki, président du conseil communal, revient sur les différents dossiers qui suscitent l’intérêt des Gadiris : Plan d’action communal, situation délabrée de la ville, retards de certains projets, nouvel arrêté fiscal, polémique autour de la gratuité du linceul mortuaire… 

Les Inspirations ÉCO : Après plus d’une année à la tête de la commune, comment évaluez-vous votre bilan ?   
Salah El Malouki : En toute objectivité, j’estime que le bilan est satisfaisant dans la mesure où nous avons travaillé sur le volet communication surtout avec la presse. Nous avons également élaboré un programme d’accueil pour recevoir les habitants afin de traiter leurs doléances, sans oublier notre politique d’ouverture vis-à-vis des associations et investisseurs afin de montrer notre volonté politique de travailler pour le bien de la ville. S’agissant de l’équipement, nous avons réalisé l’aménagement des quartiers El Houda, Al Wifak, Assaka et Zitoune qui vivaient une situation inappropriée. S’agissant de l’urbanisme, nous avions facilité et résolu plusieurs questions, notamment le permis d’habiter avec le certificat octroyé par l’architecte en plus des réalisations sur les plans social, sportif et culturel. Néanmoins, le plus important pour nous est la mise en application du Plan d’action communal (PAC).

Justement où en est ce PAC ?
Aujourd’hui, ce plan voté, en premier lieu, à l’échelon national par la commune est au sein de la wilaya pour approbation. C’est un plan établi sur la base des moyens propres de la commune. Son montage financier est d’environ 2 MMDH avec des projets bénéfiques pour la ville dont la réhabilitation des voiries qui nécessitera 460 MDH durant les 6 prochaines années. En effet, le réseau de l’ancienne Agadir, construit par le Haut-commissariat, est complètement dégradé. Et afin d’améliorer l’attractivité de la ville, nous avons aussi visé la mise à niveau des espaces verts, l’éclairage public et d’autres volets dans le cadre de ce PAC.

Est-ce que le financement a été bouclé et quels sont les autres axes ?
Le montage financer du PAC est basé sur 4 volets, notamment les excédents budgétaires, la situation financière de la ville en plus de l’amélioration des recettes et la demande d’une ligne de crédit, votée lors de la dernière session pour le financement de ce plan. En ce qui concerne les axes, ledit plan s’articule autour de 6 volets. Le 1er porte sur le renforcement de la vocation d’Agadir en tant que ville touristique et capitale de la région. C’est pourquoi, il faut améliorer l’attractivité de la ville et lui conférer le redécollage économique qu’elle mérite, notamment à travers l’aménagement urbain (voiries, espaces verts et éclairages publics). S’agissant du 2e axe, il vise les projets de proximité dans les quartiers de la ville. Les autres axes portent sur la gouvernance en plus de l’amélioration des services municipaux et l’environnement.

Les citoyens disent qu’Agadir est délabrée. Quels sont les facteurs qui empêchent la commune de passer à l’action à court terme ?
À maintes reprises, j’ai annoncé que l’engagement objectif qui lie le Conseil communal d’Agadir aux citoyens est le plan d’action communal. Ce dernier est voté et approuvé par le conseil communal. Si les choses vont bien, Agadir connaîtra un changement dans les 10 prochains mois, soit sur le plan des voiries, de l’éclairage public ou des espaces verts (des marchés ont été déjà octroyés pour Jamal Addora et Ibn Zaydoun). Je pense qu’il s’agit d’une question de temps car malheureusement le centre-ville d’Agadir a été «délaissé» au détriment d’autres zones.

Le statut de la SDL Grand Agadir transports et déplacements a été approuvé, il y a plus d’une année par la commune et le Conseil régional. Pourquoi ce retard ?
Le ministère de l’Intérieur a rejeté le statut portant création de la SDL puisqu’on a intégré la Wilaya de la région Souss-Massa en tant que partenaire. Ce qui est interdit du point de vue légal. Actuellement, nous comptons, une nouvelle fois, approuver lors des prochaines sessions le statut de cette SDL consacrée à la mise en œuvre des projets inscrits dans le Plan des déplacements urbains (PDU) du Grand Agadir par le groupement des communes du Grand Agadir et le Conseil régional Souss-Massa.

Et pour le bus à haut niveau de services ?
Nous attendons toujours le financement du ministère de l’Intérieur à travers le Fonds d’accompagnement des réformes du transport urbain (FART). Ce fonds a déjà appuyé des projets de transport à Marrakech et Casablanca. Nous attendons le tour d’Agadir, mais sans ce financement, le projet de bus à haut niveau de services, notamment la première ligne, ne sera pas réalisé à Agadir.

La gestion des parkings connaît une anarchie. Pour pallier à cette situation, est-ce que la commune pense toujours à la création d’une SDL parkings ?
Nous sommes conscients de cette problématique. Notre volonté est de chercher des opérateurs privés pour gérer cette activité, en l’occurrence la mise en place de parkings souterrains dont le coût reste élevé. Aujourd’hui, on compte négocier avec des privés pour dépasser ce désordre, à six mois de la période estivale.

Vous aviez lancé l’aménagement de la place Bijaouane sous forme de parking. Ne pensez-vous pas qu’il fallait réaliser un parking souterrain et valoriser ce foncier situé en front de mer ?
Nous partageons cet avis, mais à condition de trouver un opérateur privé qui se chargera de la réalisation de ce projet. C’est un parking qui n’est pas éternel et on peut toujours le modifier.

La commune a approuvé l’arrêté fiscal régissant l’espace communal public. Pourquoi le conseil ne s’est pas concerté avec la Chambre de commerce et les professionnels ?
La concertation a été bien faite avec les commerçants de Souk El Had, mais à mon avis, ce n’est pas une question de concertation, mais une situation de rente. Les commerçants ont loué leurs boutiques et ils cherchent à vendre ces biens publics communaux, mais malheureusement, ils ne veulent pas participer à l’amélioration de la situation de la ville. L’arrêté fiscal a apporté d’autres avantages pour les professionnels et il ne concerne pas seulement Souk El Had mais d’autres espaces de la ville. Notre objectif est d’améliorer les recettes de la commune. En effet, parmi les volets de financement du PAC figure l’amélioration des recettes de la commune. Je pense également que la déclaration de la Chambre de commence, d’industrie et des services de la région Souss-Massa a été prise sur la base d’une mauvaise compréhension de l’arrêté fiscal et des objectifs du cahier des charges.

Mais les deux décisions (arrêté fiscal et cahier des charges) ne touchent pas seulement les commerçants, mais aussi les restaurateurs et les bazaristes touchés par la crise du tourisme ?
Effectivement. Je pense qu’il y a des rectifications à faire surtout pour les activités installées au niveau de la zone touristique et balnéaire. Contrairement aux commerçants de Souk El Had, ces deux activités connaissent une crise liée essentiellement au tourisme. À titre d’exemple, on ne peut pas imposer 10.000 DH par m2 à un établissement constitué d’une salle de sport et d’un café étalés sur 1.300 m2. D’où la nécessité d’apporter prochainement des corrections à l’arrêté, mais pour le reste, les mesures ont été prises en toute objectivité pour l’avenir de la ville.

La commune a annoncé la gratuité du linceul. Est-ce que ce sujet méritait un avis et si vous aviez constaté des dépassements, pourquoi vous n’aviez pas ouvert d’enquête  ?
Il y a eu des rumeurs qui circulaient au sujet de la vente du linceul mortuaire, censé être gratuit. C’est pourquoi nous avions fait cette annonce pour informer les catégories concernées. Malheureusement, cette annonce a été instrumentalisée pour des fins politiques et je pense que c’est un sujet qui n’est pas important. Quand on croit à la démocratie, il faut croire à l’alternance. L’essentiel pour notre équipe est d’échanger autour du PAC qui devrait améliorer l’attractivité de la ville.

Mais justement, quel est votre rôle en termes de communication autour du PAC ?
Nous attendons toujours l’approbation du PAC. Une fois validé, les grandes lignes seront communiquées aux citoyens pour une meilleure implication.

L’année dernière, la commune a invité les pèlerins à une fête d’accueil, via son réseau de panneaux publicitaires. Ne pensez-vous pas que vous instrumentalisez la religion pour des fins politiques ?
La commune est une institution civile qui répond aux besoins et attentes des citoyens. Elle travaille également dans le cadre de la loi mise en vigueur et de la charte communale. Cependant, la religion est une question qui concerne tous les Marocains.

Comment comptez-vous répondre à la situation des migrants subsahariens et syriens ?
Il faut un accompagnement social à ces personnes. Toujours est-il que la commune n’a pas encore réalisé des actions concrètes pour trouver des solutions à ces migrants. Au-delà des déclarations, le devoir de la municipalité est d’aider ces refugiés, mais dans le cadre de la loi qui encadre l’action communale, il ne figure aucune clause qui stipule de porter un appui à ces migrants.

Où en sont les projets du jardin botanique et d’Agadir Land ?
Compte tenu de la zone où le projet du parc d’attraction et de loisirs «Agadir Land» est implanté, nous avons demandé au promoteur de réaliser une étude sismique. Le conseil soutient ce projet qui portera une valeur ajoutée à la destination. Pour le jardin botanique, le projet avance, mais nous avons trouvé d’anciens titres fonciers, liés au site où le projet sera réalisé, d’où la nécessité de régulariser sa situation avant le démarrage du projet.
 
À chaque fois, le conseil évoque la question des investissements publics. Qu’avez-vous fait pour décrocher ce financement ?
On n’a pas arrêté de taper aux portes de l’Intérieur, surtout pour le bus à haut niveau de services. De plus, nous avons mené des discussions à haut niveau pour que la ville d’Agadir bénéficie de ces fonds. La réponse était d’attendre et patienter, mais le décollage de la ville d’Agadir ne peut pas être garanti sans cet investissement.

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