Agadir : Expo-choc sur l’état de la planète

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 29/12/2016

  • 30 images puissantes signées par le photographe allemand Hans Silvester
  • Pour ce fervent militant écologiste, l’appareil photo est une arme de persuasion
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L’exposition «Le Mur de la réflexion» de Hans Silvester se poursuit jusqu’au 31 janvier 2017 à Crocoparc. De par leurs forces, les 30 clichés grand format saisissent, interpellent et donnent à réfléchir sur le devenir de la planète malmenée (Ph. F.N)

Des glaciers qui fondent en Alaska, des élevages super intensifs au Brésil, le niveau des mers qui monte dangereusement en Allemagne, de la pollution, de la sécheresse… Ce sont quelques-unes des scènes représentées par les clichés grand format exposés jusqu’au 31 janvier 2017 à Crocoparc Agadir. Signés par le photographe allemand Hans Silvester, les 30 images choc interpellent, saisissent. Elles donnent à réfléchir. En effet, l’exposition, intitulée  «le Mur de la réflexion», déclenche une réelle prise de conscience chez les visiteurs. «Ces photos sont plus que de simples images, elles constituent un reportage visant à sensibiliser l’opinion publique sur l’état de notre planète», explique Hans Silvester. Véritable militant écologiste attentif à la préservation de la planète, le photographe utilise son appareil photo comme une arme de persuasion. Alaska, Brésil, Amérique du Sud, Allemagne… les photos de Silvester, prises aux quatre coins du monde, traitent d’environnement et de réchauffement climatique. Elles s’offrent au regard avec force et amènent un questionnement sur le devenir de la planète, sur les désastres causés… C’est ainsi que les visiteurs, petits, grands, professionnels, néophytes… se retrouvent impliqués dans la réflexion.
Grand photographe et militant pour l’écologie, Hans Silvester a connu le succès grâce à un reportage en noir et blanc qu’il a fait sur la Camargue dans les années soixante. S’en suit une longue série de reportages à travers le monde. Chaque voyage donnant lieu à un livre ou à une publication, le plus souvent dans les magazines Géo. Dans les années 80, l’artiste s’attache à défendre l’environnement et publie des reportages consacrés aux parcs naturels d’Europe, dénonce les ravages de la déforestation en Amazonie, réalise un long reportage sur la rivière Calavon sous le titre «La Rivière assassinée». Et enfin, il s’intéresse à l’exploitation de la forêt en Amérique du Nord. Ses photos ont été exposées dans les plus grandes galeries du monde Tokyo, New York, Sao Paolo…

L’exposition devait se terminer le 31 décembre mais elle a été prolongée et se tiendra jusqu’au 31 janvier.
(A aller voir ! pour ceux qui ne l’ont pas encore fait !)

 

Agadir cherche à intégrer ses migrants

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 28/12/2016

  • Facilitation de la procédure de régularisation, une nécessité
  • Encadrement pour la création de projets générateurs de revenus
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Pour que les migrants subsahariens puissent accéder à une vie digne et à une intégration dans la société marocaine, il est urgent de procéder à la simplification des procédures de régularisation administrative et légale de ces immigrés (Ph. CSDC – Les visages ont été modifiés)

A l’instar des autres villes du pays, Agadir a son lot de migrants. Pour la plupart, ils sont issus des pays d’Afrique subsaharienne. Etant en situation irrégulière, ces exilés ne peuvent aspirer à trouver des emplois, et se retrouvent donc à faire la manche pour subsister. C’est dans ce contexte qu’un forum international de l’immigration et de la jeunesse a été récemment organisé à Agadir par le Centre social de développement et de la coopération (CSDC). Et ce, en partenariat avec le ministère des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration.
«Pour une meilleure intégration socioéconomique et culturelle des immigrés et exilés au Maroc» est le thème retenu pour cette première édition du forum qui a connu une forte présence dont une cinquantaine d’immigrés issus de différents pays d’Afrique subsaharienne. C’est ainsi que, durant quatre jours, conférences, ateliers et débats ont porté sur les enjeux de la migration, de la situation des migrants et des demandeurs d’asile. Mais également sur les perspectives sociales, économiques et culturelles que leur permettra la politique d’intégration mise en place par le Maroc. Parmi les recommandations retenues afin d’améliorer la vie des subsahariens pour qu’ils puissent accéder à une vie digne et à une intégration dans la société marocaine, la nécessité de simplifier les procédures de régularisation administrative et légale. Il est de même question d’œuvrer pour le respect de la parité, de lutter contre la discrimination et l’exploitation de ces classes vulnérables. Par rapport au volet socioprofessionnel, la mise en place de programmes d’encadrement pour la création de PME. «L’optique est de renforcer les capacités des immigrés dans le domaine de création d’entreprises et d’accompagner les porteurs de projets en leur prodiguant assistance, formation et conseil», explique Fadwa L’Hadi, directrice du Forum international de l’immigration et de la jeunesse. Dans ce sens, le CSDC est en train de travailler sur la possibilité de mise en place de partenariats avec, entre autres, l’Anapec, l’OFPPT… Bien sûr, le suivi des projets dès la conception à la réalisation est nécessaire afin de garantir la viabilité des entreprises créées et leur intégration dans le marché de l’emploi.
Pour rappel, la première édition du Forum international de l’immigration et de la jeunesse a été organisée à l’occasion de la journée mondiale de l’immigration qui coïncide cette année avec le lancement de la deuxième phase de l’opération de régularisation de la situation des immigrés en situation irrégulière au Maroc.

Taroudant : la communauté juive célèbre le moussem du saint David Ben Baroukh

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MAP – atlasinfo.ma – 29/12/2016

La communauté juive du Maroc a organisé, jeudi à Aghzouba Hammou, dans la commune de Tinzirt (Province de Taroudant), le moussem religieux du Ribi David Ben Baroukh.

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Les membres de la communauté juive marocaine, venus de différentes villes du Royaume et de l’étranger, affluent chaque année au mausolée de ce saint juif pour célébrer sa hiloula.

Ce moussen fait partie des principales manifestations religieuses de la communauté juive marocaine. Outre le rituel, il est marqué par une collecte de dons destinés aux serviteurs et à l’entretien des lieux.

Au cours de la cérémonie, qui s’est déroulée en présence du wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Zineb El Adaoui, le gouverneur de la province de Taroudant, Lahoucine Amzal, le président du Conseil régional de Souss-Massa, Brahim Hafidi, et de plusieurs personnalités civiles et militaires, l’assistance a récité des chants religieux et élevé des prières pour le repos de l’âme de feu Mohammed V et de feu Hassan II, implorant Dieu de combler de ses bienfaits le Roi Mohammed VI et l’ensemble des membres de la famille royale.

Les membres de la communauté juive de la région ont exprimé, à cette occasion, leur attachement indéfectible à leur marocanité et au Trône Alaouite.