Climat des affaires / Grand Agadir : Pour une meilleure attractivité

par Majda Saber – aujourdhui.ma – 03/01/2017

Climat des affaires / Grand Agadir : Pour une meilleure attractivité

Quelles difficultés bloquent aujourd’hui, les investissements au niveau de la région et au Grand Agadir ?
L’attractivité jadis assurée est loin d’être d’actualité.

Si quelques projets de pôles d’animation, de cliniques privées, salle de congrès et installation de nouveaux établissements hôteliers sont en phase d’étude ou de travaux, la donne est loin d’être satisfaisante. Une nouvelle réunion, regroupant les différentes structures et directions de la ville et de la région et le wali Zineb El Adaoui, a été récemment à l’ordre du jour pour étudier ce dossier épineux. En 2008, la région du Souss-Massa a été élue première par le rapport «Doing Business Maroc». Ce rapport s’est basé sur l’étude des réglementations qui favorisent l’activité économique et celles qui la limitent.

 Les réglementations affectant 4 étapes de la vie d’une entreprise ont été évaluées comme suit : création d’entreprise, octroi de licences, transfert de propriété et exécution des contrats. La ville d’Agadir a été première en matière de règlement de litige commercial et où le processus prend en tout 303 jours, plus rapide, estimait-on, qu’à Paris ou Istanbul. Depuis, plusieurs mesures de simplification et d’accélération de l’étude des dossiers d’investissement ont été adoptées. Les réunions se sont multipliées et les commissions aussi. Cependant, l’attractivité ne semble pas avoir gagné des points. Le problème principal étant l’absence d’une vision d’ensemble et d’une feuille de route retraçant les piliers et stratégies de la région dans les secteurs clefs de développement et de positionnement dans le futur ainsi que le problème du stress hydrique, selon Zineb El Adaoui. Notons dans ce sens que plusieurs pas sont initiés, notamment l’élaboration d’un plan de développement régional du Souss-Massa par le cabinet d’études McKinsey & Company fin juillet. Ledit cabinet devrait mettre en place une vision stratégique étalée sur une vingtaine d’années et un plan de développement qui s’étalera sur les six ans à venir. Une feuille de route cruciale pour les investisseurs.

Foncier et procédures
Si plusieurs procédures ont été allégées et revues afin d’assurer une rapidité dans le traitement des dossiers, l’objectif escompté est loin d’être assuré. Dans ce sens, parmi les recommandations émises nous notons la mise en place d’une date limite de regroupement des documents nécessaires à l’élaboration du dossier d’investissement par l’investisseur. Du côté des directions concernées, la même recommandation est formulée. Une date limite devrait être adoptée pour chaque intervenant pour assurer une accélération de traitement. Notons la multiplicité des intervenants. L’absence de désignation d’une date limite de réunion de la commission de l’expertise est également demandée. L’un des problèmes soulevés par la direction des terrains propriété de l’Etat dans le cadre de l’appui aux investissements est celui lié à la réadaptation du projet initial face aux difficultés financières et commerciales que rencontre l’investisseur ainsi que le rallongement de la durée d’exécution du projet.

Parmi les recommandations suggérées dans ce cadre, nous soulignons l’importance de l’adoption de session de réunion avec la direction des domaines de l’Etat et la commission d’investissement tout en assurant le non changement de l’identité première du porteur de projet (personnes physiques et sociétés). Notons dans ce cadre que l’un des problèmes rencontrés est le changement de l’identité du porteur du projet avant l’élaboration de l’acquisition du domaine.

Ainsi, les porteurs de projets ont la possibilité de changer à hauteur de 49% du capital. Toujours au niveau du foncier, les intervenants ont souligné l’obligation de mettre en place un document actualisé des terrains libres pour l’investissement. Notons que les terrains de l’Etat se divisent en zones non titrées, des terrains en instance judiciaire, des zones non prêtes, des terrains non libres, et des terrains libres. Ces dernières zones sont les seules qui peuvent être mises au profit de l’appui à l’investissement. Rappelons à ce niveau que 15.000 hectares sont titrés, 8.000 en phase et plus de 6.000 non titrés. Le tourisme vient en première position comme domaine ayant profité de cet appui. Parmi les recommandations émises soulignons également la mise en place d’un portail d’accueil des doléances et critiques des investisseurs ainsi que la demande de l’unification des documents demandés et l’édition d’un livret dans ce sens.

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Auteur : Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.

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