Les petits agriculteurs marocains, main dans la main pour dénoncer la « Hogra ».

par Habiba El Mazouni – agrimaroc.ma – 03/02/2017

Sous le slogan : « Stop à l’exploitation et à la « Hogra » », les petits agriculteurs crient leur mécontentement face à un mode de vie désastreux et inéquitable.

Hogra définit le dédain, le mépris, l’oppression, l’injustice ou l’excès de pouvoir dont les autorités font preuve en toute impunité à l’égard de la population qu’elles gouvernent.

Une conférence, organisée par la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA) et l’Union marocaine du travail (UMT), s’est tenue aujourd’hui dans les locaux du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) à Rabat. Egalité entre SMIG et SMAG, dialogue avec les responsables, respect sans distinction du code de travail marocain… sont les principales revendications égrenées tout au long de la conférence.

habiba el mazouniLa conférence de la FNSA et l’UMT met l’accent sur la nécessité impérieuse d’améliorer la situation sociale des petits agriculteurs et de reconnaître leurs droits. Ainsi, tout ce qui peut conduire à l’amélioration des conditions matérielles, morales et professionnelles des petits agriculteurs revêt une importance capitale et constitue le cœur du sujet de ladite conférence.

Plusieurs manifestations ont eu lieu à la fois dans le Nord et le Sud du Maroc, en l’occurrence de Berkane, Sidi Kacem… D’autres manifestations sont prévues à la région Souss-Massa, pour finir par une manifestation nationale le 15 Février 2017 au sein de la capitale Rabat. « Il y a une inégalité voire une discrimination en ce qui concerne le salaire et la charge de travail. Pourtant, nous ne pouvons offrir moins d’avantages à des citoyens dont les conditions de travail sont toujours plus dures », proclame haut et fort le secrétaire général de la FNSA, Said Khair Allah. Il renchérit en disant que l’unification du Smig et du Smag entant que l’une des mesures de l’accord du 26 avril 2011, est restée, malheureusement, lettre morte.

Un cahier revendicatif, élaboré par la FNSA, a été adressé au chef du gouvernement, au ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, ainsi qu’au ministre de l’emploi et des affaires sociales dont le contenu oblige, particulièrement, les patrons à respecter les clauses du code de travail, à cesser les fermetures illégales et inattendues et à appliquer exhaustivement le code de travail.

Plutôt que de qualifier l’agriculture comme un secteur dynamique qui fournit des opportunités de travail pour les populations les plus vulnérables (l’objectif principal du pilier II du Plan Maroc Vert était d’ailleurs d’améliorer la situation sociale des petits agriculteurs, tout en combattant la précarité, la pauvreté et la marginalisation en milieu rural), le travail des petits agriculteurs est perçu comme un lieu d’exploitation où l’application de la législation de l’emploi est quasiment absente. Les petits agriculteurs, représentant une grande partie de la population marocaine, se sentent ainsi victimes d’un code de travail qui ne protège pratiquement pas leurs droits ; « Non à l’exploitation des paysans », « nous demandons une augmentation des salaires » ou encore « We are poor because of you » sont les slogans qui résument bien ce qu’ils ressentent.

L’agriculture au Maroc a été toujours le point névralgique et le secteur stratégique fondamental au développement socio-économique du pays. Mais, que disons-nous des petits agriculteurs ?!

STATION CAP GHIR : L’ONEE ANNULE L’Appel d’Offres DES OUVRAGES D’ADDUCTION

par Yassine Saber – leseco.ma – 02/02/2017

Il a fallu attendre près de deux ans pour l’annulation de l’appel d’offres international n°08/DAM/ET /2015 ayant pour objet le renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville d’Agadir par dessalement d’eau de mer. En effet, c’est en vertu d’une décision d’annulation, signée en janvier dernier par le directeur général de l’ONEE, que cet appel d’offres a été annulé après son report à maintes reprises par la Direction des approvisionnements et marchés de l’ONEE-Branche eau.

En effet, les travaux prévus dans le cadre de cet appel d’offres et dont l’ouverture des plis a été programmée, début février 2017, concernent la réalisation des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable du Grand Agadir à partir de la station de dessalement de Cap Ghir et de la station de traitement Tamri. Mais au-delà de la simple annulation de cet appel d’offres, les deux projets de dessalement de l’eau de mer destinés au niveau de la région Souss-Massa pour l’irrigation agricole et l’eau potable seront intégrés dans une seule unité installée dans la province de Chtouka-Aït Baha. C’est pourquoi l’appel d’offres a été annulé alors que les études devront tenir compte de ce changement de site.

Selon l’ONEE, cette unité produira de l’eau potable pour couvrir les besoins de la population du Grand Agadir, mais aussi l’eau pour l’irrigation agricole à Chtouka-Aït Baha. Aujourd’hui, le site côtier choisi est situé sur la limite sud du Parc national du Souss-Massa. Il utilisera la technologie de l’osmose inverse à double passe. Il projette de répondre à un besoin annuel de 58 millions de m3 d´eau dessalée (167.000 m3/j). Le lancement de la réalisation physique est prévu au cours de cette année alors que l’achèvement des travaux est attendu vers fin 2019.

Agadir Land : c’est fini ?

Message transmis par un ami de confiance :

agadirlandMaintenant les choses sont clarifiées par la décision prise par la Commission des Grands Projets : rejet du projet en zone non ædificandi.
Cette décision souveraine de la Commission semble en l’état difficile à contester.

Quand aux investissements déjà engagés, le promoteur dispose d’un recours pour les pertes subies sous réserve d’un montage sans faille .