CRT Agadir : Note de conjoncture du mois de janvier et du début de la saison d’hiver 2016- -2017

CRTLa reprise se confirme après trois mois de forte progression,

Evolution des arrivées & Nuitées à Agadir durant l’Hiver 2015/2016/2017

Arrivées Novembre Décembre Janvier TOTAL
Année 2015 61 659 56 888 56 632 175 179
Année 2016 69 345 69 943 62 007 201 295
Ecart 7 686 13 055 5 375 26 116
VAR 15/16 12,47 22,95 9,49 14,91

 

Nuitées Novembre Décembre Janvier TOTAL
Année 2015 277 520 242 273 265 302 785 095
Année 2016 321 942 302 940 323 505 948 387
Ecart 44 422 60 667 58 203 163 292
VAR 15/16 16,01 25,04 21,94 20,80

Au cours du mois de janvier 2017 le secteur touristique à Agadir a enregistré une excellente augmentation avec + 9,49% d’arrivées et +21,94% de nuitées.

Le nombre de touristes est passé de 56 632 en 2016 à 62 007 en 2017, soit 5375 arrivées additionnelles. En corrélation les nuitées sont passées de
265 302 en 2016 à 323 505 en 2017, soit un gain de 58 203.

Cette hausse s’explique par l’augmentation des principaux marchés émetteurs, menés par le marché allemand. Il confirme sa reprise avec une augmentation de 124,6% , soit 6074 visiteurs supplémentaires et 100 % des nuitées.

Il est suivi par les marchés: français avec 21,63% et presque 30 % des nuitées, anglais 25,55%  et 15 % des nuitées, et russe avec un taux d’accroissement de 214%.

D’autres marchés ont enregistré des augmentations moins importantes tels que les marchés scandinave, belge, hollandais et italien.

Pendant ce mois de janvier, la durée moyenne de séjour a enregistré une augmentation en passant de 4,68 en 2016 à 5,22 en 2017.

Le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir a également enregistré une augmentation en passant de 40,51% en 2016 à 46,18% en 2017.

Selon les prévisions du CRT basées sur la capacité de sièges aériens mise en place au titre de la saison d’hiver 2016-2017, l’ensemble des principaux marchés émetteurs traditionnels enregistrera de fortes progressions comparativement à l’hiver 2015-2016, et en particulier le marché allemand  avec environ 35%.

Comparativement à l’hiver 2015-2016, la saison d’hiver 2016-2017, qui prend fin en avril, affichera une augmentation à deux chiffres.

Depuis novembre, premier mois de la saison d’hiver,  les principaux marchés enregistrent des augmentations importantes : novembre : 12,5% en arrivées et 16% en nuitées, décembre 23 % en arrivées et 25 % en nuitées et enfin janvier 9,5 % en arrivées et 22% en nuitées.

Ainsi, on constate que la saison d’hiver 2016 -2017 s’annonce prometteuse.

 

D’ores et déjà de fortes augmentations seront comptabilisées jusqu’au mois d’août 2017 selon nos prévisions si aucun événement majeur à l’échelle internationale ne vient perturber cette évolution.

Triomphe de la diplomatie Royale : Le Maroc, 54ème membre légitime de l’Union Africaine

par Ahmed NAJI – lopinion.ma – 31/01/2017

Lundi 30 janvier, par l’écrasante majorité de 39 voix sur 54, le Maroc a marqué son retour au sein de l’Union Africaine (UA), un moment historique qui marque un tournant majeur dans la destinée de l’Organisation panafricaine.

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Cette éclatante victoire a été arrachée au terme d’une rude bataille diplomatique et grâce à l’engagement personnel de SM le Roi Mohammed VI, les adversaires du Royaume n’ayant épargné aucune manœuvre dilatoire pour tenter jusqu’au dernier instant de retarder, faute de pouvoir saboter, son admission à l’UA.
Le Maroc sait maintenant pouvoir compter 39 pays alliés et amis au sein de l’UA, qui ont refusé de céder aux pressions des pays de l’axe Prétoria-Alger, et avec lesquels il sera désormais possible de briser la coquille idéologique ossifiée dans laquelle l’UA a été trop longtemps enfermée, pour sortir au monde actuel, en profonde transformation géopolitique, et y marquer fortement sa présence autrement qu’en suscitant la pitié, à travers la médiatisation de ses crises et difficultés qui n’en finissent jamais. Une UA renforcée par l’adhésion du Maroc qui n’en a pas moins besoin de gagner en crédibilité en commençant par nettoyer les écuries d’Augias.
Il y a des bizarreries fonctionnelles de l’UA qu’elle se doit bien d’éliminer afin de réhabiliter son image aussi bien sur la scène internationale qu’auprès des peuples africains. Ainsi en est-il du bureau de conseiller juridique de l’UA, qui a récemment émis un avis défavorable à l’admission du Maroc dans l’Organisation panafricaine, alors même que le poste est vacant depuis que le Sud-Africain M. Vincent Nmehielle l’a quitté, début septembre dernier, pour devenir secrétaire général du Groupe de la Banque Africaine de Développement. Qui a donc élaboré et émis cet avis ? Si bureau de conseiller juridique de l’UA il y a, quel est donc son avis sur la présence d’un Etat non reconnu par les Nations Unies dans les rangs de l’Union Africaine ? Les deux tiers des membres de l’UA peuvent voter des amendements à apporter à son Acte constitutif, qui ne prévoit jusqu’à présent pas l’expulsion d’un parasite indésirable comme l’entité étatique fictive rasdienne, soit moins de voix qu’il n’en a fallu pour entériner le retour du Maroc à l’Organisation panafricaine.
Nouvelle orientation
Le hasard (ou la discrète diplomatie marocaine) faisant bien les choses, le retour du Maroc au sein de l’UA est accompagné par l’accession à la présidence de l’Organisation panafricaine du très sage et expérimenté président de la Guinée, M. Alpha Condé, qui a rappelé à l’Afrique du Sud, au cours de cet historique 28ème sommet d’Addis Abeba, que la majorité a toujours raison dans tout système démocratique qui se respecte. La commission de l’UA pourra également enfin sortir de l’état d’impuissance manifeste dans lequel l’avait plongé la Sud-Africaine Mme Dlamini-Zuma, plus préoccupée par sa carrière politique dans son pays et porter nuisance au Maroc qu’à remplir les fonctions pour lesquelles elle avait été élue. Elle a été remplacée par le Tchadien M. Moussa Faki Mahamat, auparavant chef de la diplomatie de son pays et très sensible au grave sujet de la lutte contre le terrorisme. Même s’il n’a pas tellement suscité l’intérêt des médias, le plan de réforme de l’UA présenté par le président rwandais, M. Paul Kagamé, est d’une grande importance pour remettre l’Organisation panafricaine sur la voie de l’efficacité et du succès, après les années gâchées de grandiloquents mais non moins inutiles verbiages. Conscients des défis auxquels est confronté le continent, une majorité de pays africains ont donc exprimé leur choix pour une nouvelle orientation dans la destinée de l’UA.
Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, autant par les oppositions et débats qu’il a suscité que le potentiel de volontarisme agissant qu’il ne va pas manquer d’insuffler aux rouages de l’organisme panafricain, est symbolique d’une nouvelle ère. Fini le temps où l’Afrique se complaisait dans ses lamentations. Pleurer les méfaits du colonialisme ne les effacera pas pour autant et attendre que d’autres prennent soin de l’Afrique est aussi vain que révoltant, puisque triste aveu d’incapacité à se prendre soi-même en charge. Nous, Africains, avons les moyens de marquer l’évolution du monde de notre empreinte. Le continent est riche de terres arables encore inexploitées et de phosphates pour fabriquer des engrais et ainsi participer à nourrir les milliards d’êtres humains qui peuplent la Terre. L’Afrique n’est, non plus, en manque ni de réserves d’énergies fossiles et renouvelables ni de minerais. Des cadres bien formés et une main d’œuvre abondante, tous les ingrédients sont là pour stimuler développement industriel et technologique d’un continent jeune et somptueusement doté de ressources naturelles qui représente désormais l’avenir de l’ensemble de l’humanité.

Leadership éclairé
Ce qui manque à l’Afrique pour se dresser de toute sa puissance endormie ? Le leadership éclairé. L’exercer avec sagesse et perspicacité c’est s’assurer de s’appuyer sur une jeunesse africaine affamée de réussite et prête à suivre la voie tracée qui y mène, pleinement conscient que celle-ci est faite de sueur et de sacrifices, qu’elle est au goût de l’effort raisonné et de la satisfaction mesurée.
Il reste, bien entendu, à déterminer la nature du leadership africain. Avec le passif historique qu’est celui de l’Union Africaine et les leçons qu’il est aisé d’en tirer, ce leadership ne doit surtout pas être vicié par l’arrogance de quelques puissances régionales qui croient savoir ce qui est bon pour les peuples d’Afrique mieux que ces derniers, alors qu’ils n’arrivent même pas à répondre aux attentes de leurs propres peuples. En ces temps nouveaux dominés par la puissance des réseaux, le Maroc croit fort en la réflexion et l’action en essaim de pays africains souverains, de manière à pouvoir venir réellement à bout de la quantité de problèmes différenciés que traînent les pays du continent, dans le respect des spécificités et choix de chacun.
Le contexte mondial est au changement profond des paradigmes géostratégiques, avec des Etats-Unis qui veulent s’occuper en priorité de leurs propres problèmes et arrêter de jouer le rôle épuisant de gendarme du monde, une Europe économiquement et socialement essoufflée, dont les peuples sont de plus en plus sensibles aux chants de sirènes du nationalisme le plus étroit, une Russie sur le grand retour en tant que puissance internationale, une Inde qui prend conscience de son poids géoéconomique et une Chine qui étend sa « soft power » le long de la route de la soie en devenir. Plus globalement, les clivages politiques gauche-droite ont de moins en moins cours, laissant place à ceux entre mondialistes et souverainistes.

L’apport du Maroc
Il fut un temps où les idéaux révolutionnaires progressistes ont, à juste cause, fleuri en Afrique, quand il fallait lutter contre le colonialisme et ses suppôts, mais, confrontés à la réalité de l’exercice du pouvoir, les tenants de cette idéologie se sont révélés non seulement incapables de mettre leurs pays sur le chemin du développement, mais, pire, se croyant porteurs de LA vérité, ils ont majoritairement affiché une fâcheuse tendance à la tyrannie.
Le Maroc n’a nulle leçon à donner à qui que ce soit, ayant lui-même cherché à trouver sa propre voie, adoptant la démocratie et le libéralisme comme principes, en partant de l’attachement profond des Marocains à l’idéal de liberté, seul cadre propice à l’épanouissement de tout un chacun. Le Maroc ne retourne, cependant, pas à l’UA les mains vides, il a un projet à proposer, celui de la coopération multipartite et multiforme – politique, économique, scientifique, sécuritaire, culturelle et religieuse – en fonction des besoins de chaque pays africain et au profit de tous les peuples du continent, ainsi qu’une ambition à partager, celle de ne plus geindre en quémandeurs auprès des partenaires extérieurs, de se repositionner en porteurs d’opportunités de gains équitablement partagés qui négocient à pied d’égalité avec ces derniers.
L’Afrique, complétée du Maroc et débarrassée de ses scories idéologiques, est apte à prétendre à un statut nouveau à l’échelle planétaire, avec des partenariats à nouer avec l’Inde et la Chine sur son versant pacifique et l’Amérique latine sur son versant atlantique, dans une inversion de la carte géopolitique mondiale où la coopération horizontale Sud-Sud serait bien plus qu’une solution de rechange à la relation verticale Nord-Sud déséquilibrée qui a prévalu jusqu’à présent.

Agadir Ida Outanane : Vague de solidarité avec les victimes du grand froid

Par Fatiha NAKHLI  – leconomiste.com – 03/02/2017

  • Distribution de dons dans les douars pour les familles touchées
  • L’action se poursuit dans d’autres zones montagneuses de la préfecture
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Douar Timrzine Tiqqi est l’une des localités dont la population a profité de l’opération de distribution des aides. Ce douar se distingue par sa beauté et son potentiel naturel saisissant. L’opération de distribution des dons aux familles touchées par la vague de froid fait suite aux visites de terrain effectuées par Zineb El Adaoui, wali de la région Souss Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane dans les douars reculés de la région (Ph. INDH)

Ambiance chaleureuse et festive lors de la distribution des dons dans les zones montagneuses de l’arrière-pays d’Agadir suite à la vague de froid qui frappe la région ces jours-ci. Les douars Tamellalt, Tamrstine, Agadir Idaouswar, Imi Igherz, Tiqqi, Tighoula, Tighroutane, relevant de la commune rurale Tiqqi, caidat d’Immouzzer, ont ainsi accueilli cette opération humanitaire de solidarité durant laquelle quelque 500 couvertures ont été distribuées aux familles touchées. Et autant de vêtements, gants et chaussettes pour les écoliers de la zone. Soit quelque 2.000 unités en tout. L’opération, qui a eu lieu la semaine écoulée, va se poursuivre durant les prochains jours pour inclure la population des autres douars se trouvant en zone montagneuse. Cette action fait suite aux visites de terrain effectuées par Zineb El Adaoui, wali de la région Souss Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane dans les douars reculés de la région frappés par le grand froid.

L’action de distribution des dons s’est ensuite effectuée sous la supervision d’un comité de la wilaya, incluant l’Initiative nationale de développement humain (INDH), les autorités locales et la gendarmerie royale. Avec le soutien de la Fondation du Sud pour le développement et la solidarité. Par ailleurs, une caravane médicale organisée parallèlement a permis à près de 400 patients de bénéficier d’examens médicaux. Cinq cas d’infection avancée de l’œil ont ainsi été découverts et seront par la suite acheminés vers l’hôpital Hassan II d’Agadir pour des interventions chirurgicales.

La délégation régionale de la santé qui a mis en place ce convoi médical a également procédé à la distribution de médicaments à la population. Pour rappel, le comité de la wilaya qui supervise l’opération de distribution des dons s’occupe de centraliser l’information et de planifier les itinéraires. L’optique étant, en cette période de froid,  d’aider les familles dans les douars éloignés. Mais aussi d’apporter réconfort et soutien tout en étant à l’écoute. Une façon de tisser et de maintenir le lien social.