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Le projet Agadir Land : Entre marée haute et basse ?

par Mohamed Laghouizi – 12/02/2017

On ne peut croire ce qui se passe au niveau du grand projet Agadir Land. Turbulences, ambiguïtés, rumeurs et finalement désaccords au sujet des avis entre administrations concernées pour accélérer les travaux et faire sortir ce projet, très attendu d’ailleurs de tous les gadiris, de l’ombre.

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En effet, la nouvelle décision de l’Agence Urbaine et du LPEE a bouleversé les pendules de la montre. Par leur avis défavorable, ils ont créé une sorte de polémique autour de la réalisation de ce grand projet dont le budget total est de 192 millions de dirhams et dont les conventions ont été signées devant le président du Conseil Communal d’Agadir, le Maire et plusieurs députés ainsi que des journalistes venus de tout le Maroc et de l’étranger. Un investissement de taille qui permettrait entre autre d’en drainer d’autres à la région, en grand besoin de ce genre d’initiatives dans un domaine ou plutôt secteur clé de son économie : le tourisme.

Or, si aujourd’hui, on se maintient à l’unique raison du refus d’accorder les autorisations nécessaires pour la réalisation de ce projet qui est le fait que le site choisi se trouve sur une faille sismique, ne faut-il pas reconnaître que toute la ville est considérée comme une zone sismique par excellence ?

La réponse est oui et la preuve est fournie dans un récent communiqué du Conseil Communal d’Agadir qui confirme que plusieurs projets sont situés sur des sites sismiques que ce soit au Maroc ou à l’étranger, ils sont opérationnels et répondent aux lois de constructions en vigueur.
Une déclaration qui prouve aussi le soutien et l’appui dudit projet dans toutes les mesures puisque les investisseurs ont déjà fait appel aux laboratoires d’études spécialisés du site avant de déposer le dossier.
Pire encore, c’est que les départements qui ont refusé d’accorder un avis favorable à la dernière minute, et surtout après les travaux de ratissage et d’aménagement du terrain, ont déjà pris part aux différentes commissions réunies pour examiner la validation du projet. Chose stupéfiante et qui peut avoir des conséquences néfastes sur le climat des affaires dans la Perle du Souss.

Or, si le communiqué publié le 3 février 2017 par le Conseil Communal d’Agadir maintient sa position vis-à-vis du projet, on lit dans un blog la dépêche suivante le jour d’après : « Maintenant les choses sont clarifiées par la décision prise par la Commission des Grands Projets : rejet du projet en zone non ædificandi. Cette décision souveraine de la Commission semble en l’état difficile à contester. Quant aux investissements déjà engagés, le promoteur dispose d’un recours pour les pertes subies sous réserve d’un montage sans faille. »

Pour nous rapprocher davantage de la situation réelle de ce projet, nous avons contacté Mr. Laslami Abdelilah, architecte et directeur technique qui a accepté de répondre à nos questions y compris celles concernant les difficultés auxquelles se heurtent cet investissement et sa réponse est :

 « il est vrai que jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu toutes les autorisations. D’ailleurs, nous venons de déposer un dossier modificatif à la municipalité. Enfin ce que les gens ne comprennent pas, c’est que le projet est constitué de parties différentes : l’Aqua parc et le camping et qui seront réalisées sur deux étapes. Vous savez entre autre lorsqu’on est sur une superficie de 39 ha, il faut bien régler le problème foncier et pour cette raison nous avions obtenu plusieurs accords, primo suite à la commission régionale d’investissement d’Agadir, puis avec la municipalité en plus des dérogations de la commission d’urbanisme. Suite à tous ces accords, les investisseurs ont été appelés pour entamer les travaux de terrassement pour lesquels une autorisation a été donnée. Au niveau de l’occupation du domaine fluvial, un contrat a été signé avec l’Agence du bassin hydraulique Souss Massa et c’est qui nous a permis de réaliser quatre puits sur les sept prévus. Quant à l’éclairage, nous avions eu aussi l’accord de l’ONE et c’est elle qui a réalisé toute l’installation. En un mot, nous sommes en conformité avec la loi. Bien sûr, il demeure quelques problèmes mais disons que le gros est fait.

Enfin, je dois vous signaler que je suis dans l’urbanisme depuis 35 ans et étais directeur de l’Agence Urbaine d’Agadir, de Fès et avais créé l’Agence Urbaine de Taroudant. C’est mon métier et pour ce qui est de la zone sismique, je dois vous dire qu’elle est partout et rien n’empêche de construire. Il faut tout simplement respecter les normes qui s’imposent dans de tels cas. »

Il faut entre autre savoir que pour un tel projet, il est nécessaire d’avoir des assurances que ce soit pour les crédits souhaités pour un financement ou pour la garantie de la sécurité. D’énormes sommes d’argent sont en jeu et dans la logique des choses, comment peut-on admettre de les jeter en l’air sans s’en soucier ?

C’est au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la société que des réponses précises ont été apportées aux questions posées par les journalistes en présence de députés et promoteurs du projet.

Au cours de cette conférence, Mr Aziz Houayes a maintenu son attachement au projet malgré cette décision d’avis défavorable qui n’exclut pas la faisabilité du projet. Il a rejeté toute proposition de changement de site puisque ce dernier répond aux études entreprises depuis plusieurs années. Quant à la question sur la politisation du projet,
il a maintenu la position de neutralité vis-à-vis de tout courant politique quel qu’il soit et précisé qu’en tant qu’investisseur, son but est de contribuer à l’expansion économique de la ville ainsi qu’à la diversification du produit touristique. Enfin à une question sur le recours à la justice en cas de rejet définitif du projet, ce dernier a répondu qu’il ne figure pas dans ses plans et que l’argent injecté dans ledit projet sera considéré comme un beau cadeau à la ville et que son souhait est de conserver ce site qui avant n’était qu’une décharge et un lieu de squat.

Suite à cette conférence de presse, une autre a été tenue par Khalil Nazih, directeur du Centre Régional d’Investissements avec des journalistes de différents supports qui ont suivi ce dossier pertinent, en présence de l’adjoint du directeur de l’Agence Urbaine d’Agadir ainsi que le directeur des domaines privés de l’Etat.

Au cours de son exposé, le directeur du CRI SM a expliqué les procédures d’approbation ou de rejet d’un projet par son administration.
C’est en fonction d’une vision globale mais pas technique que l’action du CRI accomplit son estimation du projet ainsi que son suivi et son accompagnement. Dans le cas d’Agadir Land, il a précisé que l’investisseur a déposé deux dossiers distincts, l’un concernant Agadir land et l’autre Agadir Camp. Les critères préconisés pour l’étude étant l’emplacement et la présentation préliminaire du projet, ont fait que ce dernier a été retenu par le CRI. Cependant, sa réalisation est fonction d’autres services dont l’Agence Urbaine, institution qui a tous les droits d’approuver ou de refuser le projet en fonction des résultats d’une étude technique. A noter également qu’après analyse de la demande du domaine sollicité par le promoteur, une proposition d’un contrat de location du domaine foncier a été établi entre le promoteur et le CRI stipulant une exploitation de terrains pour une période de 40 ans pour un prix de 1,50 dh/m² au lieu d’une acquisition des terrains en question et ce afin d’alléger l’investissement qui a été estimé à 196 millions de dh. Toutes ces mesures prises par le CRI Souss Massa à l’avance prouvent bien la bonne volonté de l’administration en question de faire de ce projet un modèle d’innovation et de promotion du secteur touristique dans la région et plus particulièrement Agadir.

De son côté, l’adjoint au directeur de l’Agence Urbaine a expliqué les raisons du rejet du projet sur un site situé entre deux failles sismiques avec les conséquences néfastes qui seraient engendrées par un séisme, jamais imprévisible, sur les pertes de vies humaines estimées à des milliers selon la fiche technique présentée par le promoteur.

Certes, les interprétations sont diverses mais cela n’empêche qu’après une synthèse de tous les intervenants en question et selon leur spécialité, le projet d’Agadir Land dans son extension est une valeur ajoutée aussi bien à la région qu’au pays puisqu’il inclut un téléférique, cependant, et compte tenu des complications du site, il est à revoir dans toutes ses dimensions. A cet effet, la région d’Agadir a fait appel à un laboratoire spécialisé pour établir une carte d’aptitude à l’urbanisation pour mieux situer les zones rouges et mieux informer tout investisseur qui voudrait s’aventurer dans la région

Une dernière déclaration du directeur du CRI Souss Massa :

« Je n’abandonnerai pas cet investisseur puisque je le considère comme le nôtre et je ferai tout ce qui est dans mon pouvoir pour trouver des solutions qui satisferont tout le monde, et bien évidemment dans les règles qu’impose la loi et en premier lieu la sécurité du citoyen. »

Météo : Fortes averses, chutes de neige et vent fort au Maroc

lesiteinfo.com – 11/02/2017

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De fortes pluies de 80 à 160 mm, des chutes importantes de neige et des rafales de vents entre 50 et 100 km/h sont prévus entre samedi et dimanche dans plusieurs régions du Maroc, a indiqué, samedi, la Direction de la météorologie nationale (DMN) dans un bulletin spécial.

Des pluies oscillant localement entre 80 et 160 mm, avec averses fortes et parfois orageuses intéresseront, du samedi à 12H00 au dimanche à 24h00, les provinces d’Agadir Ida-Outanane, Inzegane-Ait-Melloul, Tiznit, Chtouka-ait Baha, Taroudant, Essaouira, Chichaoua et Al Haouz, a précisé la DMN.

La direction prévoit aussi des chutes importantes de neige entre samedi et dimanche, dans les provinces d’Al Haouz, Taroudant, Chichaoua, Azilal, Ouarzazate, Tinghir et Midelt.

 Dans son bulletin spécial, la DMN a relevé également que des rafales de vent entre 50 et 60 Km/H sont prévues, samedi de 12h00 à 24h00, dans le Littoral Atlantique situé entre Essaouira et Casablanca, notant que des vents entre 60 et 100 km/H intéresseront dimanche du 6H00 à 24H00 les provinces de Laâyoune, Tarfaya, Tan-Tan, Sidi Ifni, Guelmim, Agadir, Essaouira, Safi, El Jadida et Bouarfa.

Ces vents forts intéresseront dimanche du 12H00 à 24H00 les provinces d’Agadir, Essaouira, Safi, El Jadida, Casablanca, Nouasser, Mohammedia, Skhirat-Témara, Rabat-Salé, Kénitra, Larache, Tanger, Al Haouz, Marrakech, Tinghir, Ouarzazate, Midelt, Boulemane, Figuig, Sefrou, Guercif, Bouarfa et Errachidia.

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