Archives de février 19th, 2017

Trail nature sur le thème : Découverte de l’oasis de Tighmert et de l’oued Ouerguenoun

L’Association des jeunes Ait Khanouss pour le développement  et l’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental de Tighmert Organisent le 2ème trail nature sur le thème :   

Découverte de l’oasis de Tighmert
et de l’oued Ouerguenoun

le dimanche 26 mars 2017

L’oasis de Tighmert

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L’oasis de Tighmert est une des plus belles oasis du sud ouest marocain. Elle est proche de la ville de Guelmim, également appelée Goulimine, capitale de la région Guelmim-Oued Noun et aussi nommée « Porte du Sahara ».
Guelmim est une ancienne cité où jadis, les caravanes venaient faire une halte et vendre ou échanger leurs produits. Les caravaniers venaient également s’y reposer et acheter d’autres denrées pour leur voyage ou pour vendre dans d’autres régions. Aujourd’hui, c’est une ville très active avec beaucoup de commerces et de petits métiers. Elle est la capitale de la région Guelmim-Oued Noun.

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L’oasis de Tighmert : un décor idyllique et une population gentille et douce qui vous accueille sans artifice. C’est aussi une palmeraie de 8 kms de long, où poussent de très beaux palmiers dattiers. On la découvre par des petits sentiers de terre. Elle a su  garder ses habitants pour la plupart de la tribu saharaouie « Azwafid », les fameux « hommes bleus ».
Avant de se sédentariser et de cultiver la terre, ils étaient  nomades et se déplaçaient dans toute la région et même au delà avec leur caravane.

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Pour que l’oasis puisse vivre et continuer à nous donner ses fruits, elle est longée par l’oued Ouerguenoun ou en amont, un petit barrage a été construit d’où part un réseau de canaux qui délivre cette manne à l’oasis. Un séparateur d’eau permet de donner 1/3 au village d’Asrir pour leur permettre d’arroser leurs cultures.

le musée Caravansérail

le musée Caravansérail

Tighmert abrite une très jolie casbah-caravansérail qui renferme maintenant un musée ou est conservé la mémoire de ces caravaniers qui venaient se reposer avant de reprendre leur longue marche à travers le désert avec leurs bêtes. On peut y voir des outils de toutes sortes, des selles pour dromadaires et chevaux, des soutien-gorge pour chamelle, coffres… et une pièce dédiée exclusivement à la femme saharaouie, une véritable princesse.

Quelques salles du musée :img_5602 img_5605 img_5609 p1130796

C’est dans ce décor que nous avons décidé de faire notre trail nature, longer cette magnifique oasis ainsi que son oued qui l’a fait vivre !!

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L’association des jeunes Ait Khanouss

L’association des jeunes Ait Khanouss a vu le jour en juin 2013 sur la demande de plusieurs jeunes de notre oasis. Le but de notre association vise à réaliser des objectifs culturels et de coopération pour tous les jeunes de notre région.

C’est pourquoi elle a réalisé le dimanche 23 mars 2014, pour la première fois, une course à pied de 18kms autour de l’oasis et de l’oued Ouerguenoun afin de faire découvrir cette belle région peu connue. Cette journée a été aussi une fête  par la participation du groupe de musique saharaouie « Mnat Aichata » et l’exposition des différentes coopératives féminines de la commune.

L’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental

L’association a été crée en juin 2014 par plusieurs jeunes de l’oasis. Le but de l’association est de développer le sport, la culture et la protection de l’environnement.
Elle vient se joindre cette année à l’association des jeunes Ait Khanouss pour organiser la deuxième édition du trail nature qui aura lieu le 26 mars 2017.

Le Trail du 26mars 2017

Le premier trail du 20 mars 2014 avait été organisé par l’association des jeunes Ait Khnouss mais suite aux grosses inondations que nous avions subi début décembre 2014 et faute de moyens financiers et humains, l’association n’avait pas pu organiser le 2ème trail nature en 2015 et 2016. L’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental va se joindre à l’association des jeunes Ait Khanouss pour reconduire ce projet en 2017 puis les autres années à venir.
Nous  garderons toujours cette date approximative aux environs de fin mars et les sportifs intéressés sauront dorénavant que vers cette date là,  il y a un événement de course à pied à Tighmert, ce qui amènera au fil du temps de plus en plus de monde.

Certains coureurs du dernier trail ainsi que plusieurs personnes qui nous ont contactés, aimeraient un parcours plus long. La demande des enfants aussi a été importante. Lors de notre réunion nous avons pensé refaire le même trajet pour relancer ce trail et profiter de l’expérience du premier sans nous encombrer par un nouveau parcours sans savoir si nous en aurons la demande après deux années d’inactivité. Suite au premier trail, nous avions reçu pas mal de demandes de participation de coureurs français qui étaient partants pour faire le déplacement. Nous espérons dans les prochains trails faire venir des sportifs de haut niveau et améliorer d’années en années cette course pour qu’elle devienne un événement important pour notre région et amener plus de touristes.

Nous avons donc décidé de faire deux  parcours :
  •  18 kms avec difficultés,  pour les confirmés, à partir de 16 ans
  • 3 kms pour les enfants de 6 à 15 ansNous espérons pour ce futur projet trouver plus de sponsors, de bénévoles ainsi que l’appui de « Jeunesse et sports » pour avoir plus de contrôles et des commissaires de course.Nous aimerions aussi que cette journée soit aussi une fête : plus de coopératives, des artistes de tous genres (musique, clowns, artistes de rue, danse….), aménager une restauration et buvette sur place. 
Les organisateurs de ce projet

Saliha (Georgette) PASCAL, gérante de la maison saharaouie à Tighmert, habitante de l’oasis depuis 2001 est présidente de l’association des jeunes Ait Khanouss pour le développement. Pendant 40 ans, elle a été bénévole dans différentes associations françaises, a organisé plusieurs événements, journées de sensibilisation sur l’écologie et la protection de l’environnement et voyages aussi bien en France qu’à l’étranger avec des jeunes…
Elle a été à l’initiative et encadrante du voyage en France en Août 2013 des 8 jeunes de l’oasis, organisé avec l’association « La loco » et l’association « Qafila ».
C’est elle qui va travailler sur les recherches de sponsors,  affichage, publicité…

Blal LASMARI, Champion scolaire d’athlétisme, milieu dans l’équipe de football « Michaal » à Asrir, il est le président de l’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental.
Il va travailler sur la recherche de sponsors, affichage et organisation du parcours.

Mohamed  LAFGHIR, Joueur de hand-ball, volley-ball et football, il est consultant dans l’association de Tighmert….
Il va travailler sur l’organisation des participants, des artistes et exposants. Il aidera à l’affichage.

Ahmed SABAR, vice-président de l’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental. Joueur de football dans l’équipe « Michaal » à Asrir,
Il va faire la surveillance technique de la course et s’occuper du matériel.

Abderrahmane SAYAD, trésorier adjoint de l’association des jeunes Ait Khanouss. Joueur et entraîneur de Basket-ball, il est également animateur à Jeunesse et sports.
Il va prendre en charge toute la publicité, organisation des participants et surveillance technique.

Hamza SABAR, trésorier de l’association des jeunes Ait Khanouss, responsable des projets de l’association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental, joueur de basket-ball, football, course à pied et natation. Il fait également partie du groupe Nass’Rock en tant que guitariste, chanteur et percussionniste.
Il va aménager le circuit avec Alain Leroux, organiser la réception des coureurs et des groupes musicaux. Il fera également la recherche de sponsors.

Alain LEROUX, séjourne régulièrement à l’oasis depuis 2003. Il a participé a 82 marathons, 38 semi-marathon, 30 courses de 100 kms, 8 courses de montagne, 12 trails et ultra-trails. On peut le voir régulièrement sur les petites routes ou pistes de la région s’entraîner. Il a immédiatement adhéré au  projet présenté par Saliha et a été le responsable technique de la course en 2014.
Il renouvelle sa participation pour le trail 2017.

Inscription: 50 dhs

Contacts :

Association des jeunes Ait Khanouss

Saliha Pascal : 06 71 32 37 17 (français)

Hamza Sabar : 06 51 76 78 77

Mail : assoaitkhanouss@gmail.com

Site : http://asso-aitkhanouss.wix.com/jeunes

Facebook : https://www.facebook.com/groups/associationdesjeunesaitkhanouss/

Association de Tighmert pour le développement sportif, culturel et environnemental

Mohamed LAFGHIR : 06 23 76 26 14

Blal Lasmari : 06 73 50 64 84

Mail : Tighmert_association@hotmail.com

Facebook :
https://www.facebook.com/
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La maison saharaouie, Saliha et Zineb
Gîte traditionnel, organisation de randonnées, circuits hors des sentiers battus..



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Souss / Arganeraie : La régénération en marche

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/02/2017

  • Reconstitution de l’arganeraie dans les forêts Messguina et Admine sur 20 ha
  • Lavande, thym… Réintroduction de plantes médicinales et aromatiques autochtones
  • Un système innovant pour mesurer l’humidité du sol autour des jeunes plants
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Le HCEFLD et AIB ont innové par l’acquisition d’un système de suivi et de pilotage des opérations d’arrosage des jeunes plantations d’arganier et qui va être appliqué pour les 20 ha (Source: IAB)

L’arganeraie est soumise à une intense pression humaine due principalement aux usages irrationnels et inappropriés notamment liés au surpâturage. Mais aussi à l’extension de l’agriculture non durable et à celle d’autres systèmes de production non adaptés aux équilibres écologiques forestiers. L’aridité du climat vient amplifier davantage ce processus qui a engendré une forte dégradation des différentes composantes de cet écosystème. En particulier celles des communautés végétales. Dans certains cas, ces environnements dégradés ont été incapables de se reconstituer spontanément, et des programmes de restauration ambitieux ont été lancés au cours des dernières décennies par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD).

Toutefois, la réussite des plantations d’arganier dans les milieux dégradés est sérieusement limitée. Le stress hydrique, la rareté des éléments  nutritifs, en particulier le phosphore (P) et l’azote (N), et la diminution de l’activité microbiologique des sols rendent la revégétalisation des milieux menacés par la désertification difficile. En particulier dans les écosystèmes semi-aride et aride reconnus par leur faible résilience. Il est donc nécessaire de mettre en pratique des méthodes innovantes qui améliorent la qualité du sol et la capacité des plantes à résister aux conditions environnementales qui règnent sous un climat semi-aride et aride. C’est dans ce contexte que le HCEFLCD et l’Association Ibn al Baytar (AIB) ont démarré récemment au douar Doussdrem, relevant de la commune de Drarga, les travaux de reconstitution de l’arganeraie sur 20 hectares, dans les forêts Messguina et Admine.

Ce projet, financé par la Fondation Mitsui (Japon) et la Fondation Argan Caire (Norvège), s’étale sur la période 2016-2017. Le bénéficiaire est l’Association Messguina des ayants droit argane (AMADA). «C’est une nouvelle génération de reboisement de l’arganier basée sur la recherche scientifique qui est menée à travers ce projet et qui consolide les efforts entamés et les acquis techniques en la matière», explique Hamid Bensouiba, directeur régional de la DREFLCD. Dans le détail,  les plants d’arganier sont préparés en pépinière en incluant les mycorhizes nécessaires pour leur développement, tout en évitant le «chignon» de racine principale. Lors de leur transplantation sur les champs, la profondeur du trou est respectée. Un compost biologique est ajouté et des mesures de récupération des eaux pluviales sont mises en place. Pour les arganiers existants, ils ont été taillés pour améliorer leur productivité et des cuvettes de rétention d’eau ont été mises en place.

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Le nouveau système d’arrosage intelligent appliqué pour les 20 ha est un outil d’aide à la décision pour les gestionnaires. Ils peuvent ainsi lancer l’opération d’arrosage au moment opportun. Il fonctionne à l’énergie solaire et est relié par satellite (Source: DREFLCD)

Le projet ACCN/GIZ a appuyé le HCEFLCD dans le programme de restauration et de régénération des forêts d’arganier par l’acquisition d’un système de suivi et de pilotage des opérations d’arrosage des jeunes plantations à l’aide de sondes capacitives. Et qui est appelé à améliorer les taux de réussite des programmes de régénération des forêts d’arganier. «Ce système permet de s’adapter aux changements climatiques, surtout dans la région Souss-Massa caractérisée généralement par un bioclimat aride», explique Said Mrabet, ingénieur relevant de la DREFLCD. L’humidité et la température du sol sont mesurées à différents niveaux de profondeur du sol. Le système permet également de déterminer la dose d’eau optimale selon les besoins réels des plants. C’est un outil d’aide à la décision pour les gestionnaires qui peuvent lancer l’opération d’arrosage au moment opportun. Il fonctionne à l’énergie solaire et est relié par satellite.

Les opérations d’arrosage seront ainsi programmées pendant 24 mois. L’autre nouveauté de cette opération est l’introduction des plantes médicinales et aromatiques autochtones. En effet, l’arganeraie abrite toute une faune et une flore sous son couvert. Les diverses espèces de lavande, de thym et autres seront réintroduites et irriguées fréquemment. Une approche qui permettra de reconstituer tout l’écosystème.
Pour rappel, lors du lancement des travaux de reconstitution de l’arganeraie dans les forêts Messguina et Admine, de jeunes plants d’arganier ont été plantés de façon symbolique par les principaux intervenants. Il est aussi à signaler que le programme régulier annuel 2016/2017 de la DREFLCD d’Agadir prévoit la régénération de 280 ha d’arganier. Cependant, le plan décennal relatif à la restauration des écosystèmes d’arganier au niveau de la même direction provinciale prévoit 2.000 ha de régénération d’arganier pour une enveloppe de 40 millions de DH.

Une association dédiée…

L’association Ibn al Baytar participe à ce projet de régénération de l’arganeraie sur 20 ha. «Notre objectif est de faire de l’arganier un levier de développement local et d’autonomisation de la femme rurale», explique sa présidente Zoubida Charrouf, professeur à la faculté des sciences de Rabat. Ainsi, un grand nombre d’activités ont été menées dans différents domaines: Notamment,  recherche et développement, formations, activités génératrices de revenus, reboisement, communication, promotion, organisation de la filière, aide à la commercialisation, labellisation, tourisme durable… Ces efforts ont contribué à la valorisation de l’huile d’argan. Ils ont de même permis sa reconnaissance à l’international en 2009 comme le meilleur ingrédient cosmétique sur la planète. A noter par ailleurs que l’importance de cette filière se traduit par la création de plus de 300 coopératives de femmes au niveau de l’arganeraie. De plus, près de 100 PME-PMI nationales et des milliers à l’international profitent actuellement des travaux sur l’huile d’argan.

Souss/CGEM : La Région dévoile son plan de développement

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/02/2017

  • Une feuille de route pour la dynamisation durable de l’économie régionale
  • Agadir, prochaine métropole régionale

CGEMAttractivité et compétitivité sont les défis auxquels sont soumises les villes pour réussir le développement et la croissance économique. «Dans le cadre de la régionalisation avancée, chaque région devrait comporter un point central qui serait la grande ville ou la métropole régionale, centre économique et phare international», explique Adil Zaidi, président de la Commission dynamique régionale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), lors de l’Assemblée générale ordinaire de la CGEM région Souss Massa qui a eu lieu récemment à Agadir. «Toutes les régions se doivent de mettre en place un Plan de développement régional (PDR) pour assurer leur mission qui passe par l’instauration d’une grande ville dotée des caractéristiques de la ville durable et de l’attractivité au niveau mondial», a-t-il ajouté.
Dans ce sens, la plénière de l’AGO de la CGEM SM a été l’occasion de présenter la vision stratégique orientant le développement de la région SM sur les vingt prochaines années, guidant un PDR étalé sur six ans. Et opérationnalisé autour de 50 dossiers d’action et 300 projets dont 20 prioritaires.

Une nouvelle feuille de route régionale en phase d’élaboration et à laquelle la CGEM a été associée dans la phase de concertation. «Cette vision stratégique basée sur des moteurs de développement renouvelés  permettra un développement autour d’un programme intégré économique et social», a déclaré Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss Massa. Ainsi, la vision intégrée Souss Massa 2035 s’articule autour d’un développement territorial cohérent et inclusif visant à insuffler la croissance et la durabilité dans la région. Et ce, à travers notamment la redynamisation durable de l’économie régionale, la transformation du Grand Agadir en métropole de grande envergure économique, le positionnement de la région comme modèle de développement social, durable et solidaire. Et aussi, via l’attraction des investisseurs et le renforcement du tissu entrepreneurial local et la structuration de la gouvernance en matière de projets durables de développement.

Quant à lui, le PRD 2022 permettra d’élaborer une feuille de route qui prend en compte les potentialités et contraintes propres à la région. Il s’articule autour de 4 piliers. A savoir, développement durable, entrepreneuriat, attractivité et innovation. Et qui sont déclinés en 6 axes principaux dont l’optique est de faire de la région un hub d’innovation. «Le Souss Massa est résolument engagé dans une politique de promotion régionale qui cherche à faire du tissu économique et entrepreneurial un support stratégique de croissance économique et de soutien aux processus de l’innovation et de création de valeur ajoutée», a souligné dans son allocution Zineb El Adaoui, wali de la région  Souss Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane.

Un collectif pour booster l’économie

LA région Souss Massa a désormais son collectif régional pour le développement économique et social. Un organe de coordination et de mutualisation des efforts. Et interlocuteur unique dans la structuration de l’action de lobbying économique auprès des sphères décisionnelles en vue de l’accompagnement du développement socio-économique régional. Le collectif régional  a été créé récemment suite à l’initiative des chambres consulaires, de la CGEM et du CRT.

Aquaculture marine : 1.000 investisseurs intéressés par l’exploitation du site de Dakhla-Oued Edahab

par Samir Benmalek – lematin.ma – 16/02/2017

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 L’Agence nationale de développement de l’aquaculture a lancé un appel à manifestation d’intérêt à l’adresse des investisseurs pour l’exploitation du site de la région de Dakhla Oued Edahab dont l’étude du plan d’aménagement vient d’être finalisée. Deux autres plans sont sur le point de l’être dans la région de Souss-Massa et en Méditerranée où les sites d’exploitation s’étendent de Oued Laou à Saïdia.

Créée en 2011, l’Agence nationale de développement de l’aquaculture (ANDA) a signé à Agadir, où se tient le Salon Halieutis jusqu’au 17 février, trois conventions. Pour l’élaboration de la feuille de route à l’horizon 2030, l’ANDA et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) ont signé une convention qui prévoit également l’évaluation des projets réalisés au Maroc. Avec l’Agence du développement des provinces du Nord et la coopérative des marins pêcheurs de Cala Iris d’Al Hoceima, l’ANDA a convenu de réaliser une station de purification de l’eau pour l’amélioration de la qualité gustative des coquillages.
Le plan d’aménagement de la région de Souss-Massa a fait l’objet d’une 3e convention avec le conseil de la ville d’Agadir. Ce plan d’aménagement fait partie des 3 projets lancés par l’ANDA pour la promotion de l’aquaculture marine. Mustapha Amzough, chef du département de l’investissement, de la promotion et des études au sein de l’Agence, souligne que le plan d’aménagement de la région de Dakhla-Oued Edahab a été finalisé après 3 années d’étude. «Il fallait d’abord identifier un site où il n’y ait pas de conflit d’usage. S’en sont suivies une étude océanographique, la mesure de la profondeur de la mer, le taux d’oxygénation de l’eau et l’étude des courants marins», souligne Mustapha Amzough.

Selon ce dernier, près de 1.000 investisseurs ont déposé leur demande pour l’exploitation du sud de la région de Dakhla-Oued Edahab dont l’investissement prévisionnel est estimé à un milliard de DH.
Pour l’exploitation des sites de la région de Souss-Massa, l’investissement prévisionnel est de 800 millions de DH ; et pour celui en Méditerranée, il faudra débourser 200 millions de DH.
Il est attendu de ces sites la production de poissons (dorade, loup bar, maigre, mérou), d’algues rouges, huitres, palourdes, coquilles Saint-Jacques, moules et ormeaux.

Salon Halieutis : Des conventions à la pelle

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/02/2017

  • R&D, tri sélectif, ports modernes, classification des espèces… L’ONP renforce sa coopération avec la France
  • L’ONSSA signe avec son homologue mauritanien pour le suivi sanitaire
  • Etude du potentiel de l’aquaculture: la FAO s’implique

La coopération va bon train dans le secteur halieutique. En effet, plusieurs conventions portant sur la promotion et le développement de l’aquaculture, la coopération internationale et nationale en matière d’infrastructures, d’hygiène et de sécurité alimentaire, ont été signées à Agadir, en marge de la 4e édition du Salon international Halieutis. Une plateforme d’affaire et de coopération qui s’inscrit dans la vision et le plan à long terme «Halieutis» visant à faire de l’industrie de la pêche et de l’aquaculture un des secteurs phares de l’économie marocaine.

Ainsi l’Office national des pêches, la ville de Boulogne sur mer et la communauté d’agglomération du Boulonnais ont signé un protocole de coopération qui a pour objet l’échange d’expérience en matière de commercialisation des produits de la pêche, de formation et de recherche & développement. Et aussi, de coopération territoriale, nationale et européenne.
Par ailleurs, le port de pêche de Lorient Keroman et l’Office national des pêches ont lancé leur plan d’action commun portant sur la période 2017-2018. Un plan qui s’inscrit dans le cadre d’un protocole de coopération signé en 2015 par les deux parties et dont l’ambition est de moderniser la filière pêche et d’améliorer des infrastructures de commercialisation des produits de la pêche. Enfin, l’ONP et France Agrimer ont procédé à la signature du 3e plan d’action biannuel 2017-2018.

Plusieurs axes de coopération seront développés par les deux partenaires. Dont le tri sélectif et la valorisation des déchets et la classification normalisée des espèces. Mais aussi, benchmark avec les organisations professionnelles françaises et benchmark du système de cautionnement des achats au niveau des halles. Par ailleurs, l’ONSSA approfondit sa coopération avec son homologue mauritanien, l’Office national d’inspection sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture (ONISPA) avec la signature d’un protocole de coopération qui renforce ainsi un partenariat débuté en 2015. Ce qui marque une étape supplémentaire dans l’approfondissement des relations entre les deux institutions dans les domaines du contrôle et du suivi sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture.

L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) et ses partenaires lancent plusieurs chantiers structurants. Signée avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la première convention porte sur la conception d’une stratégie de développement du secteur. Dotée par l’Organisation onusienne d’une enveloppe de plus de 2 millions de dirhams, cette nouvelle stratégie complètera l’étude préliminaire de l’ANDA qui a permis d’évaluer le potentiel du Maroc en matière d’aquaculture.

Fundraising

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L’ANDA a également signé une convention avec le conseil régional de Souss Massa. Avec pour objectif, le montage d’opérations de fundraising (levée de fonds) au profit des projets d’aquaculture de la région ; la communication, la sensibilisation et l’accompagnement des investisseurs dans la mise en place des projets aquacoles. Et la réalisation, le financement et l’accompagnement technique de projets à caractère aquacole. La troisième convention a été signée avec l’Agence pour la promotion et le développement des provinces du nord (APDN). Elle vise la construction et l’équipement de la première station de purification de coquillages de la côte méditerranéenne du Royaume. Ce projet dont la réalisation mobilisera un montant de 1,5 million de dirhams, bénéficiera à la coopérative des pêcheurs Cala Iris (province d’Al Hoceïma).

Rallye Maroc Classic 2017 : La Route du Cœur part à la reconquête de la côte atlantique

par Youssef Moutmaïne – lematin.ma – 16/02/2017

Rallye-Maroc-Classic-2017-b.jpg Beaucoup moins technique que les routes sinueuses de l’Anti-Atlas et du Haut-Atlas, le tronçon atlantique permettra aux concurrents d’apprécier des décors envoûtants.
 L’édition 2017 du Rallye Maroc Classic, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, optera pour un tracé largement inspiré de celui de l’année 2015, lorsque le convoi de bolides rustiques avait longé la côte atlantique jusqu’à Agadir en passant par Essaouira. Du 11 au 18 mars prochain, les Gentlemen Drivers auront à parcourir 2.200 km répartis en 7 étapes, avec 19 épreuves de régularité sur route et une épreuve sur circuit à Marrakech.

Le Rallye Maroc Classic -Route du Cœur- retrouvera les routes marocaines à partir du 11 mars prochain, lors d’une édition organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. À l’instar de la version 2015 de ce rallye de régularité, les organisateurs convieront les équipages en lice à une longue virée sur les côtes atlantiques, pour ensuite retrouver les somptueux décors de l’Anti-Atlas et les passages vertigineux du Haut-Atlas. Lors de la conférence de présentation de l’événement, l’organisateur et directeur de course Cyril Neveu a livré au «Matin» les principales nouveautés de cette édition : «On est vraiment très fiers du parrainage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cette 24e édition, cela veut dire que les fruits de notre travail ont été bien perçus. On a fait le choix de repartir sur les côtes atlantiques, car on a été séduits il y a deux ans lors de notre dernier passage. Cela nous permet d’associer la beauté de ces routes à la gastronomie et c’est ce qui fait la particularité du Rallye Classic. L’originalité de cette année est que nous allons effectuer trois boucles autour d’Agadir, une dans la région de Ouarzazate et une dernière à Marrakech, où l’on va rouler sur le nouveau circuit de la Formule-E». La Route du Cœur se lancera donc encore une fois à l’aventure à partir de Casablanca, avant de rallier Essaouira, Agadir, Ouarzazate et Marrakech, le tout sur une distance globale de 2.200 km, répartie en 7 étapes et proposant 19 épreuves de régularité sur route, en plus de l’épreuve ultime sur le circuit de Marrakech.

Tizi N’Takoucht, grande nouveauté du tracé 2017

Le responsable technico-sportif et «éclaireur» du Rallye, Aurélien Hamart, nous a livré les hauts lieux de l’itinéraire de cette année : «Les deux premiers jours seront assez simples à aborder sur la côte. Ce n’est qu’à partir d’Imesouane que les choses sérieuses vont commencer. Après, on ira en direction de la vallée du Paradis près d’Immouzer, pour ensuite atteindre la spéciale du barrage Moulay Abdellah où la moyenne de vitesse sera de 40 km/h sur une distance de 10 km. Le lendemain, on se dirigera à Tafraout et plus précisément à Tizi N’Takoucht, un endroit que le Rallye n’a jamais encore visité et où j’ai tracé 4 spéciales sublimes. Après Argana, la seule grande difficulté qui se posera sera le Tizi N’bachkoum entre Tazenakht et Ouarzazate. Il ne faut pas oublier le Tizi N’Tichka, dont la route a été élargie à 3 voies ; ce qui nous permettra certainement de nous éclater».

Cette 24e édition sera marquée par la création d’une nouvelle Catégorie «Hybride», en écho à la COP 22 qui s’est tenue à Marrakech, une catégorie qui verra la participation d’une voiture à énergie renouvelable. Le Rallye Maroc Classic a également réitéré son engagement en faveur de l’association «l’Heure Joyeuse», un partenariat qui dure depuis 18 ans et qui a vu les organisateurs de la course verser, en 2016, la somme de 429.500 dirhams à cette ONG qui lutte contre la mortalité infantile et l’abandon scolaire, entre autres. Enfin, l’édition 2017 du RMC s’attèle à sensibiliser tous les participants à la campagne de sécurité routière, lancée par la Fédération internationale de l’automobile (FIA).


Rallye Maroc Classic 2017 : Une édition qui repart à la découverte de la côte atlantique et du Haut-Atlas

Pêche durable : Le Maroc, condamné à renouveler sa flotte

par Samir Benmalek – lematin.ma – 17/02/2017

Peche-durable.jpg Le projet français intitulé «Performances environnementales de la pêche» a été présenté le 17 février à Agadir.
 Les bateaux marocains, qu’ils soient destinés à la pêche artisanale ou hauturière, sont trop vieux. Âgés de 25 ans en moyenne pour les premiers et entre 35 et 40 ans pour les seconds, ces navires doivent être obligatoirement renouvelés, estime Régis Toussaint, PDG de Coffrepêche, un cabinet de conseil français spécialisé dans la gestion durable des ressources halieutiques.

Pour évaluer l’impact de la filière de la pêche, il est nécessaire de disposer de nouveaux indicateurs. C’est l’objet du projet français intitulé «Performances environnementales de la pêche» présenté le 17 février à Agadir par Évelyne Fénart, secrétaire générale de la Confédération des industries de traitement des produits des pêches maritimes (France), et Vincent Colomb de l’Agence française de l’environnement. Ce projet, qui concerne également le Maroc, s’appuie sur l’analyse du «cycle de vie, du bateau jusqu’à l’assiette du consommateur. Nous commençons par la description du bateau (énergie consommée, volume du poisson pêché, puis nous calculons les émissions des rejets dans l’eau et l’atmosphère. Ces indicateurs, une fois agrégés, permettent d’évaluer la toxicité de l’eau», disent-ils.

Une liste de «triplets», qui regroupent l’espèce pêchée, l’engin utilisé et la zone de pêche, permet de cibler les espèces sur lesquelles l’intérêt doit être porté. «Pour le Maroc, nous avons identifié deux espèces sur lesquelles on doit travailler. Il s’agit de la sardine et de l’anchois, car ce sont ces deux espèces qui intéressent le plus les transformateurs français, dont certains ont déjà un pied au Maroc», selon Évelyne Fénart. Mais la durabilité de la pêche dépend également de l’état de «santé» des bateaux utilisés par les pêcheurs. Et ils seraient trop vieux selon Régis Toussaint, PDG de Coffrepêche, un cabinet de conseil français spécialisé dans la gestion durable des ressources halieutiques. «Les bateaux marocains pour la pêche hauturière sont âgés de 35 à 40 ans et ceux de la pêche artisanale ont environ 25 ans. C’est trop comparé aux 7 ou 10 ans nécessaires à l’amortissement. Le Maroc est condamné à renouveler sa flotte en tenant évidemment compte du marché», alerte Régis Toussaint, pour lequel la protection de l’environnement, si elle a un coût, génère également des bénéfices.

Qu’ils soient trop vieux ou non, les navires de pêche gagneraient à mieux gérer l’énergie consommée, dont «33% se perdent en chaleur et en rayonnement. Il faut également améliorer le rapport carène/hélice».
Sur ce dernier point, la FAO estime que la mise en place d’une hélice d’un diamètre plus important sur un bateau de pêche existant a démontré une réduction de 30% de la consommation de carburant en vitesse de croisière et une augmentation de 27% de la traction à quai. Un programme de modernisation et de mise à niveau de la flotte nationale côtière et artisanale a de ce fait été mis en œuvre dans le cadre du programme Ibhar, initié par le département de la Pêche.

Halieutis : Le bilan du Plan à Agadir

par Hamid Dades – lereporter.ma – 18/02/2017

Au bout de sept ans d’existence, le plan Halieutis, dont le miroir est incontestablement le Salon du même nom, qu’abrite Agadir depuis 4 éditions déjà, a gagné tous ses paris. Chiffres à l’appui, les exportations ont atteint 19,4 MMDH en 2015 et représentent presque la moitié (48%) des exportations des produits agro-alimentaires.

Continuant sur cette lancée, le Salon, qui a ouvert ses portes mercredi 14 février, donne en effet à voir sur cette avancée du secteur mu par un plan national d’une grande portée.

Lancée il y a près de 7 ans, la stratégie de développement Halieutis -saluée comme un modèle du genre- a rempli une grande partie de ses objectifs d’optimisation, de durabilité et de valorisation du secteur. Ainsi, près de 94% des espèces débarquées sont gérées durablement et la plupart des indicateurs socio-économiques affichent des taux de réalisation supérieurs à 65% par rapport aux cibles fixées à horizon 2020.

L’innovation n’est pas en reste. Les investissements considérables de l’Etat dans la Recherche et Développement, ainsi que la valorisation des produits de la mer ont également ouvert de nouveaux marchés aux entreprises marocaines. En misant sur des produits innovants, le secteur halieutique marocain est parvenu à diversifier son offre et, par là même, a entamé sa montée en gamme.

La dynamique créée par le Plan Halieutis 2020, combinée à l’important potentiel halieutique marocain, ont tiré le secteur vers le haut. Ce qui laisse entrevoir un avenir des plus prospères pour l’industrie nationale.

Aujourd’hui, tous les indicateurs du secteur sont dans le vert et, depuis le lancement de la Stratégie Halieutis, le secteur de la pêche est en expansion continue, avec une croissance sensible de la production, des exportations et des investissements, grâce notamment à la modernisation des infrastructures et aux investissements industriels. Plusieurs exemples sont à relever dans ce cadre, mais l’on s’en tiendra, dans ce cas précis, au programme «Ibhar», dans le cadre duquel il a été procédé à la modernisation et la mise à niveau de la flotte nationale côtière et artisanale. Une poussée qui a d’ailleurs libéré les énergies et a permis à la production nationale de faire un pas de géant pour passer, en très peu de temps, de 950.000 tonnes en 2011 à 1,46 million de tonnes en 2016. Quant aux exportations, elles ont atteint 19,4 MMDH en 2015. Des chiffres qui placent le Royaume au 1er rang des producteurs africains et au 25ème rang à l’échelle mondiale.

L’état de santé de la filière

Les professionnels et les acteurs de la filière halieutique nationale, contactés au Salon, ont quasiment tous attesté au «Reporter» que si le secteur est aujourd’hui porteur, c’est  grâce au Plan Halieutis.

Bénéficiant de côtes d’une longueur de 3.500 km, le Maroc a acquis ces dernières années une solide compétence dans l’exploitation durable de cette ressource et peut espérer devenir l’un des chefs de file mondiaux dans ce domaine. Les industries nationales de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation du poisson bénéficient d’un contexte particulièrement favorable, pour réussir ce challenge.

Ainsi, le Plan Halieutis a permis d’améliorer tous les indicateurs de performance, en l’occurrence le PIB, la Production, les Exportations et les emplois. La production halieutique enregistre une hausse en volume, avec 1.465.000 tonnes débarquées en 2016 (en hausse de 7% par rapport à 2015), soit une croissance annuelle moyenne de 4% sur la période 2010-2016. En 2016, la production représente 88% de l’objectif fixé par Halieutis en 2020 (1.660.000 tonnes). Et une hausse en valeur, avec 11,5 MMDH en 2016 (en hausse de 8% par rapport à 2015). Ceci correspond à une croissance annuelle moyenne de 10% sur la période 2010-2016.

A l’export, les chiffres sont également en nette progression. En volume, on compte 642.000 tonnes en 2015, en hausse de 10% par rapport à 2014, ce qui correspond à une croissance annuelle moyenne de 5% sur la période 2010-2015.

En valeur, on enregistre 19,4 MMDH en 2015, en hausse de 14% par rapport à 2014, correspondant à une croissance annuelle moyenne de 8% sur la période 2010-2015.

Il y a lieu de noter aussi qu’en 2015, les exportations en valeur représentent 65% de l’objectif fixé par Halieutis en 2020 (3,1 Mds$).

Parallèlement, l’emploi se porte bien aussi bien en mer, avec 129.000 emplois en 2015, qu’à terre où l’on compte  89.000 emplois, en 2016, soit 85% de l’objectif fixé par Halieutis pour 2020 (105.000).

Du coup, le PIB du secteur (pêche, aquaculture et industrie) enregistre une  croissance positive avec 15 MMDH en 2015 et une  croissance annuelle moyenne de 8% sur la période 2007-2015. Ce qui correspond à 82% de l’objectif fixé par Halieutis pour 2020 (18,3 MMDH). Un état des lieux qui a drainé des investissements dans les unités de valorisation à terre de plus en plus conséquents, soit 389 MDH en 2015 et  une croissance annuelle moyenne de 9% sur la période 2010-2015.

Commentées par Aziz Akhannouch, ministre de de l’Agriculture et de la Pêche maritime, ces données montrent à quel point le secteur connaît un développement sans précédent, grâce notamment au Plan Halieutis qui a «fortement encouragé l’investissement». Ce dernier ayant évolué de +8% pour près de 2,1MMDH et la naissance de 6 nouvelles unités de production pour 4.000 emplois.

«Le secteur se porte mieux», a encore attesté Akhannouch, prenant pour preuve «la disposition des banques à financer les projets dans ce secteur», chose, a-t-il relevé, qui n’existait pas auparavant, compte tenu de la désorganisation de ce dernier. Et d’insister: «Aujourd’hui, grâce à ce plan et à un travail sérieux et assidu, aussi bien pour la pêche hauturière que traditionnelle, tout se fait dans la légalité et dans un cadre bien défini. En juge l’inscription à la CNSS de près de 70% des employés du secteur, alors qu’au lancement d’Halieutis, c’était 0%. Ceci étant, il y a encore des efforts à faire pour arriver, à terme, aux objectifs tracés au départ».

Le projet de la future LGV Marrakech-Agadir au centre d’une rencontre à Agadir

lemag.ma – 17/02/2017

Le projet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Marrakech-Agadir a été au centre d’une rencontre de travail consacrée à l’extension du réseau ferroviaire national vers la région Souss- Massa, jeudi à Agadir, entre l’Office national des chemins de fer (ONCF) et les autorités de la Région Souss-Massa.

Après une présentation des grandes lignes du schéma directeur de développement à moyen et long terme de la configuration du réseau ferré à travers le Royaume, l’ONCF a présenté les premières conclusions de l’étude relative à la construction de la future LGV qui reliera Marrakech à Agadir, indique l’Office dans un communiqué, notant que cette dernière a été réalisée avec l’assistance d’un cabinet spécialisé en la matière et couvre les différentes composantes de ce projet structurant et qui sont d’ordre technique, économique et environnemental.

Cette rencontre a été une occasion pour traiter, à la lumière de l’étude en question, les aspects portant entre autres sur le foncier nécessaire à la réalisation du projet, le positionnement de la gare ferroviaire, le tracé à la traversée de la ville d’Agadir et sa continuation vers la sortie en direction des provinces du Sud du Royaume, selon l’Office.

Le projet de la LGV Marrakech-Agadir a fait l’objet de la signature d’un mémorandum d’entente relatif à la coopération ferroviaire Maroc-Chine dans le domaine ferroviaire en date du 11 mai 2016 à Pékin et ce, à l’occasion de la visite effectuée par SM le Roi Mohammed VI en Chine, rappelle l’ONCF, ajoutant qu’au titre de ce mémorandum, les deux parties se rencontrent régulièrement pour l’approfondissement des études et l’optimisation des solutions techniques à retenir sur la base de multiples visites des sites du tracé de la ligne en question, ajoute le communiqué.

Le projet structurant de la LGV Marrakech-Agadir s’inscrit dans le cadre de la politique des grands chantiers insufflés par SM le Roi Mohammed VI et en ligne droite avec les Hautes Orientations Royales données dans le discours prononcé par SM le Roi à l’occasion du 40è Anniversaire de la Marche Verte le 06 Novembre 2015 à Laâyoune. Cette rencontre qui a été présidée par le Wali de la Région Souss-Massa, Zineb El Adaoui et le Directeur Général de l’ONCF, Rabie Khlie, a été marquée par la présence des présidents de la région, de la préfecture et de la collectivité ainsi que des acteurs concernés par le sujet, indique-t-on de même source.

AGADIR ABRITERA «WOMEN’S FITNESS DAY»

par Imane Jirrari – leseco.ma – 17/02/2017

En commémoration de la journée mondiale de la femme, le Grand stade d’Agadir accueillera le 12 mars prochain une manifestation sportive dédiée exclusivement aux femmes, baptisée «Women’s Fitness Day».

«Cette manifestation sportive a pour but d’ouvrir les portes des stades aux femmes, une occasion de s’initier au sport, de découvrir de nouvelles disciplines, ou de passer un moment agréable entre famille et amies dans un lieu hors du commun», indique la Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges) à l’origine de cette initiative.

Un évènement similaire est prévu le 5 mars au Grand stade de Marrakech, avec au programme des cours de fitness encadrés par des coachs professionnels et des animations.

Pour assurer une large participation, des navettes seront mises à disposition des participantes, reliant le centre-ville aux stades, indiquent les organisateurs.

Agadir : Bientôt une usine de fabrication de barques en fibre en verre

medias24.com – 17/02/2017

Agadir: Bientôt une usine de fabrication de barques en fibre en verre
 

Mifa Group va lancer une nouvelle usine de fabrication de barques en fibre de verre à Agadir.

L’annonce a été faite en marge de la 4e édition du salon Halieutis. Cette usine sera opérationnelle dès le mois de mars prochain, indique le groupe dans un communiqué.

« D’un investissement de près de 10 millions de DH, le projet ambitionne de créer 20 emplois directs. A terme, Mifa Group ambitionne une production de 300 barques par an », nous indique une source du groupe.

Conçue pour la pêche professionnelle et la navigation en mer agitée, cette barque baptisée « Argus 550P » se distingue aussi bien par sa robustesse et sa qualité de construction que par son ergonomie et sa conception utilitariste, indique-t-on.

Mifa Group propose une offre d’équipement complet, incluant outre la barque et son moteur hors-bord, d’autres équipements essentiels dont une ancre grappin galvanisée, un pare-battage gonflable en PVC anti-UVs, des équipements de navigation (GPS, sondeurs vidéo et réflecteurs radar) et de sécurité (pompe de cale, gilet et bouée de sauvetage), ainsi qu’un lot de filets, fils, cordages, flotteurs et d’hameçons.

Mifa Group, distributeur exclusif de Yamaha au Maroc, couvre une large palette d’activités: les loisirs off-roads, marins, musicaux, sur route et golfique.

Salon Halieutis : L’haliopole d’Agadir innove tous azimuts

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 17/02/2017

  • Des produits de la mer originaux et à forte valeur ajoutée remportent les suffrages
  • Réalisés à partir de ressources de faible valeur ou considérées comme inexploitables
  • L’Haliopole d’Agadir créé pour les secteurs alimentaire, pharmaceutique et du bien-être

La valorisation jusqu’à zéro déchet ! C’est le pari relevé par Agadir Haliopole cluster (AHP) et l’Institut national de recherche halieutique (INRH), à travers son centre de valorisation. Une collaboration qui a abouti à la mise au point d’un certain nombre de nouveaux produits à base de poisson dont certains ont fait l’objet de dépôt de demande de brevet d’invention. Collagène marin à base d’écailles de sardines (considérées comme coproduits indésirables tout au long de la chaîne de valeur), Shawarma au poulpe ou au chinchard, sauce de poisson Nuoc-mâm à base de coproduits d’anchois fermentés (considés jusqu’alors comme déchets au sein des unités de transformation), Smart Oméga3… des produits à forte valeur ajoutée présentés lors de la 4e édition du salon Halieutis et qui ont remporté tous les suffrages.

En fait, ces compléments alimentaires, produits alimentaires intermédiaires, ou encore plats cuisinés ont la particularité d’être réalisés à partir de ressources de faible valeur ou carrément considérées comme étant inexploitables. L’innovation consiste aussi à produire des composants de qualité pour l’industrie pharmaceutique et le secteur du bien-être. «Les promoteurs industriels peuvent s’inspirer des produits qui font l’objet d’essais et de recherches pour envisager éventuellement la création d’entreprises innovantes, ou bien élargir leurs gammes de produits par des articles à forte valeur ajoutée, explique Mohamed Bouayad, président d’AHP et coordinateur du cycle de conférences au salon Halieutis.

«En cas d’intérêt, AHP cluster et le centre de valorisation (INRH) sont prêts à leur apporter l’assistance et l’accompagnement nécessaires», a-t-il promis.
Ainsi, à travers leur collaboration, l’AHP et l’INRH contribuent à l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur de la transformation des produits de la mer. Et ce, via la valorisation des coproduits et l’optimisation des ressources halieutiques dans le cadre du développement durable.

                                                                     

Les stars du salon Halieutis

■ Bêta carotène Dunaliella
La bêta Dunaliella est une micro-algue originaire des salines marocaines vierges de toute pollution et cultivée dans des plateformes de culture selon un procédé biotechnologique innovant. Ainsi apprivoisée, chaque micro algue développe de manière optimale une mine d’antioxydant, le bêta carotène, qui est une provitamine A. Le concept de l’innovation est d’optimiser le développement du bêta carotène de micro-algues par un processus «procédé biotechnologique». L’avantage concurrentiel de ce produit à forte demande commerciale est qu’il est préparé à base de matière première durable et renouvelable. Bio ressource naturelle à croissance rapide, il est riche en antioxydant naturel et il est dix fois plus actif que celui de synthèse.

■ Collagène marin
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C’est un produit très demandé dans l’industrie cosmétique, pharmaceutique et agroalimentaire en tant qu’alternative au collagène classique. Le collagène est extrait à partir des écailles de sardines considérées comme déchet tout au long de la chaîne de valeur. Ce produit, fabriqué à Agadir selon un procédé innovant, a été breveté en 2017. L’avantage concurrentiel, c’est son positionnement à la fois santé, haut de gamme et agroalimentaire. Ce produit halal au milieu d’une gamme non halal est destiné au marché B to B.

■ Fish Shawarma
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Shawarma au poulpe, au Chinchard… Cette viande de poisson, salée, trempée dans une saumure est disposée sur une broche et grillée verticalement. Le cylindre se conserve congelé. L’innovation consiste en l’adaptation du concept oriental «Kebab» aux produits de la mer pour obtenir un nouveau produit festif. Les industriels, restaurants et consommateurs sont les bénéficiaires du fish Shawarma produit à Agadir. Les personnes très soucieuses de leur alimentation, qui n’osaient pas manger Shawarma par souci diététique, peuvent à l’occasion se faire plaisir sans le regretter. Quant à eux, les professionnels qui cherchent à offrir un produit rapide, sain et respectueux de l’environnement à leurs clients, sont aussi servis. Pour précision, le conditionnement, la recette ainsi que la durée et le mode de conservation correspondent aux besoins des traiteurs. Produit destiné au marché B to B.

■ Pâté de sardine
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Appartenant à la gamme des sardines et coproduits de sardine, ce pâté de produit de la mer est servi en apéritif. Il est présenté sous forme de portion tartinable individuelle, avec une recette originale. Le produit se consomme sans aucune préparation et se conserve à température ambiante. La nouveauté de ce pâté de sardine est que c’est une alternative aux rillettes classiques, en remplaçant la viande par des produits de la mer.  Il peut aussi être utilisé dans la composition de plats, d’entrées… ou servi comme apéritif. Il cible les professionnels, industriels, GMS voire épiceries fines. Mais aussi les personnes actives qui ne souhaitent pas passer beaucoup de temps à préparer à manger ou qui manquent d’idées. Ce produit pourra amener des cibles jeunes à la consommation de poisson.

■ Saucisse de sardine
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Ce coproduit de la sardine se présente comme portion de garniture pour sandwich, dans un emballage sous forme de «boudin», conditionnement correspond à la cible «cafétéria, épiceries et particuliers».
Les portions sont transparentes, non imprimées, permettant un large choix d’imagerie. Le produit se conserve à température ambiante. L’avantage concurrentiel est le changement des habitudes de consommation autour des saucisses conventionnelles, recette innovante adaptée au nouveau mode de consommation ainsi que les différentes certifications. Il est destiné à une cible professionnelle qui cherche à offrir un produit rapide, nutritif, sain et respectueux de l’environnement à ses clients.

■ Sauce de poisson Nuoc-mâm
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Fabriquée à Agadir, cette sauce de poisson allégée en sel est obtenue à partir des coproduits d’anchois d’une extrême fraîcheur, matière première disponible à moindre prix. Savamment fermentée, elle révèle les saveurs de l’Orient et dévoile les acides aminés bienfaisants. Produit 100% naturel, riche en protéines et antioxydants. L’innovation réside dans le fait que l’obtention de la sauce se fait à partir des coproduits d’anchois fermentés, considérés comme déchets au sein des unités de transformation. Ce produit est destiné aux industriels, grandes et moyennes surfaces (GMS) et restaurants asiatiques. Il cible aussi les personnes soucieuses de la préservation de l’environnement et de la ressource marine.

■ Smart Oméga 3
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Les Smart Omégas 3 sont obtenus à partir de l’huile de poisson brute, par un procédé enzymatique innovant. Les triglycérides savamment re-synthétisés se purifient et se révèlent plus stables et plus naturels.
Le concept de l’innovation est d’optimiser l’utilisation de l’Oméga 3 en proposant un produit retravaillé et performant pour les industriels.
La cible de ce produit fait à Agadir est l’industrie de la santé et laboratoires de recherche.
Atout+ : Ces concentrés présentés sous forme de gélules ont de nombreuses propriétés médicinales. Ils sont plus purs, sans effets secondaires des coproduits cis-trans et résidus de polymérisation. Avec des triglycérides 4,5 fois plus stables que les esters éthyles, plus digestes et sans innocuité. Ces triglycérides sont obtenus par re-synthèse enzymatique et dotés d’un label naturel.

■ Aliment piscicole
Farine et huile de poissons, huiles végétales… Cet aliment sec extrudé, fabriqué à Agadir et M’diq, sert pour l’élevage des poissons marins. La gamme du ratio protéines digestibles / énergie digestible (PD/ED) et le diamètre sont adaptables en fonction de la phase d’élevage. Le produit se conserve à température ambiante à l’abri de la lumière et de l’humidité. L’innovation marketing consiste dans le fait que c’est un nouvel usage de la farine et de l’huile de poisson qui est fait au niveau national.
Avec le développement de la technologie d’extrusion au service de l’aquaculture… ce produit étant proposé comme aliment piscicole de formulation et de fabrication marocaine en alternative aux aliments importés. A signaler que la matière première entrant dans sa formulation est disponible localement, permettant ainsi de fabriquer des aliments à moindre coût en comparaison avec ceux importés.

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