FAITES-VOUS PARTIE D’UN ÉCOSYSTÈME INDUSTRIEL ?


LE PLAN D’ACCÉLÉRATION INDUSTRIELLE
2014 – 2020 

Lancé depuis deux ans, le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020 mérite d’être mis en lumière pour les belles initiatives qu’il a déjà permis de mettre en œuvre et toutes celles qu’il peut encourager, en particulier dans notre Région Souss Massa. L’industrie de notre

époque n’a plus rien de commun avec l’industrialisation massive des XIXe et XXe siècles. Plus humaine, elle s’ancre de façon durable et raisonnée dans l’espace et le temps, ce qui n’est pas sans rappeler les modes de fonctionnement de la Nature à qui l’industrie emprunte d’ailleurs largement son vocabulaire. Dans le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, le premier bloc de mesures a ainsi pour objectif de réduire l’atomisation sectorielle et de construire une industrie mieux intégrée. Ce chantier repose sur la mise en place d’écosystèmes industriels ayant pour vocation de créer une nouvelle dynamique et une nouvelle relation entre grands groupes et Petites et Moyennes Entreprises.

À L’ORIGINE DE LA STRATÉGIE

Les choix stratégiques de développement adoptés par le Maroc l’ont placé sur la voie de l’ouverture
et du progrès. Ce processus s’est intensifié par la mise en place de stratégies sectorielles ciblées. Ainsi orienté, le secteur industriel marocain s’est engagé dans une dynamique de croissance qui s’est fortement consolidée depuis la mise en œuvre du Plan Emergence et la conclusion, en 2009, du Pacte National pour l’Emergence Industrielle.

LE PLAN D’ACCÉLÉRATION INDUSTRIELLE

Tenant compte de l’ampleur des défis à relever et des insuffisances qui freinent la pleine expansion du secteur industriel marocain, le Plan d’Accélération Industrielle (PAI) s’inscrit dans la lignée du Plan Emergence et vise à faire de l’industrie un levier majeur de croissance. À l’horizon 2020, la nouvelle stratégie industrielle attend donc du secteur la création d’un demi-million d’emplois et l’accroissement de la part industrielle dans le PIB de 9 points, passant de 14% à 23% en 2020. Pour atteindre ces objectifs de transformation industrielle, cette stratégie se décline en 10 mesures clés dont la ligne directrice reste l’objectif de création d’emplois et surtout, de nouveaux métiers sur notre territoire, par transfert de connaissances.

LES ÉCOSYSTÈMES INDUSTRIELS

La première de ces mesures met en avant la nouvelle notion d’écosystème industriel, un concept totalement ingénieux et harmonieux qui a toutes les chances de répercuter sa réussite sur l’ensemble des couches professionnelles de notre société, tout en les tirant vers le haut. Inspiré des équilibres élaborés par la Nature, ce concept porte bien son nom et l’on pourrait l’imager par un symbole fort, le système solaire, dans lequel les PME «planètes» tournent autour du leader, «le soleil», profitant de son rayonnement et s’interagissant simultanément entre elles. Il s’agit donc d’un mode de regroupement de leaders industriels et de PME oeuvrant directement ou indirectement dans la même activité, dans une zone industrielle dédiée. Privilégiant les programmes de coopération, ce modèle vise à constituer de véritables filières technologiques aboutissant à des contrats de fourniture à long terme et des transferts technologiques bénéfiques à notre pays.

MESURE 1 : CRÉATION ET ANIMATION

Dans la vision du plan d’accélération de l’industrie, l’écosystème est proposé comme condition non négociable de la nouvelle approche définie comme suit : « regroupement de leaders industriels et de PME dans une zone industrielle dédiée visant à constituer de véritables filières technologiques, autour de programmes ciblés de coopération aboutissant à des contrats de fourniture long-terme et des transferts technologiques. »

Le ticket gagnant consiste aujourd’hui à attirer des mastodontes de leurs secteurs, leur assurer un environnement d’investissement attractif et construire autour l’écosystème favorable avec tous les métiers annexes et sous-traitants dont ils ont besoin pour réaliser leurs objectifs dans des conditions avantageuses. Le gros investisseur grossit plus et autour de lui les petits poissons deviendront de gros poissons. Voici le secret.

MESURE 3 : L’APPUI AUX TPE

Très répandue au Maroc, la Très Petite Entreprise est une force économique qui absorbe une grande part des emplois du pays et sur laquelle un écosystème industriel doit forcément compter. Toutefois, la frontière entre l’informel et le formel est souvent mince pour ce modèle économique, c’est pourquoi la 3e mesure du Plan d’Accélération Industrielle prévoit un certain nombre de dispositifs pour structurer les TPE. Ces dernières peuvent tout d’abord compter sur cinq piliers de promotion, à savoir le Statut d’auto-entrepreneur, l’Accompagnement, l’accès à la Couverture sociale, un Financement facilité et une Fiscalité adaptée. L’Accompagnement consiste en une formation à l’entrepreneuriat, un coaching personnalisé, du mentoring et une activité de réseautage. Dans le volet Financement, les TPE peuvent avoir accès à une aide à l’investissement et un accès à l’infrastructure mutualisée. Enfin, pour toutes, un soutien à l’informatisation, qu’elle soit basique ou évoluée. Dans cette lignée, la mesure 5 de cette stratégie prévoit aussi tout un programme de soutien et d’amélioration de la compétitivité des PME.

MESURE 4 : QUALIFICATION DES RESSOURCES

Nous l’avons vu, un des objectifs premiers des écosystèmes économiques est la création d’emplois et de nouveaux métiers. C’est pourquoi la 4e mesure de la stratégie nationale est dédiée à la qualification des ressources. Le principe est simple. En intégrant une banque de RH certifiées, des formations spécialement étudiées pour les écosystèmes sont créées avec l’OCP et l’OFPPT. C’est le pool inter-contrat qui permet de former de façon prévisionnelle des techniciens en nombre suffisant pour chaque écosystème et mettre en place des «career development centers» au profit des jeunes.

MESURE 6 : PRODUIRE CE QUE NOUS IMPORTONS

Voici un titre qui peut résumer le 2e grand objectif du Plan d’Accélération Industrielle après le développement de l’emploi : parvenir, à plus ou moins court terme, à produire ce que nous importons. Nous avons ici emprunté un raccourci pour mettre l’accent sur les opportunités encourageantes de cette stratégie. Pour y parvenir, la mesure 6 prévoit la mise en place d’outils d’intervention financiers plus qu’intéressants, mécanismes innovants destinés à se mettre en place autour de partenariats publi-privé. La création du Fonds de Développement Industriel (FDI) se base sur trois vocations : consolider le tissu en finançant le rapprochement d’opérateurs en Fusion ou Groupement d’Intérêt Economique et en favorisant l’accompagnement des banques ; la 2e concerne le développement du processus de substitution en finançant des filières pour parvenir à produire ce que nous importons et enfin, la 3e vise l’internationalisation du tissu productif par l’accompagnement des entreprises à l’international. Cette dernière notion se retrouve dans la mesure 8 qui envisage de nombreuses facilités pour intégrer le Maroc à l’International en le rendant concurrentiel et en attirant des investisseurs étrangers.

MESURE 7 : LES INFRASTRUCTURES

Qui dit écosystème industriel exige une accessibilité directe et facilitée du leader avec ses fournisseurs et partenaires. Ce concept fonctionne sur une même plateforme, c’est pourquoi un certain nombre de zones préétablies sont désormais disponibles en location dans le Royaume. Dans notre Région Souss Massa, nous pensons immédiatement à l’exemple de l’Haliopôle et autres technopôles en cours de développement. Pour qu’une plateforme industrielle puisse grandir et vivre sans obstacles, il est avant tout nécessaire qu’elle soit dotée de toutes les connexions de transports, télécoms et points de restauration. Elle doit également se trouver à proximité des bassins d’emplois et mettre à disposition un modèle locatif permettant aussi l’exploitation de petites surfaces. Nous l’aurons compris, l’écosystème industriel a besoin d’intégrer la dimension humaine pour prendre son essor. C’est la clé de sa réussite.

MESURE 9… ÇA VA DÉMÉNAGER !

Finies la demi-mesure et les tentatives timides envers les investisseurs étrangers, voire leur découragement par une lourdeur administrative ou une attitude passive de nos institutions. Les mots employés dans la mesure 9 ne laissent aucun doute sur leur interprétation : «attirer les investisseurs de manière agressive» ! Pour cela, la stratégie prévoit la mise à profit de professionnels de l’intermédiation (banques d’affaires, experts…). Elle se fixe un objectif d’ implantation d’ au moins 20 grands projets sélectionnés pour leur logique du concept d’écosystème, leur capacité à créer des emplois, leur niveau de valeur ajoutée et leur capacité à l’export et à enclencher un processus de substitution. Dans sa quête d’investisseurs étrangers, la stratégie met un point d’honneur à attirer la Chine au regard de son intérêt croissant pour l’ Afrique. Dans cette lignée, la toute dernière mesure 10 rappelle que notre pays est aussi au cœur des enjeux Monde/Afrique et qu’un certain nombre de mesures sont en place pour appuyer l’ obtention de grands projets d’ investissement dans nos pays voisins africains.


MAIS ENCORE…

Voici un programme des plus encourageants, encore faut-il s’en rapprocher et y mettre de la bonne volonté. Dans la région de Casablanca, le concept fait déjà des émules et nous allons vous le démontrer à travers l’exemple du Parc Industriel de Bouskoura. Mais qu’en est-il dans notre Région Souss Massa ? Des zones sont déjà réservées pour les pôles de compétitivité et tout est prêt pour accueillir des écosystèmes industriels. Il va donc de nos institutions d’adhérer de plus près au Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020 et d’opérer, comme mentionné dans la mesure 9, une séduction plus agressive envers les porteurs de projets détenteurs de nouvelles technologies et créateurs d’emplois.
Cette stratégie est tout simplement exceptionnelle et gagne à être connue des entrepreneurs nationaux comme des investisseurs étrangers.

Source infos : www.mcinet.gov.ma

 

NOUS VOUS SOUHAITONS UNE EXCELLENTE JOURNÉE

Maroc-UE : Nouvel accord de pêche en préparation

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 20/02/2017

  • L’annonce a été faite en marge du salon Halieutis
  • Plusieurs distinctions primant l’innovation

maroc-ue

Pari gagné pour la 4e édition du salon Halieutis qui confirme sa vocation de plateforme d’innovation et de facilitation des relations d’affaires Nord-Sud et Sud-Sud. Un événement qui a permis à Aziz Akhannouch d’aplanir les tensions et de réaffirmer le partenariat du Maroc avec l’Union européenne (UE). «Nous maintenons la coopération entre l’UE et le Maroc et nous travaillons pour la renforcer davantage», a déclaré Karmenu Vella, commissaire européen à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche,  suite à ses entretiens avec Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. «Nous travaillons ensemble sur un accord de pêche avec un regard porté vers l’avenir», a indiqué pour sa part le ministre de tutelle.
Halieutis, c’est aussi une batterie de conventions conclues avec la France et la Mauritanie, et de découvertes toutes plus intéressantes les unes que les autres.

A ce titre, Agadir Haliopole cluster (AHP) a remporté au cours de cette édition, le prix de l’innovation. Une reconnaissance méritée pour tous les efforts fournis pour la valorisation et la création de produits originaux à forte valeur ajoutée (cf. notre édition du 17/2/2017).
Dans la même catégorie, King Pélagique et Ylara Holding se sont aussi distingués. La cérémonie de remise des prix organisée en marge du salon Halieutis et à laquelle a assisté Zineb El Adaoui, wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane, a été l’occasion de primer les meilleurs stands. 13 prix décernés entre autres au pavillon France, à l’Union européenne, à Comhafat, Mifa, Coopératives féminine, Coopérative pêche artisanale Labouirda et Imoutlane, à la Chambre des pêches maritimes Méditerranée, à la Chambre maritime Atlantic Nord, à la Fédération des Chambres maritimes et Chambre des pêches maritimes Atlantic Sud. Le salon a  aussi distingué 3 autres confédérations nationales.

Le prix «Coup de cœur» a été remporté par Aveiro et celui du jury par l’Anda (Agence nationale du développement de l’aquaculture). Enfin, le prix Abdelfattah Zine (Commissaire du salon décédé en décembre dernier) a été décerné à la Chambre des pêches maritimes Atlantic Centre. Un moment plein d’émotion partagé par toute l’assistance.

Animation axée sur la durabilité

Véritable vitrine des métiers de la pêche et de l’aquaculture, la manifestation a attiré des professionnels de 39 pays participants, avec plus de 255 exposants nationaux et internationaux et des dizaines de milliers de visiteurs. Les trois premières journées, réservées exclusivement aux professionnels, ont été dédiées aux rencontres b to b, aux ateliers de travail et au cycle de conférences. Avec des sessions axées sur le secteur halieutique face au changement climatique, la durabilité de la pêche, l’algoculture et les enjeux pour une industrie de la pêche économiquement durable. Les deux derniers jours, le salon a ouvert ses portes au grand public pour la découverte des richesses et spécificités propres au secteur halieutique.
Le salon Halieutis est organisé par l’association éponyme en partenariat avec  le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. La 4e édition a eu lieu du 15 au 19 février à Agadir. Une véritable promotion pour la destination.

Lutte contre le changement climatique Le sommet mondial des acteurs non étatiques à Agadir en septembre

lematin.ma – 20/02/2017

Le-sommet-mondial-des-acteurs.jpg La convention de partenariat a été signée entre l’association Climate Chance représentée par son président, le sénateur français Ronan Dantec, et le président du Conseil régional de Souss-Massa, Brahim Hafidi. Ph. MAP

La ville d’Agadir accueillera en septembre prochain la deuxième édition du Climate Chance, un sommet mondial des acteurs non étatiques engagés contre le dérèglement du climat.

Après Nantes en France, le choix a été porté sur Agadir pour abriter, du 11 au 13 septembre, la deuxième édition du Climate Chance, un sommet mondial des acteurs non étatiques engagés contre le dérèglement du climat. Une convention de partenariat a été signée entre l’association Climate Chance représentée par son président, le sénateur français Ronan Dantec, et le président du Conseil régional de Souss-Massa, Brahim Hafidi. La déclaration du sommet de Nantes, du 26 au 28 septembre 2016, portait le titre «Renforcer l’action concrète pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de l’Accord de Paris» et en dit long sur le chemin à parcourir pour contenir le réchauffement planétaire entre 1,5 et 2 °C.

«Les outils de lutte contre le dérèglement climatique doivent aussi permettre de répondre aux autres grands défis : lutte contre la pauvreté, accès à l’énergie durable, à l’eau et aux autres ressources, développement urbain durable…», précise également cette déclaration qui avertit que l’agrégation des engagements volontaires des États est sur une trajectoire de 3 °C, «une augmentation catastrophique à laquelle nos sociétés ne pourront s’adapter». Il est également urgent de faire évoluer les critères de financement, selon la déclaration, en intégrant de nouveaux indicateurs qui privilégient le long terme et les bénéfices sociaux, ce qui permettrait de réorienter les flux de financements vers le traitement de l’enjeu climatique et la réponse aux besoins des populations, en particulier les plus vulnérables. La ministre de l’Environnement, Hakima El Haïti, citée par la MAP, a rappelé que Marrakech a été «la COP de l’action» avec une forte dimension africaine.

Le climatologue français Jean Jouzel, ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, lauréat du prix Nobel de la paix en 2007, a souligné qu’il est impératif de maintenir la mobilisation de tous face aux changements climatiques. Un appel à contributions a été lancé à cette occasion par les organisateurs du Climate Chance pour assurer les financements nécessaires au succès de ce rendez-vous qui doit s’articuler autour de plusieurs plénières, ateliers et forums avec l’objectif d’échanger et partager les solutions concrètes sur des thématiques liées au climat allant de la forêt à l’habitat durable en passant par la mobilité et la transition énergétique.